ROUSSILLON - Visite insolite des ocres
Village de Roussillon
Village de Roussillon - ©Jérémie Haye - PNR Luberon
Roussillon

ROUSSILLON - Visite insolite des ocres

Flore
Géologie
Point de vue - sommet
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Des merveilles géologiques, des vignes à volonté, une pinède odorante, des couleurs surnaturelles et un village mythique...

« Cette belle boucle combine les meilleurs chemins balisés de Roussillon ! Certes, pas de grande difficulté technique, mais une vingtaine de kilomètres à parcourir. Après les vignes et oliviers en guise d'amorce, la déambulation jusqu'au Castrum de Roussillon nous plonge au cœur de l'identité de la culture ocrière. S'enchaînent ensuite de jolies vues sur la plaine du Calavon, le Luberon et ses villages perchés au loin, puis vient la visite de l’écomusée de l'ocre, une expérience enrichissante, unique et haute en couleur. Après un beau diverticule vers le Bois de Saint Jean et les grès de Pié Bousquet, les Coteaux des Meuniers et de la Balizone forment un aboutissement des plus bucoliques ». Eric Garnier, chargé de mission sports de nature au Parc naturel régional du Luberon


Les 41 patrimoines à découvrir

  • Nord de Roussillon en 1900
    Nord de Roussillon en 1900 - ©Palais du Roure
    Point de vue - sommet

    L'Observatoire photo du paysage

    Le Parc du Luberon et ses partenaires ont mis en place l'Observatoire photographique du paysage, un outil permettant de constater l'évolution du paysage. Ainsi, en 1900, la silhouette de Roussillon, se détache nettement au-dessus des environs (habitat groupé, flancs abrupts dénudés laissant apparaitre l’ancien front de taille des carrières d’ocre en partie colonisé par des arbres). De nos jours, au premier plan, de nouvelles habitations et le boisement de pins sur les falaises d’ocres masque désormais la vue sur le village de Roussillon et ses falaises d'ocres. Sur la reconduction 2025, l'application des Obligations Légales de Déboisement a permis d'éclaircir les pins ayant colonisé le talus et d'apercevoir partiellement la falaise ocreuse.

  • Presses du moulin à huile
    Presses du moulin à huile - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Moulin à huile historique

    L'ancien moulin à huile nous plonge au cœur de l'histoire oléicole roussillonnaise. Ici meule, presse et amphores, racontent le processus artisanal visant à extraire l'huile de l'olive. Il était de coutume, il y a encore quelques années, que chaque village produise sa propre huile d'olive. L'hiver sonnait le temps du broyage et de la presse, quand les familles apportaient leur récolte. Actif jusqu'au grand gel de l'hiver 1956, le moulin historique de Roussillon a ensuite été laissé à l'abandon avant d'être restauré par Maison Brémond 1830. 

  • Portail à l'angle de la rue R. Casteau
    Portail à l'angle de la rue R. Casteau - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    Roussillon, un paysage qui inspire

    Après la Seconde Guerre mondiale, sous l'impulsion du Roussillonnais Elie Blanc, Roussillon est devenu un véritable carrefour des lettres et des arts. De jeunes poètes d'Apt et de Provence comme Serge Bec et Marie Mauron y créent un centre littéraire et artistique. D'autres artistes ont participé à la notoriété du Massif des Ocres :  Fernandel y a joué dans "Heureux qui comme Ulysse" ou encore Claude Lelouch qui y tourne "La belle Histoire". Samuel Beckett évoque lui le charme de Roussillon dans sa pièce "En attendant Godot". 

  • Beffroi de Roussillon
    Beffroi de Roussillon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Le beffroi, porte du castrum

    Le beffroi de la tour de l'horloge est l'ancienne porte-forte du Castrum, remaniée au XIXe s. en clocher annexe de l'église. Surmontée d'un campanile, il offre un aperçu de l'histoire médiévale de Roussillon. Il est situé dans la ruelle qui permettait de joindre l'ancien chemin de ronde qui joignait deux tours des remparts, d'où le nom de "la rue de la bistourle". 

  • Eglise Saint-Michel
    Eglise Saint-Michel - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Une église aux couleurs des ocres

    Tout en haut du village, à l'intérieur des fortifications, se dresse l'église Saint Michel. A la fin du XIe s. et pendant la première moitié du XIIe s., l'église est reconstruite en pierres de taille. La façade aux couleurs des ocres date, elle, du XVIIe s. Dans la maison curiale placée à droite de l'église, des œuvres créées au XVIIIe s. par le sculpteur roussillonnais Alexis Poitevin sont exposées : les Fonds Baptismaux en plâtre et une statue de Saint Michel en bois. 

  • Table d'orientation de Roussillon
    Table d'orientation de Roussillon - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
    Point de vue - sommet

    Le Castrum, sommet du village

    Juste à côté de l'église et en bordure de la falaise d'ocre, un à-pic de 60 mètres, le Castrum, esplanade où se situait le château médiéval, est le point le plus élevé du village. Il offre notamment une vue incontournable sur le Pays d'Apt, le Grand Luberon et son sommet le Mourre Nègre (1125 m) puis le Mont Ventoux (1909 m). On peut également distinguer les villages de Gordes et de Saignon, avec l'aide de la table d'orientation. C'est aussi d'ici que résonne la fameuse légende de Dame Sermonde qui, par chagrin d'amour, se jeta dans le vide et ensanglanta à jamais Roussillon d’un rouge flamboyant.

  • Belvédère du sentier des ocres à Roussillon
    Belvédère du sentier des ocres à Roussillon - ©Françoise Delville - PNR Luberon
    Point de vue - sommet

    Belvédère et cadran solaire de Roussillon

    Ce belvédère aménagé à l'entrée du Sentier des Ocres a fait l'objet en 2015 d'un chantier de sécurisation réalisé par le Parc naturel régional du Luberon, dans le cadre de l'Opération Grand Site des Ocres (OGS). D'ici on peut  profiter de très belles vues sur les falaises ocreuses et  le village de Roussillon, avec tous ses enduits colorés de façades. Sur la plateforme du belvédère se trouve également un magnifique cadran solaire hémicylindrique de Jean Raffegeau, où l’heure se lit de gauche à droite avec la courbe d’équation du temps (courbe en 8). Le cadran sert aussi de calendrier avec les lignes horizontales (changements de mois). D'où la devise : « Sine sole sileo » (Sans le soleil, je suis silencieux).

  • Village de Roussillon
    Village de Roussillon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    Roussillon, village coloré

    Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, Roussillon se distingue par les teintes chaudes de ses façades, déclinées en jaunes, oranges et rouges. C’est le seul village du Luberon où la pierre sèche ne domine pas : ici, c’est l’ocre qui façonne l’identité architecturale. Utilisée depuis la Préhistoire et exploitée dès l’époque romaine, l’ocre est devenue un véritable produit industriel à la fin du XVIIIe s., grâce au Roussillonnais Jean-Étienne Astier. Il eut l’idée de laver les sables ocreux pour en séparer le pigment naturel du sable, révélant ainsi la qualité exceptionnelle et la teinture inaltérable de l’ocre.

  • Loriot d'Europe
    Loriot d'Europe - ©Martin Steenhaut - LPO PACA
    Faune

    Un oiseau jaune comme l'ocre

    Le loriot d'Europe (Oriolus oriolus) est un oiseau chanteur de taille moyenne, célèbre pour son plumage vif et coloré, avec un dos jaune vif et une gorge noire. Il préfère les habitats boisés, les lisières de forêts et les zones arborées, où il peut trouver à la fois des endroits pour nicher et se nourrir.  Souvent considéré comme un symbole de l'arrivée du printemps, il hiverne en Afrique subsaharienne et revient en Europe pour se reproduire au printemps.

  • Branche d'olivier
    Branche d'olivier - ©Alain Hocquel - VPA
    Produits du terroir

    L'olive et son huile

    Aliment vedette du pourtour méditerranéen depuis les milliers d'années : l'olive et son huile. Importée en Provence par les Phocéens, qui fondèrent Marseille 600 ans avant J-C., l'huile d'olive s'est propagée pendant l'ère romaine sur les terres arides du sud de la France. La cueillette a lieu entre octobre et février. La couleur du fruit dépend de sa maturité : l'olive verte est cueillie jeune et devient noire lorsqu'elle est mûre.

  • Signalétique commémorative
    Signalétique commémorative - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    La Résistance à Roussillon

    C'est ici en mai 1942, en aval du Collet de Pié Conil, à la ferme des Madons (privée, ne se visite pas), qu'Aimé Bonhomme déjà très actif dans le recrutement de résistants sur la commune de Roussillon, accepta de mettre en plaque un premier groupe de Francs Tireurs Partisans (FTP). A l'été 1943, ce sont d'autres résistants qui séjournent en ce lieu. Le bâtiment isolé et vétuste à l'époque, disposait en sous-sol d'accès à des galeries d'ocre, ce qui faisait de cette ferme une solide base arrière permettant d'y cacher des hommes, des armes et des munitions.

  • Bruyère arborescente
    Bruyère arborescente - ©Laurent Michel - PNR Luberon
    Flore

    Multicolres bruyères

    En sous-bois, les bruyères ajoutent à la végétation les couleurs de leurs fleurs : blanc à la fin de l'hiver et durant le printemps pour la Bruyère arborescente (Erica arborea), crême-verdâtre de mai à juillet pour la Bruyère à balais (Erica arborea), rose-violette à l'automne pour la Bruyère callune.  Elles poussent sur les sols siliceux, particulièrement présents avec les sables ocreux. En terrain découvert, ces deux bruyères deviennent envahissantes.

  • Grappe de raisin
    Grappe de raisin - ©David Tatin
    Produits du terroir

    L'IGP Vaucluse

    Au cœur du Luberon, l'une des appellations viticoles est celle de l'Indication Géographique Protégée de Vaucluse. Elle garantit à la fois l'origine de la matière première - le raisin 100 % Vaucluse et la qualité du produit fini. Entre pins et falaises, le domaine du Coulet rouge, qui signifie "petite colline d'ocre rouge" en provençal, produit entre autres des vins labellisés IGP Vaucluse. Domaine familial, il a été fondé en 1937 et le savoir-faire du vin se transmet depuis quatre générations de vignerons.

  • Hameau des Huguets
    Hameau des Huguets - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Le hameau des Huguets

    Si le village abrite l'essentiel de la population communale, le hameau se développe souvent en plaine, autour d'une première installation de ferme ou d'un point d'eau et compte jusqu'à une dizaine d'habitations agglomérées. Disposant de plus d'espace libre que dans le village, le paysan pouvait ainsi agrandir sa maison au fur et à mesure de ses besoins. La plupart des hameaux se sont constitués au XVIIe s. avec l’expansion de l'agriculture. Le hameau des Huguets en est un parfait exemple. 

  • Mas
    Mas - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    Le mas provençal

    Les mas provençaux se développent à partir du XVIe s. dans les plaines et les coteaux de Provence. Ces sont d'anciennes maisons de maître paysannes bâties en pierres, aux toits de tuiles romaines. Les ouvertures sont réduites au nord-est afin de se protéger du mistral. Des annexes étaient progressivement construites en fonction des besoins agricoles ou de l'agrandissement de la famille.  Selon la tradition provençale, la présence de trois cyprès à l'entrée est un symbole d'hospitalité. 

  • Massif de la Gardi et Petit Luberon
    Massif de la Gardi et Petit Luberon - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
    Point de vue - sommet

    Panorama sur le Petit Luberon

    Dans la montée du chemin du Jas, un panorama impressionnant se dévoile petit à petit à travers la pinède. Au fil des pas, le joli village perché de Lacoste, avec son château, se révèle peu à peu. Au loin, se dessine dans le ciel le majestueux massif du Petit Luberon (720 m), une mosaïque de milieux naturels : pelouses pastorales, garrigues, forêts, canyons et cirques rocheux. Avec son voisin Grand Luberon plus arrondi et situé plus à l'est (1125 m), ils forment une barrière naturelle délimitant Haute et Basse Provence. 

  • Ocres en bordure du chemin
    Ocres en bordure du chemin - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
    Géologie

    Les ocres, un massif étendu

    En bordure du chemin et en contrebas derrière les pins, se cache la continuité du massif ocrier à l'incroyable palette de couleurs. Entre les bruyères et les pins, les affleurements de roches jaunes, oranges et rouges laissent apercevoir également de bariolés de grés... Ces roches témoignent du fait que le massif des Ocres ne se limite pas seulement au très populaire "Sentier des Ocres" ou Colorado Provençal'' mais s'étend sur 25 km d'est en ouest, entre Goult et Viens.

  • Pins maritimes
    Pins maritimes - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
    Flore

    Pin maritime et feu de forêt

    Au XIXe s., la destruction des forêts pour accéder aux gisements et exploiter l'ocre, ont favorisé l'expansion des espèces résineuses comme les Pins maritimes (Pinus pinasterest). Cet arbre résiste plutôt bien au feu, et ses capacités de reconstitution après un incendie sont plutôt bonnes. Mais paradoxalement, ces mêmes caractéristiques sont aussi la cause de la forte combustibilité des peuplements qu’il constitue : longues aiguilles de 15 à 20 cm, forte densité des jeunes peuplements... Ici, l'énorme feu de forêt de 1989 l'a malheureusement démontré. Et en juillet 20025, un  incendie a parcouru 3 000 m² au niveau de la route de la Pioche, avant d'être maîtrisé. 

  • Incendie dans le Luberon
    Incendie dans le Luberon - ©La Bastidonne
    Forêt

    Incendie et forêt méditerranéenne

    Avec le dérèglement climatique, les incendies de forêt sont de plus en plus puissants, explosifs et récurrents. Les feuillus (Chêne pubescent ou Chêne blanc, Chêne vert, Hêtre...), comme les résineux (Pin sylvestre, Pin d'Alep, Pin noir...), souffrent et ont du mal à se régénérer. Puis certains secteurs subissent l’incendie si fréquemment que les plantes favorisées par le feu, les plantes pyrophytes (aimer le feu en latin), comme des Cistes blancs ou Ciste cotonneux (Cistus albidus), finissent par occuper prioritairement l’espace au détriment de la biodiversité. Soyez vigilants même en hiver : un incendie est vite parti et reste difficilement contrôlable. 9 feux de forêt sur 10 sont d'origine humaine et la moitié est due à une imprudence.

  • Site sensible à préserver
    Site sensible à préserver - ©Daniel Grenouilleau
    Patrimoine et histoire

    Opération Grand Site Massif des Ocres (OGS)

    Sité classé en 2002, le Massif des Ocres du Luberon forme l’un des ensembles ocriers les plus remarquables au monde. Ses falaises colorées, ses anciennes carrières, ses villages et ses paysages agricoles attirent de nombreux visiteurs, mais restent fragiles. Pour concilier accueil du public, qualité paysagère et préservation des patrimoines naturels, géologiques et culturels, une Opération Grand Site est actuellement pilotée par la communauté de communes Pays d’Apt Luberon, en concertation avec les acteurs locaux.

  • Ecomusée de l'ocre
    Ecomusée de l'ocre - ©Léa Samson- PNR Luberon
    Savoir-faire

    Ôkhra - Ecomusée de l'ocre

    L'écomusée de l'ocre est installé ici à l'usine Mathieu. C'est une ancienne usine d'ocre qui a produit environ 1 000 tonnes d’ocre par an entre 1921 et 1963. Les systèmes de lavage, le four et les moulins ont été restaurés afin de faire comprendre les différentes étapes de traitement du minerai, de l’extraction à l’expédition. Découvrez, à travers des visites de site et des ateliers, l'un des plus beaux fleurons du patrimoine industriel ocrier, devenu écomusée, conservatoire et centre de formation sur l'ocre et la couleur !

  • Géoparc mondial UNESCO du Luberon
    Géoparc mondial UNESCO du Luberon - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
    Géologie

    Ôkhra, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon

    Le label Géoparc mondial UNESCO distingue des territoires qui protègent, valorisent et font découvrir des sites et paysages géologiques remarquables, en lien étroit avec leurs patrimoines naturels, culturels et leurs habitants. Le Géoparc mondial UNESCO du Luberon s’inscrit dans ce réseau international engagé pour la transmission du patrimoine géologique. Animé et piloté par le Parc naturel régional du Luberon, il réunit de nombreux géosites qui témoignent de l’histoire de la Terre, structurent les paysages et illustrent les liens entre géodiversité, biodiversité et activités humaines. L'écomusée de l'ocre à Roussillon, fait partie de ces géosites. Il offre un témoignage précieux des relations entre géodiversité et usages des ressources minérales.

  • Wagons transportant l'ocre
    Wagons transportant l'ocre - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    L'âge doré de l'ocre

    En 1929, l'industrie de l'ocre occupe un millier d'ouvriers et d'employés. Dix-sept carrières souterraines occupent 70 ouvriers au fond des galeries et plus de 270 en surface. Plus de 50 carrières à ciel ouvert emploient 170 ouvriers. A l'apogée (1928-1929), sur les 40 000 tonnes d'ocre produites, plus de 90 % étaient exportées, essentiellement en Europe et en Amérique. 

  • Bassins de décantation de l'ancienne usine Mathieu (Okhra -Ecomusée de l'ocre)
    Bassins de décantation de l'ancienne usine Mathieu (Okhra -Ecomusée de l'ocre) - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    L'ocre et son exploitation

    Ci-dessous dans le ravin, se trouve des anciens bassins de décantation d'ocres (accès par l'Ecomusée de l'ocre). L’ocre est un pigment naturel qui a été incorporé comme épaississant dans les produits manufacturés tels que le caoutchouc naturel (joints de bocaux, rustines de vélo...). Il était aussi utilisé dans le bâtiment pour les enduits de façades. Au XIXe et XXe l'exploitation industrielle exportait de gros volumes d’ocre dans le monde entier, puis suite à la grande crise de 1929, elle a été progressivement remplacée par les produits de synthèse. Après la Seconde Guerre mondiale, les carrières ferment progressivement. Aujourd’hui, la Société des Ocres de France exploite encore une carrière à Gargas et produit 1 200 tonnes d’ocre par an.

  • Front de taille d'exploitation d'ocres
    Front de taille d'exploitation d'ocres - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    L'origine marine de l'ocre

    Il y a environ 125 millions d’années, une mer peu profonde recouvrait une partie de la Provence. Sur le bassin du Pays d’Apt, des sédiments marins à l’origine des calcaires blancs se déposent, bientôt recouverts par des roches argileuses (marnes grises) et des sables riches en fragments de coquilles, d’oursins et d’organismes microscopiques. Ces sédiments s’accumulent en couches obliques sur le fond marin, formant des grains verts de glauconie, une substance riche en fer. 

  • Grès verts altérés
    Grès verts altérés - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    Le gré vert, roche mère de l'ocre

    Vers -100 millions d’années, des mouvements tectoniques provoquent le retrait de la mer. Exposés à l’air libre sous un climat chaud et humide, les dépôts de grès verts subissent alors une intense altération. Les éléments comme le calcaire, les micas et la glauconie se transforment ou disparaissent, laissant place à la kaolinite, un minéral argileux, colorée par des composés de fer : un hydroxyde pour l’ocre jaune, un oxyde pour l’ocre rouge. Les grains de quartz restent majoritaires. Ainsi, le grès vert constitue la roche mère des célèbres sables ocreux du Pays d’Apt.

  • Dalle de Pied-Bousquet
    Dalle de Pied-Bousquet - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    Trésor de nuances de couleurs

    Le cheminement sur cet affleurement de grès bariolés dit de Pied-Bousquet, associé aux fronts de tailles d'ocres, à la bruyère, les pins et les contreforts du Luberon au loin, offre une incroyable palette de couleurs. Aux verts multiples, ponctués d’ombres bleu-noir profondes, et aux blancs éclatants des calcaires, vient s’ajouter, presque avec insolence, la fulgurance des ocres. Sur le massif ocrier du Luberon, la nature et l’Homme ont composé, en notes de feu, une étrange symphonie. Tous les rouges, les verts, les jaunes d’or et de paille, jusqu’aux violets aux reflets indigo, nourrissent les interrogations presque alchimiques du visiteur émerveillé.

  • Bogues de chataîgne
    Bogues de chataîgne - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Flore

    Châtaignier amoureux des sols acides

    En contrebas dans le canyon, on devine quelques Châtaigniers. Ilot de sable siliceux au milieu des calcaires du Luberon, le massif ocrier abrite des essences d'arbres qui ne poussent pas dans le calcaire. Ainsi le châtaignier apprécie ce sol tout comme il apprécie le sol sableux dans le département du Var plus au sud.

  • Loeflingie d'Espagne
    Loeflingie d'Espagne - ©DR-L(herbier de Gabriel
    Flore

    Elles aiment l'ocre...

    Dans un environnement très calcaire, le massif ocrier du Luberon offre à la végétation un substrat sableux unique où se développe tout un cortège exceptionnel de plantes silicicoles (qui aiment la silice), acidophiles (qui aiment les sols acides) et psammophiles (qui aiment le sable). Au cœur du maquis, des pelouses colonisent les petites clairières isolées où se sont réfugiées de rares espèces, dont certaines sont protégées par la loi.

  • Vignes du Domaine de La Coquillade
    Vignes du Domaine de La Coquillade - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Produits du terroir

    Viticulture biologique et biodynamique

    Sur les coteaux de la colline de Pigier, s’étend le Domaine de La Coquillade, nommé d’après l’Alouette huppée, couquihado en provençal. Ses origines remonteraient au XXIe s., lorsque les moines cisterciens de l'Abbaye de Sénanque ont construit les premières bâtisses. Deux siècles plus tard, le premier cep de vigne était planté, posant ainsi la première pierre du domaine viticole. En 2006, Andy Rihs, un homme d'affaires suisse, transforme l'ancienne bastide en un grand hôtel et oriente la production de vins du domaine vers la biodynamie et la viticulture biologique. Les vignes du domaine de 29 ha s'épanouissent sur des sols rouges et sablonneux, parfois soumis à de hautes températures. Leurs racines puissantes s'enfoncent profondément dans la terre et y puisent les riches nutriments qui confèrent aux raisins un caractère particulier.

  • Coteaux de Perrotet
    Coteaux de Perrotet - ©Nicolas Amblard - PNR Luberon
    Produits du terroir

    L'AOC Ventoux, une appelation dans le vent...

    Ici, en rive droite du Calavon, nous sommes dans l'AOC Ventoux, une appellation dont le vignoble couvre les Parcs naturels régionaux du Luberon et du Ventoux. La raison d’être de l’AOC Ventoux s’accompagne de nouveaux besoins relatifs à la mise en œuvre d’actions de préservation de la biodiversité, de réemploi des contenants vins, de développement de nouvelles pratiques culturales, de réduction des consommations d’énergie des domaines... Certains de ses vins ont reçu la marque ''Valeurs Parc", aboutissement d'une démarche qualité. Et les destinations Luberon et Ventoux, prônent fièrement l'obtention du label "Vignobles & Découvertes" qui vise à valoriser ses territoires pour la qualité et la diversité de leurs offres oenotouristiques.

  • Véraison de raisins
    Véraison de raisins - ©Cindy Rouchet - OTI Pays d'Apt Luberon
    Produits du terroir

    Véraison, clé de la maturation du raisin !

    La période de véraison est une étape cruciale dans le cycle de vie de la vigne. Pendant quelques jours, à partir de la mi-juillet ou début août, les raisins cessent de grandir et changent de couleur : les raisins blancs deviennent translucides et les rouges prennent leur belle teinte. C'est le signe que le sucre commence à s'accumuler, que l'acidité diminue et que les arômes se développent. Autrement dit, c'est le moment où le raisin commence sa transformation pour devenir le fruit délicieux que nous aimons tant, et qui donnera naissance aux futurs vins de nos viticulteurs ! 

  • Oratoire de Saint Jean
    Oratoire de Saint Jean - ©Bettina Matias - OTI Pays d'Apt Luberon
    Patrimoine et histoire

    Les Oratoires

    Les Oratoires marquent le paysage des communes de Provence. Traditionnellement, ces petits édifices dédiés à un saint étaient placés à l'entrée du village ou auprès des terres cultivées, auxquelles ils apportaient leur protection. Ici se dresse l'Oratoire Saint-Jean, peut-être pour célébrer le ''Blé de la Saint Jean'' ? Ramassé lors de la Saint Jean le 24 juin, il est coutume d'offrir 7 épis de blé comme porte-bonheur. Symbole de fertilité, d'abondance, de prospérité ou encore de richesse, les anciens de la campagne vont parfois jusqu'à en faire une superstition…

  • ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    champignon ocreux

    Ce curieux « champignon » de sables ocreux, reliquat d'un ancien petit front de taille d'exploitation d'ocre, a été depuis sculpté par l’érosion.  L’eau de pluie, le ruissellement, les cycles gel-dégel et le vent enlèvent peu à peu les grains de sable. Une partie plus résistante, protège le sable situé dessous et forme un petit surplomb. Ce relief miniature rappelle que les sculptures et les falaises d'ocres sont composées de roches tendres et fragiles, surtout après un épisode pluvieux. A observer sans effleurer, ni monter dessus.

  • Pic épeiche
    Pic épeiche - ©Fabrice Teurquety
    Faune

    Pic épeiche, pic high-tech !

    ''Trrrrrrrrrr'' !!! Sonore et percutant, tel le percussionniste de la forêt, le Pic épeiche (Dendrocopos major) au magnifique plumage coloré de noir, blanc et rouge, ne possède pas de chant au sens strict. Mais il a le tambourinage facile ! Il choisit une branche ou un tronc sec faisant office de caisse de résonance qu'il frappe violemment du bec en séries accélérées et à une vitesse folle de 6 à 7 mouvement par seconde ! Le cerveau subit alors une décélération de 1000 G, soit 200 fois plus qu’un astronaute... C'est l'asymétrie de son bec et la structure spongieuse du crâne qui lui permettent d'absorber les chocs contre le bois. Ses tambourinements sonores qui résonnent loin dans le sous-bois, lui permettent de souligner son territoire, en particulier au printemps.

  • Ciste à feuille de lauriers
    Ciste à feuille de lauriers - ©DR-Ecobalade
    Flore

    Le Ciste à feuilles de laurier

    Le Ciste à feuilles de laurier (Cistus laurifolius) est un arbuste aisément identifiable : grandes feuilles persistantes lancéolées d'un vert-sombre, et belles fleurs blanches au printemps. On peut même finir par le reconnaître les yeux fermés, par l'odeur légère et suave qu'il répand dans son environnement proche. Strictement inféodé aux sols acides, il reste assez localisé dans notre région, mais est assez commun dans le massif des ocres où il trouve sa place en lisières et clairières des boisements.

  • Guêpier d'Europe
    Guêpier d'Europe - ©Robert Caracchioli
    Faune

    Le chasseur d'Afrique

    Le guêpier d’Europe ou « chasseur d’Afrique » est un oiseau très coloré qui creuse son nid dans les ocres ou sur les berges sableuses de la Durance et du Calavon. Très présent dans le Luberon, il nous quitte en septembre pour l’Afrique et ne revient qu’au mois d’avril pour la nidification. Cette migration est risquée, puisque 30 % d’entre eux ne reviendront pas, mais c’est l’occasion pour les jeunes nés de s’accoupler avant de creuser, à leur tour, un nid dans le Luberon.

  • Forêt du Coteau des Meuniers
    Forêt du Coteau des Meuniers - ©Juliette Coutand - PNR Luberon
    Flore

    Forêts et vieux arbres

    Présentes sous plusieurs formes (chênaies, mélanges de feuillus et de résineux, pinèdes…), les forêts sont un élément incontournable du cycle de vie de nombreuses espèces : Loriot, Epervier, Bondrée apivore, Pic épeiche, Sitelle, Fouine, Blaireau, Ecureuil, Chevreuil, Couleuvre d'Aesculape... Gîte, alimentation ou reproduction sont autant de rôles qui augmentent avec l’âge de la forêt, la présence de bois mort et le mélange des essences (feuillus-résineux).

  • Coteau de la Balizone depusi Roussillon
    Coteau de la Balizone depusi Roussillon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Point de vue - sommet

    Cultures, ocres et village perché

    D'ici, on aperçoit la présence exceptionnelle du village de Roussillon, ses falaises richement colorées et ses bâtis aux enduits multicolores qui constituent des forts points d'appel dans le paysage. Autour de nous se déploient une mosaïque de cerisiers, vignes, vergers et quelques rangs de lavandes. Depuis la fin des années 80, les nombreux ouvrages et systèmes hydro-agricoles ont permis de sécuriser le rendement et la qualité des rendements de production alimentaire, puis d’évoluer vers des pratiques agro-environnementales. Avec le réchauffement climatique, la solidarité hydraulique entre territoires pour le partage de l’eau et sa gestion économe est aujourd'hui plus que jamais nécessaire.

  • Haie protégeant les vignes
    Haie protégeant les vignes - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
    Flore

    Marqueurs de paysages provençaux

    Essence emblématique de la Provence, le cyprès (Cupressus) s'est révélé pour nos anciens une solution efficace mise en place depuis bien longtemps pour protéger les cultures et le bétail du vent dominant : le Mistral. Son port très étroit lui permet de prendre peu d'emprise et de limiter l'ombre sur les cultures. Résistant aux vents et aux embruns, sa longévité peut dépasser les 500 ans ! La haie de cyprès constitue le brise-vent par excellence dans le Luberon. 

  • Cabanon à Roussillon
    Cabanon à Roussillon - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Les cabanons, héritages de la vie rurale

    Dans les champs aux alentours, des cabanons ont été construits pour servir de refuge temporaire, d'un ou plusieurs jours, pour le paysan provençal, sa bête et ses outils. Le cabanon est orienté au sud, ses murs pignons et sa façade nord sont aveugles. Il est généralement bâti avec peu de moyens : un simple volume de dimension réduite en pierre sèche, une toiture à deux pentes et un sol en terre battue. Aujourd'hui abandonnés ou restaurés, ils sont convoités par les femelles chauve-souris qui y trouvent un abri chaud d'avril à septembre.


Description

Dos au parking, partir à droite et longer la D227 sur 150 m (prudence !). Virer à droite sur un chemin de terre (PR). Descendre légèrement puis monter en lisière de champ. Au croisement de chemins, continuer de monter tout droit à gauche (GR-GRP®). 
1- Déboucher sur la route de Saint-Michel et l’emprunter à gauche sur 150 m (GR-GRP®). Rejoindre la route de Saint-Saturnin-lès-Apt (D227), avancer tout droit 50 m puis, au rond-point, poursuivre en face vers le centre village de Roussillon. Gravir la rue de la Fontaine et au feu de circulation, avancer encore tout droit sur 30 m (GR-GRP®). A l'intersection avec la rue Casteau, bifurquer à droite (non balisé). Monter  jusqu'à la place de la Mairie puis, 20 m plus haut,  virer à droite et s'élever encore par la rue du beffroi. Passer sous le portail, dépasser l'église puis poursuivre à droite jusqu'à la place du Castrum et la table d'orientation sommitale. 
2- Ensuite, faire demi-tour et revenir sur ses pas jusqu'au pied de la rue du Beffroi. Filer en face et 20 m plus loin, descendre à gauche sur la Place du Four. Avancer vers la gauche et descendre à droite les escaliers de l'étroite rue de l'Arcade. En contrebas, emprunter à gauche la rue des Bourgades et atteindre la Place du Pasquier. Au carrefour ''Roussillon'', gravir à gauche la Montée du belvédère et aller profiter du point de vue sur Roussillon.
3- Ensuite, prendre le temps de parcourir le Sentier des Ocres (1,2 km / +80m, entrée payante). Après la visite, revenir au belvédère et redescendre directement jusqu'à la Place du Pasquier. Au carrefour ''Roussillon'', partir à gauche et parcourir la rue des Bourgades sur 310 m  (GR®-GRP®). En contrebas, au parking, prendre à gauche la route de Gordes (D169) et avancer tout droit sur 350 m (prudence !). 
4- Au carrefour ''Ribas'', à l'entrée d'un virage, quitter la route et emprunter en face le chemin revêtu de Laurette (GR®-GRP®). Filer tout droit sur 200 m et plonger à gauche un sentier en sous-bois. En contrebas, virer à gauche, franchir le ruisseau d'Aurette par une petite passerelle en bois et poursuivre en face le Chemin de Cabiscol. Avancer tout droit sur ce chemin de terre pendant 300 m. Au carrefour "Cabiscol", bifurquer à gauche et emprunter la route des Madons sur 560 m (PR). Atteindre la route de Goult (D104), virer à droite et emprunter cette route sur 130 m (prudence !). Au carrefour "Piè Matarel", quitter la route, virer à gauche en suivre le Chemin des Marseillais. Filer plus ou moins tout droit et descendre ce chemin de terre pendant 1,5 km (PR).
5- Au carrefour "la Petite Verrière", prendre à gauche la petite route (PR), franchir l'épingle, traverser les hameaux de La Petite Verrerie et des Roussens, puis atteindre la route de la Pioche (D149). L'emprunter à droite (PR) et descendre sur 400 m (prudence !). Dans le virage, quitter la D149 (peu de visibilité, prudence à la circulation !) et suivre à gauche le chemin revêtu des Plaines (PR). Atteindre le hameau des Huguets, le traverser et au bout du Chemin des Plaines, déboucher sur la D108.
6-
Au carrefour ''Les Huguets'', bifurquer à gauche et emprunter la route du Pont Julien (D108) sur 150 m (prudence !). Au panneau "le Jas" et "le Mas des Iris", prendre à droite le chemin revêtu du Jas (PR). Filer tout droit le long des vignes. Ne pas bifurquer sur les différents chemins de terre (propriétés privées) et poursuivre la montée vers le massif. Plus haut, continuer tout droit sur le chemin caillouteux. 
7- Au bout de la montée, enjamber la chaîne qui empêche la circulation motorisée (PR) et dans le virage en épingle, ne pas continuer sur la piste caillouteuse mais poursuivre le sentier à gauche (PR). Gravir ce sentier et s'enfoncer dans la pinède. Longer une habitation puis virer à gauche, dévaler un petit sentier ocreux et déboucher en contrebas sur la D149. Bifurquer à droite (PR) et emprunter la route sur 350 m (prudence !). Puis utiliser le trottoir jusqu'au rond-point de l'entrée de Roussillon (PR). 
8- Au carrefour ''Piquebori (rond point) poursuivre tout droit sur la D104. 300 m plus loin, quitter la route et emprunter à droite le Chemin du Stade (GRP®). Avancer 180 m puis prendre légèrement à gauche le chemin du Peyrolin. Suivre le cheminement principal, descendre légèrement puis remonter jusqu'à l'entrée du parking d'Ôkhra - Ecomusée de l'ocre (GRP®). Prendre le temps d'aller visite l'écomusée puis ensuite, à l'angle du bâtiment de l'ancienne usine d'ocre, repartir à droite en longeant la route d'Apt (D104) sur 110 m (prudence !).
9- Au carrefour ''Conservatoire des ocres'', quitter la route, virer à droite et progresser 100 m sur le Chemin de Gari (GRP®). Au carrefour ''Le Gari'', prendre à droite et s'enfoncer dans le sous-bois. Au premier croisement de chemin, poursuivre tout droit. Au second croisement, à hauteur d'une clairière de pins, virer à gauche puis suivre le sentier qui longe le côté droit d'un grand affleurement de grès bariolés, dit de Pied-Bousquet (GRP®). Au bout de la dalle, continuer à droite sur le sentier de sables ocreux. Avancer 200 m puis gravir sous les pins un sentier bien raide (ornières). Filer tout droit au premier puis second croisement (GRP®).
10- Déboucher en lisière de bois sur le promontoire de la colline de Pigier, partir à gauche et 40 m plus bas, filer tout droit (GRP®). Descendre le chemin forestier. Au premier croisement, poursuivre à gauche, puis devant le premier bâtiment du Domaine de La Coquillade, bien continuer sur le chemin à gauche (GRP®). A l'angle de la vigne, virer à droite. Poursuivre tout droit et tourner à gauche sur le chemin revêtu. Juste avant l'entrée du domaine, emprunter le cheminement piéton à gauche du portail et déboucher sur un carrefour de routes (GRP®).
11- Au carrefour ''La Coquillade'', partir à gauche (PR) et emprunter sur 180 m la petite route dénommée le Petit Chemin du Paradis. Au premier croisement, poursuivre à gauche sur la Route Panoramique (prudence chaussée étroite !). 120 m plus haut, filer tout droit. Plus loin, franchir le ravin de Perrotet et atteindre le carrefour du calvaire de Saint-Jean (PR). Là, emprunter encore la route, tout droit sur 300 m.
12- Au carrefour de routes, bifurquer à gauche sur le Chemin Ancien de Roussillon (PR). 190 m plus loin, continuer tout droit sur le chemin de terre. Passer entre deux champs et à la petite clairière, filer tout droit. Suivre le chemin le plus évident et continuer par un sentier qui s'élève légèrement à droite dans le sous-bois (PR). Plus haut, continuer tout droit sur un chemin forestier plus large. Au sommet du coteau des Meuniers, basculer en face sur une sentier caillouteux (PR). Franchir un virage à droite, traverser une section de sables ocreux, puis longer deux habitations (PR). Retrouver le carrefour ''Le Gari'', filer tout droit (GRP®) et revenir de nouveau sur la route d'Apt (D104).
9- Au carrefour ''Conservatoire des ocres'', bifurquer à droite (PR) et emprunter la D104 (prudence à la circulation !). 200 m plus loin, dans le virage, bifurquer à gauche (prudence !) et suivre le chemin revêtu des Pierroux (non balisé). 200 m plus loin déboucher sur la D199, virer à droite  et progresser en bord de route sur 600 m (prudence !). 
13- Dans le virage, emprunter à gauche un chemin caillouteux marqué par un panneau "interdit à la circulation par temps de pluie" (GR-GRP®). Continuer entre les vignes et poursuivre tout droit jusqu'au bosquet. Au croisement d'après, prendre à gauche puis au second croisement, virer à droite (GR-GRP®). 
14- Déboucher sur la D227, partir à gauche sur 20 m puis traverser la route (prudence !) et emprunter le chemin de l'autre côté de la chaussée. Monter en lisière de champ (GR-GRP®) puis, au croisement de chemins, virer à droite et dans le sens inverse du cheminement emprunté à l'aller, revenir aisément au parking du Sage (PR).

Itinéraire du réseau touristique départemental de randonnée de Vaucluse (PDIPR 84).

  • Départ : Parking du Sage, Roussillon
  • Arrivée : Parking du Sage, Roussillon
  • Communes traversées : Roussillon et Gargas

Météo


Profil altimétrique


Recommandations

  • Au départ et arrivée, avant et après le point 4, puis après les points 5, 7, 8, 9, 11 et 14, : prudence à la circulation lors des traversées et emprunts de route.
  • Entre le point de départ/arrivée et le point 1 : prudence au niveau du ruisseau, un câble électrique tombe sur le chemin - en cours de traitement.
  • Au point 7 : enjamber la barrière de chaîne, celle-ci est destinée à réguler la circulation motorisée vers une propriété privée située plus loin, hors circuit.
  • Bien rester sur les chemins et sentiers balisés : les zones de sables ocreux sont très sensibles à l'érosion. 
  • Ne pas s'approcher trop près des falaises d'ocres, les dessous des bords des fronts de tailles peuvent être très érodés.
  • S'abstenir de tout prélèvement (ocre, flore).
  • Entre les points 4 et 5 : ATTENTION ZONE PASTORALE ! En présence de chiens de protection venus à ma rencontre, je ne les caresse pas ni ne les menace. Je m'arrête, puis j'attends patiemment la fin du ''contrôle'' avant de reprendre calmement mon chemin en contournant le plus possible le troupeau. De préférence, ne pas emmener son chien et, sinon, bien le tenir en laisse. Pour mémoire, consulter les bons réflexes à adopter face aux chiens de protection et regarder la vidéo sur les chiens des moutons sur le Parc naturel régional du Luberon.
  • RISQUE INCENDIE : Le feu est l’ennemi de la forêt… et du randonneur ! Je ne fume pas en forêt et n'y allume pas de feu, d'autant que quelle que soit la saison, c'est interdit ! Et en période estivale, avant de partir en balade, je me renseigne sur les conditions et règlementations d'accès aux massifs forestiers.

Lieux de renseignement

Luberon Géoparc mondial UNESCO

60, place Jean Jaurès, 84400 Apt

https://www.parcduluberon.fr/unesco-geoparc/stephane.legal@parcduluberon.fr+33 (0)4 90 04 42 00

Maison du Parc naturel régional du Luberon

60, place Jean Jaurès, 84400 Apt

https://www.parcduluberon.fr/accueil@parcduluberon.fr+33 (0)4 90 04 42 00

Au centre-ville d’Apt, la Maison du Parc du Luberon vous accueille dans un hôtel particulier du XVIIIème siècle.
Informations touristiques et vente de livres, cartes, topoguides. 
Exposition permanente visite gratuite.
Musée de géologie entrée payante (4 € ; 2€ réduit ; gratuit moins de 18 ans, scolaires, enseignants).

Ouvert au public lundi, mardi, jeudi 14h-17h30, et mercredi 9h-12h30 et 14h-17h30 (hors jours fériés).

En savoir plus

OTI Pays d’Apt Luberon

788 avenue Victor Hugo, 84400 Apt

http://www.luberon-apt.fr/oti@paysapt-luberon.fr+33 (0)4 90 74 03 18
L’espace d’accueil principal situé à APT est un lieu d’expériences et d’évènements ouvert à toutes et à tous : visiteurs, locaux, professionnels du tourisme, rencontres et réunions, conférences de presse... Un véritable centre d’échanges ! Une borne pour recharger les vélos électriques BOSCH est installée dans le bureau.

Bureau d'Apt
788 Avenue Victor Hugo 84400 Apt
T. +33 (0)4 90 74 03 18
Ouvert toute l'année 
Ouvert du lundi samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h. 
Fermé dimanche et jours fériés (hors juillet et août)
Du 1er octobre au 31 mars : Fermé le mercredi, dimanche et jours fériés.

Bureau de Bonnieux
1 Rue Victor Hugo 84480 Bonnieux
T. + 33 (0)4 90 75 91 90
Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h jusqu'au 30 septembre.
Fermé dimanche et jours fériés.
 
Bureau de Céreste
Boulevard Victor Hugo 04280 Céreste
T. +33 (0)4 92 79 09 84
Ouvert du 17 avril au 30 septembre du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche et jours fériés.
 
Bureau de Lacoste
La Cure - 36, place de l'Eglise 84480 Lacoste
T. +33 (0)4 90 06 11 36
Ouvert toute l'année
Du lundi au vendredi de 9h à 11h30 et de 13h30 à 17h. 
Le samedi de 9h à 11h30.
Fermé dimanche et jours fériés.
 
Bureau de Ménerbes
Avenue Marcellin Poncet 84560 Ménerbes
T. +33 (0)4 90 72 21 80 
Ouvert toute l'année
Ouvert uniquement le matin de 9h à 12h du mardi au samedi jusqu'au 30 avril.
À partir du 2 mai du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h. 
Le samedi de 9h à 12h.
Fermé dimanche, lundi et jours fériés.

Bureau de Roussillon
19 Place de la Poste 84220 Roussillon
T. +33 (0)4 90 05 60 25
Ouvert toute l'année
Du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (Hors juillet et août)

Bureau de Saint-Saturnin-lès-Apt
Avenue Jean Geoffroy 84490 Saint-Saturnin-lès-Apt
T. +33 (0)4 90 05 85 10
Ouvert du 13 juin au 15 septembre du mardi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche, lundi et jours fériés.
En savoir plus

Accès routiers et parkings

A 11 km au nord-ouest d'Apt par les D900, D201, D4 et D227.

Stationnement :

Parking du Sage situé à 1,8 km au nord / nord-est du village de Roussillon (route de Saint-Saturnin-lès-Apt, D227)

Source

Luberon Géoparc mondial UNESCO

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