
BUOUX - Vallon de l'Aiguebrun
« Par mon travail et ma passion pour l’escalade, le VTT et la rando, rares sont les recoins du vallon qui m’ont échappé ! Et pourtant il m’arrive encore d’en découvrir une inédite facette. J’aime le côté sauvage des lieux, les beaux volumes arrondis du cailloux, le balais des choucas, la lumière tranchée sur le couvert végétal, mais aussi la délicate présence de l’homme à tous les étages de ce paradis ! ». Eric Garnier, chargé d’études sports nature au PNR Luberon.
Les 31 patrimoines à découvrir

Lavoir couvert de Buoux - ©Alain Hocquel - VPA
Eaux et rivièresFontaine lavoir de Buoux
Mal répartie dans le temps et dans l’espace, l’eau est peu disponible en Luberon. Le territoire s’est donc adapté depuis longtemps pour capter, transférer et stocker l’eau ; puits, fontaines, lavoirs, aiguiers, mines d’eau, filioles, canaux d’irrigation... Pour autant, les besoins en eau sont concentrés sur la période de basses eaux (période estivale) et sont parfois difficiles à satisfaire, surtout dans un contexte d’augmentation de la fréquentation touristique et de changement climatique. Il est de plus en plus fréquent d’avoir un niveau très bas des cours d’eau en hiver, ce qui engendre des problématiques de recharges de nappes et d’approvisionnement des réserves en eau notamment. Parfois, les besoins sont supérieurs aux ressources disponibles localement. Sur le territoire du Parc naturel régional du Luberon, c’est le cas pour les bassins du Lauzon, du Largue et du Calavon. On dit qu'ils sont "déficitaires". Les cours d'eau du Sud Luberon sont quant à eux en "équilibre fragile".

Tombe de René Bruni à Buoux - ©DR-Claude Dosogne
Patrimoine et histoireRené Bruni, historien du Luberon
René Bruni (1926 - 2012) était historien du pays d'Apt et spécialiste de la Provence. Il était aussi l'ancien directeur de l'Office de tourisme d'Apt et a fondé l'Association d'histoire et d'archéologie des Pays d'Apt et du Luberon. Biographe et conteur, il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages consacrés aux paysages de Provence, et en particulier du Luberon, retraçant l'histoire des villages et des personnages qui façonnent le territoire. Il a longtemps habité ici, à Buoux, où il a été conseiller municipal.

Pic épeiche - ©Laurent Michel - PNR Luberon
FauneDes arbres gîtes
Avec leur bec droit, les pics décortiquent l’écorce des arbres pour s’y nicher ou débusquer des insectes mangeurs de bois (xylophages). Dans le Luberon, le pic épeiche (noir, blanc et ponctué de rouge) côtoie le Pic épeichette (plus petit, moins de rouge), le pic vert et le pic noir (plus rare, comme une corneille à calotte rouge). Véritables HLM à insectes et chauves-souris, ces arbres âgés accueillent une multitude d'habitants dans les trous de pics, les fentes des branches, sous le lierre...

Fort de Buoux - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
Patrimoine et histoireLe fort de Buoux
En face sur son éperon rocheux, le fort de Buoux a très longtemps été la clef de voûte du système défensif de toute la communication à travers le Luberon. Occupé dès la Préhistoire, il fut fortifié au Moyen-Age. Jamais pris d’assaut, il abrita une garnison et des populations civiles jusqu’à son démantèlement sur ordre de Louis XIV vers 1660, afin d’éviter qu’il tombe définitivement aux mains des protestants pendant les guerres de religion.

Antoine Le Menestrel dans ''Fissure Serge'' (8a) - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Point de vue - sommetÇa grimpe sur les falaises de Buoux !
À droite, juste sous vos pieds, les immenses murs multicolores et les gros surplombs gris, naturellement criblés de trous de toutes tailles, ont fait de Buoux un spot mondial d’escalade. Dans les années 1980-90, ces falaises ont été le laboratoire du haut niveau international, où de nombreux grimpeurs se sont illustrés : Patrick Edlinger, Antoine et Marc Le Menestrel, Catherine Destivelle, Lynn Hill, etc…

Vue aérienne sur le vallon de l'Aiguebrun - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
GéologieGorges à l'histoire ancienne
Le vallon de l'Aiguebrun se caractérise par de hautes falaises avec des escarpements de calcaire et des chaos de rochers éboulés. Il s’est creusé il y a environ 6 millions d’années suite à l'assèchement de la mer Méditerranée ! Le niveau d’eau va s’abaisser de l'ordre de 1 000 m et les fleuves qui l’entourent vont creuser d’immenses canyons qui seront ensuite comblés par des dépôts de sédiments. Sous l’action de l’érosion lors des périodes glaciaires, les falaises se feront plus abruptes.

Le hibou Grand Duc, rapace protégé - ©PNR Luberon
FauneDes rapaces rares protégés
Avec un peu d'attention vous pourrez repérer la présence des rapaces protégés, remarquables par leur envergure et leurs cris. Le Circaète Jean-le-Blanc, migrateur, niche dès le printemps sur des vieux pins dans le massif forestier. Le Grand-Duc d'Europe, lui, s'abrite dans les falaises tout au long de l'année, on peut l'entendre la nuit. Leur tranquilité est préservée sur les zones sensibles : organisation de l'escalade, programmation des coupes de bois en dehors des périodes de reproduction...

Rigole et encoches de poutres taillées - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieMolasse ou mollasse ?
Les falaises spectaculaires de l'Aiguebrun sont formées d'un calcaire gréseux (qui contient des grains de sable) biodétritiques (qui contient aussi beaucoup de débris de fossiles variés). Localement, on l'appelle molasse ou mollasse selon deux origines étymologiques possible : mola = la meule, car cette roche abrasive était utilisée pour produire des meules. Ou bien mollis = mou, car la roche se taille et se découpe facilement. C'est la pierre noble des carriers de Provence.

Stratifications obliques - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieTraces de courants marins !
Les falaises environnantes présentent souvent des stries. On parle de "stratifications obliques". Celles-ci témoigent de l'origine marine de ces roches déposées dans la mer il y a 20 millions d'années et surtout de l'existence de courants sous-marins créant un paysage de dunes sous-marines, de talus et de de cheneaux au fond des eaux.

Pont des Seguins - ©PNR Luberon
Patrimoine et histoirePont des Seguins
Plusieurs ponts enjambent l’Aiguebrun ou ses affluents. Depuis Les Près Blancs jusqu’à Seguin, on peut en conter cinq, dont le pont des Seguins, proche de l’auberge du même nom. Celui-ci date de 1923. Il était emprunté par les personnes qui souhaitaient accéder au hameau. Il est constitué d’une grande arche principale qui l’élance sur 7 mètres de long. Un petit percement cintré situé dans la culée sud permettait le passage d’un canal.

Petite cascade sur l'Aiguebrun - ©David Tatin
Eaux et rivièresL'Aiguebrun
En région méditerranéenne, rares sont les cours d’eau plus ou moins permanents bordés de forêt luxuriante. L’Aiguebrun est de ceux-là, et son vallon constitue, au plan écologique, l’un des sites majeurs du territoire du Parc. Parmi les poissons, on trouve la truite fario, et le barbeau méridional, mais aussi l’écrevisse à pattes blanches, discrète et rare. La présence de ces trois espèces souligne la bonne santé de cet écosystème aquatique, mais surtout la nécessité de le préserver.

Rhinolophe dans une grotte - ©Laurent Michel - PNR Luberon
FauneJe me cache dans les falaises...
Les chauves-souris, également dénommées chiroptères, sont de petits mammifères. Détestées à tort, ce sont des êtres encore mystérieux qui peuvent vivre jusqu’à 30 ans et ont su développer un fabuleux système d’écholocalisation pour se diriger la nuit. Cette sorte de radar à ultra-sons ricochant sur les obstacles et les proies leur permet également de localiser et capturer leurs proies, essentiellement des insectes. Un individu peut ingurgiter 30 % de son poids en une seule soirée !

Forêt au bord de l'Aiguebrun - ©Laurent Michel - PNR Luberon
FloreMéditerranée, où es-tu ?
Mince et long cordon arboré soumis aux vicissitudes de la rivière, la ripisylve de l'Aiguebrun est peuplée d'essences diverses comme le Frêne élevé, le Frêne à feuilles étroites, l'Aulne glutineux, divers peupliers et saules... Elle accueille également des espèces végétales rares en région méditerranéenne, trouvant refuge dans cette ambiance fraîche et humide. L'Aiguebrun est comme un échantillon d'Europe du Nord qui se serait échoué en pleine Provence !

Vue générale - ©Laurent Michel - PNR Luberon
ForêtForêt de ravin
Entre "ripisylve" (forêt en bord de cours d'eau) et barres rocheuses, le sentier traverse une belle forêt installée sur un versant très raide et rocailleux. Si, de prime abord, cette forêt vous semble "classique", il n'en est rien ! Il s'agit en effet d'une forêt dite "de ravin", toujours très rare et localisée en Provence. Ici, point de chênes (ou si peu !), vous êtes dans le royaume des érables, tilleuls, noisetiers et d'une flore spécialiste des sols rocailleux instables.

Fougère Scolopendre - ©Laurent Michel - PNR Luberon
FloreChacun son exotisme
Pour peu que vous parveniez à le remonter sur quelques mètres, ce ruisselet offre l'occasion d'observer la Circée de Paris (Circaea lutetiana), plante discrète aux petites fleurs blanches et curieux fruits visqueux en massue, ainsi que la fougère Scolopendre (Aplenium scolopendrium), qui se déploie telle une langue sur les rochers ombragés. Communes dans les régions bien arrosées, ces deux espèces sont bien plus rares sous le soleil de Provence... (Protégées en PACA = cueillette interdite !)

Vue sur le village de Sivergues - ©Marion Eyssette - PNR Luberon
Point de vue - sommetSivergues, village du bout du monde
Ici plus qu’ailleurs, un sentiment de calme, d’isolement, et d’harmonie se dégage. Au cours des siècles, le village connut peu d’évolutions, seules quelques habitations furent édifiées autour de l’ancienne maison fortifiée, nommée aujourd’hui le fort de l’archidiacre. Le visiteur attentif remarquera l’oculus (fenêtre ronde ou œil de bœuf) sur la façade modeste de l’Église Saint Pierre et Sainte Marie (fin XVIe s.), les ruelles en calade, l’escalier sur voûte, le portail de pierre… Chaque ensemble bâti de Sivergues épouse parfaitement le relief et s’ouvre sur des vues magistrales.

Massacre de Vaudois - ©DR
Patrimoine et histoireSivergues, entre quiétude et massacre
L’origine du hameau (IVe/Ve s.) peut être attribuée à une Arlésienne, épouse de Saint Castor évêque d’Apt, qui aurait fondée un couvent avec six compagnes, six vierges, d’où le nom de Sivergues. Mais le village sous sa forme actuelle nait après les grandes épidémies à l´aube du XVIe s., grâce à l´attribution d´actes d´habitation à huit familles vaudoises afin de cultiver les terres abandonnées. En 1540, sur ordre de François Ier, la répression sanglante s’abattit sur la région et ces mêmes familles furent persécutées par Jean Maynier, baron d’Oppède et premier président du Parlement d’Aix.

Crue au Pont du Facteur - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoirePont du facteur
Sur une des pierres taillées de l'un des deux piliers, se cache la lithogravure de la date de construction de la passerelle : 1882. Cet ouvrage permettait de faciliter la traversée de l'Aiguebrun sur le chemin historique « Lou camin salié » (ou chemin du sel), reliant Sivergues et Apt. Au début des années soixante, la route menant à Sivergues, comme celle entre Buoux et Les Seguins, n'étaient pas revêtues et le facteur du cru faisait ses tournées à pied ; d’où le nom donné à cette passerelle aujourd'hui plus opérationnelle, mais dont la restauration est à l'étude.

Troupeau dans le vallon de l'Aiguebrun - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FauneSuis-moi, je te suis !
On entend souvent qu’un mouton sautant d’une falaise emporte tout son troupeau avec lui, d’où l’expression « suivre comme un mouton ». Les moutons sont-ils bêtes ? Des chercheurs ont étudié le phénomène, et cet effet de groupe est plus réfléchi qu’on ne le pense. Les moutons, partagés entre leur désir de trouver de la nourriture et d’être protégés des prédateurs, se regroupent pour explorer plus efficacement des espaces vierges et faire circuler l’information plus rapidement en cas de danger.

Calade de l'ubac des Perrins - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireEfficace et esthétique, je suis une calade !
L’aménagement des sols par empierrement est sans doute l’une des plus anciennes inventions de l’homme. L’empierrement des chemins remonte à la préhistoire. Les calades sont des sols de pierres posées sur chant, sur une certaine profondeur, les pierres sont toutes en contact mécanique les unes avec les autres, constituant ainsi un plan de sol fini. Les calades sont classées dans les sols dits « debout » en comparaison avec les dallages ou sols à plat et les sols coulés. Elles ont été essentielles pour canaliser l’eau et minimiser l'érosion des chemins, communiquer plus aisément, développer les échanges commerciaux, faire circuler les troupeaux, les pèlerins, les troupes armées...

Libellule au bord de L'Aiguebrun - ©Laurent Michel - PNR Luberon
FloreLes prairies de l'Aiguebrun, un patrimoine rare
Ces prairies disséminées en fond de vallon sont l'héritage du travail de la nature et de l'homme. L'eau bien présente ici profite à une grande variété de plantes et d'insectes (papillons, libellules...). Et avec un peu de chance, on peut débusquer un seps, sorte d'orvet doté de pattes... Le pâturage a façonné ces clairières à une époque où les petits troupeaux y accédaient en permanence. Aujourd'hui, sur cette partie du vallon, un seul troupeau est présent en juillet-août et des débroussaillements ciblés permettent de restaurer quelques pâtures tout en préservant la ripisylve environnante.

Calade de l'adret de Salen - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireL'art de la calade !
Le patrimoine viaire, montre encore les restes d’aménagements nécessaires à l’activité humaine importante dans le vallon, durant des siècles passés, dont les portions de cheminement caladés sont les témoins. En latin calcare signifie calcaire, en occitan calare indique descendre et s’arrêter, en provençal calar et caladage désignent un pavage de petites pierres sur chants, disposées sur une forme de terre aplanie, soit posées à sec, soit posées sur un bain de mortier. Les calades protègent les chemins efficacement contre l’érosion, elles utilisent la ressource en pierres issues de l’épierrement des champs, elles régulent les flux d'eau des orages et drainent l'humidité quand le soleil revient, puis elles sont adaptées aux pas des humains, des ânes et des mules.

Orchis odorant - ©DR-A. Frangans
FloreL'Orchis odorant
Cette petite traversée d'un coteau marneux un peu humide peut être l'occasion, aux mois de mai et juin, de découvrir une petite orchidée à odeur de vanille : le bien nommé Orchis odorant (Anacamptis coriophora subsp. fragrans). Assez rare en France où on ne le trouve que dans la moitié sud, il y est strictement protégé. N'emportons donc son parfum que dans nos souvenirs !

Zygène cendrée - ©Lilian Car - PNR Luberon
FloreZygène cendrée
La Zygène cendrée (Zygaena rhadamanthus) est un papillon de jour rare et protégé, inféodé à une "plante-hôte" : la Dorycnie à 5 feuilles, aussi appelée "badasse". C'est sur cette plante qu'il pond ses œufs, et dont les feuilles servent ensuite de nourriture aux chenilles à leur naissance. Présente dans les milieux ouverts et ensoleillés du Luberon, la Zygène cendrée est un témoin précieux de la richesse de la biodiversité locale. C'est malheureusement une espèce en régression à cause de la disparition des pelouses sèches, son habitat.

Chemin du sel sous Salen - ©DR-RandoAix
Patrimoine et histoire« Lou camin salié »
Le sentier que vous empruntez actuellement est un ancien chemin du sel qui reliait le Pas dèi ensarris (pas du bât de l'âne) en amont de Sivergues, la ferme de Salen (ici en vis à vis) en bord de plateau et le hameau de Rocsalière qui domine la ville d'Apt. « Lou camin salié » ou chemin du sel, étaient les routes empruntées autrefois par les marchands de sel avec leurs caravanes de mulets depuis l’étang de Berre. Denrée prisée à l’époque, il fallait ruser d’ingéniosité pour éviter les voleurs et brigands, comme ceux embusqué dans la Combe de Lourmarin. Ainsi, les marchands passaient par des chemins moins accessibles mais plus sécurisés.

Ferme de Salen et Grand Luberon - ©Florine Tournier
Point de vue - sommetUn paysage de carte postale...
Sur le plateau des Claparèdes, le Grand Luberon est très présent dans le paysage. Le plateau est aussi un promontoire qui offre des fenêtres sur le Mont-Ventoux au nord et les Alpes plus à l'est. L’un des symboles des Claparèdes est le moutonnement violet de la lavande de juin à juillet. L'automne et l'hiver révèlent la présence de belles fermes, bories et murs de pierre sèche. Autant d’édifices qui résultent de l'épierrage des champs, témoins d'une présence humaine ancestrale.

Clapàs des Claparèdes - Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireRoyaume des clapàs
Le nom Claparèdes vient du mot provençal "clapàs", qui signifie "tas de pierres". Depuis toujours, les paysans ont ramassé les pierres de leurs champs pour améliorer la qualité de leur sol. Ces pierres étaient rangées en tas, alignées en bord de chemin, disposées pour délimiter un angle de parcelle, utilisées pour bâtir des constructions en pierre sèche ou bien soutenaient les terrasses cultivées d'autrefois appelées restanques. On trouve ainsi sur le Plateau des Claparèdes de nombreux alignements de murs issus de cet épierrage ancestral.

Forêt, pelouse et culture sèche des Claparèdes - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Elevage et pastoralismeVive la diversité, vive la vie !
Voué à un système agro-sylvo-pastoral traditionnel, le plateau des Claparèdes est partagé entre forêts, pelouses et cultures sèches, mais aussi bocages entourés de haies de vieux arbres, dont des amandiers et mûriers témoins d’une culture passée. Les zones d’interface et de transition entre tous ces écosystèmes (zones écotonales) sont très favorables à une faune diversifiée : des oiseaux comme l’alouette lulu (Lullula arborea) et le bruant zizi (Emberiza cirlus), mais aussi des reptiles comme la couleuvre à échelons (Elaphe scalaris), l’orvet (Anguis fragilis) et le lézard ocellé (Timon lepidus).

Extraction de pierres - ©Magali Amir
Patrimoine et histoireLes pierres, défi des agriculteurs !
Tous les murs, bories et petits cabanons que vous apercevez en chemin un peu partout sur le Plateau des Claparèdes ont été construits avec les pierres extraites des champs limitrophes par les paysans de l’époque. Aujourd’hui, c’est toujours une contrainte temporelle et physique pour les agriculteurs du Luberon qui doivent épierrer leurs champs plusieurs fois par an. Et même si la vente des pierres leur permet de gagner un peu d’argent, ces pierres sont un fléau pour le matériel agricole ; casse et usure étant monnaie courante !

Lavandin et Grand Luberon - ©Camille Vinson - PNR Luberon
FloreLavande ou lavandin ?
La Lavande aspic (Lavandula latifolia), à larges feuilles blanchâtres, est une plante des étages méditerranéens. La Lavande vraie (Lavandula angustifolia) à feuilles étroites, est quant à elle plus montagnarde (de 600 m jusqu'à 1500 m d'altitude). Même si la lavande fine est parfois cultivée par ici, c'est ordinairement le Lavandin (Lavandula hybrida), hybride naturel des deux, aux parfums plus grossiers mais à plus fort rendement, que l'on observe sur le Plateau des Claparèdes en juin/juillet. Attention, ces cultures sont le fruit d'un dur travail agricole, merci de ne pas cueillir !

Buoux, vallon de la Loube et Petit Luberon au loin - ©Alain Hocquel - VPA
Point de vue - sommetPaysage agricole
Depuis les hauteurs de Chante-Duc, on peut apercevoir les lignes formées parallèlement à la montagne par le paysage agricole au pied du vallon de Loube : lavandes, vergers et haies guident le regard de l'observateur. L'hiver dessine le dépouillement des arbres et des lavandes, puis jaillit le verdissement printanier. L'été affirme les feuillages denses des fruitiers et lavandes en fleurs.
Description
Remonter à droite sur la D113 et virer à gauche. Devant la mairie, aller tout droit. A l’angle de l’auberge, descendre à gauche. Déboucher sur la D113 (circulation !), passer le pont et monter à gauche jusqu’au hameau de Deyme. Poursuivre le chemin de terre, puis s’élever tranquillement vers le plateau.
1- Au carrefour "Les Ramades", virer à droite et descendre jusqu’au bord de la falaise. Poursuivre à gauche le sentier qui se faufile au bord du vide. Plus loin, ne pas s'engouffrir à droite sur un raccourci mais poursuivre tout droit et au carrefour évident juste sous MArenon, virer à droite et dévaler les lacets du "Chemin dei frau", anciennement caladé (GR-GRP®). En bas des lacets (caïrn), prendre à droite. Au carrefour ''Chemin dei Frau'', virer à gauche, franchir le pont sur l’Aiguebrun et remonter en face.
2- Au carrefour "Aiguebrun", tourner à gauche, puis 30 m plus loin, prendre à gauche direction "Sivergues". Après une succession de raidillons et petites descentes, repérer sur une pierre plate l’indication "Sivergues". Quitter les rives de l’Aiguebrun et s’élever progressivement. Continuer le chemin rocailleux jusqu’au village de Sivergues.
3- Grimper en face la calade. Prendre à gauche et rejoindre l’entrée du village. A hauteur du parking, emprunter à gauche la piste de Chantebelle et au 1er virage, suivre le chemin tout droit. Passer deux virages et continuer à descendre le chemin caillouteux. Passer une section caladée et aboutir au fond du vallon. Partir à droite, franchir à gué l’Aiguebrun, puis remonter la rive opposée. Passer une section caladée et continuer en face le chemin très caillouteux. Passer un virage à gauche, puis virer à droite au croisement suivant. Remonter le sentier qui serpente entre les enclos à chevaux. Atteindre le plateau et poursuivre bien en face le sentier ombragé qui passe entre de vieux murs.
4- Au carrefour "Barbe Blanche", tourner à gauche et emprunter la petite route qui traverse le plateau des Claparèdes. Au carrefour "Chante Duc", poursuivre tout droit, dévaler les trois lacets et continuer jusqu’à Buoux.
Itinéraire du réseau touristique départemental de randonnée de Vaucluse (PDIPR 84).
- Départ : Parking Val de Loubes, Buoux
- Arrivée : Parking Val de Loubes, Buoux
- Communes traversées : Buoux, Sivergues et Saignon
Météo
Profil altimétrique
Recommandations
- Après le point 1 : prudence, passage au bord du vide.
- Entre les points 3 et 4 : passage à gué.
- Après le point 1 et 2, puis avant et après le point 3 : attention aux chevilles sur les sections de chemin caladées et rocailleuses.
- Attention aux ruches installés sur le plateau des Claparèdes ; je fais un détour si besoin.
- En chemin, merci de respecter la tranquillité des résidents.
- ATTENTION ZONE PASTORALE de début juin à fin juillet : en présence de chiens de protection venus à ma rencontre, je ne les caresse pas ni ne les menace. Je m'arrête, puis j'attends patiemment la fin du ''contrôle'' avant de reprendre calmement mon chemin en contournant le plus possible le troupeau. De préférence, ne pas emmener son chien et, sinon, bien le tenir en laisse. Pour mémoire, consulter les bons réflexes à adopter face aux chiens de protection et regarder la vidéo sur les chiens des moutons sur le Parc naturel régional du Luberon.
- RISQUE INCENDIE : seul le fond de l'Aiguebrun entre le parking de La Tuilière et le carrefour ''Aiguebrun'' situé juste en amont de l'Auberge des Seguins est ouvert au public l'après-midi en risque incendie ''très sévère'' (fermé en risque ''exceptionnel''). Je me renseigne avant de partir sur les conditions et réglementations d’accès aux massifs forestiers.
Lieux de renseignement
Luberon Géoparc mondial UNESCO
60, place Jean Jaurès, 84400 Apt
Maison du Parc naturel régional du Luberon
60, place Jean Jaurès, 84400 Apt
Au centre-ville d’Apt, la Maison du Parc du Luberon vous accueille dans un hôtel particulier du XVIIIème siècle.
Informations touristiques et vente de livres, cartes, topoguides.
Exposition permanente visite gratuite.
Musée de géologie entrée payante (4 € ; 2€ réduit ; gratuit moins de 18 ans, scolaires, enseignants).
Ouvert au public lundi, mardi, jeudi 14h-17h30, et mercredi 9h-12h30 et 14h-17h30 (hors jours fériés).
OTI Pays d’Apt Luberon
788 avenue Victor Hugo, 84400 Apt
Bureau d'Apt
788 Avenue Victor Hugo 84400 Apt
T. +33 (0)4 90 74 03 18
Ouvert toute l'année
Ouvert du lundi samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (hors juillet et août)
Du 1er octobre au 31 mars : Fermé le mercredi, dimanche et jours fériés.
Bureau de Bonnieux
1 Rue Victor Hugo 84480 Bonnieux
T. + 33 (0)4 90 75 91 90
Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h jusqu'au 30 septembre.
Fermé dimanche et jours fériés.
Bureau de Céreste
Boulevard Victor Hugo 04280 Céreste
T. +33 (0)4 92 79 09 84
Ouvert du 17 avril au 30 septembre du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche et jours fériés.
Bureau de Lacoste
La Cure - 36, place de l'Eglise 84480 Lacoste
T. +33 (0)4 90 06 11 36
Ouvert toute l'année
Du lundi au vendredi de 9h à 11h30 et de 13h30 à 17h.
Le samedi de 9h à 11h30.
Fermé dimanche et jours fériés.
Bureau de Ménerbes
Avenue Marcellin Poncet 84560 Ménerbes
T. +33 (0)4 90 72 21 80
Ouvert toute l'année
Ouvert uniquement le matin de 9h à 12h du mardi au samedi jusqu'au 30 avril.
À partir du 2 mai du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h.
Le samedi de 9h à 12h.
Fermé dimanche, lundi et jours fériés.
Bureau de Roussillon
19 Place de la Poste 84220 Roussillon
T. +33 (0)4 90 05 60 25
Ouvert toute l'année
Du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (Hors juillet et août)
Bureau de Saint-Saturnin-lès-Apt
Avenue Jean Geoffroy 84490 Saint-Saturnin-lès-Apt
T. +33 (0)4 90 05 85 10
Ouvert du 13 juin au 15 septembre du mardi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche, lundi et jours fériés.
Accès routiers et parkings
À 8 km au sud d'Apt par la D113 et à 12 km au nord de Lourmarin par la D943 et D113.
Stationnement :
Accès
- Numéro de secours :
- 114
Source

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