SERRES - Sur le GRP® Tour des Baronnies provençales, variante haut-alpine en 8 jours
"Dans le sud des Hautes-Alpes, c'est une réelle découverte de ce territoire exceptionnel, entre nature sauvage et villages authentiques. Chaque étape est l'occasion de parcourir des crêtes lumineuses aux panoramas spectaculaires, des forêts à la biodiversité préservée et des vallées paisibles baignées de soleil. Entre effort et émerveillement, c'est une réelle immersion au cœur de la Provence alpine, un voyage marquant entre authenticité et beauté sauvage" Pauline Amberg - PNR des Baronnies provençales
Cet itinéraire est géré conjointement par la FFRandonnée Drôme et Hautes-Alpes, en lien étroit avec le PNR des Baronnies Provençales. Il est balisé par les bénévoles des clubs FFRandonnée.
8 étapes
Les 73 patrimoines à découvrir

La ville de Serres - Pnr Baronnies provençales
Patrimoine et histoireSerres, porte d'entrée des Baronnies
La ville de Serres est localisée à l'entrée d'une clue du Buëch en venant du sud. Cette crête aurait donné son nom à la ville, puisqu'un "serre" est, en provençal, une crête de forme allongée. La ville s'est développée au pied d'un château. Cet ensemble était à la fois un point de contrôle des passages, notamment militaires, et un lieu d'accueil et de commerce sur la route qui reliait une partie de la Provence et du Comtat Venaissin à l'Italie par le Buëch.
Rocher de la Pignolette : lieu de la citadelle - Pnr Baronnies provençales
Patrimoine et histoireL'ancienne citadelle de Serres
Sur le rocher de la Pignolette, surplombant la ville, se tenait un château, dès le Xe s. Vers 1580, Lesdiguières le transforme en citadelle et en fait le siège d'une garnison protestante. En 1633, elle est détruite par la monarchie afin de mieux contrôler la région, contre d'éventuelles révoltes. Les remparts sont encore bien visibles. Au centre du rempart ouest, la porte de l'Auche, donnait accès aux jardins, aux vignes et aux terres cultivées.
La Chapelle de Notre Dame de Bon-Secours - Pnr Baronnies provençales
Patrimoine et histoireLa Chapelle Notre-Dame de Bon-Secours
L'église de Notre-Dame-de-Bon-Secours, construite en 1730, a été en partie creusée dans le rocher. Elle était alors située au quartier de la Haute Coste, sous l'enceinte du château et à côté d'un cimetière privé. La chapelle fut anciennement un lieu de "relevailles" pour les femmes de Serres, qui marquait le premier retour à l'église après l'accouchement.
Cimetière de Bon-Secours - Pnr Baronnies provençales
Patrimoine et histoireLe Cimetière de Bon-Secours
Ce cimetière privé, calfeutré dans le dos de la Chapelle de Bon-Secours, encerclé d'une enceinte et reposant contre la roche de la Pignolette abrite une quinzaines de défunts. Au milieu de la végétation qui habille le lieu, un tombeau bâtit à la fin du XIXe s. en grosses pierres taillées se distingue : celui la famille Itier-Dubois. Le cimetière appartient de nos jours à la municipalité mais conserve une ambiance intime et réservée de part son ancienneté et sa petite taille.
Tombeau juif du XIVème - Pnr Baronnies provençales
Patrimoine et histoireLe tombeau juif
Sur le bord amont du sentier se trouve un tombeau juif du XIVe s. imposant bloc calcaire de dimensions de 2 mètres par 1 mètre, grossièrement équarri mais de surface plate. Sur sa face supérieure est gravée une inscription hébraïque dont l'interprétation la plus répandue est : "Rabbi Joseph fils de R(abbi) Nathan Que sa mémoire soit bénie en l'année ...". Cette pierre, classée monument historique, témoigne de l'existence d'une communauté juive, installée à Serres aux XIIIe et XIVe s.
Montagne d'Arambre - Pnr Baronnies provençales
Point de vue - sommetVue sur la Montagne d'Arambre
La montagne d'Arambre est une partie orientale du synclinal de Montmorin. Elle marqua si fortement les esprits qu'elle fut divinisée par les romains. Un autel votif à la déesse Alambrima, trouvé à La Piarre, est aujourd'hui conservé au Musée-muséum départemental à Gap. Au XIXe s. on y exploita le bois pour le charbon, et depuis la forêt à reconquis sont territoire.
La vallée du Buëch - Pnr Baronnies provençales
Point de vue - sommetPanorama sur la vallée du Buëch
Depuis la crête de Fontarache que le sentier remonte, le point de vue vers le sud permet d'embrasser toute l'étendue de la vallée du Buëch. Marqué à l'ouest par la montagne de Beaumont et à l'est par celles d'Arambre et de Saint-Genis, le point de vue sur la vallée laisse aussi se découper au sud la silhouette rectiligne de la Montagne de Chabre. On distingue également dans le même axe le barrage de Saint-Sauveur et le promontoir marneux de Montrond, donnant son au nom au village attenant.
Les falaises de la Clue de Sigottier - Pnr Baronnies provençales
Point de vue - sommetVue sur les falaises de Sigottier
Peu avant le Col de Saumane, depuis la crête de Fontarache, un point de vue se libère au nord-est sur la vallée du Torrent d'Aiguebelle. Au nord, cet affluent du Buëch a percé la barrière des Rochers d'Agnielle à l'endroit où se tient aujourd'hui le village de Sigottier. Les falaises situées à l'est de cette clue sont équipées pour l'escalade et présentent de grandes écailles de calcaire particulièrement appréciées des grimpeurs pour leur compacité et l'ambiance minérale qu'elles apportent.
Sigottier entouré par les rochers - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
Patrimoine et histoireEntouré de rochers
Blotti dans le creux des falaises, au bord de l’Aiguebelle ("belle eau" en provençal), Sigottier est un site classé. Ses gorges pittoresques et les grottes de la montagne d’Agnelle auraient abrité les premiers habitants du territoire. On y trouve un menhir renversé, visible au-dessus du village. Plus loin, on peut apercevoir des traces de houille et les vestiges d’une ancienne exploitation de plombagine argentifère, dont les galeries furent fermées vers 1914. Au centre du village se dresse un château privé datant du XVIe s. Avec ses falaises, Sigottier est également un site d’escalade réputé.

Plis dans les roches au-dessus de Sigottier - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
GéologieUne géologie particulière
Les Alpes provençales sont marquées par une forte tectonique, notamment des plis et des failles, visibles dans le paysage. On peut observer de nombreuses roches aux plis singuliers. Ce sont des strates de roches sédimentaires déformées en plis. Ces plis sont dus aux forces tectoniques exercées lors de la formation des Alpes. La collision horizontale des plaques tectoniques a comprimé des couches de sédiments, initialement à plat au fond des mers, créant des plis et des failles.

Le Pic Noir et ses petits - Edouard Perez
FauneLe forgeron des forêt
Le Pic noir (Dryocopus martius), est le plus grand oiseau de la famille des Picidés européen. Il se distingue des autres Pics par sa calotte rouge au-dessus de sa tête, et son pelage noir. Il privilégie les boisements de hêtres pour creuser ses cavités mais c'est aussi un grand amateur d'insectes, en particulier de fourmis. Lorsqu'il tambourine avec son bec, c'est avant tout pour avertir de la présence de possibles concurrents mâles et garder son territoire.

Hêtraie - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
FloreUne forêt humide
Une hêtraie est une forêt de hêtres (Fagus sylvatica), une essence des environnements frais et humides mais qui est sensible au réchauffement climatique. On la trouve surtout en moyenne montagne, dans des vallons creusés par des rivières ou sur des versants ombragés. Au printemps, l'apparition du feuillage des arbres, elle abrite une grande variété de plantes précoces. C'est aussi un espace privilégié pour de nombreuses espèces comme le Pic noir (Dryocopus martius), la Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus) et des chauves-souris qui y trouvent refuge dans ses cavités.

Vue sur la Barre des Écrins en arrière plan - ©Léo MICHELET - PNR Baronnies provençales
Point de vue - sommetLes sommets des Baronnies provençales
Du Col d'Arron, on aperçoit juste en amont, le Duffre, point culminant du Parc naturel des Baronnies Provençales, perché à 1760 m d’altitude. Il offre une vue incroyable à 360° sur des montagnes emblématiques. Au nord, le Pic de la Meije (3982 m), la Barre des Écrins (4102 m). Au sud, la montagne de Chamouse (1531 m), le Mont Ventoux (1910 m) et la montagne de Bluye (1051 m). Le Duffre est à la fois la limite entre les départements de la Drôme et des Hautes-Alpes, et la limite entre 3 bassins versants : l'Eygues, le Buëch et la Drôme.

Panorama depuis le point de vue - Léo MICHELET - PNR Baronnies provençales
Point de vue - sommetAu centre du Serrois - Rosanais
Ce petit point de vue se situe à la sortie de la forêt de résineux, après à peine de 2 km de marche. Il offre une vue dégagée sur toutes les montagnes du nord des Baronnies provençales. On aperçoit notamment à l’est la montagne de Raton (1473 m), dans son prolongement le Fourchat (1571 m) et la montagne de Maraysse (1567 m). En cas de temps totalement dégagé, le Mont-Ventoux (1910 m) peut pointer son nez derrière la montagne de Geine (1261 m).

Lin souffré - Léo MICHELET - PNR Baronnies provençales
FloreLin à feuilles de Salsola
Son nom latin est Linum appressum. On retrouve cette espèce principalement dans les pays bordant la Méditerranée. En France, elle se situe sur les pelouses calcaires arides des Alpes du Sud et dans une partie du Sud-Ouest et des Pyrénées. Elle peut mesurer entre 5 cm et 40 cm, et ses fleurs blanches rayées de rouge, émergent entre mai et juillet. Parmi ses propriétés médicinales, elle est excellente pour les inflammations des voies respiratoires.

Le Pouillot Véloce - Edouard Perez
FauneLe chanteur des haies
Le Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) est un tout petit oiseau d'environ 10 cm de long et pesant moins de 10 g. Il fréquente principalement les forêt denses ou les boisement humides, où son plumage brun-verdâtre lui permet de se camoufler dans la végétation. Bien qu'il soit discret et difficile à repérer, il est facilement identifiable à son cri caractéristique, un "huit" interrogatif qu'il émet régulièrement.

Point de vue sur Montmorin - ©PNR Baronnies provençales
Patrimoine et histoireMontmorin, village pittoresque
Le village de Montmorin, pittoresque avec son château, sa tour de l’horloge et son église, invite à la découverte. Un peu à l'écart, la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix et les vieilles ruelles ombragées ajoutent au charme du lieu. Montmorin est aussi le village natal des ancêtres de Jean Moulin, héros de la Résistance. Son arrière-grand-père, Pierre Moulin, y était tisserand. Aujourd'hui, il ne reste de la maison familiale que quelques pierres dans une ruelle du village.

La rivière de l'Oule - PNRBP
Eaux et rivièresLes Secrets de l'Oule
L'Oule désigne aussi bien la rivière que la montagne , sur laquelle celle-ci prend sa source. Elle est aménagée avec des digues et des canaux. Cela n'empêche pas la présence du Castor d'Europe (Castor fiber Linnaeus). Depuis un peu plus d'une trentaine d'années, cette espèce protégée a recolonisé progressivement et discrètement l'ensemble des rivières et des bassins versants de l'Eygues, l'Oule et l'Ouvèze. Sa présence est aisément détectable grâce aux indices qu'il laisse derrière lui (branches taillées en crayon, barrages).

Champs de noyers en automne - ©Anne-Lore Mesnage
Produits du terroirLes noix de la vallée de l'Oule
La noix est le fruit emblématique de la vallée de l'Oule. Fruit traditionnel de ce territoire authentique, c'est un produit d'exception au goût raffiné, que les nuciculteurs haut-alpins s'attachent à préserver. Il y a toujours eu des noyers en abondance dans cette vallée, les nombreux arbres centenaires en témoignent. En effet la vallée, baignée de lumière et de chaleur avec un climat humide reste un territoire privilégié pour cette essence.

Vue sur le Risou - ©Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
Point de vue - sommetLa Montagne du Risou en vue
Le Risou (1182 m), remarquable au cœur de la vallée, se dresse comme le dernier vestige de la couche calcaire du Turonien qui autrefois recouvrait le bassin du Rosanais. Cette montagne est un exemple de "butte témoin" en géologie. La roche compacte de son sommet protège les couches inférieures de ses pentes, constituées de marnes de Cénomanien, beaucoup plus vulnérables à l'érosion. Ce relief abrupt, avec son mur rocheux visible au sommet se distingue nettement du paysage environnant. Autrefois habité, il possédait un château en 1023.

Le Pic Noir - ©Edouard Perez
FauneLe Pic Noir
Le Pic noir (Dryocopus martius) mesure environ 45 cm, avec un plumage noir et une calotte rouge chez le mâle, noire chez la femelle. Cette espèce vit dans des forêts denses de feuillus et de conifères, souvent dans les forêts anciennes avec de grands arbres et des cavités pour nicher. Il utilise son bec robuste pour percer l'écorce des arbres et atteindre les larves d'insectes. Il s'en sert également pour communiquer, marquer son territoire et attirer un partenaire par un bruit de tambourinement.

Forêt de l'Eygues - ©Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
FloreUne forêt bien gardée
La forêt domaniale de l'Eygues s'étend sur 20 km2 et son territoire à l'est se situe principalement dans le Rosanais. Elle bénéficie d'un statu de Zone Naturellesd’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF), qui souligne son intérêt écologique. On y retrouve l'Inul variable (Inula bifrons), espèce protégée nationalement ; le Sérin à feuilles de silaus (Katapsuxis silaifolia), seule espèce remarquable du site mais également des Tetras lyre (Lyrurus tetrix).

Le Vallon de l'Estang - ©PNR Baronnies provençales
Eaux et rivièresDe l'eau dans le vallon de l'Estang ?
Aux abords du vallon de l’Estang, on retrouve quantité de noms de lieux qui sont liés à l’eau. « L’estang » laisse deviner la présence d’un étang peut être aménagé mais depuis longtemps asséché. La « font du Roure » rappelle qu’en provençal « font » signifie « source » et non fontaine. Quant au « roure », il s’agit d’un chêne. Le « grand Raille » est le cours d’eau en fond de vallon, alors que les « Esserennes » désigneraient un lieu éloigné (ici du village) où il y aurait de l’eau.

Prairie de Sauge des Près (Salvia pratensis) - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
FloreDe la couleur dans les près
La sauge des Prés (Salvia pratensis) est très fréquente dans les prairies ensoleillées et sur les bords de sentiers en montagne. Sa tige est velue, ses feuilles gaufrées et longuement pétiolées. Ses fleurs violettes, regroupées en épis, s’épanouissent de mai à août. Mellifère, elle attire de nombreux pollinisateurs. Aromatique et médicinale, elle a des vertus digestives, antispasmodiques, antiseptiques et s’utilise en tisane ou en cuisine.

Fleurs de Genêt d'Espagne (Genista hispanica) - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
FloreDu soleil sur les talus
Le Genêt d’Espagne (Genista hispanica) illumine les paysages du sud-est de la France de ses fleurs jaune vif, de mai à septembre. Reconnaissable parmi les différents espèces de genêt à ses fleurs, regroupées en têtes courtes ainsi qu'à ses tiges vertes, presque sans feuilles, souples et non piquantes, il privilègie les milieux ensoleillés, secs et calcaires comme les coteaux et talus. Espèce emblématique des garrigues, il est aussi présent dans d'autres pays méditérannéens comme l'Espagne ou l'Italie.

L'aphyllante de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis) - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
FloreLa plante méditerranéenne par excellence
L’Aphyllante de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis) est une plante méditerranéenne singulière, sans feuilles apparentes, d’où son nom signifiant « fleur sans feuilles » en grec. De mai à juin, elle se pare de fleurs bleues dressées sur de fines tiges rigides. Chaque fleur, unique par tige, présente six tépales bleu vif rayés d’une nervure centrale. Elle pousse sur les talus, coteaux et sols secs, surtout calcaires. Espèce protégée, elle est présente uniquement dans le sud de la France.

L'Orchis pourpre (Orchis purpurea) - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
FloreUn éclat de pourpre sur les chemins
L’Orchis pourpre (Orchis purpurea) est une plante vivace, facilement reconnaissable à ses fleurs tachées de pourpre, visible d’avril à juin. Bien qu’elle préfère les coteaux calcaires ensoleillés, on la trouve aussi dans divers milieux, comme les sous-bois, les lisières, les bords de chemins et de champs. Présente dans toute la France, cette espèce protégée est classée en "préoccupation mineure", car son habitat naturel se raréfie peu à peu.

Montagne du Risou - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
FloreUn Rocher qui domine
Le Rocher de Corbière, offre un panorama sur la vallée du Rosanais en contrebas, avec une vue dégagée sur le massif des Préalpes, encore enneigé en toile de fond. Le sentier traverse la forêt domaniale de l'Eygues, bordée de pins sylvestres (Pinus sylvestris) et de chênes pubescents (Quercus pubescens), dans une ambiance verdoyante et rafraîchissante, propice à la détente et à l'observation de la nature environnante.

Saint-Auban-sur-l'Ouvèze et le Mont-Ventoux - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
Point de vue - sommetUne grotte mystérieuse
Le sentier longe la mystérieuse Grotte de l’Ours, perchée au-dessus de la haute vallée de l'Ouvèze. Un ours y a-t-il réellement vécu ? Le mystère demeure… Franchir son seuil demande un certain courage. Ce lieu offre un superbe point de vue sur le village de Saint-Auban-sur-l’Ouvèze, niché en contrebas, avec le Mont-Ventoux à l'horizon. En regardant vers l’ouest, la vallée de l’Ouvèze et la ville de Buis-les-Baronnies se dessine, connue comme la capitale du tilleul.

L'Orchis mâle (Orchis mascula) sur un sol rocailleux - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
FloreL'Orchis mâle (Orchis mascula)
L’Orchis mâle (Orchis mascula) est une orchidée vivace fréquente dans les pelouses et sous-bois de basse altitude. Présente dans toute la France, elle fleurit d’avril à juin. Elle se reconnaît à ses fleurs pourpres et à son long éperon recourbé vers le haut. Cette orchidée s’épanouit sur des sols frais, souvent calcaires. Elle apporte une touche de couleur et joue un rôle important dans la biodiversité des milieux ouverts ou légèrement boisés.

Tour Sud-Est du château - Manon SAPHORE - PNR Baronnies provençales
Patrimoine et histoireLe château des Pape-Saint-Auban
Construit en haut du village, le château contrôlait une de ses entrées en direction du sud. Il fût construit en plusieurs temps à partir d'une tour et de salles datées du XIIIe s. Au XVIe s. les Pape-Saint-Auban, seigneurs du lieu, réorganisent leur château pour en faire un des bastions du protestantisme et une demeure plus agréable à vivre. Les Pape-Saint-Auban adoptent le protestantisme dès les années 1550 et participent activement aux épisodes militaires des guerres de religion.

Croix du temple protestant Saint-Auban-sur-Ouvèze - Manon SAPHORE - PNR Baronnies provençales
Patrimoine et histoireLes cimetières des bastions protestants
Les cimetières protestants sont assez rares. Pourtant, on en trouve deux dans la vallée de la Haute Ouvèze à Ste-Euphémie et à St-Auban. Ils datent du XIXe s. et font suite à la période de la Révocation de l'Édit de Nantes, au cours de laquelle les protestants se faisaient enterrer dans leurs "jardins". À St-Auban, le cimetière de la communauté comprend environ 150 sépultures. À Ste-Euphémie, le cimetière fût d'abord celui d'une famille du village avant de servir à d'autres protestants.

Les crêtes de Clavelière depuis Saint-Auban-sur-l'Ouvèze - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
Patrimoine et histoireUn village aux multiples facettes
Saint-Auban-sur-l'Ouvèze, marqué par un fort protestantisme, fut un ancien poste de péage contrôlant d'importants axes entre grands bourgs. On y trouve également une châtaigneraie médiévale, dont un arbre de 3,2 m de diamètre, âgé de 900 ans, qui brûla accidentellement en 1911. Le village est aussi le berceau de la marque le "Clos d’Anguzon", à l'origine une herboristerie familiale et artisanale, devenue spécialiste en cosmétiques, décoration intérieure et parfums.

La Montagne de Chamouse - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
Point de vue - sommetUn décor spectaculaire
Le Pas de Bouvrège offre un panorama hors norme sur les montagnes et vallées environnantes. Au nord, celles de l’Ennuyée et de l’Ouvèze, suivies par la vallée de l’Eygues ; au sud, les vallées de la Méouge, du Toulourenc et du Jabron. Ce lieu offre une vue remarquable sur l'ancien fort de Mévouillon au sud-ouest, avec en arrière-plan la Montagne du Duc. Plus à l’ouest, la Montagne de Bouvrège se dresse, dominée par le Mont Ventoux. Au nord-est, le pic de la Montagne de Chabre se dessine à l’horizon.

La Vallée de Mévouilon - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
Patrimoine et histoireLe berceau des Baronnies provençales
En contrebas, le fort de Mévouillon domine le paysage, perché sur un promontoire rocheux. Autrefois surmonté d’une forteresse, il surplombe le village de Mévouillon, berceau des Baronnies provençales. Le site fut occupé de la Préhistoire jusqu’au XVIIe s. Dès l’An Mil, la seigneurie de Mévouillon prend le contrôle de la région et l’administre pendant trois siècles. Convoité au XVIe s., le fort devient un enjeu des conflits religieux, jusqu’à sa destruction partielle sous Richelieu en 1640, puis sa démolition complète en 1684.

Vol libre dans les Baronnies - ©YPOV Agency
Savoir-faireTerre de parapente
Dans les Baronnies provençales, le parapente est une activité phare qui attire les passionnés, amateurs et professionnels. À Mévouillon, le site est réputé, et les décollages s’enchaînent au-dessus des vallées, des crêtes et des cultures de lavande. L'occasion de découvrir les richesses de cette région sous un autre angle ! De nombreux clubs sont implantés sur le territoire, comme à Mévouillon en contrebas.

Les pelouses sèches de la Montagne de Chamouse - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
Point de vue - sommetLe relief majestueux des Baronnies provençales
La montagne de Chamouse, qui culmine à 1531 m d’altitude, est l’un des reliefs emblématiques des Baronnies. Elle constitue le point culminant d’un vaste bassin synclinal orienté est-ouest, où s’écoule l’Ouvèze. Ce large espace de pâturage, aux pelouses sèches et rocailleuses, abrite une biodiversité remarquable. On y observe notamment le Merle de roche, espèce typique de ces milieux ouverts, ainsi que la Fritillaire du Dauphiné (Fritillaria tubiformis), plante rare mais bien présente ici, bien qu’elle ne pousse que dans une petite partie du sud-est de la France.

Ancienne bergerie en contrebas du col - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
Patrimoine et histoireUn lieu chargé d'histoire
Ce lieu abritait autrefois une bergerie appelée La Forestière. Initialement installé à Verclause, le maquis Ventoux s’y replie dès novembre 1943, pensant y trouver un refuge sûr. Mais le 22 février 1944, le camp est pris pour cible par la division Brandebourg, composée d'Allemands et d’environ 300 Français enrôlés dans l’armée allemande. Soixante assaillants, dont quatre infiltrés, attaquent alors Izon-la-Bruisse en contrebas. Face à l’approche des rafales, le camp de la Forestière est évacué.

Rocher du Village au-dessus d'Izon-la-Bruisse - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
Patrimoine et histoireLes Barons de Mévouillon
Au cours du Moyen Âge, cette terre appartenait aux barons de Mévouillon, famille régnant sur les Baronnies provençales pendant trois siècles. Avant cette période charnière, Izon était une communauté de l’élection de Montélimar, de la subdélégation et du bailliage de Buis, formant une paroisse du diocèse de Gap. Au début du XVIIIe s., son église était placée sous le vocable de Saint-Rémy et ses dimes appartenaient au prieur de Mévouillon.

Le glissement de terrain du Laravour - ©PNR Baronnies Provençales
GéologieLes glissements de terrain du Laravour
Un glissement de terrain désigne une masse de terre et de roches qui se détache et glisse vers le bas. Le Laravour, lieu-dit de la commune de Sainte-Colombe, a connu plusieurs épisodes de ce type. En 1953, après un mouvement de l’ensemble de la montagne de Chabre, un premier glissement s’est produit. Un second est survenu en 2003, emportant entre 35 et 40 hectares et détruisant un ancien centre de vacances. Aujourd’hui encore, le terrain continue de se déplacer lentement…

Le rocher de la Dragonnière - ©Manon Saphore
Patrimoine et histoireLa carrière de la Dragonnière
Au sud-ouest de Sainte-Colombe, dans le rocher de la Dragonnière, se trouve dans une brèche une ancienne carrière d'exploitation minérale. Un banc de calcite de plus de deux mètres de large était exploité. On l'extrayait et l'exportait, pour la transformer en faux marbre. Une fois la calcite concassée, elle était reconstituée avec un ciment puis polie et découpée en dalles destinées à carreler les sols. Cette exploitation s'est arrêtée dans les années 1960.

Le village de Sainte-Colombe - ©Manon Saphore
Patrimoine et histoirePanorama sur le village de Sainte-Colombe
Le village de Sainte-Colombe se situe au pied d'une dalle de calcaire Jurassique, le rendant presque invisible. À l'occasion de fouilles réalisées en 1965, sur le versant nord ouest de ce rocher, un village protohistorique a été découvert. Parmi les trouvailles, ont été mis au jour des vestiges de construction, des céramiques fines et décorées, des perles d'ambres et des objets en bronze datant de l'âge de Fer (de -800 av. J.-C. au 1er s. de notre ère).

La dalle tithonique de Sainte-Colombe - ©Manon Saphore
Patrimoine et histoireUn cimetière oublié
Peu après avoir découvert les vestiges du site protohistorique de Sainte-Colombe, en 1960, un paysan qui travaillait sa terre fit apparaitre de nombreux squelettes. Cette découverte souleva un certain émoi, jusqu'au jour où on découvrit dans le cadastre napoléonien qu'il s'agissait du "cimetière Vieux" du village, qui était déjà cultivé au début du XVIIe s.

Thym commun (Thymus vulgaris) - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
FloreLa plante aromatique aux multiples vertus
Le thym commun (Thymus vulgaris), abondant sur la crête de la montagne de Chabre, est une plante médicinale aux vertus reconnues. Riche en huiles essentielles, il possède des propriétés antiseptiques, antibactériennes et antifongiques, idéales pour soigner infections respiratoires et troubles digestifs. Utilisé en infusion, il apaise la toux et favorise la digestion. Sa résistance au climat sec en fait une plante emblématique des milieux méditerranéens. En plus, il attire abeilles et papillons, contribuant à la biodiversité locale.

Anthyllide des montagnes - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
FloreLa fleur sauvage des montagnes
L’Anthyllide des montagnes (Anthyllis montana) est une plante vivace typique des milieux secs et rocailleux. Elle s’épanouit sur les rochers et pelouses des montagnes calcaires, où elle forme de belles touffes fleuries. Cette espèce se rencontre principalement dans le Sud et le Sud-Est de la France, où elle est localement abondante. Sa floraison de mai à juin, aux teintes rose violacé, apporte une touche de couleur aux paysages minéraux alpins et méditerranéens.

Véronique couchée (Veronica prostrata) - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
FloreDe la couleur sur les crêtes
La Véronique couchée (Veronica prostrata), petite plante vivace tapissante, colonise les milieux rocailleux et ensoleillés de la crête de Chamouse. Adaptée aux conditions rudes d’altitude, elle se reconnaît à ses feuilles ovales et à ses petites fleurs bleu violacé. Discrète mais résistante, elle participe à la richesse floristique de ces pelouses d’altitude. Elle joue un rôle essentiel dans la stabilisation des sols fragiles de la crête. Sa floraison éclaire le paysage et témoigne de la diversité naturelle unique de la montagne.

L'adret et l'ubac de la crête de Chabre - ©Manon Saphore
Point de vue - sommetÀ chacun son versant
Parcourir la ligne de crête permet de bien distinguer les caractéristiques différentes des deux versants de la montagne. Le versant sud, communément appelé "adret", est exposé au soleil et abrite une végétation méditerranéenne. On y trouve des chênes blancs, du buis, des genévriers ainsi que du thym et de la lavande. Sur le versant nord, nommé l'"ubac", l'ambiance change : cette partie de la montagne est plus humide et plus fraîche, et on y trouve des forêts de hêtres, d'érables, de houx et, sous les crêtes, des tilleuls.

Les Écrins depuis le Col Saint-Ange - ©Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
Point de vue - sommetBelvédère du col Saint-Ange
Pour se situer : devant nous, la vallée du Céans ; derrière nous, la vallée de la Méouge. Ces deux rivières se jettent à notre droite dans le Buëch. Au nord, au plus loin, on distingue le massif des Ecrins. Juste devant, c’est la montagne de Saint-Genis avec ses falaises caractéristiques. La montagne juste en face de nous est le Rocher Saint-Michel (1216 m). Il cache le village d’Orpierre. Mais on aperçoit tout de même quelques falaises. Dans le ciel, il y a sûrement des parapentes ou des deltaplanes.

La forêt de Beynaves et ses hêtres remarquables - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
FloreD'un passé agricole à une forêt
La forêt de Beynaves a été reboisée par l’Homme à la suite de la déprise agricole qui a touché ce territoire après la Première Guerre mondiale. Sous l’impulsion du préfet des Hautes-Alpes, une forêt départementale y est créée en 1932 dans le but de prévenir les risques d’inondation menaçant les villages en contrebas. En effet, la présence d’arbres permet de stabiliser les sols et de mieux réguler le débit des sources et des torrents. Autrefois, le site de Beynaves abritait une exploitation agricole où l’on cultivait des céréales, des fourrages pour les ovins, ainsi que des fruits, de la lavande et du tilleul.

La Fauvette à tête noire - ©Édouard Perez
FloreUne forêt remarquable par sa diversité
De nombreuses essences d’arbres cohabitent dans cette forêt : le pin noir d’Autriche (Pinus nigra nigra), principale espèce de reboisement, le mélèze (Larix decidua), l’érable sycomore (Acer pseudoplatanus) ou encore le merisier (Prunus avium). En tendant l’oreille, il est possible d’entendre le chant mélodieux de la fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla), marqué par un "tac" sec et percutant, ainsi que l’appel caractéristique du coucou gris (Cuculus canorus), un "cou cou" à la tonalité claire et sonore.

Mousses et lichens - ©Vincent Aubert - PNR Baronnies Provençales
FloreMousses et lichens, ornements des ubacs
Les mousses et les lichens qui habillent les arbres de ce versant ombragé sont des végétaux dit "épiphytes" (qui poussent sur d'autres plantes) et ne constituent pas des parasites pour leurs supports. Les lichens sont le fruit d'une symbiose entre un champignon et une algue. Les tapis de mousse et "touffes" de lichens qui colorent le bois de cet ubac (versant n'étant pas frappé directement par le soleil) témoignent du fait que ces végétaux apprécient principalement les secteurs humides et frais.

Anémone hépatique - ©Vincent Aubert - PNR Baronnies Provençales
FloreL'hépatique, 50 nuances de violet
L’Anémone hépatique (Hepatica nobilis), aussi appelée "Fleur de la Trinité", se distingue par la couleur de ses pétales, variant selon les plants : du violet profond au rose très pâle, voire presque blanc. Sa feuille à trois lobes, évoquant la forme d’un foie, permet de retenir facilement son nom. Elle est parfois utilisée en décoction pour ses propriétés diurétiques.

Façade du temple protestant - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
Patrimoine et histoireLes temples protestants d’Orpierre
Un premier temple protestant existait à Orpierre dès les années 1560. Un second fut édifié à la fin du XVIe s., mais détruit en 1685, lors de la révocation de l’Édit de Nantes. À l’époque de la promulgation de cet édit, le 13 avril 1598, les consuls d’Orpierre décidèrent de faire fondre une cloche pour l’horloge publique. Menacé d’effondrement, le clocher d’origine fut démoli à la fin du XIXe s., et la cloche transférée dans celui de l’église, où elle se trouve encore aujourd’hui. Le temple actuel a été construit en 1835.

Cueillette - ©J. Cabaud
Savoir-fairePaysans savonniers
Installée à Orpierre, l’entreprise familiale d’Alexa et Sylvain, Les Paysans Savonniers, est spécialisée dans la fabrication artisanale de cosmétiques naturels à base de plantes sauvages locales. Elle s’engage à utiliser des plantes certifiées Agriculture Biologique et labellisées SIMPLES, à produire sans huile exotique ni matière grasse animale, et à respecter le cahier des charges Cosmétiques de Nature & Progrès. Leurs produits sont disponibles dans les points de vente locaux et sur leur site internet.

Mines du Belleric et du Suillet - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
Patrimoine et histoireMines du Belleric et du Suillet
Au nord du village, au fond du vallon du Belleric, une mine de plomb et de zinc, propriété de la commune, a été exploitée par des sociétés privées entre 1880 et 1909, principalement entre 1903 et 1907. Elle fut abandonnée en 1911. Jusqu’à 70 ouvriers ont travaillé sur le site. On y observe encore les trous d’entrée de mines, alors que les terrasses sont formées avec des déchets d’extraction. Ces galeries sont anciennes et présentent des dangers. Elles ne sont pas ouvertes au public.

Établissement "Le Portail" - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
Patrimoine et histoireLe Portail
"Le Portail" était l'une des trois portes percées dans les remparts qui entouraient le village, du Moyen Âge jusqu’en 1633. On l’appelait aussi la Porte du Levant. À proximité se trouvait une auberge déjà mentionnée au XVIe s., connue alors sous le nom de "L’Écu de France". Elle changea plusieurs fois de nom au fil des siècles. D’abord propriété de la famille protestante Michel, entre le XVIe et le XVIIIe s., elle appartint ensuite à d’autres familles, majoritairement protestantes, jusqu’aux années 1980.

Grand' Rue - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
Patrimoine et histoireLa Grand' Rue
Ancien chemin reliant l’Italie à Avignon, très fréquenté entre le XIVe et le XVIIIe s. par les pèlerins, commerçants, banquiers et orfèvres, la Grand' Rue conserve des maisons de notables témoignant d’une richesse passée et plusieurs lieux de pouvoir locaux tels que les maisons des Périssol, seigneurs du Poët, celles des Autard de Bragard, capitaines huguenots, ou encore la maison du Prince, occupée successivement par les Chalon-Arlay entre 1334 et 1530, les Orange-Nassau de 1530 à 1702 et les Conti de 1702 à 1741.

Ancien Café Roman - ©Jacques Chastel
Patrimoine et histoireCafé Roman
Au XVIe s., cette maison appartenait à Élysée Maigre, figure importante de la communauté protestante locale, représentant une branche des nombreuses familles Maigre. Plusieurs de ses descendants ont émigré en Allemagne, dans la région de la Hesse, à la révocation de l’Édit de Nantes, où ils ont fondé une colonie et un village nommé Kelze. En 1985, lors des manifestations du Tricentenaire de la révocation, une délégation de cette région s’est rendue à Orpierre, sur la terre de leurs ancêtres.

Maison des princes d'Orange - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
Patrimoine et histoireLes princes d'Orange
La principauté d’Orange, longtemps terre d’Empire, est rattachée au royaume de France en 1703. Bertrand Ier des Baux en est le premier prince à la fin du XIIe s. Elle passe à la famille de Chalon en 1393 puis aux Nassau en 1544. Parmi les figures marquantes : Jean de Chalon dit "le Sage" (1190-1267), Guillaume Ier d’Orange-Nassau dit le Taciturne (1533-1584) et Guillaume III, prince d’Orange et roi d’Angleterre (1650-1702).

Vestiges des fortifications villageoises - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
Patrimoine et histoireLes vestiges de l’ancienne fortification
Au XIVe s., les fortifications villageoises avaient été édifiées sous Jean de Chalon Ier, dit "Jean le Sage", puis renforcées dans les années 1560 par Charles Dupuy-Montbrun, dont les troupes occupèrent Orpierre pendant les guerres de Religion. Ces fortifications comprenaient de hautes murailles et trois tours, dont l’une a aujourd’hui disparu. Elles furent démantelées en 1633 sur ordre de Richelieu, qui refusait que les protestants puissent prendre position dans des villes de garnison fortifiées.

Oratoire du Gros Doigt - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
Patrimoine et histoireOratoire du Gros Doigt
Cet oratoire est un ex-voto construit en septembre 1870 en remerciement d’un vœu adressé à la Vierge. Un éboulement de rochers de la falaise du Rochas avait causé des dégâts sur les maisons des quartiers de La Plaine et La Côte. Un des rochers avait traversé le toit d’une maison et était passé au pied du lit d’une enfant de 7 ans, finissant sa course à l’étage inférieur. L’oratoire fut restauré dans les années 2000 par l'association "Les Amis d'Orpierre".

Vue depuis le Suillet - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
Point de vue - sommetLe Suillet
Le Suillet (1 323 m) est le point culminant de la chaîne qui sépare la vallée du Céans et le Quiquillon, d’une part, de la vallée de la Blaisance et du rocher de Garde, d’autre part. Il offre une vue panoramique sur la vallée du Céans et les falaises d’Orpierre. Au sud, les sites de Paturle et de Beynaves auraient été des lieux de rendez-vous et de culte pour les protestants d'Orpierre et des environs, pendant la période de la Révocation de l’Édit de Nantes, entre 1685 et 1787.

Point de vue - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
Point de vue - sommetLa Table des bergers
C’est un belvédère rocheux en forme de table ou de comptoir, d’où l’on peut admirer une vue plongeante sur Trescléoux, la vallée de la Blaisance et le bois de la Garenne, où les protestants de Trescléoux se réunissaient en assemblées au XVIIIe s. Au loin, on aperçoit le village de Serres, qui fut une place de sûreté protestante jusqu’en 1598. Par temps dégagé, les montagnes du massif du Dévoluy se dessinent à l’horizon.

Marne - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
GéologieLa terre noire des Baronnies
Les marnes façonnent le paysage en dunes de roche souple aux pentes arides. Témoins de la période du Crétacé inférieur (il y a environ 135 millions d’années), ces marnes du Valanginien sont principalement composées de calcaire, de sable et d’argile, ce qui leur donne un aspect friable une fois sèches. Teintées de gris ou de jaune pâle, elles racontent l’histoire d’un temps où l’océan recouvrait les Baronnies, alors immergées dans une vaste fosse marine : le bassin vocontien.

La Blaisance - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
Eaux et rivièresLa Blaisance
Cette rivière de 19 km prend sa source dans la commune de Sorbiers, dans les Hautes-Alpes, à 830 m d’altitude. À son origine, elle porte le nom de torrent du Brusquet, avant de devenir la Blaisance à Montjay, la commune voisine. Elle rejoint le Buëch sur la commune de Garde-Colombe. La Blaisance a longtemps fourni une source d’énergie aux trois moulins de Trescléoux, dont les ruines de l’un d’eux sont encore visibles aujourd’hui.

Fontaine de Gontard - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
Patrimoine et histoireLes fontaines-lavoirs de Trescléoux
Le village compte six fontaines-lavoirs réparties dans chaque quartier, construites entre le XVIIe et le XIXe s. Certaines servaient à désaltérer les passants, d'autres à distiller la lavande ou encore aux grandes lessives, organisées trois à quatre fois par an et durant plusieurs jours. Chaque été, les habitants de Trescléoux rendent hommage à ces fontaines à l’occasion d’un concours qui récompense la plus joliment décorée.

Village de Trescléoux - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
Patrimoine et histoireL'histoire du village de Trescléoux
Le site de Trescléoux est occupé depuis la Préhistoire, comme en témoignent les haches en pierre du Néolithique retrouvées sur place. Des traces de présence humaine sont également attestées à l’époque protohistorique, durant l’Antiquité et le haut Moyen Âge. En 1075, un prieuré dépendant de l’abbaye Saint-Victor de Marseille y est fondé, et le village prend alors le nom de Trescléoux. Le château seigneurial et l’église sont détruits pendant les guerres de Religion. En 1631, le village est frappé par une épidémie de peste.

Trescléoux en contrebas des marnes - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
Patrimoine et histoireEntouré de rochers
Blotti au pied des falaises, au bord de l’Aiguebelle (la "belle eau" en provençal), Sigottier est un site classé. Ses gorges pittoresques et les grottes de la montagne d’Agnelle auraient accueilli les premiers habitants du territoire. Un menhir renversé surplombe encore le village. Plus loin, on distingue des traces de houille et les vestiges d’une ancienne exploitation de plombagine argentifère, dont les galeries furent fermées vers 1914. Au cœur du village, se dresse un château privé du XVIe s. Aujourd’hui, avec ses parois rocheuses, Sigottier est également un site d’escalade réputé.

L'église Sainte-Agathe de Trescléoux - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
Patrimoine et histoireUn passé protestant
Niché entre les rochers au cœur de la vallée de la Blaisance, Trescléoux date du XIIe s. Ses ruelles conservées, ses placettes, ses petits lavoirs et fontaines, offrent un charme d’antan typique à ce village. Depuis le XVI s., la vie du village est dominée par une importante présence des protestants. L'église Sainte‑Agathe et son temple protestant datant de 1842 sont des vestiges d’un prieuré fondé en 1075. La légende dit que l'église du village a été construite au XIIIe s. avec des pierres de l'ancien château.

La vallée du Buëch - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
Point de vue - sommetDes crêtes époustouflantes
Depuis les crêtes d’Aumage et de l’Eyglière, le panorama est exceptionnel. À l’est, en contrebas, s’étendent les vallées du Buëch et de la Blaisance. Au centre de ces crêtes, se dresse le Rocher de Beaumont, culminant à 1546 m, et offrant un point de vue remarquable à 360° sur les massifs alentours : Préalpes de Digne, Dévoluy, Écrins au loin, et même le Mont Ventoux. Depuis le sommet, on profite aussi d’une magnifique vue sur le village de Serres, le Buëch et la Drôme provençale.

Au loin, l'antenne du Rocher de Beaumont - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
FauneUne diversité d'espèces
Le Rocher de Beaumont est un site naturel remarquable, où se côtoient de nombreuses espèces animales et végétales. Plusieurs oiseaux y nichent, notamment des rapaces protégés comme l’Aigle royal (Aquila chrysaetos), le Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus) ou encore le Pic noir (Dryocopus martius). Côté flore, le site abrite deux espèces végétales rares et déterminantes : la Dauphinelle fendue (Delphinium fissum), une renonculacée des rocailles protégée en Provence-Alpes-Côte d’Azur, et le Cynoglosse de Dioscoride (Cynoglossum dioscoridis).

L'intérieur de la chapelle - ©Marie Lombard
Patrimoine et histoireAu cœur du Rocher
La chapelle des Pénitents, blottie à flanc de roche, orne le centre du village de Montclus. Édifiée en 1746 à l’initiative du curé prieur du village, cet édifice était destiné à la confrérie des Pénitents blancs, aujourd’hui disparue. La sobre façade est surmontée d’un clocher-mur. Cette architecture abrite de très beaux décors peints à l'intérieur. Grâce au chantier de rénovation entrepris en 1991, des vestiges de fresques sont apparus sous les peintures plus récentes. Les motifs ont été reconstitués le plus fidèlement possible.

L'église du village - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
Patrimoine et histoireMontclus, un village marqué par la Libération
Au moment de la Libération de la Provence, les maquisards se soulèvent dans toute la région. Les 19 et 20 juin 1944, de violents combats opposent une colonne motorisée de 300 officiers et soldats de la Wehrmacht, sous les ordres de S.S. de la Gestapo, à 80 résistants du maquis Morvan. Après de lourdes pertes humaines et matérielles, les Allemands reprennent le combat le 20 juin et parviennent à s’infiltrer dans le dispositif défendu par les F.F.I. Ces derniers se replient sur Rosans. Le lendemain, en représailles, les S.S. incendient le village de Montclus.
Description
Partant de Serres, l'itinéraire part au nord sur Sigottier, puis le tracé remonte plus à l'Ouest par Montmorin dans la vallée de l'Oule en longeant le Duffre, point culminant du massif des Baronnies provençales, jusqu'à Rosans par le Col des Pins par la Montagne de l'Archier. Il redescend ensuite vers le Sud, jusqu'à Saint-Auban-sur-l'Ouvèze en traversant les marnes bleutées dans la vallée du Rosanais et la Montagne de Haute-Huche en contrebas de la Vanige. Cap plus à l'Est par le Serre de Rioms, la Montagne de Bouvrège jusqu'à Izon-la-Bruisse, entouré du Rocher du village. On atteint ensuite le Col Saint-Jean au panorama sur la vallée du Buëch jusqu'à la chaîne des Ecrins pour gravir les crêtes de la Montagne de Chabre et rejoindre le Col Saint-Ange. De là, le GRP remonte au Nord et traverse Orpierre par Le Suillet et le Col de Garde jusqu'à Trescléoux. On rejoint ensuite Montclus par le Rocher de Beaumont, les crêtes de l'Eyglière et le Col de Saumane, par le Rocher de Jardanne pour redescendre sur Serres.
- Départ : Office de Tourisme, Serres
- Arrivée : Office de Tourisme, Serres
- Communes traversées : Serres, Sigottier, L'Épine, Valdoule, Montmorin, Moydans, Rosans, Montferrand-la-Fare, Saint-Sauveur-Gouvernet, Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze, Saint-Auban-sur-l'Ouvèze, Rioms, Montauban-sur-l'Ouvèze, Mévouillon, Vers-sur-Méouge, Izon-la-Bruisse, Sainte-Colombe, Ballons, Barret-sur-Méouge, Orpierre, Trescléoux, Garde-Colombe, Lagrand, Chanousse, Méreuil et Montclus
Météo
Profil altimétrique
Recommandations
RESPECTER LA TRANQUILLITE du lieu où on se promène, éviter de crier et ne pas utiliser d’instruments ou d’appareils sonores (radio, etc.), par respect pour les autres usagers mais aussi pour la quiétude de la faune, notamment en périodes de reproduction et d’hivernage où les animaux sont beaucoup plus vulnérables.
Éviter de cueillir les plantes sauvages : certaines d’entre elles sont protégées.
Le chemin passe à proximité de cultures qui sont des propriétés privées, merci de ne rien cueillir dans les champs (lavandes, fruits, etc …).
Éviter de randonner dans le lit des cours d’eau. Le piétinement est susceptible de déranger les espèces et la vie aquatique (poissons, libellules, crustacés). Marcher de préférence sur les berges de la rivière.
Une partie de l'itinéraire est fortement exposée au soleil, prendre l'équipement nécessaire (eau, casquette, crème solaire, ...) pour les chaudes journées d'été. Privilégier un départ tôt le matin pour éviter les heures chaudes de la journée.
ATTENTION ZONE PASTORALE en chemin : en présence de chiens de protection venus à sa rencontre, ne pas les caresser ni les menacer. S’arrêter, puis attendre patiemment la fin du ''contrôle'' avant de reprendre calmement son chemin en contournant le plus possible le troupeau. De préférence, ne pas emmener son chien et, sinon, bien le tenir en laisse. Penser à bien refermer les barrières derrière soi.
RISQUE INCENDIE. Le feu est l’ennemi de la forêt… et du randonneur ! Ne pas fumer en forêt et ne pas allumer de feu, d'autant que quelle que soit la saison, c'est interdit ! Et en période estivale, avant de partir en balade, se renseigner sur les conditions et réglementations d’accès aux massifs forestiers
Lieux de renseignement
Maison du Parc naturel régional des Baronnies provençales
575 Route de Nyons – La plaine du Pont, 26510 Sahune
Les locaux du Parc naturel régional des Baronnies provençales sont ouverts au public.
LA MAISON DU PARC EST OUVERTE DU 8 AVRIL AU 31 OCTOBRE 2025
Du mardi au vendredi de 14h à 18h, et les dimanches de juillet et août de 14h à 18h
OT Sisteron Buëch - Bureau de Rosans
Rue Aristide Briand, 05150 Rosans
OT Sisteron Buëch - Bureau de Serres
Place du Lac, 05700 Serres
OT Sisteron Buëch - Bureau d'Orpierre
Le Village, 05700 Orpierre
Accès routiers et parkings
Via la D94 et la D994 depuis Nyons (64 km) et Rosans par la D994 (23 km). De Sisteron par la D4075 et la D1075 (34 km).
Stationnement :
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- Hébergement - Restauration
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- Produit du terroir et artisanat
Produit du terroir et artisanat
Les Paysans Savonniers
Cueilleurs et distillateurs, nous fabriquons nos savons solides et liquides uniquement avec de l'huile d'olive ainsi qu'une gamme de cosmétiques de qualité grâce à la richesse des plantes des Alpes du Sud récoltées à Orpierre et dans les Baronnies. - Produit du terroir et artisanat
Produit du terroir et artisanat
Maraîchage - ESAT de Rosans
Porté par une démarche sociale et d'agriculture durable, l'ESAT propose des légumes bio d’été. Vous trouvez nos produits auprès de revendeurs (U express, Verclause, Biocoop Gap & Vaison la romaine, Biosphère, Nyons).
Vente aux professionnels uniquement. - Information - Service
- Information - Service
Information - Service
Office de Tourisme Sisteron Les Alpes provençales - bureau d'Orpierre / Maison de la Grimpe
Située au cœur du village, à deux pas des falaises d'escalade, Bérangère vous accueille toute l’année avec le sourire dans une ambiance conviviale pour vous informer, vous conseiller et vous accompagner dans l’organisation de votre séjour à Orpierre.






















