
La Viso
Description
Belle balade présentant un dénivelé positif modéré d'environ 120 m et permettant de rejoindre le site de la Roche Écroulée caractérisé par l'énorme bloc bien visible en rive gauche du Guil. Tombé au XIXe siècle lors de l'éboulement de la grande falaise, il pivotera lors les crues des années 2000...
De l'Échalp, suivre la piste balisée en orange pointillé qui emprunte le tracé de la route estivale, en rive droite du Guil.
Revenir par le même itinéraire.
Accessible aux familles, cet itinéraire est partagé entre les fondeurs, les randonneurs à pieds ou à raquettes, les VTTistes et même les mushers et leurs chiens.
- Communes traversées : Abriès-Ristolas
Les 15 patrimoines à découvrir

Roche Ecroulée - ©Vinzi Studio_CRT
GéologieLa Roche Ecroulée
A la fin du 19ème siècle, dans le secteur du haut Guil, la montagne gronde. Une succession de fracassements et de hurlements se font entendre. Un nuage de poussière apparait au loin. Certains crurent à un tremblement de terre. Dans les jours suivants, la population se rendit au lieu-dit « lou pas des maisons » et eurent une surprise. C’est le pic des Lauzes, une partie du sommet s’est écroulée et des millions de tonnes de roches se sont rependues sur les prés de fauche en contre bas. La roche écroulée est le témoin de cet événement.

Petit belvédère du Viso - Benjamin Musella - PNR Queyras
Point de vue - sommetPetit belvédère du Viso
Si proche et pourtant tellement loin. D’ici le Mont Viso semble être à quelques pas et pourtant ce sont bien de nombreuses heures qui permettront aux plus courageux de le rejoindre.

Chevêchette - Victor Piozin
FauneLa chevêchette d'Europe
Cette chouette habite les vieilles forêts de montagne, généralement au-dessus de 1000 m. Elle utilise les anciens trous de pics ou les cavités des vieux arbres pour nicher, d'où l'importance de sauvegarder des boisements mixtes anciens. C'est le plus petit rapace d'Europe : avec ses 15 cm et ses 80 g, elle passe généralement inaperçue... sauf pour l'oreille avertie !

GéologieAléas à la Roche écroulée
La Roche écroulée constitue l’unique point d’accès en voiture à la Réserve Naturelle Nationale de Ristolas Mont-Viso. Le parking de la Roche écroulée est très fréquenté en période estivale. En proie à divers aléas naturels (inondations, avalanches, chutes de pierres,...) additionné à la difficulté d’accès, la voie d’accès et les parkings du site ne sont pas en très bon état. Suivi de l’évolution du lit majeure du Guil. Réflexion sur un aménagement fin, durable et adapté au site et à ses aléas, de manière à améliorer le fonctionnement de ce site d’accueil sans le dénaturer.

©Agnès Montesinos - PNR Queyras
FauneEmpreinte de lièvre variable
Si vous croisez ces empreintes caractéristiques en Y, c'est qu'un lièvre est passé par ici. Ses pattes arrière très larges lui servent de raquettes naturelles pour se déplacer dans la poudreuse sans s'enfoncer.

©Agnès Montesinos - PNR Queyras
FloreMélèze d'Europe
Seul conifère à perdre ses aiguilles à l’automne, le mélèze (Larix decidua) sait s'adapter au froid hivernal en se dénudant. En tombant, ses aiguilles enrichissent le sol et favorisent l’arrivée de nouvelles espèces.
En plus d'être emblématique des paysages du Queyras, ce arbre est aussi utilisé dans les constructions. Son bois imputrescible présente d'excellentes propriétés pour la construction.
©Agnès Montesinos - PNR Queyras
FauneLièvre variable
Surnommé le «blanchon», le lièvre variable (Lepus timidus) est le roi du camouflage en se fondant dans le paysage hivernal avec son pelage blanc. En effet, son pelage change selon la période de l'année en passant du brun au blanc.
S'il est difficile à apercevoir, il laisse partout ses petites crottes en billes rondes et sèches. Ces indices précieux permettent d'étudier le lièvre sans le déranger.
Bec croisé des sapins - ©Lilian_Car
FauneBec croisé des sapins
Le bec croisé des sapins (Loxia curvirostra) est un petit oiseau forestier qui se nourrit de graines de conifères. Il possède un bec spécifique aux mandibules croisées qui lui facilite l'extraction des graines, même en plein cœur de l'hiver. C'est de cette particularité unique qu'il porte son nom.

©Agnès Montesinos - PNR Queyras
FloreÉpine-vinette
L'épine-vinette (Berberis vulgaris) est un arbuste aux petites baies rouges emblématique des versants ensoleillés du Queyras. Contrairement aux autres fruits, elle résiste tout l'hiver et profite bien aux oiseaux.
Cette petite baie permet aussi de faire des confitures délicieuses !
Chevêchette d'Europe - PNRQ
FauneSuivi des petites chouettes de montagne
La Chouette de Tengmalm et la Chevêchette d’Europe sont des espèces forestières menacées et protégées. Chaque année, les agents du PNR du Queyras avec l’ONF et la LPO appliquent un protocole national, afin de suivre l’évolution de leur population. L’objectif est d’observer les changements de leurs aires de répartition dans la durée et d’explorer de nouvelles zones de présence. Cette démarche permet d’adapter les mesures de conservation pour préserver ces espèces emblématiques.

Chouette de Tengmalm - PNRQ
FauneChouette de Tengmalm
Reconnaissable à son disque blanc autour de ses yeux jaunes, cette chouette de 25 cm vit dans les massifs montagneux et les forêts de conifères. Prédateur nocturne, elle chasse petits mammifères et oiseaux. La chouette de Tengmalm (Aegolius funereus) voit sa population menacée par le changement climatique et la diminution de sa ressource alimentaire. Elle fait l’objet d’un suivi annuel par le Parc et l’ONF dans le Queyras pour préserver ses habitats.

Mont Viso - ©F.AMOROS_OTGQ
Patrimoine et histoireVallée du Haut-Guil
Désigné pour la protection des oiseaux, le site Natura 2000 du Haut-Guil abrite des milieux propices à une avifaune (ensemble des espèces d'oiseaux d'un lieu) patrimoniale rare. On y observe l’Aigle royal, le Gypaète barbu, la Chouette chevêchette, la Chouette de Tengmalm et le Grand-duc d’Europe, ainsi que des espèces emblématiques comme le Tétras-lyre, le Lagopède alpin, le Crave à bec rouge et la Perdrix bartavelle. Un territoire clé pour la préservation de ces oiseaux alpins.

Chamois dans la neige - ©PNRQ
FauneChamois en hiver
Suivant la saison, les chamois (Rupicapra rupicapra) vivent entre 800 et 3000 mètres d’altitude. En hiver, ils se réfugient en forêt. Les ressources alimentaires sont difficiles à trouver, ils mangent alors des feuillages séchées, aiguilles de pins, lichens et mousses. La dépense énergétique engendrée par un dérangement est d’autant plus grande qu’il y a d’épaisseur de neige au sol. La discrétion de chacun pour les observer est alors indispensable pour qu’ils voient le printemps arriver.

Scuttelaire des Alpes - ©PNRQ
FloreLa Scutellaire des Alpes
Ses petites fleurs, typiques des labiées, jaillissent d’entre les cailloux comme des petits dragons tirant la langue. A maturité, l’écaille en soucoupe (scutella en latin) de chaque calice devient très visible. C’est elle qui est à l’origine du nom de genre scutellaire.

Grand duc d'Europe - ©PNRQ
FauneGrand duc d’Europe
Le Grand-duc d'Europe (Bubo bubo) est l'oiseau de proie nocturne le plus grand d’Europe. Dès la fin de l’hiver, il fait retentir son “houhou” grave qui trahit sa présence. Ce super prédateur peut même s’attaquer au faucon pèlerin, allant jusqu’à l’éliminer des falaises.
Recommandations
- Rester sur les itinéraires balisés,
- Éviter les sorties nocturnes,
- Garder votre chien en laisse,
- Se renseigner sur les conditions météo et avalanches,
- Faites vos pauses à proximité du chemin,
- La forêt est un refuge pour les animaux en hiver, regrouper vos traces à l'approche de la forêt pour limiter leur dérangement.
Coordonnées des Secours en Montagne : 112
Bonne sortie !
