ARVIEUX - Les chalets de Clapeyto et le col de Néal
« De chalets en chalets, la montée vers l'alpage de Clapeyto est idyllique quelque soit la saison ! À l'automne, je suis toujours émerveillée par les couleurs des mélèzes et des vastes prairies. En hiver, si l'enneigement le permet, je m'aventure jusqu'aux lacs d’altitude. Puis au printemps, la diversité des papillons donne des paillettes dans les yeux ! Enfin en été, cet itinéraire nous plonge dans la vie d’antan, rythmée par le pastoralisme. À ne pas manquer ! ». Agnès Montesinos, chargée de mission écotourisme et activités de pleine nature.
Les 14 patrimoines à découvrir

Orite à longue queue - ©Lilian_Car
FauneOrite à longue queue
L'Orite à longue queue (Aegithalos caudatus) est un petit oiseau blanc et noir à la queue fine démesurée. Elle vit en groupes familiaux soudés, comptant de 4 à 20 individus selon la saison, surtout en hiver. Pour survivre au froid, ces oiseaux se blottissent les uns contre les autres, plumage gonflé, réduisant ainsi la perte de froid.

Mésange noire - ©PNRQ
FauneMésange noire
La Mésange noire (Periparus ater) est inféodée aux forêts de conifères : sapinières, pinèdes et mélèzes constituent son habitat. Même dans les forêts mixtes, elle privilégie les zones où les conifères dominent. On la trouve jusqu’à la limite des arbres en montagne, là où les conditions deviennent trop rudes pour d’autres espèces.

Roitelet huppé - ©Lilian_Car
FauneRoitelet huppé
Le Roitelet huppé (Regulus regulus) est l’un des deux oiseaux les plus petits d’Europe, avec une taille d’environ 9cm et un poids variant de 5 à 7g. Cette espèce est vulnérable pendant les hivers très froids. C’est pourquoi en cette période, ces oiseaux se nourrissent toute la journée et passent la nuit ensemble, blottis les uns contre les autres.

Mésange boréale - ©Lilian_Car
FauneMésange boréale
La Mésange boréale (Poecile montanus) est une habituée des forêts de conifères du Queyras. Elle se reconnaît à son chant flûté « tsui-tsui-tsui ». Comme toutes les mésanges, elle a un régime mixte composé principalement d’insectes. Cependant, en hiver elle passe à un régime granivore. Pour survivre, elle fait des réserves de graines qu’elle dissimule dans des caches.

Chevêchette d'Europe - ©PNRQ
FauneChevêchette d’Europe
Avec son plumage brun gris moucheté de blanc et ses petits yeux jaunes, la Chevêchette d’Europe (Glaucidium passerinum) est la plus petite chouette d’Europe avec moins de 20 cm. Chasseuse redoutable, elle se nourrit d’insectes, de petits rongeurs et passereaux. Elle vit dans les forêts de montagne, nichant dans les cavités de vieux conifères creusées par le Pic épeiche. Menacée, elle fait l’objet d’un suivi attentif dans le Queyras par le Parc et l’ONF pour préserver ses habitats.

Casse noix moucheté - ©PNRQ
FauneCasse noix moucheté dans la forêt de pin
Le Casse noix moucheté (Nucifraga caryocatactes) est reconnaissable à son plumage brun tacheté de blanc et son bec puissant. Il doit son nom à sa capacité à casser les noix et les pignons de pin cembro avec une grande habileté. En automne, il stocke des milliers de graines dans des cachettes pour survivre à l’hiver. Il mémorise des repères visuels qui lui permettent de retrouver ses stocks même sous la neige!

Pra premier - ©F.AMOROS_OTGQ
Patrimoine et histoirePra premier
À l’origine lac glaciaire, Pra Premier est comblé puis asséché aux XVIIIe-XIXe siècles pour devenir un vaste pré entouré de falaises. Jusqu’aux années 1950, les habitants de Brunissard y faisaient paître leurs troupeaux avant de monter vers Clapeyto et l’Eychaillon. Avec le tourisme, le pastoralisme disparaît et les chalets restants sont alors destinés à un usage de loisir.

no comment - Benjamin Musella - PNR Queyras
Eaux et rivièresMégot
Un mégot laissé dans la nature peut mettre jusqu’à 15 ans pour se dégrader. A lui tout seul, il est susceptible de polluer 500 litres d’eau pendant cette période.

Cabane d'alpage - ©DR-ber-dranreb04
Elevage et pastoralismeLes cabanes d'alpage
Durant l’estive, les bergers couvrent différents quartiers et se déplacent de cabane en cabane. Il existe principalement deux cabane: celle de juillet, généralement grande et accessible en voiture et celle d’août, plus éloignée. En juillet, le bétails est installé aux abord de la cabane de basse altitude. En Août, il monte en altitude pour trouver de l’herbe fraîche. Ces cabanes d’alpages servent aux bergers comme lieu de vie et de travail, à proximité des troupeaux pour faciliter leur travail.

Chalets de Clapeyto - ©F.AMOROS_OTGQ
Elevage et pastoralismeChalets de Clapeyto
Véritable village d’alpage, Clapeyto, comme Furfande, pouvait servir d’habitat permanent au XVI eme siècle. Toutefois par la suite, ces nombreux chalets ne furent utilisés qu’à la belle saison pour le gardiennage et la traite des troupeaux ainsi que la fauche des foins. Ces derniers récoltés étaient descendus en vallée à dos de mulet par les hommes venus ravitailler le hameau.

Vue du col de Néal on aperçoit les chalets de Clapeyto en bas du vallon - Benjamin Musella - PNR Queyras
Elevage et pastoralismeVue sur les chalets de Clapeyto
Les chalets d’alpage datent en général du début du XIXe s. Construit grâce à une forme d’entraide : la corvée, ils sont construits à partir de matériaux locaux comme la terre, le bois et la chaux. Dans la vallée d’Arvieux, les hommes y montaient fin juillet faire les foins. Les bêtes arrivaient à la mi-août, conduites par les vieux et les enfants qui restaient sur place jusqu’au démontagnage en fin septembre. L’activité principale était la production et la transformation du lait. A la fin du XIXe s., ce fonctionnement a disparu et les troupeaux ont été confiés directement aux bergers.

A l'approche du col de Néal - Michel Branchet - CDRP 05
Point de vue - sommetCol de Néal
De ce sublime col vous verrez au Nord le lac Marion et les sommets alentours ! Au sud, regard sur le lac de Néal. Il est possible de suivre un sentier jusqu'au col du Lauzon.

Chouette de Tengmalm - ©PNRQ
FauneChouette de Tengmalm
Reconnaissable à son disque blanc autour de ses yeux jaunes, cette chouette de 25 cm vit dans les massifs montagneux et les forêts de conifères. Prédateur nocturne, elle chasse petits mammifères et oiseaux. La chouette de Tengmalm (Aegolius funereus) voit sa population menacée par le changement climatique et la diminution de sa ressource alimentaire. Elle fait l’objet d’un suivi annuel par le Parc et l’ONF dans le Queyras pour préserver ses habitats.

Mésange huppée - ©L.GAYOLA_OTGQ
FauneMésange huppée
Avec sa huppe noire dressée, la mésange huppée (Lophophanes cristatus) anime les forêts de conifères du Queyras. Sédentaire et sociable, elle se repère à son cri semblable à un rire et à ses acrobaties parmi les branches, à la recherche d’insectes et de graines. Au printemps, les agents de la réserve naturelle de Ristolas Mont Viso proposent aux habitants une initiation à la reconnaissance des chants d’oiseaux. Le rendez-vous est donné!
Description
Du parking, remonter le vallon en suivant le balisage GR. Traverser le camping de l’Izoard, suivre la route puis un sentier au niveau du parking. Rejoindre à nouveau la piste, jusqu’au site de Pra Premier.
1- Suivre la piste montante en coupant le dernier lacet par un petit sentier dans les éboulis. Déboucher dans une plaine suspendue.
2- Quitter le GR 5 en poursuivant sur la piste, passer une passerelle et s’engager dans une gorge qui débouche sur l’alpage de Clapeyto. Traverser le hameau.
3- À la sortie (2221 m), prendre le sentier direction col de Néal. Le sentier s’incurve vers la gauche pour longer une crête. Atteindre un collet (2520 m) dominant le lac de Néal au sud.
4- Possibilité de descendre au lac Néal par le sentier de droite (45 min aller-retour et 80 m de dénivelée).
5- Poursuivre sur la crête qui surplombe le lac Marion. Garder la même direction vers le col du Lauzon, sur environ 350 m.
6- Au niveau d’une tête de ravin, prendre le premier sentier à gauche. Traverser le torrent et déboucher dans une petite cuvette. Longer le lac (souvent asséché) par la gauche et partir vers la droite en montant sur une petite butte. Rejoindre le vallon du torrent du Rosey. Descendre dans le vallon, traverser plusieurs fois le lit du torrent et se diriger vers un petit collet sur la droite en laissant à gauche une belle zone de tourbière.
7- Possibilité de rejoindre le Collet (2207 m) et de redescendre vers Pra Premier.
8- Prendre le sentier à flanc sur la droite et descendre. Poursuivre vers la droite et déboucher dans un alpage vers le col de Cros (2303 m). Amorcer la descente, traverser un replat et plonger dans la forêt par un sentier très pentu en lacet. Partir alors par le nouveau tracé à gauche (accès interdit à l’ancien sentier traversant la zone d’éboulis) et poursuivre la descente. Suivre le balisage, traverser le camping, puis suivre par le petit sentier longeant en rive droite le torrent de la Rivière. Suivre cette rive jusqu’au pont et rejoindre le point de départ.
- Départ : Départ des pistes de ski de fond de Jamberoute, Arvieux
- Arrivée : Départ des pistes de ski de fond de Jamberoute, Arvieux
- Communes traversées : Arvieux et La Roche-de-Rame
Météo
Profil altimétrique
Recommandations
- En hiver, bien se renseigner sur les conditions de progression au vu de l’enneigement !
- En été, attention zone pastorale ! En présence de chiens de protection venus à ma rencontre, je ne les caresse pas ni ne les menace. Je m'arrête, puis j'attends patiemment la fin du ''contrôle'' avant de reprendre calmement mon chemin en contournant le plus possible le troupeau. De préférence, ne pas emmener son chien et, sinon, bien le tenir en laisse.
Lieux de renseignement
Maison du Parc naturel régional du Queyras
3580 Route de l’Izoard, 05350 Arvieux
La maison du Parc naturel régional du Queyras est fermée au public
OTI du Guillestrois et du Queyras
Maison du Tourisme, 05350 Château Ville-Vieille
Transport
Accès routiers et parkings
Stationnement :
Source
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