SALIN-DE-GIRAUD - Notre histoire en Camargue
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SALIN-DE-GIRAUD - Notre histoire en Camargue
Arles

SALIN-DE-GIRAUD - Notre histoire en Camargue

Patrimoine et histoire
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Entre terre, mer et sel, partez à la découverte des différentes étapes de l’histoire d’un village insolite en Camargue, Salin-de-Giraud !
Jeune village né à l’ère industrielle, Salin-de-Giraud c’est l’histoire de deux entreprises et de leurs cités ouvrières. C’est aussi la mémoire de ces gens qui l’ont peuplé, peuples de la mer, peuples arrachés à leur terre, peuples venus de toutes parts et tous réunis autour de son patrimoine et de sa richesse. Venez découvrir l’histoire du « coron du sud » et parcourez cet itinéraire scénarisé : totems de lecture et silhouettes en ombre chinoise jalonnent le parcours.

Les 13 patrimoines à découvrir

  • Patrimoine et histoire

    Le quartier Solvay

    Le coron Solvay a été construit entre 1896 et 1902 par la société belge ayant importé son modèle architectural de briques rouges. Salin est surnommé "coron du sud" du fait de ces habitations conçues sur le modèle des cités ouvrières du nord. Ce modèle reproduit la hiérarchie de l’entreprise, de la maison du directeur aux bandes de logements ouvriers. Imprégné de paternalisme, l’établissement Solvay a construit pour ses employés, entre autres, un hôpital, un groupe scolaire mais aussi des arènes.

  • Patrimoine et histoire

    Les arènes du village

    Construite au XXe s., les arènes de Salin-de-Giraud font partie de l'arsenal social que l'usine Solvay avait mis en place pour son personnel. Les travailleurs venus du Gard voulaient avoir un lieu pour leur passion des taureaux. Le poète félibre Carle Naudot, contremaître à l'usine Solvay, créa le club taurin Prouvenço Aficioun pour animer cette enceinte, une des premières construites en dur en Provence. Aujourd'hui, les arènes sont un centre névralgique pour l'activité socioculturelle du village.

  • Patrimoine et histoire

    Les corons

    Les architectes et urbanistes de Solvay ont tracé ex nihilo une cité ouvrière aux allures de corons du nord. Un coron est un regroupement d’habitations typique des régions d’Europe occidentale où les ouvriers vivent en famille. A la différence de cité ouvrière, les habitations sont mitoyennes et une ruelle sépare les corons situés en face. L’usine est généralement située à proximité des logements ouvriers. Les corons sont des habitations à un étage avec un petit jardin potager à l’arrière.
  • Patrimoine et histoire

    L’ancien hôpital

    Ernest Solvay était un précurseur social, il a intégré un système de sécurité social. De ce fait les ouvriers de chez Solvay bénéficiaient d’une protection sanitaire et sociale. Le projet hygiéniste d’Ernest Solvay se traduit dans le paysage par des équipements comme l’hôpital et les bains-douches. Un médecin et une sage-femme ont été engagés. De plus, une pharmacie a été aménagée et des caisses sociales étaient proposées. L’aventure sociale de l’usine Solvay s’associe à son histoire industrielle.
  • Patrimoine et histoire

    Le quartier des sports

    Les ouvriers vivent dans des conditions difficiles et pour éviter toute révolte le patronat développe une politique sociale au milieu du XIX e s. L’ouvrier devient dépendant de son entreprise qui lui offre un logement. L’entreprise organise les loisirs : la musique, la bibliothèque mais aussi le sport. Imprégné de paternalisme, le groupe Solvay prit tôt l’initiative d’organiser des loisirs, une manière de permettre de garantir la cohésion des employés, le bar des sports est présent dans ce quartier.
  • Patrimoine et histoire

    La place Carle Naudot

    C’est ici que gens de Solvay et de Péchiney se rencontraient. Dans les bals, à l’école. Pendant longtemps, la place Carle Naudot a été le seul trait d’union entre les deux parties du village. C. Naudot a travaillé au bureau d’études de Solvay. Il a été conseiller municipal et adjoint spécial du village, il est également à l’origine du club taurin (1901). Photo-ethnographe, les silhouettes en acier disséminées dans le village sont réalisées à partir de Saliniers photographiés par C. Naudot.
  • Patrimoine et histoire

    L'église catholique de Salin-de-Giraud

    L’église catholique, qui appartient à la Compagnie des Salins, est réalisée en matériau léger. La chapelle, à nef unique, repose sur des murs en béton rythmés par des contreforts. La chapelle a été construite en 1934-1935 et est couverte par une voûte surbaissée en berceau brisé. A l’époque du paternalisme industriel, les ouvriers sont incités à pratiquer la religion catholique. Concernant l’éducation, la société Péchiney a recours à l'enseignement religieux, le groupe Solvay choisit la laïcité.
  • Patrimoine et histoire

    Le quartier Péchiney

    Le quartier Péchiney présente une organisation moins structurée et organisée que le quartier Solvay. Il est davantage le résultat d’une politique d’aménagement provisoire et de réoccupation de bâtiments vacants. Moins structuré, ce quartier a laissé place à l’initiative individuelle et collective. On peut donc rencontrer du bricolage de remises, des jardins devant la maison, des raccourcis. Il est possible de s’y promener et circuler d’une rue à l’autre sans forcer l’intimité de ses habitants.

  • Patrimoine et histoire

    La place Adrien Badin

    En 1900, Adrien Badin est embauché à l'usine de Salindres (Gard) par M. Péchiney. Personnage essentiel du développement de la Compagnie, il est nommé directeur après le départ de M. Péchiney. Il instaure un système de retraite et de protection maladie pour ses ouvriers, il fait construire des cités "modernes". La compagnie connaîtra un rapide développement, passant de 3 à 12 usines en 1917 ! L’un des quartiers portera longtemps le nom de Badinville. Une statue a été érigée à sa mémoire.

  • Patrimoine et histoire

    Le casernement

    Lors de la Première Guerre mondiale, de nombreux ouvriers de la Compagnie Péchiney ne sont pas revenus, ce sont alors des immigrés italiens, grecs, arméniens, espagnols, maghrébins qui sont venus compléter la main-d’œuvre. L’ancien train reliant la ville d’Arles jusqu’à Salin-de-Giraud permettait d’assurer leur venue. Ils ont été installés dans le casernement militaire du quartier Péchiney qui a été reconverti en logements ouvrier. Il a donc accueilli une main-d’œuvre pour la plupart immigrée.
  • Patrimoine et histoire

    L'église orthodoxe de Salin-de-Giraud

    L’industrie florissante des usines Solvay (implantées en 1895) nécessite de la main d’œuvre, notamment au moment de la première guerre mondiale où les Français sont au front. Les Grecs, arrivés entre les deux guerres, se sont installés par regroupement familial. Ils ont gardé leurs coutumes et religion tout en s’intégrant à la vie du village. Une église pour le culte orthodoxe est construite en 1952. La compagnie des Salins du Midi en fera don à la Métropole Grecque Orthodoxe de France, en 2009.

  • Patrimoine et histoire

    Le village industriel de Salin-de-Giraud

    Au milieu du XIXe s., 10 000 ha furent aménagés par la société Henri Merle (Péchiney par la suite). Solvay s’installa ensuite. C’est de la double implantation de Péchiney et de Solvay à la fin du XIXe s. et de leur besoin en sel, qu’est né le village de Salin-de-Giraud. Les deux entreprises firent appel à la main d’œuvre extérieure, dans un premier temps originaire des départements alentours puis d’origine italienne, arménienne et grecque, pour effectuer ce travail pénible d’exploitation du sel.

  • Patrimoine et histoire

    La maison du directeur

    La hiérarchie au sein de l’usine Solvay est marquée par l’architecture et l’organisation spatiale des habitations. Le bâti s’est organisé autour du système productif. La maison du directeur, située en face de l’usine, est la plus vaste des habitations. Plus le logement est éloigné de l’usine, moins l’individu est élevé dans la hiérarchie sociale. Livrée en août 1898, cette maison est l’une des premières habitations construites. Elle compte une trentaine de pièces et jouit d’un vaste parc arboré.

Description

Dos à l'Office de tourisme, se diriger sur la droite. Tourner à droite au croisement pour atteindre le boulevard de la Gare et poursuivre sur le boulevard. Longer les arènes puis après celles-ci, au croisement, bifurquer à gauche.
1 – Emprunter la première rue à gauche, Rue de Provence. Continuer tout droit jusqu’à atteindre la D36 puis virer à droite. Continuer le long de la D36. L’ancien hôpital se trouve sur la gauche.
2 – Face à l’ancien hôpital, bifurquer à droite, Rue de la République. Longer les corons sur la gauche. A l’intersection avec le boulevard des arènes, virer à droite puis s’engager sur la première rue à gauche, Rue des écoles.
3 – Emprunter la rue à droite pour regagner le boulevard de la Gare, puis à l’intersection avec le boulevard se diriger vers la gauche. Laisser sur la droite la place Carle Naudot. Au rond-point, virer à gauche. Poursuivre sur le boulevard de la Camargue sur 300 m, passer devant l’Eglise catholique Saint-Trophime puis continuer jusqu'à la place Adrien Badin. Après le kiosque à musique, se diriger à gauche Rue du Jeu de Mail. Poursuivre tout droit sur 400 m dans la zone résidentielle jusqu'à l'Eglise grecque orthodoxe.
4 - Après l’Eglise grecque orthodoxe, prendre le chemin de terre, sur 300 m environ, jusqu’à la zone résidentielle, Rue de la Bouvine. S’engager à gauche, Rue de la Bouvine, pour regagner le boulevard de la Gare. Au niveau du boulevard de la Gare, se diriger vers la droite et continuer jusqu’aux arènes.
5 – Au niveau des arènes, se diriger vers la gauche sur la rue des Arènes. Prendre la deuxième rue à droite, Rue de la Victoire. A l’intersection avec la D36, tourner à droite puis prendre la première à droite pour regagner l’office de tourisme.
  • Départ : Office de tourisme, Salin-de-Giraud
  • Arrivée : Salin-de-Giraud
  • Communes traversées : Arles

Profil altimétrique


Recommandations

L'association "Echappées salinières" souhaite valoriser le patrimoine culturel et naturel de Salin de Giraud. Cette association est à l'initiative de l'aménagement des panneaux d'information et des silhouettes.
Le tracé proposé est à titre indicatif. Le circuit peut être effectué par quartier (Solvay, Péchiney...).
Un document situant les points où sont implantés les panneaux et les silhouettes est disponible à l'Office de tourisme de Salin-de-Giraud.
Prudence sur la D36, route fréquentée !

Lieux de renseignement

Domaine de La Palissade

BP 5, 13129 Salin-de-Giraud

http://www.palissade.fr/palissade@parc-camargue.fr+33 (0)4 42 86 81 28

OT Salin-de-Giraud

1 Boulevard Pierre Tournayre, 13129 SALIN DE GIRAUD

http://www.arlestourisme.com/ot-salindegiraud@arlestourisme.com+33 (0)4 42 86 89 77

Transport

Réseau de transport Envia : Agglo 10 > Arles/Salin-de-Giraud par Gageron et Villeneuve >> www.tout-envia.com ; www.pacamobilite.fr

Accès routiers et parkings

A 38 km au sud-est d'Arles, par la D570 et la D36.

Stationnement :

Stationnement devant l’Office de Tourisme, Salin-de-Giraud

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