VILLEPERDRIX - Sentier des oliviers
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VILLEPERDRIX - Sentier des oliviers
Villeperdrix

VILLEPERDRIX - Sentier des oliviers

Patrimoine et histoire
Savoir-faire
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Une petite randonnée au coeur d'un paysage de terrasses en pierre sèche. Un sentier parfois escarpé et sauvage mais enchanteur.

Entre petits murets de pierres-sèches et oliveraies, cette balade vous emmènera à la rencontre de ces coteaux typiques des gorges de l’Eygues. Le sentier emprunte, en surplomb des gorges, l’ancienne voie romaine, taillée à même la roche, et qui passait par plusieurs ponts dont on voit encore les vestiges aujourd’hui. Une immersion au coeur de l'identité paysagère de la vallée de l'Eygues, sous le regard bienveillant des vautours qui nichent en ces lieux.


Les 11 patrimoines à découvrir

  • Patrimoine et histoire

    Villeperdrix, au pied d'Angèle

    Légèrement à l'écart des gorges de l'Eygues, blotti au pied de la face sud de la montagne d'Angèle (1606 m), le village de Villeperdrix bénéficie d'un ensoleillement favorable et d'un terroir ouvert mais sec. Les habitants ont pu y cultiver des parcelles plus planes, en complément des secteurs de terrassses de cultures dans les pentes qui dominent les gorges. On y trouve les restes d'un chateau et de fortifications villageoises, une église remaniée au cours des siècles et quelques rues typiques.

  • Faune

    Les vautours à Villeperdrix

    Si le Vautour fauve (Gyps fulvus) a été réintroduit en 1996 dans les falaises de Saint-May et Rémuzat, la colonie a depuis prospéré et s'est étendue à l'ensemble des gorges de l'Eygues et au delà dans le massif. Mais les falaises de Villeperdrix sont, elles aussi, un lieu privilégié de l'histoire des vautours dans les Baronnies provençales. En effet, c'est ici qu'une autre espèce de vautours a été réintroduite, plus rare encore : le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus). Grâce à un programme européen, 16 jeunes y ont pris leur envol depuis 2016.

  • Savoir-faire

    La culture des oliviers dans la pente

    Dans ces pentes abruptes et entrecoupées de barres rocheuses, la culture des oliviers est étroitement liée à la terrasse en pierre sèche. Mais plus qu'un simple mur, c'est un barrage dressé contre l'érosion et la fatalité de la pente. Ancrée dans la roche parfois taillée exprès, elle retient la terre, dans une certaine mesure l'eau et favorise le dépôt et la création d'un sol mince, mais riche. En hiver, cet écrin de pierre a su préserver certains oliviers centenaires des pires gelées.

  • Eaux et rivières

    Les Gorges de l'Eygues, sillon de nature

    Principal sillon est-ouest du massif des Baronnies provençales, la vallée de l'Eygues s'impose comme un des axes majeurs. La rivière, qui prend sa source à plus de 1 000 m d'altitude, a creusé sur plus de 25 km de profondes gorges dans la carapace calcaire du massif. Méandres et blocs rocheux guident l'écoulement des flots tandis que les falaises, parfois hautes de 150 m, accueillent une biodiversité exceptionnelle : Genévrier de Phénicie (Juniperus phoenicea) , Grand-duc d'Europe (Bubo bubo), Faucon pélerin (Falco peregrinus) et Vautour fauve (Gyps fulvus) y sont établis.

  • Faune

    Une zone Natura 2000 : pour quoi faire ?

    Le site Natura 2000 des "Baronnies et gorges de l'Eygues" est reconnu au niveau européen pour sa remarquable diversité d'oiseaux : Bruant ortolan dans les petites parcelles agricoles, Pie-grièche écorcheur et Fauvette pitchou dans les pelouses sèches parsemées d'arbustes, Alouette lulu et Pipit rousseline sur les pelouses de crête... Toutes ces espèces protégées et menacées au niveau européen sont là ! C'est par la concertation et l'accompagnement de pratiques favorables à la biodiversité que Natura 2000 a pour ambition de préserver le patrimoine naturel.

  • Eaux et rivières

    Le ruisseau du Pibou

    Le ruisseau du Pibou prend sa source au col de Chaudebonne, à 4 km, au pied de la montagne d'Angèle. Ce ruisseau collecte les écoulements d'une vingtaine de ravins en près de 400 m de dénivelé ! Son régime est torrentiel, fortement lié aux précipitations. Les brèves montées en crue ont creusé dans les strates calacaires une succession de goulottes et de vasques. Dans sa partie aval, il est souvent à sec, car l'eau s'enfonce dans le karst, à proximité de son confluent avec l'Eygues.

  • Patrimoine et histoire

    La voie romaine des Gorges de l'Eygues

    Une voie romaine reliait, par les gorges de l’Eygues et à travers le territoire de peuple gaulois des Voconces, la cité de Vaison-la-romaine au sud à celle de Luc-en-Diois au nord. On ne distingue aujourd'hui plus que quelques vestiges de cette voie romaine comme des traces d’ornières dans le rocher, des restes de murs de soutènement ou d'ouvrages d'art permettant de franchir les ravins affluants de l'Eygues, comme l'ancien pont enjambant jadis le ruisseau de la Croix, non loin.

  • Patrimoine et histoire

    Les vestiges du pont romain

    Ce pont est l’élément monumental le plus imposant de la voie romaine qui traversait les gorges de l’Eygues d'est en ouest. On ne distingue aujourd'hui plus que les piles de cet ouvrage, dont l'ouverture était de neuf mètres. Les caractéristiques de construction – alternance de gros blocs calcaire avec des moellons plus petits, arc aux claveaux fins - trahissent un pont du milieu du IIe siècle de notre ère

  • Savoir-faire

    Le savoir-faire de la pierre-sèche

    Les terrasses en pierres sèches, aussi appelées « restanques », constituent un des plus anciens types d’aménagement de la terre par les paysans. Cette technique n'est pas liée à une société particulière mais à une nécessité agricole qu’on retrouve partout dans le monde, les « restanques » provençales n’étant que la forme locale de cet art. Outre les terrasses de cultures, plus de la moitié du patrimoine en pierre sèche recensé en France est constituée par les ouvrages de soutènement routier.

  • Géologie

    Le pierrier, milieu fragile

    Dans ce versant exposé nord nord-est, le calcaire a subi au long des millénaires des cycles de gel et dégel (cryoclastie) qui ont eu raison de sa compacité et ont réduit en petits blocs de pierre blanche les épaisses strates qui le composaient initialement. L'éboulis ainsi constitué recouvre un versant où la végétation peine à percer et où les conditions de vie pour la flore sont particulièrement sélectives. On y trouve notamment l'Aristoloche pistoloche (Aristolochia pistolochia) ou le Grand éphédra (Ephedra major), des plantes adaptées à la rudesse du milieu.

  • Point de vue

    Un paysage de restanques

    Empreinte de l'homme dans le paysage, les terrasses (restanques), vieilles pour les plus anciennes de 400 ans, témoignent par delà leur abandon d'un passé différent où la nécessité économique, la rareté de l'espace, la densité de la population forcèrent à ce travail aussi ingénieux que titanesque. Se glissant entre des dalles calcaires naturellement planes, les murs de pierre sèche avec leur appareillage cyclopéen sont la partie émergée et bâtie d'un art ancien et subtil de façonnage du relief.


Description

Depuis l'entrée basse du village, démarrer au petit carrefour où se trouve le panneau de présentation du "sentier des Oliviers de Villeperdix".
1- Descendre la petite route goudronnée et passer devant le cimetière en le laissant sur la gauche. Descendre sur la route pendant 500 m et arriver, après trois virages, au ruisseau du Pibou à un gué bétonné. Enjamber le ruisseau et remonter le goudron jusqu'au premier virage de cette montée. Au poteau indicateur, quitter le goudron pour prendre, à gauche, le sentier qui descend.
2- Suivre ce petit sentier pendant 450 m, d'abord légèrement descendant puis qui longe des murets de pierre sèche et remonte petit à petit, jusqu'à un cairn. Au cairn obliquer à gauche sur la crête. Le sentier redescend alors en plusieurs virages, traverse une gravière et retrouve le ruisseau en fond de vallon. Enjamber le ruisseau et reprendre, à droite, le sentier longeant le versant opposé jusqu'à rejoindre l'ancien pont romain sous un virage de la route départementale D 570. Remonter jusqu'à la route au niveau du poteau directionnel "Pont Romain".
3- Descendre à droite sur la D 570 pendant 250 m et, au niveau de la maison en ruine, quitter le goudron pour prendre, à gauche, le chemin qui monte dans un ancien champ d'oliviers. Suivre ce chemin, qui devient un sentier et remonte au milieu des murets en pierre sèche jusqu'à atteindre la crête de la colline. En arrivant sur la piste, la suivre en partant à droite pour retrouver 80 m plus loin, le sentier qui descend, à gauche, en direction du village.
4- Suivre ce sentier qui descend à gauche dans un petit vallon avant de le remonter pour rejoindre, entre les vergers d'oliviers et de cerisiers, les premières maisons sous le village. Déboucher sur la route D 570 et la traverser de part en part pour revenir par une petite route goudronnée au cimetière de Villeperdrix. A l'angle du cimetière, prendre à droite pour remonter jusqu'au village.

  • Départ : Entrée basse du village
  • Arrivée : Entrée basse du village
  • Communes traversées : Villeperdrix

Profil altimétrique


Recommandations

  • RESPECTER LA TRANQUILLITE du lieu où on se promène, éviter de crier et ne pas utiliser d’instruments ou d’appareils sonores (radio, etc.), par respect pour les autres usagers mais aussi pour la quiétude de la faune, notamment en périodes de reproduction et d’hivernage où les animaux sont beaucoup plus vulnérables. 
  • Éviter de cueillir les plantes sauvages : certaines d’entre elles sont protégées.
  • Le chemin passe à proximité de cultures qui sont des propriétés privées, merci de ne rien cueillir dans les champs (lavandes, fruits, etc …).
  • Une partie de l'itinéraire est fortement exposée au soleil, prendre l'équipement nécessaire (eau, casquette, crème solaire, ...) pour les chaudes journées d'été. Privilégier un départ tôt le matin pour éviter les heures chaudes de la journée.
  • RISQUE INCENDIE. Le feu est l’ennemi de la forêt… et du randonneur ! Ne pas fumer en forêt et ne pas allumer de feu, d'autant que quelle que soit la saison, c'est interdit ! Et en période estivale, avant de partir en balade, se renseigner sur les conditions et réglementations d’accès aux massifs forestiers.

Lieux de renseignement

Maison du Parc naturel régional des Baronnies provençales

575 Route de Nyons – La plaine du Pont, 26510 Sahune

http://www.baronnies-provencales.fr/smbp@baronnies-provencales.fr+33 (0)4 75 26 79 05

Les locaux du Parc naturel régional des Baronnies provençales sont ouverts au public.

Du 1er mai au 30 septembre :
Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi de 14h à 18h et Dimanche de 14h à 17h30

Pendant les petites vacances scolaires (toutes zones confondues) :
Mardi, Mercredi, Jeudi de 14h à 18h et Dimanche de 14h à 17h30

Du 1er octobre au 30 avril hors vacances scolaires :
Mardi, Mercredi, Jeudi de 14h à 18h

En savoir plus

OT Baronnies en Drôme Provençale - Rémuzat

Place du Champ de Mars, 26510 Rémuzat

http://www.baronnies-tourisme.comremuzat@baronnies-tourisme.com+33 (0)4 75 27 85 71

Accès routiers et parkings

A 22 km à l'est de Nyons par la R94. A 23 km de Rosans par la D994. Dans les Gorges de l'Eygues, prendre la D570 pour arriver au village de Villeperdrix.

Stationnement :

Parking à l'entrée du village, Villeperdrix

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