Parcours 2 : Aiguilles les Ribes - Château-Queyras (II-IV)
Départ de la plaine des Ribes à Aiguilles
Départ de la plaine des Ribes à Aiguilles - Yoann Amouriq - Kina Photo
Aiguilles, Château-Ville-Vieille

Parcours 2 : Aiguilles les Ribes - Château-Queyras (II-IV)

Eaux et rivières
Classe : II - Moyennement difficile, IV - Très difficile
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Alternance de gravières et grilles techniques, milieu du parcours encaissé et engagé. 
La vallée du Guil est un milieu naturel exceptionnellement riche. C'est pourquoi elle a été intégrée dans le réseau Natura 2000 au sein du site "steppique Durancien Queyrassin". Soyez respectueux, silencieux et attentifs ! Prenez le temps d'observer la faune et la flore qui vous entourent.

Les 17 patrimoines à découvrir

  • Cynorhodon
    Cynorhodon - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Flore

    Cynorhodon

    Le cynorhodon ou « gratte-cul » est le faux-fruit de l’églantier. Très riche en vitamine (A, C et E) de nombreuses cultures l’ont utilisé pour ses propriétés toniques, astringentes et protectrices. Il peut être utilisé pour faire des confitures, des sirops, des infusions, des soupes ou des liqueurs. Attention, ses poils sont très irritants et doivent être soigneusement enlevés.

  • Barbe de Saint Pierre
    Barbe de Saint Pierre - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Flore

    Barbe de Saint Pierre

    Les galles proviennent de réaction des plantes suite à l’intrusion d’un parasite. Pour cette galle de l’églantier (nommée barbe de St Pierre) un insecte, le Cynips du rosier pique le végétale pour pondre ses œufs. La réaction de l’églantier est de produire cette galle. L’excroissance obtenue est composée de nombreuses cavités qui vont abriter et protéger des larves. Très riche en sucre, en amidon et en protéines la galle servira encore aux insectes.

  • Astragale queue de renard
    Astragale queue de renard - ©PN Ecrins
    Flore

    Astragale queue de renard

    Avec ses fleurs jaunes et brunes en grappes allongées et ses feuilles à folioles serrés et oblongues, cette astragale est emblématique du Queyras. Plante rare et protégée au niveau national, elle est très présente dans la région. Installée dans les landes et les pelouses steppiques d’adret, cet astragale s’associe très bien à l’épine-vinette et au genévrier sabine.

  • Epine-Vinette
    Epine-Vinette - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Flore

    L’Epine-Vinette, une plante aux multiples bienfaits

    Caractérisé par des épines disposées par 3, cet arbuste est très présent en montagne. Autrefois réparti aussi dans les plaines, il fut détruit car on le disait porteur d’une maladie : la rouille du blé, qui attaque les céréales. L’écorce de la racine et du bois était utilisée pour teindre les tissus et les cuirs en jaune. Ses fruits acidulés et comestibles peuvent être utilisés comme épice, pour assaisonner les plats ou préparer gelées, confitures et sirops. Le médecin Suisse Alfred Vogel les décrit comme « un tonique des nerfs étonnant » et les recommande pour les hypernerveux et les personnes à déficience en vitamine C. D’autres auteurs considèrent ses fruits comme un « draineur » qui agit sur le foie, la vésicule, la rate et le pancréas.

  • Pie grièche écorcheur
    Pie grièche écorcheur - ©DR-Notre Nature
    Faune

    Pie-grièche-écorcheur

    Présent sur l’ensemble de l’Europe, l’Asie et une grande partie de l’Afrique, cet oiseau migrateur vit sur le territoire du Queyras de mai à août. Il affectionne les milieux ouverts et habite souvent dans les buissons épineux entre 1m et 3m de haut. Posté sur son perchoir, il guette ses proies (insectes, lézards et petits oiseaux) et il les capture d’un plongeon vif. Les plus petites prises sont mangées immédiatement quant aux plus grosses, la pie-grièche-écorcheur les empale sur une épine de pruneliers ou d’aubépinier, un fil barbelé... Ces garde-mangers sont appelés des lardoirs.

  • Le Genévrier commun, utile et apprécié depuis toujours
    Le Genévrier commun, utile et apprécié depuis toujours - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Flore

    Le Genévrier commun, utile et apprécié depuis toujours

    De nombreuses vertus sont attribuées à cet arbuste. Une légende dit que celui qui mange tous les jours une baie de genièvre sera préservé de la maladie. Il serait utilisable en inhalation comme antiseptique bronchique, en fumigation pour assainir l’air, en bain pour lutter contre l’arthrite et les affections cutanées chroniques. Considéré comme un diurétique puissant, cette particularité le marie bien à la choucroute en facilitant sa digestion. Les baies peuvent aussi très bien assaisonner les terrines, les poissons marinés et les gibiers. Elles servent dans la conception de certains alcools comme le gin, quelques bières et des liqueurs traditionnelles.

  • Pin Sylvestre
    Pin Sylvestre - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Flore

    Utilisation du Pin Sylvestre

    Autrefois utilisé par les charpentiers de marine, on l’utilise aujourd’hui dans la construction de pâte à papier, la fabrication de contreplaqué ou dans la charpente. Sa résine serait utilisable pour traiter les contusions, les engelures et les rhumatismes. L’huile essentielle de pin sylvestre est aussi utilisée pour le traitement de différentes infections et lutter contre divers maux tel que l’anxiété, la nervosité, le stress… mais aussi l’asthme ou la fatigue.

  • Genévrier Sabine
    Genévrier Sabine - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Flore

    Genévrier Sabine

    Habitant les vallées à foehn bien exposées, le genévrier sabine se différencie de ses cousins par un feuillage doux. A l’instar des autres genévriers, de grands atouts caractérisent le genévrier Sabine, son bois dur et son grain fin sont appréciés en ébénisterie en sculpture, en marqueterie et en tournerie. Il sert à la production de bâtons de marche, de manches de couteaux ou de différents outils, de tuyaux de pipe… Imputrescible il est aussi utilisé pour la fabrication de poteaux ou de conduite d’eau. Attention à cet arbuste car contrairement au genévrier commun ses bais sont toxiques et ses feuilles irritantes.

  • Le vallon du Lombard
    Le vallon du Lombard - ©Benjamin Musella - PNR Queyras
    Point de vue - sommet

    Le vallon du Lombard

    Belle vue sur le vallon du Lombard. On voit à droite le Serre de l’Aigle (2496 m) et le Petit Rochebrune (3078 m) au fond du vallon.

  • La vallée du Guil
    La vallée du Guil - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Point de vue - sommet

    La vallée du Guil

    En remontant la piste forestière, des vues sur la vallée du Guil se dévoilent. Au fond, on peut voir les crêtes de la Plate et de Croseras, délimitées par la caractéristique Dent du Ratier (2660 m). Sur la droite, plus proche, le pic de l’Agrenier (2793 m) surplombe la vallée du Guil.

  • Chapelle Saint Louis
    Chapelle Saint Louis - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Patrimoine et histoire

    Chapelle Saint Louis

    Au XVIème siècle les guerres de religions font rage dans toute la France. Des troupes protestantes s’installent dans le Queyras. En 1561 une communauté protestante se forme à Abriès. De 1574 à 1583 les altercations apparaissent et en 1587 le Queyras est protestant. L’édit de Nantes (1598), établi par Henri IV, instaure la liberté de culte et apaise les conflits. A son arrivé au pouvoir Louis XIV cherche à unifier le royaume sur le plan religieux. Après de multiples persécutions, il révoque l’Edit de Nantes en 1685. A l’instar des protestants de France, de nombreux Queyrassins décident de migrer en Suisse, en Allemagne, en Amérique latine ou en Afrique du Sud. La chapelle Saint Louis fût érigée après la révocation de l’Edit de Nantes sur les fonds donnés par Louis XIV.

  • Verrou glaciaire
    Verrou glaciaire - Images et Rêves
    Géologie

    Verrou glaciaire

    Depuis le début du quaternaire (2.58 millions d’années) les périodes glaciaires façonnent les paysages. En phase de progression, les glaciers avancent et creusent le sol. Parfois ils rencontrent des roches plus dures qu’ils « contournent ». A leurs retraits ils laissent derrière eux des vallées. Les roches dures, laissées sur place peuvent former des verrous glaciaires : des monticules qui rendent la vallée plus étroite et plus haute. Dans l’Histoire, les verrous glaciaires ont été des lieux stratégiques propices à la défense du territoire, à l’image de Fort Queyras.

  • Eglise Saint-Jean-Baptiste
    Eglise Saint-Jean-Baptiste - Fabrice Amoros
    Patrimoine et histoire

    Vue sur le village et l'église Saint-Jean Baptiste

    L'Eglise Saint-Jean-Baptiste du village d'Aiguilles est un élément important du patrimoine de la commune, dont les habitants restent très attachés. 
    Construite au Moyen-Age, l'église, le cimetière et le presbytère ont été emportés par une crue du torrent du Lombard le 24 juin 1431. Reconstruite en 1433 à l'emplacement actuel, où se trouvait une petite chapelle dédiée à Saint-Jean-Baptiste, elle a souffert pendant les guerres de religion et subi deux incendies, avant d’être encore entièrement rebâtie au XVIIe siècle.

  • Ville-Vieille
    Ville-Vieille - ©A.BENARD_OTGQ
    Eaux et rivières

    Torrents et villages

    Dès le Moyen Âge, les villages se sont installés près des torrents pour l’irrigation, les fontaines, les moulins. L’entretien collectif forgeait un savoir-faire local contre les crues. Mais depuis les années 1950, le tourisme a distendu les liens entre habitants et torrents : les savoirs se perdent, les relations aux cours d’eau deviennent occasionnelles. Aujourd’hui, le changement climatique et les phénomènes extrêmes réinterrogent les choix d’aménagement et les liens entre rivières et habitants.

  • Argousier
    Argousier - ©PNRQ
    Flore

    L’Argousier

    L’Argousier (Hippophae rhamnoides) affectionne les bancs de gravier de la durance et de ses affluents comme le Guil, où il contribue à la stabilisation des glissements de terrain grâce à ses racines. Autrefois, les services de voirie en plantaient sur les bergers et les talus. Son sirop, très riche en vitamine C, se vend en pharmacie ou dans les magasins d’artisanat locaux.

  • Truite
    Truite - ©Benjamin Mussela - PNRQ
    Eaux et rivières

    La Truite du Guil

    Des études génétiques récentes ont mis en évidence le caractère naturel de la Truite fario (Salmo trutta) du Haut-Guil. Les poissons issus de l’élevage sont peu adaptés aux conditions sévères du torrent. Naturellement sédentaires et isolées de la Durance par le barrage de Maison-du-Roy, les populations de truites sauvages se maintiennent tout en préservant leur spécificité génétique.

  • Le Guil
    Le Guil - ©PNRQ
    Eaux et rivières

    Au bord du Guil

    Le Guil est le cours d’eau principal du massif du Queyras. Il prend sa source à la frontière italienne, au pied du mont Viso, à 2 500 m d’altitude. Il est alimenté tout au long de son trajet par près de 180 torrents qui viennent grossir ses eaux. Après avoir parcouru 48 km, il se jette dans la Durance, en aval de Guillestre et d’Eygliers, à 900 m d’altitude. Le Guil, influencé par le phénomène de “retour d’est”, subit des crues violentes et rares, causées par des pluies intenses, comme en 1957.


Description

Embarquement : Aiguilles les Ribes, rive droite
Débarquement : Chateau-Queyras place d’Exilles, rive droite
Embarquements, débarquements secondaires : Aiguilles la Misère, rive droite, ou Ville-Vieille la Rua, rive gauche

Reconnaissance possible depuis la route d'accès.
  • Communes traversées : Aiguilles et Château-Ville-Vieille

Recommandations

Risques particuliers : Milieu de section à repérer (gorges d'Aiguilles), passages engagés. Possibilités d'échappatoires difficiles.

Les kayaks gonflables sont fortement déconseillés.
Accès :
Depuis Guillestre, suivre la D902, en direction du Queyras, puis la D947 jusqu'à Aiguilles, situé à 30 km. À l'entrée d'Aiguilles, prendre à gauche direction Les Ribes.

Lieux de renseignement

Maison du Parc naturel régional du Queyras

3580 Route de l’Izoard, 05350 Arvieux

http://www.pnr-queyras.fr/pnrq@pnr-queyras.fr+33 (0)4 92 46 88 20

La maison du Parc naturel régional du Queyras est fermée au public

En savoir plus

OTI du Guillestrois et du Queyras

Maison du Tourisme du Queyras, 05350 Château-Ville-Vieille

http://www.guillestroisqueyras.cominfo@guillestroisqueyras.com+33 (0)4 92 46 76 18

Météo


En savoir plus


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