SAINT-SATURNIN-LÈS-APT - VILLARS - RUSTREL - Immersion ocreuse
« S'engager dans cette traversée c'est, soit abandonner sa voiture à Rustrel et faire la navette en bus jusqu'à Saint-Saturnin-lès-Apt le matin avant d'attaquer à marcher, soit laisser sa voiture à Saint-Saturnin-lès-Apt, commencer par parcourir la rando et revenir de Rustrel en bus en début ou fin d'après-midi. Quant à l'itinéraire à pied, il vous est proposé de parcourir des sentiers moins connus mais non moins captivants ; entre les ruines d'exploitations minières, mare orangée et crêtes panoramiques, c'est un vrai réservoir de curiosités ! Enfin, sillonner ainsi le massif le massif ocrier, c'est honorer ce que l'on aime ; les milieux naturels traversés sont fragiles et méritent le plus grand respect... Qu'on se le dise ! » Mathieu Berson, chargé de mission biodiversité et Natura 2000 au Parc naturel régional du Luberon
Les 28 patrimoines à découvrir

Truffes fraîchement dénichées - ©PNR Luberon
Produits du terroirLa truffe en Luberon
La truffe ou « rabasso » en provençal, est un champignon qui vit sur les racines des chênes verts, blancs mais aussi des pins d’Alep... C’est un paysan de Saint-Saturnin, Joseph Talon, qui débuta la trufficulture en plantant des chênes truffiers. En hiver, truffier et chien truffier partent à la recherche du fameux diamant noir. Le Vaucluse est le premier département producteur français et la Provence produit plus des trois quarts de la production nationale.

Village de Villars - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireVillars, village de caractère
Perché au sommet d’une colline, au pied des Monts de Vaucluse, Villars est un village provençal typique aux ruelles étroites. On y découvre l’église paroissiale Saint-Jacques-le-Mineur (XIXe s.), plusieurs oratoires, un ancien lavoir communal, ainsi qu’une place ombragée animée par le Bar des Amis, célèbre pour avoir servi de décor au film L’Été meurtrier (1983), révélant Isabelle Adjani, Alain Souchon et François Cluzet. Villars et ses 11 hameaux sont aussi le pays natal du peintre Paul Camille Guigou (1834–1871), dont les œuvres sont conservées, entre autres, au musée d’Orsay à Paris et au musée des Beaux-Arts de Marseille.

Les ocres de La Bruyère - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLa colline de la Bruyère, site classé et OGS
La colline de La Bruyère est un des quatre principaux massifs du site classé des Ocres du Pays d’Apt, défini par décret en 2002 au titre des Monuments naturels à caractère historique et qui couvre plus de 2500 ha. En 2010, en concertation avec les acteurs locaux, une Opération Grand Site de France a été lancée par la Communauté de Communes Pays d'Apt Luberon, afin de mettre en œuvre un projet de valorisation, de bonne gestion et de préservation des patrimoines naturels, paysagers mais aussi culturels dans la perspective d'obtenir prochainement de l'Etat le label Grand Site de France.

Panneau d'accueil - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLa Bruyère, espace naturel sensible
La colline de La Bruyère a reçu le label départemental Espace naturel sensible (ENS) en 2005. Dans ce cadre, et dans un objectif de préservation du patrimoine naturel, plusieurs parcelles privées ont été achetées par la commune de Villars, le Parc naturel régional du Luberon et le Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ces terrains sont ouverts au public, uniquement sur les sentiers balisés et dans les limites de préservation de cet îlot siliceux unique.

Vue sur Villars - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Point de vue - sommetCe chemin est d'or, ocre et vermeil...
Du point de vue situé une vingtaine de mètre sur la gauche, on apperçoit Villars, Saint-Saturnin-lès-Apt, puis des falaises ocreuses très colorées, cachées en partie par une végétation boisée de reconquête. En retrait du Calavon qui coule entre les massifs des Monts-de-Vaucluse au nord et du Luberon au sud, la colline boisée de La Bruyère se dresse par-dessus la vallée agricole où dominent les vignes.

Front de taille ocrier érodé - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLa Bruyère, îlot siliceux
Comme un îlot siliceux au milieu d’un océan calcaire, la colline de La Bruyère (site classé et Espace naturel sensible) recèle tout un cortège de plantes silicicoles (qui aiment la silice), acidophiles (qui aiment les sols acides) et psammophiles (qui aiment le sable). On y rencontre également de nombreuses espèces d’amphibiens (comme le Crapaud à couteaux), d’oiseaux (comme le Guêpier d’Europe) et de chauves-souris (comme le Grand ou le Petit rhinolophe, le Minioptère de Schreibers).

Phénomène d'irisation - ©DR-Zoom Nature
Eaux et rivièresPollution ou irisation ?
En l’absence de précipitations et/ou après une période de forte chaleur prolongée, il est possible de voir sur l'eau stagnante de la marre, une forme de films huileux flottant qui peut faire penser à la présence d’essence. Mais ces films aux reflets colorés (phénomène d'irisation) ne sont pas le signe de pollution d’hydrocarbures mais résultent de l’activité de bactéries naturellement présentes dans la nature. Ils se composent de diverses substances organiques (sucres, lipides, protéines) issues de l’activité des bactéries planctoniques vivant en colonies juste sous la surface, au plus près de l’oxygène. Au départ, des bactéries planctoniques s’agglomèrent et secrètent des protéines leur permettant de « s’accrocher » à l’interface eau/air. Très vite, si les conditions sont favorables (pH proche de la neutralité, eau calme, peu d'oxygène), elles prolifèrent et la colonie forte de milliards de bactéries constitue une matrice épaisse huileuse (du fait de la présence de matières grasses) qui flotte en surface.

La mare au printemps - ©David Tatin
FauneMare du Trou des Américains
Cette zone humide tire son origine de l’activité ocrière du site et devait servir au stockage de l’eau utilisée pour le lavage des ocres. C’est l’une des mares les mieux conservées du Parc du Luberon et qui fait partie des sites connus de reproduction du Pélobate cultripède (ou crapaud à couteaux). Cette espèce rare et vulnérable en France est considérée comme quasi-menacée au niveau mondial. Equipé de "couteaux" derrière les pattes arrière, il s'enfouit dans le sable jusqu'à ce qu'il pleuve !

Grands Rhinolophes - ©DR-life-bats-birds
FauneIndispensable chauve-souris !
17 espèces protégées sur les 34 identifiées en France, comme le Grand ou le Petit rhinolophe, le Minioptère de Schreibers, sont présentes sur le site classé et l’Espace Naturel Sensible de la colline de la Bruyère. Les chauves-souris sont des mammifères volants qui allaitent chaque année un seul petit et qui se nourrissent d’insectes la nuit. La plus petite chauve-souris, extraordinaire technologie de 4 gr, peut manger jusqu’à 3000 moustiques par nuit ! Leur conservation est primordiale pour l’équilibre de la biodiversité, et pour la transmission de ce patrimoine biologique à nos enfants.

Petit Rhinolophe - ©David Tatin
FaunePetite divagation = réveil fatal !
Sur la colline de La Bruyère, il y a une grande diversité de cavités souterraines, notamment des anciennes mines d’extraction d'ocres. Ces lieux, de températures et d’humidité stables, offrent un gîte indispensable aux chauves-souris à leur l’léthargie hivernale (octobre à mars). Durant cette période de vie ralentie, un simple même très court dérangement dans les galeries ou le passage répété juste devant les entrées de cavités, engendre le processus de réveil. Ce réveil imprévu très stressant leur fait consommer jusqu’à 80% de leur réserve et entraine leur mort quasi certaine. Il est donc impératif, de ne jamais pénétrer dans les cavités. Et ce d’autant plus que c’est dangereux en raison des risques d’effondrements !

Front d'éboulement - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireDanger éboulement !
Véritable gruyère, la colline de La Bruyère est percée d'anciennes galeries creusées à la main et de front de taille à ciel ouvert. Il s'agissait d'un lieu important pour l'extraction des ocres. Ensuite, un certain nombre de cavités ont été transformées en champignonnières. Elles sont aujourd'hui délaissées de toute activité humaine. Certaines sont devenues des refuges pour de grosses colonies de chauves-souris. Il est strictement interdit de pénétrer dans les galeries (propriété privé), en raison d'éboulements fréquents et pour éviter tout dérangement dramatique des chauve-souris.

Minioptère de Schreibers - ©DR
FauneMinioptère de Schreibers
La colline de La Bruyère héberge le plus important site de transit de minioptères de Schreibers du Luberon. Cette chauve-souris, qui se nourrit de papillons, est très sociable et s'installe en grappes (collées les unes aux autres) dans les galeries d'ocres. Bien souvent, pour conserver la tranquillité des chauves-souris, des grilles sont installée à l'entrée des grottes ou galeries. Pour la minioptère, ces grilles sont néfastes car leur vol, peu manœuvrable, ne lui permet pas de se faufiler facilement entre les barreaux. La protection de leur espèce repose principalement sur leur tranquillité, il est donc important de la respecter.

Chataîgne dans sa bogue - ©DR
FloreChâtaignier des sols acides
Ilot de sable au milieu des massifs calcaires du Luberon et des Monts-de-Vaucluse, les ocres abritent des essences d'arbres qui ne poussent pas dans le calcaire. Ainsi le châtaignier apprécie ce sol tout comme il apprécie le sol sableux dans le département du Var plus au sud.

Gagée de Bohème - DR-Floréalpes
FloreUne flore originale
Associée à un climat méditerranéen, la géologie particulière de la colline de La Bruyère (site classé et Espace naturel sensible), constituée d’ocres et de grés du Crétacé, permet à une flore très spécifique et diversifiée d’y prospérer. La végétation est ici composée d’une chênaie verte associée au pin maritime, au pin sylvestre et à des d’espèces typiques de lande : callune (bruyère commune), ciste à feuille de laurier, bruyère à balais. On y trouve des espèces rares et protégées, comme la Loeflingie d’Espagne, minuscule plante aux fleurs vertes, et la Gagée de Bohème avec ses petites fleurs d’un jaune éclatant.

Sentier ocreux - Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieL'origine des ocres
Les sables ocreux résultent de la profonde modification chimique de sables verts déposés dans la mer il y a environ 100 millions d'années. C'est leur émersion, à cette époque, et leur exposition à un climat chaud et humide qui a conduit à leur altération pour donner, entre autres, des sables ocreux. C’est à partir de ces sables extraits dans des carrières qu’est produite l’ocre, par un processus de séparation du sable et de l'ocre, de décantation dans des bassins, de séchage, de cuisson aux alentours de 800°C et enfin de broyage.

Ocres du Luberon - ©David Tatin
GéologieLumineux, naturel et durable ; je suis... ?
L’ocre est un pigment naturel, inaltérable et très résistant (notamment aux UV). Ses teintes sont composées d’une palette de couleur allant du vert pâle au rouge. On doit ces nuances de couleurs au mélange d’argile blanche pure (Kaolinite), d’oxydes et d’hydroxydes de fer (Hématite pour le rouge, Limonite pour la brune, Goethite pour le jaune…). Il a été déterminé que l’homme de Néandertal (entre -250 000 et -30 000 ans) utilisait déjà l’ocre. Dans les grottes ornées tels que Lascaux, Chauvet ou Cosquer, c’est de l’ocre qui était utilisée pour réaliser les peintures rupestres.

Fontaine bassin des Jean-Jean - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Eaux et rivièresFontaine des Jean-Jean
En Luberon, l’eau a toujours été une ressource rare. Les puits, lavoirs, bassins ou encore fontaines s’imposent comme témoin des aménagements pour faire jaillir cette eau si précieuse. Tout ce patrimoine exprime l'effort et le génie paysan pour répondre aux besoins des femmes et des hommes, des bêtes et des cultures. Ici, la fontaine bassin des Jean-Jean, aujourd'hui encore en eau une grande partie de l'année, apporte fraîcheur et or bleu d'appoint (eau non contrôlée).

Calcaire en plaquettes - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieLes marnes grises
Au nord-est d'Apt, ici aux Tapets, les collines des Puys et du Pié de Marc, séparées par la rivière Doa, sont essentiellement constituées de calcaires beiges en petits bancs ou mêmes en fines plaquettes. Ce sont des roches d'âge Oligocène (-30 millions d'années) déposées au fond de grandes étendues lacustres peu profondes et souvent saumâtres qui recouvraient notre région. S'y intercalaient souvent des niveaux argileux, du gypse, des silex, des couches bitumineuses ou ligniteuses ainsi que du soufre. C'est ainsi qu'aux Tapets, s'ouvrir la première mine de soufre française.

Aphyllante de Montpellier - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreAphyllante de Montpellier
L'Aphyllante de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis, le Bragalou en occitan, brégalon ou pan de pastre en provençal) est une plante vivace herbacée persistante et cespiteuse (qui forme une touffe compacte), de 10 à 30 cm de hauteur, typique des régions méditerranéennes ou méditerranée-montagnardes, et plus précisément de la région de Montpellier, ce qui justifie son nom. L'espèce est spontanée sur les talus secs, garrigues et forêts claires, à l'abri des vents froids et dans un sol argilo-calcaire, comme ici en bordure de chemin. Elle supporte très bien la sécheresse et résiste au froid jusqu'à -10°C ; on peut la retrouver jusqu'à 1500 m d'altitude. En fleur de mai à juillet, chaque pétale bleu vif est rayé d’un trait plus foncé. Ses fleurs peuvent décorer nos salades et être consommées crues pour leur goût sucré. Le reste de la plante est légèrement toxique pour l’humain mais un excellent fourrage très apprécié des moutons et des chèvres ; cela donne un très bon goût aux fromages. Ses nombreuses petites racines fibreuses et denses ont été utilisées par le passé pour la fabrication de brosses en chiendent.

Champ de lavandin - ©Axelle Beaumard - PNRL Luberon
FloreLavande ou Lavandin ?!
La Lavande aspic (Lavandula latifolia), à larges feuilles blanchâtres, est une plante des étages méditerranéens. La Lavande vraie ou fine (Lavandula angustifolia), à feuilles étroites, est quant à elle plus montagnarde (de 600 m jusqu'à 1500 m d'altitude). C'est ordinairement le lavandin (Lavandula hybrida), hybride naturel des deux, aux parfums plus grossiers mais à plus fort rendement, que l'on observe ici dans les champs en juin/juillet. Attention, ces cultures sont le fruit d'un dur travail agricole, merci de ne pas cueillir !

Balise GR, sur les traces de Morenas - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireMorenas, l'avant-gardiste
Dans le Colorado, François Morenas fut le premier à baliser des itinéraires de randonnées dès 1953. Véritable précurseur des GR® du sud, souvent traité de "fada" par les gens du pays, il défricha, armé de sa serpe et de sa pioche plus de 1 500 km de sentiers entre Ventoux, Monts-de-Vaucluse et Luberon. Passionné, il aimait avant tout partager son plaisir d'ouverture avec les autres. Jusqu'à son dernier souffle, il continua d'entretenir ses traces, aujourd'hui plus ou moins disparues.

Cheminement initial du sentier en crêtes - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieQuand la terre glisse...
Après une période froide et pluvieuse, janvier 2010 s'est terminé par une hausse des températures. Pendant trois jours, le brouillard cachait la falaise face à Rustrel et un beau matin, les habitants se sont réveillés devant un paysage spectaculaire : un glissement de terrain avait emporté un demi-hectare de bois de la commune de Caseneuve sur celle de Rustrel. Pendant les semaines qui ont suivi, les riverains ont vécu au rythme du grondement des chutes de pierres. Le sentier initial des crêtes a glissé 100 m plus bas ! Grande prudence est de mise à chaque fois que l'on s'approche d'un front de taille ou falaise...

Immortelle commune - ©Daniel Grenouilleau
FloreElles aiment l'ocre...
Dans un environnement très calcaire, le massif ocrier du Luberon offre à la végétation un substrat sableux unique où se développe tout un cortège exceptionnel de plantes silicicoles (qui aiment la silice), acidophiles (qui aiment les sols acides) et psammophiles (qui aiment le sable). Au cœur du maquis, des pelouses colonisent les petites clairières isolées où se sont réfugiées de rares espèces, dont certaines sont protégées par la loi.

Affleurements d'ocre - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieTrésors multicolores
Le cheminement sur cet affleurement d'ocre, associé aux pins, à la bruyère et aux contreforts du Luberon, offre une incroyable palette de couleurs. Aux jaunes multiples, ponctués d'ombres bleu-noir profondes et aux blancs éclatants, vient s'ajouter la fulgurance des ocres rouges orangées. Tous les violets, les verts, les jaunes d'or et de paille jusqu'aux reflets bleus indigo, nourrissent les interrogations du visiteur émerveillé.

Azuré de Baguenaudier - ©Fabrice Teurquety - OTI Destination Luberon
FauneL'azuré de Baguenaudier
La ripisylve de la Dôa, qui prend naissance dans les ocres de Gignac, recèle de nombreuses espèces de micro-lépidoptères, dont les origines sont liées aux contrastes climatiques de cette région. L'azuré de Baguenaudier (glaucopsyche iolas) est un papillon qui présente un dimorphisme sexuel, la couleur de ses ailes permet donc de repérer son sexe : le dessus des ailes du mâle est d'un bleu lilas brillant bordé d'une fine marge sombre, tandis que celui de la femelle est plus foncé et suffusé de bleu. Le revers des ailes est orné d'une ligne de points noirs. L'espèce est particulièrement présente dans le sud-est de la France.

La Dôa - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Eaux et rivièresLa Dôa, torrent multicolore
Ce torrent prend sa source sur la commune de Viens, à environ 5 km vers l’est, puis rejoint le Calavon, lui-même affluent de la Durance et sous-affluent du Rhône. Avant de traverser le Colorado provençal, la Dôa parcourt des vallons encaissés entre les collines et le piémont des monts de Vaucluse. Lors de violents orages, son passage dans les terrains ocreux de Rustrel charge ses eaux en boues colorées et en limons argileux, leur donnant des teintes jaunes, orangées ou brunâtres.

Coupe d'arbres dans le Colorado - ©Marion Eyssette - PNR Luberon
Patrimoine et histoireRouvrir les vues sur le Colorado
Depuis la fin de l'exploitation de l'ocre, la végétation a peu à peu envahi le Colorado de Rustrel. La colonisation de pins sylvestres (fortement combustibles) est devenue un enjeu paysager mais aussi sécuritaire. Aussi, en 2015, des coupes d'arbres ont été réalisées pour recréer des ouvertures paysagères et retrouver les anciens fronts de taille. L’objectif était de redonner à voir l’ocre dans le site, mais aussi dans le grand paysage et de mettre en sécurité les visiteurs en créant une zone de rassemblement.

Colorado de Rustrel - ©Daniel Grenouilleau
Patrimoine et histoireOpération Grand Site de France : une nécessité !
Site classé en 2002, les ocres du Luberon sont un des gisements les plus importants au monde. Avec un nombre de visiteurs important et des risques de dégradation, certaines zone du massif des ocres suscitent beaucoup d'intérêt. En 2010, en concertation avec les acteurs locaux, une Opération Grand Site de France a été lancée par la communauté de communes Pays d'Apt Luberon afin de mettre en œuvre un projet de valorisation, de bonne gestion et de préservation des patrimoines naturels, paysagers mais aussi culturels, dans la perspective d'obtenir prochainement de l’État le label Grand Site de France.
Description
De l'arrêt de bus "Moulin à huile" (1 arrêt de part et d'autre de la D943, sous Saint-Saturnin-lès-Apt), gagner l'entrée du parking limitrophe et emprunter le chemin revêtu des Moulières en direction de Villars (GR-GRP®). 400 m plus loin, au croisement de chemins, prendre à gauche et avancer 100m (GR-GRP®).
1- Au carrefour "Chemin des Garbis", bifurquer à droite et suivre le chemin de Saint-Jacques toujours en direction de Villars (GR-GRP®). Avancer 1,2 km et atteindre la petite route de la Tartelle. Filer tout droit et 200 m plus loin, déboucher sur la D111A. Au stop, virer à droite et emprunter la route (prudence !). Au carrefour ''Le Logis Neuf'', continuer à gauche. 80 m plus loin, au carrefour routier (D111) emprunter la route tout droit (prudence !), passer devant la fontaine-lavoir et grimper sous l'allée de platanes qui mène au centre du village de Villars (GR-GRP®).
2- Au carrefour ''Villars'', face à la mairie, partir à droite Rue du Stade, en direction de Rustrel (GR-GRP®). Passer une longue courbe et à hauteur de la salle des fêtes, plonger à droite sur un sentier qui passe en limite du lotissement (clôture). En contre-bas, virer à droite sur la route, franchir la Riaille, poursuivre la route et au carrefour ’’Clastre’’, continuer tout droit sur 700 m (GR-GRP®).
3- A hauteur du petit parking de l’Espace Naturel Sensible de La Bruyère (panneau), gravir à gauche la piste (GR-GRP®), déboucher sur l'épaule et la zone de détente (bancs, panneau d'information). De là, emprunter le chemin qui part derrière le panneau, légèrement à gauche. Au premier carrefour, virer à droite et s'élever doucement par le sentier (GR-GRP®). Poursuivre jusqu'en haut de la colline. Sur le replat, laisser une trace partir à droite et avancer encore 100 m.
4- Au carrefour ''Trou des Américains'', bifurquer à droite sur le sentier qui se faufile dans la bruyère et atteindre la mare (panneaux d'interprétation). Ensuite, faire demi-tour devant la mare et revenir sur ses pas jusqu’au carrefour ''Trou des Américains''. Là cette fois, virer à droite et emprunter le sentier principal qui descend légèrement (GR-GRP®). Poursuivre légèrement à gauche, franchir un raidillon en ocre et continuer tout droit. Devant un croisement en Y, filer à gauche puis, 20 m plus loin, continuer sur le sentier à droite. Cheminer sur le sentier ocreux plus ou moins en crête de colline (GR-GRP®).
5- Au carrefour ''Les Bruyères'', tourner à gauche direction ''Les Jean-Jean'' (PR). À hauteur d’un replat (bloc de rocher), emprunter le chemin en face et descendre tranquillement sur le versant sud de la colline de La Bruyère (PR). Dépasser une zone caillouteuse, puis franchir une section de chemin avec de grosses ornières colorées.
6- Au croisement de chemin, continuer de descendre en face (PR). Passer deux virages et déboucher sur un chemin carrossable. Bifurquer à gauche et rejoindre 100 m plus loin le hameau des Jean-Jean (PR). Virer à droite (fontaine), descendre la petite route sur 200 m, atteindre la route de Rustrel (D22) et la traverser (prudence à la circulation !).
7- Au carrefour ''Jean-Jean'', filer à gauche sur le Chemin Le Piémont (PR). Plus loin, franchir le petit pont sur la Dôa et poursuivre à gauche. 100 m plus loin, filer tout droit puis s'élever de suite à gauche vers la colline (PR). Grimper le chemin plus ou moins marneux. A l'entrée d'un virage à gauche, continuer tout droit sur le sentier en fond de vallon (passage broussailleux). Déboucher sur une piste et l'emprunter à droite (PR). Plus haut, atteindre la petite route des Tapets, virer à gauche, franchir un virage et emprunter la route des Blaces sur 1 km (PR).
8- Au carrefour ''Les Blaces'', continuer tout droit sur la route. Dépasser le hameau des Blaces, descendre, longer un petit lavoir et poursuivre la route sur 300m. A croisement de chemins (borne incendie), bifurquer à gauche et s'engager à gauche dans l'Impasse des Anciens vergers (PR). Gravir une section de chemin plus raide et bétonnée puis, 100 m plus haut au carrefour de chemins, prendre le sentier bien à gauche. Grimper le sentier en sous-bois (PR). Gagner une clairière, ne pas se diriger vers l'habitation en amont mais s'orienter à droite et poursuivre à flanc le sentier (balisage PR discret - rafraichissement programmé).
9- Déboucher sur un chemin plus large et filer encore tout droit sur le sentier (PR). 230 m plus loin, croiser un vague chemin, continuer encore tout droit à flanc de colline, puis s'élever progressivement. Au carrefour "Combaury", bifurquer à gauche (PR), monter encore 70 m et gagner les crêtes du Colorado provençal (PR).
10- Au carrefour "La Croix de Christol", prendre la direction d'Istrane, franchir en face la barrière en bois et dévaler le sentier sur le versant nord du massif (GRP®). Les cailloux font place à l’ocre ; prendre alors le temps de faire des haltes paysage (ne pas s'approcher trop près du bord des falaises, risque d'effondrement !). En bas, filer légèrement à gauche le long de la clairière, traverser la Dôa (passage à gué !), passer devant la station d’épuration et rejoindre le hameau d’Istrane (GRP®).
11- Au carrefour ''Istrane'', virer à droite et emprunter la petite route (PR). Passer deux virages, longer une habitation et au carrefour à l’angle d’une ferme, continuer tout droit encore 450 m sur la petite route (PR).
12- Au carrefour "Cornet", continuer tout droit (GR-GRP®). 250 m plus loin (barrière), profiter de la vue sur le Colorado provençal. Là, deux choix se présentent :
- soit faire demi-tour et revenir au point au carrefour "Cornet".
- soit poursuivre tout droit, rejoindre l'accueil du site du Colorado provençal et parcourir ensuite le circuit du Sahara (2 km, +40 m, 40 mn, balisage bleu) ou le circuit des Belvédères (3,8 km, +70 m; 1h45, balisage orange). Site privé et payant : compter environ 2 € par personne pour les visiteurs qui arrivent à pied.
Une fois revenu au carrefour "Cornet" (point 12), bifurquer à droite en direction de Rustrel et remonter le chemin revêtu de Saint-Joseph (GR-GRP®). Déboucher sur la D22 (stop !), traverser la route avec prudence et poursuivre en face. Monter tranquillement entre les habitations. Atteindre le bd. du Colorado et l'emprunter à gauche (GR-GRP®). Au carrefour ''Rustrel'', descendre à gauche la route de Saint-Christol (D30), longer la Poste et filer tout droit jusqu'à la place de la Fête, puis l'arrêt de bus situé 40 m plus bas sur la route d'Apt (juste à hauteur du 1er parking à droite).
Itinéraire du réseau touristique départemental de randonnée de Vaucluse (PDIPR 84).
- Départ : Parking arrêt de bus "Moulin à huile" (entrée sud du village), Saint-Saturnin-lès-Apt
- Arrivée : Arrêt de bus "Rustrel - Centre", Rustrel
- Communes traversées : Saint-Saturnin-lès-Apt, Villars, Apt, Saignon, Caseneuve et Rustrel
Météo
Profil altimétrique
Recommandations
- Du point 2 au point 3, puis au point 7 et après le point 12 : prudence à la circulation lors de l'emprunt et traversées de routes !
- Avant le point 11 : le passage à gué sur la Dôa peut s'avérer délicat après un gros orage ou un long épisode pluvieux. Soyez vigilants et en cas de doute, ne vous engagez pas !
- En chemin, ne pas pénétrer ou s'approcher trop près des ruines et systèmes de pompage (risque d'effondrement !) ni des falaises d'ocre (le dessous des bords des fronts de taille peuvent être très érodés !).
- Bien rester sur les sentiers et chemins balisés : les zones de sables ocreux sont très sensibles à l'érosion.
- S'abstenir de tout prélèvement d'ocre.
- COLORADO PROVENÇAL, site classé au titre du paysage et site privé. L'accès au circuits du Sahara et des Belvédères est payant (réservation préalable en haute saison).
- ATTENTION ZONE PASTORALE en chemin, notamment vers La Bruyère, Haute Blace et Istrane : en présence de chiens de protection venus à ma rencontre, je ne les caresse pas ni ne les menace. Je m'arrête, puis j'attends patiemment la fin du ''contrôle'' avant de reprendre calmement mon chemin en contournant le plus possible le troupeau. De préférence, ne pas emmener son chien et, sinon, bien le tenir en laisse. Pour mémoire, consulter les bons réflexes à adopter face aux chiens de protection et regarder la vidéo sur les chiens des moutons sur le Parc naturel régional du Luberon.
- RISQUE INCENDIE : Le feu est l’ennemi de la forêt… et du randonneur ! Je ne fume pas en forêt et n'y allume pas de feu, d'autant que quelle que soit la saison, c'est interdit ! Et en période estivale, avant de partir en balade, je me renseigne sur les conditions et règlementations d'accès aux massifs forestiers.
Lieux de renseignement
Luberon Géoparc mondial UNESCO
60, place Jean Jaurès, 84400 Apt
Maison du Parc naturel régional du Luberon
60, place Jean Jaurès, 84400 Apt
Au centre-ville d’Apt, la Maison du Parc du Luberon vous accueille dans un hôtel particulier du XVIIIème siècle.
Informations touristiques et vente de livres, cartes, topoguides.
Exposition permanente visite gratuite.
Musée de géologie entrée payante (4€ ; 2€ réduit ; gratuit moins de 18 ans, scolaires, enseignants).
Ouvert au public lundi, mardi, jeudi 14h-17h30, et mercredi 9h-12h30 et 14h-17h30 (hors jours fériés).
OTI Pays d’Apt Luberon
788 avenue Victor Hugo, 84400 Apt
Bureau d'Apt
788 Avenue Victor Hugo 84400 Apt
T. +33 (0)4 90 74 03 18
Ouvert toute l'année
Ouvert du lundi samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (hors juillet et août)
Du 1er octobre au 31 mars : Fermé le mercredi, dimanche et jours fériés.
Bureau de Bonnieux
1 Rue Victor Hugo 84480 Bonnieux
T. + 33 (0)4 90 75 91 90
Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h jusqu'au 30 septembre.
Fermé dimanche et jours fériés.
Bureau de Céreste-en-Luberon
Boulevard Victor Hugo 04280 Céreste
T. +33 (0)4 92 79 09 84
Ouverture à l'année
Ouvert le mardi de 8h à 12h et de 14h à 17h
Le mercredi de 10h à 12h et de 14h à 18h
Le jeudi et vendredi de 10h à 12h
Fermé le samedi, dimanche, lundi et les jours fériés.
Bureau fermé du 23 décembre au 5 janvier inclus.
Bureau de Lacoste
La Cure - 36, place de l'Eglise 84480 Lacoste
T. +33 (0)4 90 06 11 36
Ouvert toute l'année
Du lundi au vendredi de 9h à 11h30 et de 13h30 à 17h.
Le samedi de 9h à 11h30.
Fermé dimanche et jours fériés.
Bureau de Ménerbes
Avenue Marcellin Poncet 84560 Ménerbes
T. +33 (0)4 90 72 21 80
Ouvert toute l'année
Ouvert uniquement le matin de 9h à 12h du mardi au samedi jusqu'au 30 avril.
À partir du 2 mai du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h.
Le samedi de 9h à 12h.
Fermé dimanche, lundi et jours fériés.
Bureau de Roussillon
19 Place de la Poste 84220 Roussillon
T. +33 (0)4 90 05 60 25
Ouvert toute l'année
Du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (Hors juillet et août)
Bureau de Saint-Saturnin-lès-Apt
Avenue Jean Geoffroy 84490 Saint-Saturnin-lès-Apt
T. +33 (0)4 90 05 85 10
Ouvert toute l'année
Du mardi au samedi de 8h30 à 12h.
Fermé le dimanche, le lundi et les jours fériés.
Transport
- Ligne Zou! 916 Apt-Sault du lundi au samedi :
- Possibilité 1 : depuis RUSTREL, départ en bus à 7h10 (arrêt "Centre") pour une arrivée à Saint-Saturnin-lès-Apt à 7h28 (arrêt "Moulin à huile"). Faire ensuite la randonnée à pied pour rejoindre Rustrel.
- Possibilité 2 : depuis SAINT-SATURNIN-LES-APT, faire la randonnée à pied pour rejoindre Rustrel. Retour en bus de Rustrel à 14h05 ou 16h40 (arrêt "Centre") pour une arrivée à Saint-Saturnin-lès-Apt à 14h23 ou 16h58 (arrêt "Moulin à huile")
- Zou! Réseau de bus régional : Vaucluse
- Infos lignes locales : 04 90 74 20 21
Accès routiers et parkings
A 14 km à l'est d'Apt par les D22 et D209.
Stationnement :
Source

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