LA ROQUEBRUSSANNE - Des Molières vers les Orris
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LA ROQUEBRUSSANNE - Des Molières vers les Orris
La Roquebrussanne

LA ROQUEBRUSSANNE - Des Molières vers les Orris

Flore
Patrimoine et histoire
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À la fraîcheur des sources, ce circuit jalonné d’un étonnant patrimoine religieux, parcourt pinèdes, chênaies et reliefs ruiniformes

« Ces rochers mystérieux qui ressemblent à des veilleurs, m’emmènent au bout du monde. Ils étaient habités par l’homme qui a laissé un riche patrimoine lapidaire et sont aujourd’hui le territoire d’animaux rares et discrets comme la genette. Si je fais silence, je vois le vent qui fait des vagues au sommet des pins d’Alep ou des chênes verts, et si je ferme les yeux, j’entends les sonnailles des troupeaux en transhumance ». Vincent Blondel, guide naturaliste, Naturelles Balades.


Les 11 patrimoines à découvrir

  • Patrimoine et histoire

    Chapelle Saint-Louis et le hameau des Molières

    En 1668, l’archevêque d’Aix-en-Provence permit l’érection d’une chapelle, finalement construite en 1691. Elle abrite une cloche à décor de croix, fondue en 1694 et une statue en bois de Saint-Louis du XVII-XVIIIe siècle. Le hameau qui l’entoure fut rapidement habité. Il doit sa réputation aux terres fertiles et irriguées sur lesquelles il est bâti, « Molières » signifiant molles, mouillées. Si aujourd’hui il regroupe une vingtaine d’habitations, ce hameau ne comptait, en 1904, que trois habitants.

  • Flore

    Le grand chêne

    Le chêne vert fait partie des quatre espèces de chêne les plus visibles dans le Var, avec le chêne kermès, le chêne pubescent et le chêne liège. Muni de petites feuilles épineuses, coriaces et recouvertes de poils en dessous, il est capable de résister à de grandes sécheresses. Son autre nom est la yeuse et l’on peut encore apercevoir dans certains vallons des yeuseraies (forêts de chênes verts). Cet individu formé de rejets de bonne taille doit avoir plusieurs centaines d’années.

  • Patrimoine et histoire

    Notre-Dame d'Inspiration

    Ce point fort de la balade permet de contempler un panorama exceptionnel sur la plaine de l’Issole et le plateau d’Agnis. Une calade médiévale forme une ceinture autour des remparts du château seigneurial, installé là au XIIIe siècle. Il s’agit du « Castrum Rocca » que les habitants désertèrent en 1340 pour s’installer dans la plaine. Démantelée tout comme l’a été le château après les guerres de religion, la chapelle, autrefois appelée église Sainte-Marie, a été profondément remaniée au XIXe siècle.

  • Flore

    Schtroumpf en vue : la salsepareille

    Avec des feuilles en forme de cœur, des épines tout autour de la feuille et des tiges, la salsepareille est une liane qui ne passe pas inaperçue. Si les fruits rouges qui ressemblent à des groseilles ne sont pas comestibles, il est possible de faire un alcool avec les fleurs qui n’apparaissent qu’en automne. Sa racine a par ailleurs été utilisée pour soigner l’arthrite, les infections urinaires et les affections cutanées.

  • Point de vue

    Le paysage et ses énigmes

    Les collines parcourues depuis le début de la randonnée sont constituées d’un calcaire formé au fond d’une mer dont la présence remonte au moins à 80 millions d’années. Ces roches sont quelque fois constituées de dolomies et présentent, sous l’effet de l’érosion, des formes tout à fait étranges. À cet endroit précis et en prenant un peu de temps, il vous est possible d’apercevoir le « doigt montrant le ciel » sur la gauche et le « veilleur coiffé » en face ! Les avez-vous trouvés ?

  • Flore

    Genévrier cade

    Il se reconnaît à ses aiguilles présentant deux petites bandes blanches et à ses fruits de couleur marron foncé. Le cade est lié à une importante activité économique dans le Var et de nombreux « fours à cade » furent trouvés sur le territoire de la Sainte-Baume. Ils permettaient d’extraire, par pyrogénation, une huile très efficace contre les maladies des sabots et des pattes des animaux. L’huile de cade fut aussi l’un des composants de produits pharmaceutiques connus sous la marque « Cadum ».

  • Eaux et rivières

    La source des Orris

    Autrefois occupé par des bergers, des agriculteurs et un ermite, le site des Orris invite à la méditation. L’homme a laissé sa trace avec une ancienne habitation sous roche, un bassin et un système d’irrigation par gravité permettant d’amener l’eau sur les terrasses de culture. Sous la source, une grotte s’enfonce d’environ quatre mètres à travers le tuf, roche tendre et poreuse. Le site est peuplé d’arbres de taille remarquable, comme des peupliers noirs ou des platanes.

  • Patrimoine et histoire

    Le Jardin d'Élie

    Elie Alexis (1908-1989), botaniste, jardinier, apiculteur, naturaliste, archéologue… créa, en 1928, un jardin méditerranéen sans eau, s’appuyant sur les plantes de rocailles. Visionnaire, il démontra que l’on pouvait vivre en autonomie en respectant la nature et le rythme des saisons. Classé « jardin remarquable », le jardin compte environ 400 espèces de plantes. Aujourd’hui dans l’attente d’un nouveau projet, le jardin d’Elie reste avant tout un lieu d’inspiration.

  • Patrimoine et histoire

    "Le château" du village

    Ce que les gens du village appellent « le château » est en réalité la maison seigneuriale du prieur de l’abbaye de La Celle, devenu seigneur de La Roque. En 1335, alors que les habitants commencent à abandonner le vieux castrum de Rocca Brussana, situé sur les hauteurs, pour s’installer à Villedieu, le prieur achète cette maison qu’il fortifie pour en faire son castel.

  • Patrimoine et histoire

    L'église de la Transfiguration

    L’archevêque d’Aix décide de construire cette église en 1340, à la demande des habitants. À cette époque, les roquiers avaient complétement déserté l’ancien village situé sur la colline, pour s’installer à l’emplacement actuel, dans la plaine, plus proche des terres cultivées et des voies de communication. Au moment de son édification, l’église était située à l’extérieur du village : entourée d’un côté par le presbytère et le jardin et, de l’autre, par le cimetière. 

  • Patrimoine et histoire

    Filles d'un côté, garçons de l'autre

    Au rez-de-chaussée de ce bâtiment se situaient les salles de classe, et juste au-dessus, les appartements des instituteurs qui, à l’époque, étaient logés. Un muret dans la cour séparait l’école des filles, à droite, de l’école des garçons, à gauche. Les classes étaient chauffées chacune par un poêle à bois. Chaque matin, les élèves de service remplissaient les encriers, vidaient la corbeille à papier et allaient chercher le bois pour chauffer les classes.


Description

Au départ du parking, continuer à droite sur le chemin des Molières pendant 900 m en suivant le balisage orange.

1- Laisser à gauche le chemin des Ferrages et continuer à droite sur le chemin des Molières, toujours en suivant le balisage orange pendant 900 m. À l’intersection, quitter le chemin des Molières et poursuivre à gauche sur le chemin des Hauts des Molières. Continuer sur ce chemin, passer par le hameau des Molières puis bifurquer à gauche sur le chemin des Ribas. La route devient une piste forestière.

2- À la barrière DFCI « Saint-Louis », prendre la piste à gauche qui passe le torrent du Riolet, la source des Ribas et continue tout droit pendant 1,5 km pour retrouver à nouveau les habitations et la route goudronnée.

3- Après le centre de vacances Les Arbousiers, tourner à droite, laissant à gauche le chemin du pas de Saint-Louis. Avant un oratoire, s’élever à droite sur le chemin qui monte vers la chapelle Notre-Dame. Rester à droite sous la maison accolée à la chapelle en suivant le balisage orange. Après le réservoir, continuer tout droit vers le pas de la Nible puis redescendre à gauche, laissant en face une citerne.

4- À l’endroit où le balisage orange se scinde en deux, prendre à droite et faire un aller-retour jusqu’au site des Orris. Revenir sur ses pas et poursuivre la descente sur le chemin caillouteux qui débouche, à gauche, sur le chemin des Baumes. Continuer jusqu’à la fin du chemin.

5- À l’intersection, s’engager à gauche sur l’avenue du Portail qui devient ensuite rue Georges Clémenceau. Au niveau de l’église de la Transfiguration, continuer tout droit dans l’avenue Saint-Sébastien. Suivre le balisage orange qui mène jusqu’au rond-point, ensuite longe la D64 sur 300 m avant de tourner à gauche au chemin des Molières.

  • Départ : Maison du Temps Libre, La Roquebrussanne
  • Arrivée : La Roquebrussanne
  • Communes traversées : La Roquebrussanne

Profil altimétrique


Recommandations

Attention:
- Quelques parties sur route goudronnée empruntées aussi par les véhicules
- La redescente des Orris emprunte un chemin étroit et pentu

En été, le site est fortement soumis au risque d’incendie. De ce fait, l’accès est réglementé du 19 juin au 20 septembre. Vérifiez les conditions d’accès aux massifs forestiers qui sont actualisées tous les jours sur le site de la préfecture du Var.

Lieux de renseignement

OT de Barjols - Provence Verte & Verdon Tourisme

Boulevard Grisolle, 83670 Barjols

http://www.provenceverteverdon.frbarjols@provenceverteverdon.fr+33 (0)4 94 77 20 01

Transport

Arrêt : Maison du Temps Libre
Lignes de bus ZOU ! https://zou.maregionsud.fr/
Ligne 4802 (SAINT-MAXIMIN – TOULON)

Accès routiers et parkings

À 36 km de Toulon, par l’A7 puis la D554. À 15 km de Brignoles, par la N7 puis la D5. À 48 km d’Aubagne, par la D8N puis la D2.

Stationnement :

Parking de la Maison du Temps Libre, Chemin des Molières

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