APT - Tour des ocres du Luberon en 4 jours
« Cette Grande Randonnée de Pays (GRP®) permet de découvrir tranquillement, en 4 jours et à allure naturelle, le massif ocrier dans son entièreté et met en lumière des sites exceptionnels. Les étapes suivent le cheminement de cet or rouge - orange, de ses gisements et leur exploitation dans les carrières, jusqu'à l'ancienne gare d'Apt aujourd'hui Office de tourisme, d'où l'ocre partait pour être commercialisée dans le monde entier. L’itinéraire traverse notamment le célèbre village de Roussillon avec ses façades aux couleurs flamboyantes. » Jean-Noël Baudin, chargé de mission tourisme durable au Parc naturel régional du Luberon
Les 50 patrimoines à découvrir

Porte de Saignon - ©Marie Grenouilleau
Patrimoine et histoireLa porte de Saignon
La porte de Saignon est l'une des six portes d'Apt et donnait accès à la partie est de la ville lorsque celle-ci était fortifiée. Vestige de l'époque médiévale, elle a été modifiée au XVIIIe s. et en partie reconstruite en 1823. Sur le côté, une partie de l'ancienne courtine - le chemin qui reliait les portes et leurs tours - subsiste. La forme actuelle du centre-ville d'Apt est l'héritage des anciens remparts, démolis aux XVIII et XIXe s. pour faciliter la circulation dans la ville. Les boulevards qui ceinturent le centre-ville se trouve à l'emplacement des anciens murs.

Via Domitia aujourd'hui Véloroute - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireDans les pas des Romains...
Créée au moment de la conquête du Midi de la Gaule à partir de 120 av. J.C., par le consul Cneus Domitius Ahenobarbus, la Via Domitia du nom de son fondateur, est la plus ancienne route construite en France. Cette voie reliait l’Italie à l’Espagne et était très fréquentée par les armées, les fonctionnaires, les commerçants, les pèlerins et autres voyageurs pendant tout l’Empire et le demeurera encore au Moyen-Âge. Plus récemment voie ferrée et aujourd’hui véloroute, la voie Domitienne présentait un tracé rectiligne sur 6 km. Établie sur un remblai assez élevé, elle était coupée perpendiculairement par une série de chemins : il s’agissait là des traces de la centuriation antique, un quadrillage de mise en culture des terres qui s’étendait dans tout le Comtat Venaissin et la vallée du Calavon jusqu’à Apt.

Champ de lavandin - ©Axelle Beaumard - PNRL Luberon
FloreLavandes et lavandins
La lavande aspic (Lavandula latifolia), à larges feuilles blanchâtres, est une plante des étages méditerranéens. La lavande fine (Lavandula angustifolia) à feuilles étroites, est quant à elle plus montagnarde (jusqu'à 1500 m d'altitude). Même si la Lavande fine est parfois cultivée en montagne, c'est ordinairement le Lavandin, hybride des deux et plus productif, qu'on observe dans les champs en juin/juillet. Attention, ces cultures sont le fruit d'un dur travail agricole, merci de ne pas cueillir !

Lichen pulmonaire - ©Lilian Car - PNR Luberon
FloreIndicateurs de la qualité des forêts
Dans les vallon frais et humide de l'ubac du massif ocrier, il est possible d'observer une opulence de lichens foliacés installés sur les écorces des arbres. Ce sont des végétaux dits "épiphytes" mais ils ne constituent pas des parasites pour leurs supports. Il s'agit de bio-indicateurs de la qualité des forêts. Le vallon présente deux espèces pulmonaires rares en France : le lichen pulmonaire (lobaria pulmonaria), de couleur verte formant des feuilles et le peltigera leucophlebia, lichen des terrains siliceux dont c'est la seule station connue en zone méditerranéenne.

Front de taille d'exploitation d'ocres - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieLes origines marines de l'ocre
Il y a environ 125 millions d’années, une mer peu profonde recouvrait une partie de la Provence. Sur le bassin du Pays d’Apt, des sédiments marins à l’origine des calcaires blancs se déposent, bientôt recouverts par des roches argileuses (marnes grises) et des sables riches en fragments de coquilles, d’oursins et d’organismes microscopiques. Ces sédiments s’accumulent en couches obliques sur le fond marin, formant des grains verts de glauconie, une substance riche en fer.

Cheminées de fées de N.D. des Anges - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
GéologieCheminées de fées
Au bord du sentier, on peut admirer des cheminées des fées : d'étonnantes formations géologiques en forme de grandes colonnes surmontées d'une coiffe sommitale caractéristique. Elles doivent leur silhouette singulière à l'érosion des roches provoquée par l'action combinée de l'eau, du vent et du gel. Le bloc situé au sommet des cheminées - cuirasse ferrugineuse - est composé d'un sable plus résistant aux effets de l'érosion, ce qui crée alors une forme de parapluie et donne l'impression que les falaises ont été sculptées.

Haut-fourneau - ©DR
Patrimoine et histoireLa production de fer
La cuirasse ferrugineuse qui recouvre les sables ocreux est assez riche en hydroxydes de fer pour que, très tôt, son exploitation ait été envisagée. Deux principaux sites ont été exploités et l'un est situé sur le bord du chemin. Ce dernier a fourni, à partir des années 1840, un minerai contenant 30 % d'hydroxyde de fer. Deux usines ont fonctionné dont l'une est aujourd'hui démantelée. L'autre, située en domaine privé, comporte encore de nombreux bâtiments et deux hauts-fourneaux. En 1860, 200 ouvriers sont employés dans les deux usines avant leur fermeture à la fin du XIXe s.

Pauline Jaricot - ©DR
Patrimoine et histoirePauline Jaricot, martyr du fer
Alors qu'en 1845 l'usine de fer du Bas est en faillite, une riche bourgeoise de Lyon prénommée Pauline Jaricot est révoltée par la condition ouvrière. Elle souhaite alors "rendre à l'ouvrier sa dignité d'homme" et rachète l'usine, réhabilite la chapelle de Notre-Dame-des-Anges afin que les ouvriers puissent aller à la messe, ouvre une école et loge les familles. Mais l'usine fait toujours face à de nombreuses difficultés financières et les trois accidents mortels d'ouvriers obligent alors un placement en règlement judiciaire. En 1862, Pauline Jaricot meurt ruinée et dans une extrême pauvreté, s'efforçant jusqu'au bout de rembourser ses dettes.

Traces de l'exploitation de l'ocre - ©Rémi Duthoit
Savoir-faireL'ocre et son exploitation à Rustrel
Au Colorado provençal, l’exploitation de l’ocre dans des carrières à ciel ouvert s’est déroulée de 1871 à 1991. Une particularité de ce site réside dans l’usage ingénieux de l’eau : stockée dans des puisards (réservoirs), elle était ensuite envoyée sous pression jusqu’aux fronts de taille.
Les parois étaient alors lavées à la lance. Le mélange d’eau, de sable et d’ocre s’écoulait par gravité à travers un réseau de rigoles et d’aqueducs jusqu’aux bassins de décantation. En chemin, le sable, plus lourd, se déposait naturellement, notamment dans des batardeaux (pièges à sable), tandis que l’eau chargée d’ocre poursuivait sa route. Dans les bassins, l’ocre finissait par se déposer au fond. Une fois l’eau évaporée, comme dans un marais salant, les ocriers découpaient la pâte d’ocre en briques, qui étaient ensuite séchées puis transformées.
Pâturage en bord de chemin - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Elevage et pastoralismeLes gardiens des prairies
Grace aux moutons en pâture, la biodiversité exceptionnelle du Luberon se maintient. Sans pâturage, les pelouses se fermeraient peu à peu et vous n'auriez plus la chance d'observer autant d'insectes, d'oiseaux et de fleurs. Les moutons, en sélectionnant certaines plantes et en empêchant l'embroussaillement, favorisent la présence d'espèces rares. Les éleveurs sont soutenus dans leur travail par le Parc naturel régional du Luberon, l'Office national des forêts et les agents pastoraux.

La Dôa - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Eaux et rivièresLa Dôa, torrent multicolore
Ce torrent qui prend sa source sur la commune de Viens (à 5 km vers l’est) se jette dans le Calavon, sous-affluent du Rhône par la Durance. Avant de passer par le colorado provençal, la Dôa parcourt des vallons entourés de collines, et le piémont des monts de Vaucluse. Au cours de son passage sur Rustrel, lors de violents orages, le torrent se charge de boues ocreuses et de limon argileux qui donnent à ses eaux une couleur jaune, orangée.

Azuré de Baguenaudier - ©Fabrice Teurquety - OTI Destination Luberon
FauneL'azuré de Baguenaudier
La ripisylve de la Dôa, qui prend naissance dans les ocres de Gignac, recèle de nombreuses espèces de micro-lépidoptères, dont les origines sont liées aux contrastes climatiques de cette région. L'azuré de Baguenaudier (glaucopsyche iolas) est un papillon qui présente un dimorphisme sexuel : le dessus des ailes du mâle est d'un bleu lilas brillant bordé d'une fine marge sombre, tandis que celui de la femelle est plus foncé et suffusé de bleu. Le revers des ailes est orné d'une ligne de points noirs. L'espèce est particulièrement présente dans le sud-est de la France.

Affleurements d'ocre - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieTrésors multicolores
Le cheminement sur cet affleurement d'ocre, associé aux pins, à la bruyère et aux contreforts du Luberon, offre une incroyable palette de couleurs. Aux jaunes multiples, ponctués d'ombres bleu-noir profondes et aux blancs éclatants, vient s'ajouter la fulgurance des ocres rouges orangées. Tous les violets, les verts, les jaunes d'or et de paille jusqu'aux reflets bleus indigo, nourrissent les interrogations du visiteur émerveillé.

Immortelle commune - ©Daniel Grenouilleau
FloreElles aiment l'ocre...
Dans un environnement très calcaire, le massif ocrier du Luberon offre à la végétation un substrat sableux unique où se développe tout un cortège exceptionnel de plantes silicicoles (qui aiment la silice), acidophiles (qui aiment les sols acides) et psammophiles (qui aiment le sable). Au cœur du maquis, des pelouses colonisent les petites clairières isolées où se sont réfugiées de rares espèces, dont certaines sont protégées par la loi.

Cheminement initial du sentier en crêtes - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieQuand la terre glisse...
Après une période froide et pluvieuse, janvier 2010 s'est terminé par une hausse des températures. Pendant trois jours, le brouillard cachait la falaise face à Rustrel et un beau matin, les habitants se sont réveillés devant un paysage spectaculaire : un glissement de terrain avait emporté un demi-hectare de bois de la commune de Caseneuve sur celle de Rustrel. Pendant les semaines qui ont suivi, les riverains ont vécu au rythme du grondement des chutes de pierres. Le sentier initial des crêtes a glissé 100 m plus bas ! Grande prudence est de mise à chaque fois que l'on s'approche d'un front de taille ou falaise...

Balise GR, sur les traces de Morenas - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireMorenas, l'avant-gardiste
Dans le Colorado, François Morenas fut le premier à baliser des itinéraires de randonnées dès 1953. Véritable précurseur des GR du sud, souvent traité de "fada" par les gens du pays, il défricha armé de sa serpe et de sa pioche plus de 1 500 km de sentiers entre Ventoux, Monts-de-Vaucluse et Luberon. Passionné, il aimait avant tout partager son plaisir d'ouverture avec les autres. Jusqu'à son dernier souffle, il continua d'entretenir ses traces, aujourd'hui plus ou moins disparues.

Champ messicole sur le plateau de Caseneuve - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreFleurs des moissons, joyau du Luberon
Adonis, Bleuet, Garidelle... Le Luberon est une des deux régions de France les plus riches en plantes messicoles, dites « compagnes de moissons ». Malheureusement extrêmement menacées en France, ces plantes dépendent totalement pour leur survie d’une agriculture traditionnelle, telle qu’on la rencontre encore ici chez les cultivateurs qui utilisent peu, voire aucun herbicide dans leurs champs. Le travail de ces agriculteurs est essentiel à la préservation d’un sol riche et fertile en Luberon.

Loups gris - ©DR-RTL presse
FauneLoup, prédateur opportuniste
Le loup gris (Canis lupus - espèce protégée) mange ce qu’il trouve là où il est. Sa position de super prédateur en fait un régulateur naturel des ongulés sauvages. Mais lorsqu’il en a l’occasion, il s’attaque aux troupeaux domestiques, en particulier aux moutons. Mais aussi aux chèvres et plus rarement aux veaux, chevaux et ânes. Les loups mettent la profession des éleveurs ovins sous pression et rendent indispensable l’emploi de chiens de protection de troupeaux (vigilance dans ce secteur !) Tout l’enjeu est de parvenir à contenir les dégâts de l’espèce, tout en protégeant efficacement les troupeaux domestiques, pour assurer une coexistence Homme-Loup la moins difficile possible.

Loups gris - ©DR-Futura Sciences
FauneLoups en meute et loup solitaire
Une meute de loup gris (Canis lupus - espèce protégée) est un groupe familial composé d’un couple reproducteur (mâle et femelle dominants ou « alpha »), des jeunes de l’année, et d’un certain nombre d’individus qui restent attachés au groupe durant un certain temps. La moyenne en France est de 4 à 5 loups par meute, avec couramment le double d’individus durant l’hiver (8-10 loups) ; cette fluctuation est due à la mortalité des jeunes nés au printemps, à l’intégration et/ou exclusion d’individus, à la quantité de nourriture disponible, aux maladies et accident divers...

Loup gris - ©DR-Wikimedia
FauneLoup, où es-tu ?
Le loup gris (Canis lupus - espèce protégée) avait entièrement disparu du territoire français au cours du XIXe s. Il est revenu naturellement depuis l’Italie dans les années 90. Les suivis des effectifs du loup montrent la présence d’au moins 6 meutes entre les monts de Vaucluse, le Grand et le Petit Luberon, et la montagne de Lure. Auxquels s'ajoutent des loups non reproducteurs en dispersion qui peuvent parcourir des centaines de kilomètres en quelques semaines. Cette mobilité quotidienne complique beaucoup la comptabilisation du nombre de loups présents à un endroit donné, à un moment donné de l’année.

Pied d'artichaut - ©Denis Pedersin
FloreChardon sauvage, l'apanage des rois
Juste au bord de la chaussée, trône ici un gros pied d'artichaud. Originaire du bassin méditerranéen, l’artichaut est le résultat de différents croisements botaniques. Les premières traces de ce légume sont relevées en Italie, en pleine Renaissance (milieu du XVIe s.). Puis il est introduit pour la première fois en France sur la table de la reine Catherine de Médicis. Le légume devient également le péché mignon de Louis XIV, qui l’appréciait tellement qu’on dénombre 5 espèces différentes à Versailles à l’époque du Roi Soleil : le Blanc, le Vert, le Violet, le Rouge et le Sucré de Gênes. Ce n’est qu’en 1810 qu’un agronome de la région parisienne développe le Camus de Bretagne, l’artichaut favori des Français.

Rue du Château - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireViens, village médiéval
Place forte médiévale perchée sur la partie sud des Monts-de-Vaucluse, Viens domine la vallée du Calavon. Cité "Vegnis" en 1005, et connu depuis 1225 sous le nom actuel de Viens, le village a déjà fêté le millénaire de sa fondation et la promenade au gré de ses ruelles et au pied de ses remparts consistue un véritable voyage dans le passé !

Géosite de Viens - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
GéologieViens, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon
Le 17 novembre 2015, lors de la 38e Conférence générale de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture), les 195 États membres ont adopté un nouveau label : le Géoparc mondial UNESCO. Ce label valorise la gestion globale des sites et paysages géologiques exceptionnels. Aujourd’hui, il existe 229 Géoparcs mondiaux UNESCO répartis dans 50 pays, dont 97 en Europe. La France compte 7 Géoparcs mondiaux, dont 2 en région Provence-Alpes-Côte d’Azur : le Luberon et la Haute-Provence. Le village de Viens et le belvédère de Pousterle figurent parmi la soixantaine de géosites identifiés sur le territoire du Géoparc du Luberon, animé et piloté par le Parc naturel régional du Luberon.

Gorges d'Oppedette et Montagne de Lure - ©Françoise Delville - PNR Luberon
GéologieBelvédère de Pousterle à Viens
Quel magnifique panorama ! Au fond, au nord/nord-est, apparaît la Montagne de Lure (1826 m), chère à Giono. Plus proche, en contrebas, la belle entaille en forme de Z correspond aux gorges d’Oppedette où se faufile le Calavon. Puis, en contrebas, légèrement à droite, le paysage présente des couches vertes et rouges : c’est une carrière d’argile. De très bonne qualité, elle était exploitée autrefois par les tuileries de Marseille pour la céramique, la poterie ou les travaux publics. Elle est toujours en activité de manière épisodique. Ces argiles se sont déposées au fond d'un lac il y a environ 30 millions d'années.

Borie effondrée - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
Patrimoine et histoireCabanes de pierre
Les petites constructions en pierre sèche peuplant le paysage luberonnais portent le nom de bories. Elles étaient construites autrefois pour servir d’abris aux bergers ou pour ranger son matériel. Elles sont construites en suivant la technique de l’encorbellement qui consiste à empiler les pierres plates les unes sur les autres en les inclinant vers l’extérieur de la construction. Vous en trouverez de toutes tailles dans le Luberon. Une borie peut peser entre 30 et 200 tonnes et utilise 40 000 à 300 000 pierres. Chacune d’elles est passée 2 ou 3 fois entre les mains du constructeur !

Beau chêne blanc ou pubescent - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreMarcescence et pubescence du Chêne blanc
Ici se dresse un très beau Chêne pubescent, ou Chêne blanc (Quercus pubescens). Très commun sur le Luberon, il doit son nom au duvet qu’il porte sous les feuilles et sur les bourgeons. Il perd ses feuilles, au contraire du Chêne vert ou du Chêne Kermès qui les gardent tout l’hiver. Par contre, les feuilles sèches persistent longtemps, accrochées aux branches, ce qui donne des paysages bruns jusqu’en avril quand les jeunes feuilles de l’année prennent la relève : on dit alors qu’il est marcescent.

Faucon crécerelle - ©Lilian Car - PNR Luberon
FauneOiseaux des champs
À Viens, l'agriculture a conservé des pratiques raisonnées, a subit peu de démembrements et a gardé des « infrastructures agroécologiques », terme désignant simplement ces petits éléments de la campagne tels que les murets, cabanons, haies arbustives et arborées, talus, jachères, etc. Tous ces micro-habitats contribuent à l’accueil d’une foule d’espèces ; il est possible de citer le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), la Huppe fasciée (Upupa epops) et la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio). Si, belle nouvelle, la très rare Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator) a été recontactée en 2024, ce n’est hélas pas le cas du Bruant ortolan, qui semble avoir disparu de la commune.

Ciste blanc - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLes incendies, un bienfait pour les plantes pyrophytes
Ici en 2005, un gros incendie a ravagé l’ensemble du vallon de La Buye. En général, le cortège de plantes présent avant le feu se reconstitue après 10 ou 25 ans. Mais certains secteurs subissent l’incendie si fréquemment que les plantes favorisées par le feu, les plantes pyrophytes, finissent par occuper prioritairement l’espace au détriment de la biodiversité. Sur les talus en bord de piste, malgré les travaux de débroussaillement et broyage préventifs à la lutte contre les incendies, perssite des cistes blancs (Cistus albidus), une des plantes pyrophytes.

Zone incendiée - ©Lilian Car - PNR Luberon
Savoir-faireMediterRE3 et risque incendie
Selon les études actuelles, les régions sous influence méditerranéenne connaîtront une augmentation significative de la puissance du feu au cours du XXIe s. Les scientifiques estiment que la superficie de terrains incendiés y augmentera de 40 à 100 % ! Devant ce constat, le Parc naturel régional du Luberon s’est engagé depuis 2021 dans le projet de coopération internationale « MediterRE3 », autrement dit restaurer la résilience des paysages méditerranéens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre lors des incendies. L’objectif est d’étudier comment réduire la vulnérabilité du territoire et adapter le paysage à l’augmentation du risque d’incendie. Le Parc du Luberon est territoire pilote avec deux parcs nationaux du réseau Medforval ; le Parc national des Gorges de Samaria en Crête et le Parc national du Prokletije au Monténégro.

Dalle à empreintes de Viens - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieDalle de Viens, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon
Le 17 novembre 2015, lors de la 38e Conférence générale de l’Organisation des Nations Unies pour les Sciences, la Culture et l’Education (UNESCO), les 195 États membres ont ratifié la mise en place d'un nouveau label : géoparc mondial UNESCO, afin de montrer l’importance accordée à la gestion globale de sites et de paysages géologiques exceptionnels. Il existe actuellement 229 Géoparcs mondiaux UNESCO répartis dans 50 pays dont 97 en Europe. Sept Géoparcs mondiaux UNESCO sont en France dont 2 en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Luberon et Haute-Provence). La dalle à empreintes fossilisées de Viens fait partie de la soixantaine de géosites identifiés sur le territoire du Géoparc du Luberon, animé et piloté par le PNR Luberon.

Illustration milieu lacustre du Luberon (-30 Ma) - ©PNR Luberon
GéologieRhinocéros et chevrotains à Viens
Ce site exceptionnel est une dalle calcaire qui présente à sa surface plus de 200 empreintes de pas des mammifères qui vivaient dans la région il y a environ 30 millions d’années. Aux abords d'un vaste lac, des rhinocéros primitif, sans corne et sans cuirasse appelé Ronzotherium, ont laissé des empreintes à trois doigts, tandis que celles à deux doigts sont celles de chevrotains ou d’entélodontes apparentés au sanglier. Les dalles à empreintes de pas de mammifères sont très rares à l’échelle de la planète mais 8 ont été décrites dans le Luberon !

Protection et sauvegarde des empreintes - ©Vincent Damourette - Coeurs de Nature-SIPA
GéologieDalle à empreintes de pas de mammifères
La dalle à empreintes de pas de mammifères de Viens a été découverte en 1968 par des excursionnistes. Ce site est composé de deux dalles de 20m² et 400m² appartenant au même niveau, séparées par la piste de La Buye. Elles sont formées de calcaire d’origine lacustre et datent d’environ 33 millions d’années (formation des Calcaires de la Fayette, période Oligocène, ère Cénozoïque). Ce géosite exceptionnel du Géoparc du Luberon est également l'un des 28 sites de la Réserve naturelle géologique du Luberon : la réglementation y interdit d'extraire et de ramasser les fossiles ainsi que d'effectuer des moulages.

Dalle à empreintes de Viens - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
GéologieRéserve naturelle géologique du Luberon
200 m plus loin sur la piste qui démarre du col, se cache la fameuse dalle à empreintes de pas fossilisés de rhinocéros primitifs, de chevrotains ou d’entélodontes apparentés au sanglier, et qui vivaient dans la région il y a environ 30 millions d’années. Ce site exceptionnel est l'un des 28 sites de la Réserve naturelle géologique du Luberon : la réglementation y interdit d'extraire et de rammasser les fossiles ainsi que d'effectuer des moulages.

Village de Gignac - ©Hervé Vincent
Point de vue - sommetPanorama sur Gignac
En contrabas, dans la vallée de la Doa, à l’extrémité du massif des ocres, se dresse sur son mamelon, le village de Gignac. Son château date du XVIIIe s. et sa jolie église romane avec son abside semi-circulaire du XIIe s. Outre l’industrie de l’ocre, Gignac exploita longtemps le minerai de fer, au quartier dit "de la Ferrière". La teneur en fer du minerai extrait dans cette mine pouvait atteindre 55%. Il semble d'ailleurs que la mine ait été exploitée dès le Néolithique, jusqu'à la fin de l'époque gallo-romaine.

Vautour percnoptère - ©David Tatin
FauneL'emblématique couple de Rustrel
Dans les années 80, les falaises de la Grande Combe situées juste au-dessus de Rustrel, abritaient un célèbre couple de Vautour percnoptère (Neophron percnopterus). Plus petit des vautours européens, ce charognard et détritivore est aussi un expert vol long-courrier ! En 1998, à l’aide des balises de suivi, les enfants de l’école ont pu suivre leur migration jusqu’en Afrique sahélienne. Le couple a disparu de nos cieux depuis quelques années et leurs jeunes descendants n’ont pas pris la relève. En France, on ne compte plus que 82 à 88 couples de percnoptères territoriaux, dont une soixantaine se trouvent dans les Pyrénées et une vingtaine dans le sud de la France (4 à 5 couples dans le Luberon).

Grains de sables ocreux - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireL'ocre et son exploitation
Ci-dessous, se trouve l'ancienne aire d'extraction de Barriès (privé - visite guidée uniquement !). Les paysans de Rustrel sont devenus des ocriers et des industriels exportant dans le monde entier au XIXe et XXe s. L’ocre est un pigment naturel qui a été incorporé comme épaississant dans les produits manufacturés tels que le caoutchouc naturel. Cette industrie consommait de gros volumes d’ocre dans le monde entier (joints de boqueaux, rustines de vélo...). Il était aussi utilisé dans le bâtiment pour les enduits de façades. Son exploitation a subi la grande crise de 1929 et a été progressivement remplacée par les produits de synthèse. Après la Seconde Guerre mondiale, les carrières ferment progressivement. Aujourd’hui, la Société des Ocres de France exploite encore une carrière à Gargas et produit 1 200 tonnes d’ocre par an.

Ciste à feuille de lauriers - ©DR-Ecobalade
FloreCiste à feuilles de laurier
Le Ciste à feuilles de laurier (Cistus laurifolius) est un arbuste aisément identifiable : grandes feuilles persistantes lancéolées d'un vert-sombre, et belles fleurs blanches au printemps. On peut même finir par le reconnaître les yeux fermés, par l'odeur légère et suave qu'il répand dans son environnement proche. Strictement inféodé aux sols acides, il reste assez localisé dans notre région, mais est assez commun dans le massif des ocres où il trouve sa place en lisières et clairières des boisements.

Peupleraie de la Dôa - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreBerges et forêts humides
Principalement située le long de la Dôa, une forêt alluviale à bois tendre (type peupleraie) s’installe en connexion avec la nappe de la rivière. Celles-ci jouent de nombreux rôles biologiques, à savoir, le maintien des berges, l’autoépuration des eaux, un réservoir et un corridor écologique pour de nombreuses espèces. Elles sont le siège de reproduction et d’alimentation de nombreuses espèces d’oiseaux et d’insectes.

Traces de l'exploitation de l'ocre - ©Rémi Duthoit
Savoir-faireL'exploitation de l'ocre à Rustrel
Au Colorado provençal, l’exploitation de l’ocre dans des carrières à ciel ouvert s’est déroulée de 1871 à 1991. Une particularité de ce site réside dans l’usage ingénieux de l’eau : stockée dans des puisards (réservoirs), elle était ensuite envoyée sous pression jusqu’aux fronts de taille.
Les parois étaient alors lavées à la lance. Le mélange d’eau, de sable et d’ocre s’écoulait par gravité à travers un réseau de rigoles et d’aqueducs jusqu’aux bassins de décantation. En chemin, le sable, plus lourd, se déposait naturellement, notamment dans des batardeaux (pièges à sable), tandis que l’eau chargée d’ocre poursuivait sa route. Dans les bassins, l’ocre finissait par se déposer au fond. Une fois l’eau évaporée, comme dans un marais salant, les ocriers découpaient la pâte d’ocre en briques, qui étaient ensuite séchées puis transformées.
Colorado provençal et ses cheminées des fées - ©Vincent Damourette - Coeurs de nature-SIPA
Patrimoine et histoireColorado provençal
Le Colorado provençal est un ancien site d’exploitation de l’ocre à ciel ouvert, actif aux XIXe et XXe s. Le premier coup de pioche y fut donné en 1871, et le dernier lavage d’ocre réalisé en 1993 par Roger Arnaud.
Classé au titre des Monuments naturels à caractère historique, ce site privé offre aujourd’hui deux circuits pédestres balisés, accompagnés d’une application mobile dédiée. Ils permettent de découvrir d’anciennes carrières aux spectaculaires nuances de couleur, ainsi que quelques vestiges de l’industrie ocrière.
L’accès est payant et soumis à réservation en haute saison. Veuillez consulter les conditions d’entrée et les consignes de visite avant votre venue.
Palette de couleurs - ©Vincent Damourette - Coeurs de nature-SIPA
GéologieLa formation de l'ocre
Il y a environ 125 millions d’années, une mer peu profonde recouvrait une partie de la Provence. Sur le bassin du Pays d’Apt, des sédiments marins à l’origine des calcaires blancs se déposent, bientôt recouverts par des roches argileuses (marnes grises) et des sables riches en fragments de coquilles, d’oursins et d’organismes microscopiques. Ces sédiments s’accumulent en couches obliques sur le fond marin, formant des grains verts de glauconie, une substance riche en fer.
Vers -100 millions d’années, des mouvements tectoniques provoquent le retrait de la mer. Exposés à l’air libre sous un climat chaud et humide, les dépôts de grès verts subissent alors une intense altération. Les éléments comme le calcaire, les micas et la glauconie se transforment ou disparaissent, laissant place à la kaolinite, un minéral argileux, colorée par des composés de fer : un hydroxyde pour l’ocre jaune, un oxyde pour l’ocre rouge. Les grains de quartz restent majoritaires. Ainsi, le grès vert constitue la roche mère des célèbres sables ocreux du Pays d’Apt.
Coupe d'arbres dans le Colorado - ©Marion Eyssette - PNR Luberon
Patrimoine et histoireRouvrir les vues sur le Colorado
Depuis la fin de l'exploitation de l'ocre, la végétation a peu à peu envahi le Colorado de Rustrel. La colonisation de pins sylvestres (fortement combustibles) est devenue un enjeu paysager mais aussi sécuritaire. Aussi, en 2015, des coupes d'arbres ont été réalisées pour recréer des ouvertures paysagères et retrouver les anciens fronts de taille. L’objectif était de redonner à voir l’ocre dans le site, mais aussi dans le grand paysage et de mettre en sécurité les visiteurs en créant une zone de rassemblement.

Colorado de Rustrel - ©Daniel Grenouilleau
Patrimoine et histoireOpération Grand Site Massif des Ocres
Site classé en 2002, les Ocres du Pays d'Apt sont un des gisements les plus importants au monde. Avec un nombre de visiteurs important et des risques de dégradation, le Massif des Ocres suscite beaucoup d'intérêt. En 2010, en concertation avec les acteurs locaux, une Opération Grand Site de France a été lancée par la communauté de communes Pays d'Apt Luberon afin de mettre en œuvre un projet de valorisation, de bonne gestion et de préservation des patrimoines naturels, paysagers mais aussi culturels dans la perspective d'obtenir prochainement de l’État le label Grand Site de France.

Front de taille ocrier - ©Anne-Camille Vinson - PNR Luberon
Point de vue - sommetDes saignées colorées
De ce chemin en balcon, on distingue des falaises colorées qui se détachent des collines boisées de cette vallée agricole où dominent les vignes. Résultant d'une formation géologique particulière et d'une exploitation humaine passée, ces fronts de taille sont menacés par la reconquête forestière. Depuis la fin de l'exploitation de l'ocre, la végétation a peu à peu envahi le Colorado de Rustrel. La colonisation de pins sylvestres (fortement combustibles) est devenue un enjeu paysager mais aussi sécuritaire. En 2015, des coupes d'arbres ont été réalisées pour redonner à voir l’ocre dans le site mais aussi dans le grand paysage.

Domaine Le Grand Saint Julien - ©DR-LGSJ
Produits du terroirVilla Romaine et vignoble Le Grand Saint Julien
Situé à l’extrême Sud de l’aire A.O.P., le domaine viticole ''Le Grand Saint Julien'' remonte à l’époque Romaine. Des fouilles archéologiques récentes attestent de la présence d’une Villa Romaine nommée « Prexana », à proximité du Prieuré de Saint Julien où la vigne était déjà cultivée. Aujourd'hui, le vignoble recouvre aujourd’hui environ 50 ha. Les vignes de Grenache et de Syrah puisent leur caractère dans des sols argilo-calcaires. L’altitude et les amplitudes thermiques préservent la fraîcheur des raisins et affinent leur expression, donnant naissance à des vins rouges élégants, structurés et aromatiques. Engagé en agriculture raisonnée et certifié Haute Valeur Environnementale (HVE), le domaine est situé à l'extrême sud de l'A.O.P. Ventoux.

Cabanon refuge chauve-souris - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FauneUn cabanon pour maternité
Dans les champs aux alentours, des cabanons ont été construits pour servir d'abri et de stockages. Aujourd'hui abandonnés ou restaurés, ils restent les lieux privilégiés et convoités par les femelles chauves-souris d'avril à septembre. Véritables maternités, ces cabanons réchauffés par le soleil sont des lieux adaptés pour la mise-bas et l'allaitement des jeunes. Il est strictement interdit de pénétrer dans les cabanons (propriété privé), pour éviter tout dérangement dramatique des chauves-souris (espèces protégées).

Système de pompage - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireExtraction ocrière
C'est à partir de la fin du XIXe s. que l'extraction de l’ocre, le traitement et la commercialisation, prennent un essor considérable, notamment par la construction du chemin de fer sur le Pays d'Apt. En 1900, on dénombre sur le bassin d’Apt 17 mines souterraines et 32 carrières à ciel ouvert, représentant 14 600 tonnes d'ocres. Ici, on peut apercevoir les ruines d’une station de pompage d’eau, indispensable pour faire s'écouler depuis le malaxeur, le sable dans les batardeaux, puis l'ocre, plus léger, jusqu’aux bassins de décantation (ruines potentiellement instables - ne pas pénétrer ni s’approcher trop prêt).

Jeune petit rhinolophe - ©DR-Tanguy Stoeckle
FaunePetit rhinolophe
Véritable petite boule de poil, cette chauve-souris ne pèse que 2 à 5 g. L’espèce possède un appendice nasal caractéristique en fer à cheval. Au repos et en hibernation, le Petit rhinolophe s’accroche dans le vide et s'enveloppe complètement dans ses ailes, ressemblant ainsi à une poire suspendue. En hiver, il occupe des galeries d'ocre. En été, les femelles utilisent les cabanons comme des maternités. Attention de ne pas les déranger ! Il est strictement interdit de pénétrer dans les galeries et les cabanons (site classé), en raison d'éboulements fréquents et pour éviter tout dérangement dramatique des chauves-souris (espèces protégées).

Chataîgne dans sa bogue - ©DR
FloreChâtaignier des sols acides
Ilot de sable au milieu des massifs calcaires du Luberon et des Monts-de-Vaucluse, les ocres abritent des essences d'arbres qui ne poussent pas dans le calcaire. Ainsi le châtaignier apprécie ce sol tout comme il apprécie le sol sableux dans le département du Var plus au sud.

Minioptère de Schreibers - ©DR
FauneMinioptère de Schreibers
La colline de La Bruyère héberge le plus important site de transit de Minioptères de Schreibers du Luberon. Cette chauve-souris se nourrit de papillons. Très sociable, elle s'installe en grappes dans les galeries d'ocres. Sa protection repose principalement sur la tranquillité d'autant plus que la fermeture des cavités par des grilles est néfaste au Minioptère, car son vol, peu manœuvrable, ne lui permet pas de passer facilement entre les barreaux.
Description
Au départ de la gare routière d'Apt, l'itinérance se dirige plein est, vers Caseneuve, tricote dans le massif ocrier puis se prolonge jusqu'au village médiéval de Viens. Cette journée de marche sera la plus longue des 4 étapes (mais possibilités de raccourcir).
Le deuxième jour est marquée par la forte identité ocrière des sables orangés de Gignac, le mythique Colorado provençal de Rustrel, puis encore plus à l'ouest, la surprenante colline de la Bruyère à Villars.
Le troisième jour, les sentiers relient vers l'ouest, Gargas et ses majestueuses mines d'ocre de Bruoux, puis se termine en beauté au village coloré de Roussillon.
Enfin, le quatrième et dernier jour, le parcours repique vers l'est, transite par l'Ecomusée de l'ocre, puis traverse le bois de Saint-Jean aux paisibles trésors flamboyants, avant de rejoindre la Véloroute du Calavon, et de revenir sur Apt, sans manquer au passage de visiter l'Office de tourisme, le musée géologique et le musée de l'Aventure industrielle.
Itinéraire du réseau touristique départemental de randonnée de Vaucluse (PDIPR 84), labélisé GRP® par la FFRP.
- Départ : Gare routière, Apt
- Arrivée : Gare routière, Apt
- Communes traversées : Apt, Caseneuve, Gargas, Gignac, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Saturnin-lès-Apt, Viens et Villars
Météo
Recommandations
- Bien rester sur les sentiers et chemins balisés.
- S'abstenir de tout prélèvement (flore, ocre).
- ATTENTION ZONE PASTORALE en chemin, en particulier dans les alentours de Caseneuve, Viens et Villars. En présence de chiens de protection venus à ma rencontre, je ne les caresse pas ni ne les menace. Je m'arrête, puis j'attends patiemment la fin du ''contrôle'' avant de reprendre calmement mon chemin en contournant le plus possible le troupeau. Pour mémoire, consulter les bons réflexes à adopter face aux chiens de protection et regarder la vidéo sur les chiens des moutons sur le Parc naturel régional du Luberon.
- RISQUE INCENDIE. Le feu est l’ennemi de la forêt… et du randonneur ! Ne pas fumer en forêt et ne pas y allumer de feu, quelle que soit la saison c'est interdit ! Et en période estivale (du 15 juin au 15 septembre), avant de partir en balade, bien se renseigner sur les conditions et réglementations d’accès aux massifs forestiers.
Lieux de renseignement
Luberon Géoparc mondial UNESCO
60, place Jean Jaurès, 84400 Apt
Maison du Parc naturel régional des Alpilles
2, boulevard Marceau, 13210 Saint-Rémy-de-Provence
C’est en plein cœur du centre-ville de Saint-Rémy-de-Provence que la Maison du Parc des Alpilles vous accueille dans ses locaux entièrement rénovés. Ce nouveau lieu vivant est multi-fonctions : il héberge l’équipe d’ingénierie du Parc mais dispose également d’un espace d’accueil du public, de salles d’exposition. Véritable centre de ressources des patrimoines du Parc, il a pour ambition de faire rayonner les habitants, les visiteurs et les touristes sur l’ensemble des 16 communes du Parc.
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h.
Entrée gratuite.
OTI Pays d’Apt Luberon
788 avenue Victor Hugo, 84400 Apt
Bureau d'Apt
788 Avenue Victor Hugo 84400 Apt
T. +33 (0)4 90 74 03 18
Ouvert toute l'année
Ouvert du lundi samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (hors juillet et août)
Du 1er octobre au 31 mars : Fermé le mercredi, dimanche et jours fériés.
Bureau de Bonnieux
1 Rue Victor Hugo 84480 Bonnieux
T. + 33 (0)4 90 75 91 90
Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h jusqu'au 30 septembre.
Fermé dimanche et jours fériés.
Bureau de Céreste
Boulevard Victor Hugo 04280 Céreste
T. +33 (0)4 92 79 09 84
Ouvert du 17 avril au 30 septembre du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche et jours fériés.
Bureau de Lacoste
La Cure - 36, place de l'Eglise 84480 Lacoste
T. +33 (0)4 90 06 11 36
Ouvert toute l'année
Du lundi au vendredi de 9h à 11h30 et de 13h30 à 17h.
Le samedi de 9h à 11h30.
Fermé dimanche et jours fériés.
Bureau de Ménerbes
Avenue Marcellin Poncet 84560 Ménerbes
T. +33 (0)4 90 72 21 80
Ouvert toute l'année
Ouvert uniquement le matin de 9h à 12h du mardi au samedi jusqu'au 30 avril.
À partir du 2 mai du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h.
Le samedi de 9h à 12h.
Fermé dimanche, lundi et jours fériés.
Bureau de Roussillon
19 Place de la Poste 84220 Roussillon
T. +33 (0)4 90 05 60 25
Ouvert toute l'année
Du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (Hors juillet et août)
Bureau de Saint-Saturnin-lès-Apt
Avenue Jean Geoffroy 84490 Saint-Saturnin-lès-Apt
T. +33 (0)4 90 05 85 10
Ouvert du 13 juin au 15 septembre du mardi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche, lundi et jours fériés.
Transport
- Ligne Zou! Proximité 915 Avignon - Apt
- Ligne Zou! Proximité 917 Cavaillon - Apt
- Infos lignes locales : 04 90 74 20 21
- Zou! Réseau de bus régional : Vaucluse
Accès routiers et parkings
A 32 km à l'est de Cavaillon, par les D2 et D900.
Stationnement :
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