GIGNAC - ROUSSILLON - Trail de l'archipel des ocres
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Gignac

GIGNAC - ROUSSILLON - Trail de l'archipel des ocres

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Les 72 patrimoines à découvrir

  • Gignac et ses ocres
    Gignac et ses ocres - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    Gignac, une histoire d'ocre et de fer

    Gignac, situé à l’extrémité est du massif des ocres du Luberon, est lié à l'industrie de l'ocre. Les ocriers choisissaient le mode d’exploitation selon l’épaisseur de terre qui recouvrait le minerai. Il fallait arracher cette couche dite « stérile » pour atteindre l'ocre et en faciliter l’extraction. Gignac a aussi extrait le fer au quartier dit "de la Ferrière". La teneur en fer du minerai extrait de cette mine pouvait atteindre 55%. Il semble d'ailleurs que l’exploitation ait débutée au Néolithique et se soit poursuivie jusqu'à la fin de l'époque gallo-romaine.

  • Front de taille d'exploitation d'ocres
    Front de taille d'exploitation d'ocres - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    Les origines marines de l'ocre !

    Les ocres du Luberon trouvent leur origine dans des sables marins déposés au Crétacé, il y a environ 100 millions d’années, lorsque la mer recouvrait une partie de la Provence. Ces sables renfermaient de la glauconie, un minéral argileux vert riche en fer. Après le retrait de la mer, ils ont été soumis à une longue altération sous climat chaud et humide. Cette transformation a modifié la composition minéralogique et la couleur des sables : les anciens sables verts sont alors devenus des sables ocreux, aux teintes jaunes, orangées ou rouges.

  • Village de Gignac
    Village de Gignac - ©Alain Hocquel - VPA
    Point de vue - sommet

    Panorama sur Gignac

    En contrebas, dans la vallée de la Doâ, à l’extrémité du massif des ocres, se dresse sur son mamelon, le village de Gignac. Son château date du XVIIIe s. et sa jolie église romane avec son abside semi-circulaire du XIIe s. Outre l’industrie de l’ocre, Gignac exploita longtemps le minerai de fer, au quartier dit "de la Ferrière". La teneur en fer du minerai extrait dans cette mine pouvait atteindre 55%. Il semble d'ailleurs que la mine ait été exploitée dès le Néolithique, jusqu'à la fin de l'époque gallo-romaine.

  • Ocriers devant la mine
    Ocriers devant la mine - ©DR
    Patrimoine et histoire

    L'exploitation ocrière

    Lancée à la fin du XVIIIe s., l'industrie ocrière connait son apogée dans les années 1920. L'ocre était incorporée comme épaississant dans les produits manufacturés tels que le caoutchouc naturel. Elle était aussi utilisée dans le bâtiment pour les enduits et les façades. Au XIXe et XXe s., l'exploitation industrielle exportait de gros volumes dans le monde entier : à l'apogée, sur les 40 000 tonnes d'ocre produites, plus de 90 %  étaient exportés en Europe, en Amérique et dans les colonies. En 1929, l'industrie de l'ocre emploie un milliers d'ouvriers et d'employés. 

  • Vautour percnoptère
    Vautour percnoptère - ©David Tatin
    Faune

    L'emblématique couple de Rustrel

    Dans les années 80, les falaises de la Grande Combe situées entre le sommet du Pointu et le village de Rustrel, abritaient un célèbre couple de Vautour percnoptère (Neophron percnopterus). Plus petit des vautours européens, ce charognard et détritivore est aussi un expert vol long-courrier ! En 1998, à l’aide des balises de suivi, les enfants de l’école ont pu suivre leur migration jusqu’en Afrique sahélienne. Le couple a disparu de nos cieux depuis quelques années et leurs jeunes descendants n’ont pas pris la relève. En France, on ne compte plus que 82 à 88 couples de percnoptères territoriaux, dont une soixantaine se trouvent dans les Pyrénées et une vingtaine dans le sud de la France (4 à 5 couples dans le Luberon).

  • Grains de sables ocreux
    Grains de sables ocreux - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    L'ocre et son exploitation

    Ci-dessous, se trouve l'ancienne aire d'extraction de Barriès (privé - visite guidée uniquement !). Les paysans de Rustrel sont devenus des ocriers et des industriels exportant dans le monde entier au XIXe et XXe s. L’ocre est un pigment naturel qui a été incorporé comme épaississant dans les produits manufacturés tels que le caoutchouc naturel. Cette industrie consommait de gros volumes d’ocre dans le monde entier (joints de boqueaux, rustines de vélo...). Il était aussi utilisé dans le bâtiment pour les enduits de façades. Son exploitation a subi la grande crise de 1929 et a été progressivement remplacée par les produits de synthèse. Après la Seconde Guerre mondiale, les carrières ferment progressivement. Aujourd’hui, la Société des Ocres de France exploite encore une carrière à Gargas et produit 1 200 tonnes d’ocre par an.

  • Ciste à feuille de lauriers
    Ciste à feuille de lauriers - ©DR-Ecobalade
    Flore

    Ciste à feuilles de laurier

    Le Ciste à feuilles de laurier (Cistus laurifolius) est un arbuste aisément identifiable : grandes feuilles persistantes lancéolées d'un vert-sombre, et belles fleurs blanches au printemps. On peut même finir par le reconnaître les yeux fermés, par l'odeur légère et suave qu'il répand dans son environnement proche. Strictement inféodé aux sols acides, il reste assez localisé dans notre région, mais est assez commun dans le massif des ocres où il trouve sa place en lisières et clairières des boisements.

  • Peupleraie de la Dôa
    Peupleraie de la Dôa - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Forêt

    Berges et forêts humides

    Principalement située le long de la Dôa, une forêt alluviale à bois tendre (type peupleraie) s’installe en connexion avec la nappe de la rivière. Celles-ci jouent de nombreux rôles biologiques, à savoir, le maintien des berges, l’autoépuration des eaux, un réservoir et un corridor écologique pour de nombreuses espèces. Elles sont le siège de reproduction et d’alimentation de nombreuses espèces d’oiseaux et d’insectes.

  • Traces de l'exploitation de l'ocre
    Traces de l'exploitation de l'ocre - ©Rémi Duthoit
    Savoir-faire

    L'exploitation de l'ocre à Rustrel

    Au Colorado provençal, l’exploitation de l’ocre dans des carrières à ciel ouvert s’est déroulée de 1871 à 1991. Une particularité de ce site réside dans l’usage ingénieux de l’eau : stockée dans des puisards (réservoirs), elle était ensuite envoyée sous pression jusqu’aux fronts de taille.
    Les parois étaient alors lavées à la lance. Le mélange d’eau, de sable et d’ocre s’écoulait par gravité à travers un réseau de rigoles et d’aqueducs jusqu’aux bassins de décantation. En chemin, le sable, plus lourd,  se déposait naturellement, notamment dans des batardeaux (pièges à sable), tandis que l’eau chargée d’ocre poursuivait sa route. Dans les bassins, l’ocre finissait par se déposer au fond. Une fois l’eau évaporée, comme dans un marais salant, les ocriers découpaient la pâte d’ocre en briques, qui étaient ensuite séchées puis transformées.

  • Colorado provençal et ses cheminées des fées
    Colorado provençal et ses cheminées des fées - ©Vincent Damourette - Coeurs de nature-SIPA
    Patrimoine et histoire

    Colorado provençal

    Le Colorado provençal est un ancien site d’exploitation de l’ocre à ciel ouvert, actif aux XIXe et XXe s. Le premier coup de pioche y fut donné en 1871, et le dernier lavage d’ocre réalisé en 1993 par Roger Arnaud.
    Classé au titre des Monuments naturels à caractère historique, ce site privé offre aujourd’hui deux circuits pédestres balisés, accompagnés d’une application mobile dédiée. Ils permettent de découvrir d’anciennes carrières aux spectaculaires nuances de couleurs, ainsi que quelques vestiges de l’industrie ocrière.
    L’accès est payant et soumis à réservation en haute saison. Veuillez consulter les conditions d’entrée et les consignes de visite avant votre venue.

  • Palette de couleurs
    Palette de couleurs - ©Vincent Damourette - Coeurs de nature-SIPA
    Géologie

    La formation de l'ocre

    Il y a environ 125 millions d’années, une mer peu profonde recouvrait une partie de la Provence. Sur le bassin du Pays d’Apt, des sédiments marins à l’origine des calcaires blancs se déposent, bientôt recouverts par des roches argileuses (marnes grises) et des sables riches en fragments de coquilles, d’oursins et d’organismes microscopiques. Ces sédiments s’accumulent en couches obliques sur le fond marin, formant des grains verts de glauconie, une substance riche en fer. Vers -100 millions d’années, des mouvements tectoniques provoquent le retrait de la mer. Exposés à l’air libre sous un climat chaud et humide, les dépôts de grès verts subissent alors une intense altération. Les éléments comme le calcaire, les micas et la glauconie se transforment ou disparaissent, laissant place à la kaolinite, un minéral argileux, colorée par des composés de fer : un hydroxyde pour l’ocre jaune, un oxyde pour l’ocre rouge. Les grains de quartz restent majoritaires. Ainsi, le grès vert constitue la roche mère des célèbres sables ocreux du Pays d’Apt.

  • Coupe d'arbres dans le Colorado
    Coupe d'arbres dans le Colorado - ©Marion Eyssette - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Rouvrir les vues sur le Colorado

    Depuis la fin de l'exploitation de l'ocre, la végétation a peu à peu envahi le Colorado de Rustrel. La colonisation de pins sylvestres (fortement combustibles) est devenue un enjeu paysager mais aussi sécuritaire. Aussi, en 2015, des coupes d'arbres ont été réalisées pour recréer des ouvertures paysagères et retrouver les anciens fronts de taille. L’objectif était de redonner à voir l’ocre dans le site, mais aussi dans le grand paysage et de mettre en sécurité les visiteurs en créant une zone de rassemblement.

  • La Dôa
    La Dôa - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Eaux et rivières

    La Dôa, torrent multicolore

    Ce torrent prend sa source sur la commune de Viens, à environ 5 km vers l’est, puis rejoint le Calavon, lui-même affluent de la Durance et sous-affluent du Rhône. Avant de traverser le Colorado provençal, la Dôa parcourt des vallons encaissés entre les collines et le piémont des monts de Vaucluse. Lors de violents orages, son passage dans les terrains ocreux de Rustrel charge ses eaux en boues colorées et en limons argileux, leur donnant des teintes jaunes, orangées ou brunâtres.

  • Azuré de Baguenaudier
    Azuré de Baguenaudier - ©Fabrice Teurquety - OTI Destination Luberon
    Faune

    L'azuré de Baguenaudier

    La ripisylve de la Dôa, qui prend naissance dans les ocres de Gignac, recèle de nombreuses espèces de papillons de petite taille, dont l’Azuré du Baguenaudier (Glaucopsyche iolas), une espèce rare et menacée, en régression en Provence car les différentes populations résiduelles se retrouvent séparées les unes des autres (fragmentation des populations). Il porte bien son nom car la chenille a la particularité de ne consommer que le Baguenaudier, arbuste jamais très abondant et disséminé ça-et-là sur des coteaux et talus secs calcaires ou bois clairs de chênes. L'azuré de Baguenaudier  présente un dimorphisme sexuel, la couleur de ses ailes permet donc de repérer son sexe : le dessus des ailes du mâle est d'un bleu lilas brillant bordé d'une fine marge sombre, tandis que celui de la femelle est plus foncé et suffusé de bleu. Le revers des ailes est orné d'une ligne de points noirs.

  • Affleurements d'ocre
    Affleurements d'ocre - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    Trésors multicolores

    Le cheminement sur cet affleurement d'ocre, associé aux pins, à la bruyère et aux contreforts du Luberon, offre une incroyable palette de couleurs. Aux jaunes multiples, ponctués d'ombres bleu-noir profondes et aux blancs éclatants, vient s'ajouter la fulgurance des ocres rouges orangées. Tous les violets, les verts, les jaunes d'or et de paille jusqu'aux reflets bleus indigo, nourrissent les interrogations du visiteur émerveillé. 

  • Immortelle commune
    Immortelle commune - ©Daniel Grenouilleau
    Flore

    Elles aiment l'ocre...

    Dans un environnement très calcaire, le massif ocrier du Luberon offre à la végétation un substrat sableux unique où se développe tout un cortège exceptionnel de plantes silicicoles (qui aiment la silice), acidophiles (qui aiment les sols acides) et psammophiles (qui aiment le sable). Au cœur du maquis, des pelouses colonisent les petites clairières isolées où se sont réfugiées de rares espèces, dont certaines sont protégées par la loi.

  • Cheminement initial du sentier en crêtes
    Cheminement initial du sentier en crêtes - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    Quand la terre glisse...

    Après une période froide et pluvieuse, janvier 2010 s'est terminé par une hausse des températures. Pendant trois jours, le brouillard cachait la falaise face à Rustrel et un beau matin, les habitants se sont réveillés devant un paysage spectaculaire : un glissement de terrain avait emporté un demi-hectare de bois de la commune de Caseneuve sur celle de Rustrel. Pendant les semaines qui ont suivi, les riverains ont vécu au rythme du grondement des chutes de pierres. Le sentier initial des crêtes a glissé 100 m plus bas ! Grande prudence est de mise à chaque fois que l'on s'approche d'un front de taille ou falaise...

  • Balise GR, sur les traces de Morenas
    Balise GR, sur les traces de Morenas - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Morenas, l'avant-gardiste

    Dans le Colorado, François Morenas fut le premier à baliser des itinéraires de randonnées dès 1953. Véritable précurseur des GR® du sud, souvent traité de "fada" par les gens du pays, il défricha, armé de sa serpe et de sa pioche plus de 1 500 km de sentiers entre Ventoux, Monts-de-Vaucluse et Luberon. Passionné, il aimait avant tout partager son plaisir d'ouverture avec les autres. Jusqu'à son dernier souffle, il continua d'entretenir ses traces, aujourd'hui plus ou moins disparues.

  • Champ de lavandin
    Champ de lavandin - ©Axelle Beaumard - PNRL Luberon
    Flore

    Lavande ou Lavandin ?!

    La Lavande aspic (Lavandula latifolia), à larges feuilles blanchâtres, est une plante des étages méditerranéens. La Lavande vraie ou fine (Lavandula angustifolia), à feuilles étroites, est quant à elle plus montagnarde (de 600 m jusqu'à 1500 m d'altitude). C'est ordinairement le lavandin (Lavandula x intermedia), hybride naturel des deux, aux parfums plus grossiers mais à plus fort rendement, que l'on observe ici dans les champs en juin/juillet. Attention, ces cultures sont le fruit d'un dur travail agricole, merci de ne pas cueillir !

  • Aphyllante de Montpellier
    Aphyllante de Montpellier - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Flore

    Aphyllante de Montpellier

    L'Aphyllante de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis, le Bragalou en occitan, brégalon ou pan de pastre en provençal) est une plante  vivace herbacée persistante et cespiteuse (qui forme une touffe compacte), de 10 à 30 cm de hauteur, typique des régions méditerranéennes ou méditerranée-montagnardes (beaucoup de plantes portent le nom « de Montpellier », ville emblématique des débuts de la botanique). L'espèce est spontanée sur les talus secs, garrigues et forêts claires, à l'abri des vents froids et dans un sol argilo-calcaire, comme ici en bordure de chemin. Elle supporte très bien la sécheresse et résiste au froid jusqu'à -10°C ; on peut la retrouver jusqu'à 1500 m d'altitude. En fleur de mai à juillet, chaque pétale bleu vif est rayé d’un trait plus foncé. Ses fleurs peuvent décorer nos salades et être consommées crues pour leur goût sucré. Le reste de la plante est légèrement toxique pour l’humain mais un excellent fourrage très apprécié des moutons et des chèvres ; cela donne un très bon goût aux fromages. Ses nombreuses petites racines fibreuses et denses ont été utilisées par le passé pour la fabrication de brosses en chiendent.

  • Calcaire en plaquettes
    Calcaire en plaquettes - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    Les marnes grises

    Au nord-est d'Apt, ici aux Tapets, les collines des Puys et du Pié de Marc, séparées par la rivière Doa, sont essentiellement constituées de calcaires beiges en petits bancs ou mêmes en fines plaquettes. Ce sont des roches d'âge Oligocène (-30 millions d'années) déposées au fond de grandes étendues lacustres peu profondes et souvent saumâtres qui recouvraient notre région. S'y intercalaient souvent des niveaux argileux, du gypse, des silex, des couches bitumineuses ou ligniteuses ainsi que du soufre. C'est ainsi qu'aux Tapets, s'ouvrir la première mine de soufre française.

  • Fontaine bassin des Jean-Jean
    Fontaine bassin des Jean-Jean - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Eaux et rivières

    Fontaine des Jean-Jean

    En Luberon, l’eau a toujours été une ressource rare. Les puits, lavoirs, bassins ou encore fontaines s’imposent comme témoin des aménagements pour faire jaillir cette eau si précieuse. Tout ce patrimoine exprime l'effort et le génie paysan pour répondre aux besoins des femmes et des hommes, des bêtes et des cultures. Ici, la fontaine bassin des Jean-Jean, aujourd'hui encore en eau une grande partie de l'année, apporte fraîcheur et or bleu d'appoint (eau non contrôlée).

  • Ocres du Luberon
    Ocres du Luberon - ©David Tatin
    Géologie

    Lumineux, naturel et durable ; je suis... ?

    L’ocre est un pigment naturel, inaltérable et très résistant (notamment aux UV). Ses teintes sont composées d’une palette de couleur allant du vert pâle au rouge. On doit ces nuances de couleurs au mélange d’argile blanche pure (Kaolinite), d’oxydes et d’hydroxydes de fer (Hématite pour le rouge, Limonite pour la brune, Goethite pour le jaune…). Il a été déterminé que l’homme de Néandertal (entre -250 000 et -30 000 ans) utilisait déjà l’ocre. Dans les grottes ornées tels que Lascaux, Chauvet ou Cosquer, c’est de l’ocre qui était utilisée pour réaliser les peintures rupestres.

  • Sentier ocreux
    Sentier ocreux - Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    L'origine des ocres

    Les sables ocreux résultent de la profonde modification chimique de sables verts déposés dans la mer il y a environ 100 millions d'années. C'est leur émersion, à cette époque, et leur exposition à un climat chaud et humide qui a conduit à leur altération pour donner, entre autres, des sables ocreux. C’est à partir de ces sables extraits dans des carrières qu’est produite l’ocre, par un processus de séparation du sable et de l'ocre, de décantation dans des bassins, de séchage, de cuisson aux alentours de 800°C et enfin de broyage.

  • Loeflingie d’Espagne
    Loeflingie d’Espagne - ©Laurent Michel - PNR Luberon
    Flore

    Une flore originale

    Associée à un climat méditerranéen, la géologie particulière de la colline de La Bruyère (site classé et Espace naturel sensible), constituée d’ocres et de grés du Crétacé, permet à une flore très spécifique et diversifiée d’y prospérer. La végétation est ici composée d’une chênaie verte associée au pin maritime, au pin sylvestre et à des d’espèces typiques de lande : callune (bruyère commune), ciste à feuille de laurier, bruyère à balais. On y trouve des espèces rares et protégées, comme la Loeflingie d’Espagne, minuscule plante aux fleurs vertes, et la Gagée de Bohème avec ses petites fleurs d’un jaune éclatant.

  • Chataîgne dans sa bogue
    Chataîgne dans sa bogue - ©DR
    Flore

    Châtaignier des sols acides

    Ilot de sable au milieu des massifs calcaires du Luberon et des Monts-de-Vaucluse, les ocres abritent des essences d'arbres qui ne poussent pas dans le calcaire. Ainsi le châtaignier apprécie ce sol tout comme il apprécie le sol sableux dans le département du Var plus au sud.

  • Minioptère de Schreibers
    Minioptère de Schreibers - ©DR
    Faune

    Minioptère de Schreibers

    La colline de La Bruyère héberge le plus important site de transit de minioptères de Schreibers du Luberon. Cette chauve-souris, qui se nourrit de papillons, est très sociable et s'installe en grappes (collées les unes aux autres) dans les galeries d'ocres. Bien souvent, pour conserver la tranquillité des chauves-souris, des grilles sont installée à l'entrée des grottes ou galeries. Pour la minioptère, ces grilles sont néfastes car leur vol, peu manœuvrable, ne lui permet pas de se faufiler facilement entre les barreaux. La protection de leur espèce repose principalement sur leur tranquillité, il est donc important de la respecter.

  • Front d'éboulement
    Front d'éboulement - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Danger éboulement !

    Véritable gruyère, la colline de La Bruyère est percée d'anciennes galeries creusées à la main et de front de taille à ciel ouvert. Il s'agissait d'un lieu important pour l'extraction des ocres. Ensuite, un certain nombre de cavités ont été transformées en champignonnières. Elles sont aujourd'hui délaissées de toute activité humaine. Certaines sont devenues des refuges pour de grosses colonies de chauves-souris. Il est strictement interdit de pénétrer dans les galeries (propriété privé), en raison d'éboulements fréquents et pour éviter tout dérangement dramatique des chauve-souris.

  • Petit Rhinolophe
    Petit Rhinolophe - ©David Tatin
    Faune

    Petite divagation = réveil fatal !

    Sur la colline de La Bruyère, il y a une grande diversité de cavités souterraines, notamment des anciennes mines d’extraction d'ocres. Ces lieux, de températures et d’humidité stables, offrent un gîte indispensable aux chauves-souris à leur l’léthargie hivernale (octobre à mars). Durant cette période de vie ralentie, un simple même très court dérangement dans les galeries ou le passage répété juste devant les entrées de cavités, engendre le processus de réveil. Ce réveil imprévu très stressant leur fait consommer jusqu’à 80% de leur réserve et entraine leur mort quasi certaine. Il est donc impératif, de ne jamais pénétrer dans les cavités. Et ce d’autant plus que c’est dangereux en raison des risques d’effondrements !

  • Grands Rhinolophes
    Grands Rhinolophes - ©DR-life-bats-birds
    Faune

    Indispensable chauve-souris !

    17 espèces protégées sur les 34 identifiées en France, comme le Grand ou le Petit rhinolophe, le Minioptère de Schreibers, sont présentes sur le site classé et l’Espace Naturel Sensible de la colline de la Bruyère. Les chauves-souris sont des mammifères volants qui allaitent chaque année un seul petit et qui se nourrissent d’insectes la nuit. La plus petite chauve-souris, extraordinaire technologie de 4 gr, peut manger jusqu’à 3000 moustiques par nuit ! Leur conservation est primordiale pour l’équilibre de la biodiversité, et pour la transmission de ce patrimoine biologique à nos enfants.

  • Vue sur Villars
    Vue sur Villars - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Point de vue - sommet

    Ce chemin est d'or, ocre et vermeil...

    Du point de vue situé une vingtaine de mètre sur la gauche, on apperçoit Villars, Saint-Saturnin-lès-Apt, puis des falaises ocreuses très colorées, cachées en partie par une végétation boisée de reconquête. En retrait du Calavon qui coule entre les massifs des Monts-de-Vaucluse au nord et du Luberon au sud, la colline boisée de La Bruyère se dresse par-dessus la vallée agricole où dominent les vignes.

  • Panneau d'accueil
    Panneau d'accueil - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Flore

    La Bruyère, espace naturel sensible

    La colline de La Bruyère a reçu le label départemental Espace naturel sensible (ENS) en 2005. Dans ce cadre, et dans un objectif de préservation du patrimoine naturel, plusieurs parcelles privées ont été achetées par la commune de Villars, le Parc naturel régional du Luberon et le Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ces terrains sont ouverts au public, uniquement sur les sentiers balisés et dans les limites de préservation de cet îlot siliceux unique.

  • Les ocres de La Bruyère
    Les ocres de La Bruyère - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Flore

    La colline de la Bruyère, site classé et OGS

    La colline de La Bruyère est un des quatre principaux massifs du site classé des Ocres du Pays d’Apt, défini par décret en 2002 au titre des Monuments naturels à caractère historique et qui couvre plus de 2500 ha. En 2010, en concertation avec les acteurs locaux, une Opération Grand Site de France a été lancée par la Communauté de Communes Pays d'Apt Luberon, afin de mettre en œuvre un projet de valorisation, de bonne gestion et de préservation des patrimoines naturels, paysagers mais aussi culturels dans la perspective d'obtenir prochainement de l'Etat le label Grand Site de France.

  • Départ de balade
    Départ de balade - Eric Garnier - PNR Luberon
    Flore

    La colline de La Bruyère, espace protégé

    Juste au nord de la route, se cache la discrète colline de La Bruyère, site classé au titre des Monuments naturels à caractère historique en 2002, puis labélisé  Espace naturel sensible (ENS) en 2005. Constitué d’ocres et de grés du Crétacé, cet îlot siliceux au milieu d’un océan calcaire, renferme une végétation exceptionnelle composée d’une chênaie verte associée au pin maritime, au pin sylvestre et à des espèces typiques de lande (bruyère callune, ciste à feuille de laurier…). Cette flore très spécifique s’adapte bien aux sols siliceux et acides. On y rencontre également de nombreuses espèces d’amphibiens, d’oiseaux et de chauves-souris.

  • Village de Villars
    Village de Villars - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    Villars, village de caractère

    Perché au sommet d’une colline, au pied des Monts de Vaucluse, Villars est un village provençal typique aux ruelles étroites. On y découvre l’église paroissiale Saint-Jacques-le-Mineur (XIXe s.), plusieurs oratoires, un ancien lavoir communal, ainsi qu’une place ombragée animée par le Bar des Amis, célèbre pour avoir servi de décor au film L’Été meurtrier (1983), révélant Isabelle Adjani, Alain Souchon et François Cluzet. Villars et ses 11 hameaux sont aussi le pays natal du peintre Paul Camille Guigou (1834–1871), dont les œuvres sont conservées, entre autres, au musée d’Orsay à Paris et au musée des Beaux-Arts de Marseille.

  • Truffes fraîchement dénichées
    Truffes fraîchement dénichées - ©PNR Luberon
    Produits du terroir

    La truffe en Luberon

    La truffe ou « rabasso » en provençal, est un champignon qui vit sur les racines des chênes verts, blancs mais aussi des pins d’Alep... C’est un paysan de Saint-Saturnin, Joseph Talon, qui débuta la trufficulture en plantant des chênes truffiers. En hiver, truffier et chien truffier partent à la recherche du fameux diamant noir. Le Vaucluse est le premier département producteur français et la Provence produit plus des trois quarts de la production nationale.

  • Lignite
    Lignite - ©Pierre Thomas
    Géologie

    Le lignite, berceau des fossiles

    Le lignite, sorte de charbon pauvre en carbone, fut extrait au XIXe s. à la base de la colline. Ici, il n’était pas seulement recherché comme combustible : il renfermait aussi de nombreux ossements fossiles de vertébrés. Des centaines de restes issus de ces niveaux sont aujourd’hui conservés dans de grands musées européens. Ils ont fait de Perréal l’un des sites paléontologiques majeurs du Luberon. Pour cette raison, le gisement est protégé au sein de la Réserve naturelle nationale géologique du Luberon. L'extraction et le ramassage de fossiles et minéraux sont interdits. 

  • Ophrys de Bertoloni
    Ophrys de Bertoloni - ©DR-Hervé Parmentelat
    Flore

    Ophrys de Bertoloni

    En fleur de mai à juin, l'orchidée des pelouses sèches (Ophrys bertolonii ssp drumana), se reconnaît principalement à son labelle très sombre (pétale médian en forme de lèvre)  et son périanthe rose (enveloppes stériles qui entourent et protègent les étamines et les pistilles, organes reproducteurs d'une fleur). Ses fleurs sont peu nombreuses et relativement grandes par rapport à la plante. A ne pas confondre avec l’Ophrys de la Drôme (Ophrys saratoi), plus courante sur le Luberon, et plus haute, aux fleurs plus nombreuses et plus petites, dont le labelle est moins large et les épaulements moins marqués (sources florealpes.com).

  • Ocre de Gargas
    Ocre de Gargas - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    L'ocre, trésor géologique

    Un peu plus à l'ouest au bout du bois, se dévoile un très bel affleurement ocreux (sentier privé, merci de respecter les lieux). L'ocre est un colorant minéral composé d'une argile, la kaolinite, et d'un hydroxyde de fer, la goethite, qui lui confère ses teintes éclatantes. L'ocre est extraite des sables ocreux (80 à 90% de sable, 10 à 20% d'ocre) depuis plus de 200 ans, par des opérations de lavage, décantation, séchage... A Perréal, les sables ocreux ont été exploités en galeries et à ciel ouvert. Au pied de la colline à l'ouest, les mines de Bruoux en témoignent encore. 

  • Chou allongé à feuilles entières
    Chou allongé à feuilles entières - ©DR-Еlena - inaturaliste
    Flore

    Perréal, haut lieu de la flore nationale

    Sur la colline de Perréal, le substrat formé de calcaires blancs alternant avec des argiles et marnes vertes ou jaunes ainsi que du gypse, exerce un fort déterminisme sur le milieu vivant, et plus particulièrement sur le paysage végétal. Cette originalité géologique a pour conséquence la présence de plusieurs espèces remarquables qui font de la colline un haut lieu de la flore régionale et nationale. On y trouve l'Euphorbe à feuilles de graminée (Euphorbia graminifolia), l'Orchidée des pelouses sèches (Ophrys bertolonii ssp drumana), le Liseron des pelouses marneuses (Convolvulus lineatus), le Sainfoin humble à fleurs roses (Hedysarum boveanum ssp europaeum) ou bien encore le rare Chou allongé à feuilles entières (Brassica elongata ssp integrifolia). Espèces protégées, je m’abstiens de toute cueillette !

  • Colinne de Perréal
    Colinne de Perréal - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    La colline de Perréal, un relief inversé

    La colline de Perréal présente un grand intérêt géologique. Il s’agit d’un ancien fossé d’effondrement, ou graben, encadré par deux failles. Au fil du temps, l’érosion a davantage creusé les terrains voisins, tandis que les dépôts conservés dans le fossé ont résisté. Le graben se retrouve aujourd’hui en hauteur, sous forme de butte témoin. Cette inversion de relief fait de Perréal un remarquable promontoire au centre du bassin d’Apt. 

  • Géosite de Gargas
    Géosite de Gargas - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    Perréal, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon

    Le label Géoparc mondial UNESCO distingue des territoires qui protègent, valorisent et font découvrir des sites et paysages géologiques remarquables, en lien étroit avec leurs patrimoines naturels, culturels et leurs habitants. Le Géoparc mondial UNESCO du Luberon s’inscrit dans ce réseau international engagé pour la transmission du patrimoine géologique. Animé et piloté par le Parc naturel régional du Luberon, il réunit de nombreux géosites qui témoignent de l’histoire de la Terre, structurent les paysages et illustrent les liens entre géodiversité, biodiversité et activités humaines. La colline de Perréal fait partie de la soixantaine de géosites en raison de son histoire géologique (gisement fossilifère et graben) et de son lien avec l'occupation humaine (oppidum et carrières de gypse et d'argile).

  • Marnes grises de l'Aptien
    Marnes grises de l'Aptien - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Apt, berceau de l'Aptien

    En 1840, le savant français, Alcide d’Orbigny crée le terme Aptien pour désigner un étage géologique du Crétacé inférieur, à partir des marnes riches en ammonites pyriteuses observées autour d’Apt. Il souligne alors l’originalité de cette faune et propose de donner à ces terrains le nom d’aptiens. Apt est ainsi entrée dans l’histoire mondiale de la géologie en donnant son nom à un étage encore utilisé aujourd’hui : l’Aptien, compris en -121,4 et -113,2 millions d’années.

  • Puits des Tamisiers à Gargas
    Puits des Tamisiers à Gargas - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
    Savoir-faire

    Le puits, source de vie

    Sur le bord du chemin, le puits témoigne des efforts mis en œuvre autrefois pour faire venir l'eau au plus près des villages, des hameaux mais aussi des troupeaux. L'aridité du Luberon rendait les puits essentiels à toute activité pastorale. Le système de puisage de l'eau en sous-sol se faisait manuellement par poulie, chaîne et sceau ou par l'intermédiaire d'une noria ou pousaraque en provençal (roue à godets, entraînée à la main par un cheval ou un mulet).

  • Martinet noir
    Martinet noir - ©DR
    Faune

    Infatigable martinet noir

    Le martinet noir (Apus apus) a délaissé complètement ou presque son habitat originel  - falaises, porches de grottes, trous d'arbres - et niche désormais essentiellement sous les toits ou dans des anfractuosités. C'est une espèce d'oiseau qui passe la majorité de sa vie en vol. Les adultes peuvent passer plusieurs mois, d'une saison de reproduction à une autre, sans jamais se poser. Il dort, s'accouple et se nourrit en vol.  Pour dormir, il prend de l'altitude et se positionne au-dessus des nuages. Il fait des petits vols planés lors de courtes phases de repos. Le sommeil hémisphérique unilatéral lui permet d'endormir un hémisphère de son cerveau tout en gardant le deuxième en alerte et éveillé. 

  • Front de taille d'exploitation d'ocres
    Front de taille d'exploitation d'ocres - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    Aux origines de l'ocre

    Il y a environ 125 millions d’années, une mer peu profonde recouvrait une partie de la Provence. Sur le bassin du Pays d’Apt, des sédiments marins à l’origine des calcaires blancs se déposent, bientôt recouverts par des roches argileuses (marnes grises) et des sables riches en fragments de coquilles, d’oursins et d’organismes microscopiques. Ces sédiments s’accumulent en couches obliques sur le fond marin, formant des grains verts de glauconie, une substance riche en fer. 

  • Ocriers devant la mine
    Ocriers devant la mine - ©DR
    Patrimoine et histoire

    Exploitation de l'ocre

    Lancée à la fin du XVIIIe s., l'industrie ocrière connait son apogée dans les années 1920. L'ocre était incorporée comme épaississant dans les produits manufacturés tels que le caoutchouc naturel. Elle était aussi utilisée dans le bâtiment pour les enduits et les façades. Au XIXe et XXe s., l'exploitation industrielle exportait de gros volumes dans le monde entier : à l'apogée, sur les 40 000 tonnes d'ocre produites, plus de 90 % étaient exportées en Europe, en Amérique et dans les colonies. En 1929, l'industrie de l'ocre emploie un milliers d'ouvriers et d'employés. 

  • Traces de pioches
    Traces de pioches - ©Alain Hocquel - VPA
    Savoir-faire

    Extraire le précieux minerai

    Les carrières souterraines ont été creusées à la main par les ocriers. Dans les galeries, à la lumière de la lampe à carbure, ils maniaient le pic, la pioche et la pelle, puis évacuaient le minerai à la brouette. Les parois conservent encore parfois les traces de leurs outils. Les galeries, creusées parallèlement et perpendiculairement, se croisent et délimitent de puissants piliers qui soutiennent la voûte. Après des accidents parfois dramatiques, la réglementation impose progressivement une organisation plus régulière, en quadrillage.

  • Lavage de l'ocre
    Lavage de l'ocre - ©Ocres de France
    Savoir-faire

    Le traitement de l'ocre

    Après leur extraction, les sables ocreux subissent une succession de traitements qui conduit au pigment prêt à l'emploi. Les étapes de ce traitement ont changé depuis les premiers producteurs ; elles ont simplement évolué avec la mécanisation. Afin d'obtenir un produit final avec le moins de sable possible, l'ocre est traitée à travers un processus de lavage, de décantation dans des bassins (situés au nord de Gargas), puis de séchage, broyage et enfin, de cuisson. 

  • Corynéphore blanchâtre
    Corynéphore blanchâtre - ©DR
    Flore

    Une végétation qui aime l'ocre...

    Les sols ocreux, à composante siliceuse, induisent une végétation exceptionnelle à forte personnalité qui contraste avec les sols calcaires des environs. Tout un cortège de plantes y trouvent refuge : laiche ponctuée, corynéphore blanchâtre ou encore avellinie de Micheli. Installées sur des sols très filtrants, celles-ci ont un cycle végétatif adapté très court afin de coïncider au mieux avec la courte période printanière pendant laquelle l'eau est présente dans les couches superficielles du sol.  Les alentours des mines de Bruoux sont donc un lieu de très fort enjeu de conservation. 

  • Pinède à Gargas
    Pinède à Gargas - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Point de vue - sommet

    Un paysage insolite

    Ce paysage étonne par le contraste entre les couleurs chaudes de la roche, les verts des pinèdes et des chênaies, les vergers et les vignes aux alentours. Les falaises, les fronts de taille et les galeries rappellent l’exploitation passée des sables ocreux. Ici, la nature et le travail des hommes ont façonné ensemble un décor singulier, où la mémoire industrielle reste inscrite dans les formes du relief. 

  • Site sensible à préserver
    Site sensible à préserver - ©Daniel Grenouilleau
    Patrimoine et histoire

    Opération Grand Site de France

    Sité classé en 2002, le Massif des Ocres du Pays d’Apt forme l’un des ensembles ocriers les plus remarquables au monde. Ses falaises colorées, ses anciennes carrières, ses villages et ses paysages agricoles attirent de nombreux visiteurs, mais restent fragiles. Pour concilier accueil du public, qualité paysagère et préservation des patrimoines naturels, géologiques et culturels, une Opération Grand Site de France (OGS) est actuellement pilotée par la communauté de communes Pays d’Apt Luberon, en concertation avec les acteurs locaux.

  • Petit rhinolophe en hibernation
    Petit rhinolophe en hibernation - ©David Tatin
    Faune

    Refuges pour chauves-souris

    Avec une dynamique d’érosion très rapide, les galeries sont très sensibles aux intempéries. Elles accueillent de nombreuses espèces protégées de chauves-souris, qui profitent de la tranquillité et de l'humidité des lieux pour hiberner de l’automne au printemps. Les chauves-souris sont reines dans les galeries de l'ancienne carrière de Gargas. Mais attention, il est interdit de s'y aventurer au risque de les déranger! Sur les 35 espèces de chiroptères connues en France métropolitaine, 21 sont recensées dans le Luberon. 

  • Evénement culturel aux Mines de Bruoux
    Evénement culturel aux Mines de Bruoux - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    Les mines de Bruoux

    Au cœur de cette forêt de pins, dans ces falaises aux couleurs chaudes et lumineuses, ont été creusées à la force des bras des ocriers plus de 40 km de galeries. Vestige monumental de l'exploitation de l'ocre, site unique et admirable, ce labyrinthe mystérieux est aujourd'hui protégé. Aux Mines de Bruoux, un parcours de 650 m a été aménagé en toute sécurité. Ces galeries impressionnantes, voûtées, en forme d’ogive ou même en plein cintre, jusqu’à 15 m de hauteur, forment une véritable cathédrale minérale : une plongée dans l’univers esthétique de l’ocre qui rend hommage au travail des ocriers, ces mineurs de la couleur.

  • Carrière d'ocre en exploitation
    Carrière d'ocre en exploitation - ©Société des Ocres de France
    Patrimoine et histoire

    La dernière carrière d'ocre d'Europe !

    Aujourd’hui, la Société des Ocres de France exploite encore une carrière de 18 hectares à Gargas et le traitement de l'ocre s'effectue dans une usine à Apt. La société produit désormais 1 200 tonnes d’ocre par an. Cette entreprise familiale est bel et bien l’unique exploitant qui transforme le minerai ocreux en ocre pure. L'exportation représente 45 % de la production, en partie vers l'Afrique, mais aussi vers l'Europe du Nord et les Etats-Unis. Les pigments sont aujourd’hui commercialisés pour la coloration d'enduits de façades et pour les badigeons. C’est aussi une belle histoire, une famille qui perpétue l’industrie ocrière depuis 1901.

  • Galeries des Mines de Bruoux
    Galeries des Mines de Bruoux - ©Philippe Durand
    Patrimoine et histoire

    Mines de Bruoux, anciennes galeries d'ocre

    Au cœur de cette forêt de pins, dans ces falaises aux couleurs chaudes et lumineuses, ont été creusées à la force des bras des ocriers plus de 40 km de galeries. Vestige monumental de l'exploitation de l'ocre, site unique et admirable, ce labyrinthe mystérieux est aujourd'hui protégé. Aux Mines de Bruoux, un parcours de 650 m a été aménagé en toute sécurité. Ces galeries impressionnantes, voûtées, en forme d’ogive ou même en plein cintre, jusqu’à 15 m de hauteur, forment une véritable cathédrale minérale : une plongée dans l’univers esthétique de l’ocre qui rend hommage au travail des ocriers, ces mineurs de la couleur.

  • Concrétion de sables ocreux
    Concrétion de sables ocreux - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    L'ocre

    Les sables ocreux résultent d'une profonde modification chimique de sables verts d'origine marine. Il y a environ 100 millions d'années, les sables verts ont été émergés et altérés sous un climat chaud et humide pour donner les sables ocreux. C’est à partir de ces sables extraits dans des carrières souterraines ou à ciel ouvert qu’a été exploitée l’ocre. Attention, le prélèvement de sables ocreux en milieu naturel est interdit !

  • Bassins de décantation d'ocre à Gargas
    Bassins de décantation d'ocre à Gargas - ©Valentin Pacaut - The explorers
    Point de vue - sommet

    Un trésor de nuances de couleurs

    Le Pays d’Apt en Luberon offre une incroyable palette de couleurs. Aux verts multiples, ponctués d’ombres bleu-noir profondes et aux blancs éclatants des calcaires, vient s’ajouter, presque avec insolence, la fulgurance des ocres et des lavandes. Entre Gargas, Roussillon, Villars, Rustrel ou encore Gignac, Viens, Caseneuve, la nature et l'humain ont composé, en notes de feu, une étrange symphonie. Tous les rouges, les jaunes d’or et de paille, jusqu’aux violets aux reflets indigo, nourrissent les interrogations presque alchimiques du randonneur émerveillé.

  • Repère du niveau de la crue de 1992
    Repère du niveau de la crue de 1992 - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Eaux et rivières

    L'Urbane, d'un extrême à l'autre

    Le climat méditerranéen est capricieux, alternant inondations et sécheresses. Ici, le 22 septembre 1992, l'Urbane, l'un des affluents du Calavon, a atteint une hauteur record, comme le montre le repère situé sur le pont. Le même jour, Vaison-la-Romaine a subit une terrible crue centennale. Pour autant, l'Urbane endure régulièrement de sévères canicules et des déficits de débit récurrents. Ces conditions hydrologiques très variables influent donc sur la qualité des eaux et des milieux. La faiblesse des débits est une difficulté supplémentaire pour atteindre le bon état des eaux sur ce bassin ; on constate une faible dilution possible et une capacité d’auto-épuration limitée.

  • ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    Champignon ocreux

    Ce curieux « champignon » de sables ocreux, reliquat d'un ancien petit front de taille d'exploitation d'ocre, a été depuis sculpté par l’érosion.  L’eau de pluie, le ruissellement, les cycles gel-dégel et le vent enlèvent peu à peu les grains de sable. Une partie plus résistante, protège le sable situé dessous et forme un petit surplomb. Ce relief miniature rappelle que les sculptures et les falaises d'ocres sont composées de roches tendres et fragiles, surtout après un épisode pluvieux. A observer sans effleurer, ni monter dessus.

  • Pic épeiche
    Pic épeiche - ©Fabrice Teurquety
    Faune

    Pic épeiche, pic high-tech !

    ''Trrrrrrrrrr'' !!! Sonore et percutant, tel le percussionniste de la forêt, le Pic épeiche (Dendrocopos major) au magnifique plumage coloré de noir, blanc et rouge, ne possède pas de chant au sens strict. Mais il a le tambourinage facile ! Il choisit une branche ou un tronc sec faisant office de caisse de résonance qu'il frappe violemment du bec en séries accélérées et à une vitesse folle de 6 à 7 mouvement par seconde ! Le cerveau subit alors une décélération de 1000 G, soit 200 fois plus qu’un astronaute... C'est l'asymétrie de son bec et la structure spongieuse du crâne qui lui permettent d'absorber les chocs contre le bois. Ses tambourinements sonores qui résonnent loin dans le sous-bois, lui permettent de souligner son territoire, en particulier au printemps.

  • Ciste à feuille de lauriers
    Ciste à feuille de lauriers - ©DR-Ecobalade
    Flore

    Le ciste à feuilles de laurier

    Le ciste à feuilles de laurier (Cistus laurifolius) est un arbuste aisément identifiable : grandes feuilles persistantes lancéolées d'un vert-sombre, et belles fleurs blanches au printemps. On peut même finir par le reconnaître les yeux fermés, par l'odeur légère et suave qu'il répand dans son environnement proche. Strictement inféodé aux sols acides, il reste assez localisé dans notre région, mais est assez commun dans le massif des ocres où il trouve sa place en lisières et clairières des boisements.

  • Guêpier d'Europe
    Guêpier d'Europe - ©Robert Caracchioli
    Faune

    Le chasseur d'Afrique

    Le guêpier d’Europe ou « chasseur d’Afrique » est un oiseau très coloré qui creuse son nid dans les ocres ou sur les berges sableuses de la Durance et du Calavon. Très présent dans le Luberon, il nous quitte en septembre pour l’Afrique et ne revient qu’au mois d’avril pour la nidification. Cette migration est risquée, puisque 30 % d’entre eux ne reviendront pas, mais c’est l’occasion pour les jeunes nés de s’accoupler avant de creuser, à leur tour, un nid dans le Luberon.

  • Forêt du Coteau des Meuniers
    Forêt du Coteau des Meuniers - ©Juliette Coutand - PNR Luberon
    Forêt

    Forêts et vieux arbres

    Présentes sous plusieurs formes (chênaies, mélanges de feuillus et de résineux, pinèdes…), les forêts sont un élément incontournable du cycle de vie de nombreuses espèces : Loriot, Epervier, Bondrée apivore, Pic épeiche, Sitelle, Fouine, Blaireau, Ecureuil, Chevreuil, Couleuvre d'Aesculape... Gîte, alimentation ou reproduction sont autant de rôles qui augmentent avec l’âge de la forêt, la présence de bois mort et le mélange des essences (feuillus-résineux).

  • Géoparc mondial UNESCO du Luberon
    Géoparc mondial UNESCO du Luberon - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
    Géologie

    Ôkhra, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon

    Le label Géoparc mondial UNESCO distingue des territoires qui protègent, valorisent et font découvrir des sites et paysages géologiques remarquables, en lien étroit avec leurs patrimoines naturels, culturels et leurs habitants. Le Géoparc mondial UNESCO du Luberon s’inscrit dans ce réseau international engagé pour la transmission du patrimoine géologique. Animé et piloté par le Parc naturel régional du Luberon, il réunit de nombreux géosites qui témoignent de l’histoire de la Terre, structurent les paysages et illustrent les liens entre géodiversité, biodiversité et activités humaines. L'écomusée de l'ocre fait partie de ces géosites. Il offre un témoignage précieux des relations entre géodiversité et usages des ressources minérales.

  • Site sensible à préserver
    Site sensible à préserver - ©Daniel Grenouilleau
    Patrimoine et histoire

    Opération Grand des Ocres du Luberon

    Sité classé en 2002, les ocres du Luberon forme l’un des ensembles ocriers les plus remarquables au monde. Ses falaises colorées, ses anciennes carrières, ses villages et ses paysages agricoles attirent de nombreux visiteurs, mais restent fragiles. Pour concilier accueil du public, qualité paysagère et préservation des patrimoines naturels, géologiques et culturels, une Opération Grand Site est actuellement pilotée par la communauté de communes et l'Office de tourisme Pays d’Apt Luberon, en concertation avec les acteurs locaux.

  • Atelier pastels d'ocre
    Atelier pastels d'ocre - ©Didier Amadori - Ôkhra
    Savoir-faire

    La fabrication de pastels et aquarelles

    Avec la visite de l'écomusée de l'ocre, les couleurs n'auront plus de secrets pour vous ! L'atelier de fabrication de pastels et d'aquarelles de la Coopérative des couleurs, qui fournit peintres et artistes, est ouvert au public. Et pour aller plus loin dans la pratique des usages de l'ocre, l'écomusée propose des ateliers et stages d'initiation pour apprendre à formuler et appliquer des peintures et enduits naturels à base d'ocres et de pigments. Le tout dans un cadre exceptionnel !

  • Ecomusée de l'ocre
    Ecomusée de l'ocre - ©Didier Amadori - Ôkhra
    Savoir-faire

    Ôkhra - Ecomusée de l'ocre

    L'écomusée de l'ocre est installé ici à l'usine Mathieu. C'est une ancienne usine d'ocre qui a produit environ 1 000 tonnes d’ocre par an entre 1921 et 1963. Les systèmes de lavage, le four et les moulins ont été restaurés afin de faire comprendre les différentes étapes de traitement du minerai, de l’extraction à l’expédition. Découvrez, à travers des visites de site et des ateliers, l'un des plus beaux fleurons du patrimoine industriel ocrier, devenu écomusée, conservatoire et centre de formation sur l'ocre et la couleur !

  • Wagons transportant l'ocre
    Wagons transportant l'ocre - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    L'âge doré de l'ocre

    En 1929, l'industrie de l'ocre occupe un millier d'ouvriers et d'employés. Dix-sept carrières souterraines occupent 70 ouvriers au fond des galeries et plus de 270 en surface. Plus de 50 carrières à ciel ouvert emploient 170 ouvriers. A l'apogée (1928-1929), sur les 40 000 tonnes d'ocre produites, plus de 90 % étaient exportées, essentiellement en Europe et en Amérique. 

  • Incendie dans le Luberon
    Incendie dans le Luberon - ©La Bastidonne
    Forêt

    Incendie et forêt méditerranéenne

    Avec le dérèglement climatique, les incendies de forêt sont de plus en plus puissants, explosifs et récurrents. Les feuillus (Chêne pubescent ou Chêne blanc, Chêne vert, Hêtre...), comme les résineux (Pin sylvestre, Pin d'Alep, Pin noir...), souffrent et ont du mal à se régénérer. Puis certains secteurs subissent l’incendie si fréquemment que les plantes favorisées par le feu, les plantes pyrophytes (aimer le feu en latin), comme des Cistes blancs ou Ciste cotonneux (Cistus albidus), finissent par occuper prioritairement l’espace au détriment de la biodiversité. Soyez vigilants même en hiver : un incendie est vite parti et reste difficilement contrôlable. 9 feux de forêt sur 10 sont d'origine humaine et la moitié est due à une imprudence.

  • Belvédère du sentier des ocres à Roussillon
    Belvédère du sentier des ocres à Roussillon - ©Françoise Delville - PNR Luberon
    Point de vue - sommet

    Un belvédère sur l'ocre

    Faites un crochet de quelques mètres pour monter jusqu'au belvédère aménagé de Roussillon, qui a fait l'objet d'un chantier de sécurisation réalisé en 2015 par le Parc naturel régional du Luberon, dans le cadre de l'Opération Grand Site de France sur les ocres du Luberon. Vous pourrez alors profiter des panoramas ouverts sur les falaises ocreuses et des vues sur le village de Roussillon, avec tous ses enduits colorés de façades, témoin de l'activité ocrière. La signalétique sur place vous permettra de découvrir l'origine de ces falaises colorées et les usages de l'ocre.

  • Unité paysagère du pays du Calavon
    Unité paysagère du pays du Calavon - ©Françoise Delville - PNR Luberon
    Point de vue - sommet

    Paysages renommés du Luberon

    Ici, on domine la présence exceptionnelle d'ocres sous la forme de falaises richement colorées et de bâtis aux enduits multicolores qui constituent des forts points d'appel dans le paysage. Au loin se déploie la vallée agricole du Calavon avec ses cerisiers, ses vignes et ses vergers. Depuis la fin des années 80, les nombreux ouvrages et systèmes hydro-agricoles ont permis de sécuriser le rendement et la qualité des rendements de production alimentaire, puis d’évoluer vers des pratiques agro-environnementales. Avec le réchauffement climatique, la solidarité hydraulique entre territoires pour le partage de l’eau et sa gestion économe est aujourd'hui plus que jamais nécessaire.


Météo


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OGS Ocres du Luberon
Les Ocres du Luberon, un site d'exception engagé dans une démarche de préservation et un projet de territoire de développement durable ‘’Opération Grand Site de France’’.

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