PERTUIS - Sur le pays d'Aigues à vélo (côté ouest)
Etang de la Bonde
Etang de la Bonde - ©Damien Rosso - Drozphoto
Pertuis

PERTUIS - Sur le pays d'Aigues à vélo (côté ouest)

Eaux et rivières
Patrimoine et histoire
Produits du terroir
Embarquer cet élément afin d'y avoir accès hors connexion

Grande boucle du sud Luberon, sur la partie ouest de l’itinéraire "Le pays d’Aigues à vélo" ; un régal entre vignes et châteaux !

« Que vous soyez amateurs de matinées printanières aux senteurs de cerisiers en fleurs, que vous préfériez une virée d’été dans la tiédeur du soleil couchant, ou que vous vénériez les premiers frimas rougeoyants des vignobles ondulants d’un début d’automne, chaque tour de roues sur le pays d’Aigues est magique et étonnant ! En plus, sur cette grande boucle, à chaque village traversé, haltes fraîches et réconforts gourmands sont de mises ! » Dorothée Génin, animatrice Vélo Loisir Provence.


Les 38 patrimoines à découvrir

  • La caserne inondée pendant la crue de 1993
    La caserne inondée pendant la crue de 1993 - ©DR-Guy-Marie Gautier
    Eaux et rivières

    L'Eze, une rivière torrentielle

    Cette rivière qui prend sa source en amont de la Bastide des Jourdans à une vingtaine de km, souvent à sec l’été, est cependant de régime de type torrentiel et peut connaître des crues soudaines suite à d'orages violents. L'Eze est l'exutoire naturel de toutes les précipitations tombées en amont dans le Pays d'Aigues. C'est ce qui s'est passé en septembre 1993. La caserne des pompiers que vous apercevez depuis le pont était paralysée !

  • Canal de Pertuis
    Canal de Pertuis - ©Emilie Auray - PNR Luberon
    Eaux et rivières

    Le Canal du Sud Luberon

    Terminé en 1862, il sert à l'irrigation de la plaine de la Durance. Il prend ses eaux dans la Durance en amont de Pertuis près de la Loubière, et longe les collines jusqu'à Cadenet, puis Lauris. Il dessert près de 3 200 ha de terres. Vous apercevez le passage en siphon sous la rivière l'Eze dans laquelle il déverse également en cas de nécessité de décharge.

  • Pomme de terre de Pertuis
    Pomme de terre de Pertuis - ©DR
    Produits du terroir

    La pomme de terre de Pertuis

    La légende raconte que la pomme de terre aurait été ramenée dans la région à la fin du XVIIIe s. par un paysan de la Tour d’Aigues, Job le rouge, de retour des expéditions napoléoniennes. Avant la deuxième guerre mondiale, on comptait près de 2 000 ha, ce qui a permis à de nombreux Marseillais de se nourrir pendant l’occupation. La pomme de terre à chair jaune est vendue non lavée pour favoriser sa conservation et les variétés les plus cultivées sont la Monalisa et la Samba.

  • La Durance
    La Durance - ©Jérôme Brichard - PNR Luberon
    Eaux et rivières

    La Durance, reine de la Provence

    Prenant sa source au mont Genèvre dans les Hautes-Alpes, la Durance poursuit sa course dans les Alpes-de-Haute-Provence pour ensuite matérialiser la limite entre Bouches-du-Rhône et Vaucluse. Les différents aménagements hydroélectriques (comme l’immense barrage de Serre-Ponçon) ont considérablement réduit son débit et son milieu naturel. Le défi aujourd’hui est de concilier la production d’électricité par une énergie renouvelable et la protection des écosystèmes du cours d’eau.

  • Plaine de Villelaure
    Plaine de Villelaure - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
    Produits du terroir

    La plaine agricole de Villelaure

    La plaine constitue plus de la moitié la superficie de la commune (1 275 ha) longtemps délaissée par peur des crues. Au XVIIIe s. elle fut conquise sur la rivière grâce à la construction de digues pour contrôler la Durance. Une agriculture maraîchère et fruitière s’y est développée. 600 km de canaux permet à chaque parcelle d’être irriguée et drainée. Un moulin, une fabrique (raffinerie de betterave), une usine électrique témoignent aussi de l’utilisation passée de la force motrice de l’eau.

  • Fontaine-Haute de Cadenet
    Fontaine-Haute de Cadenet - ©Tony Guarente - Cèdres
    Eaux et rivières

    Fontaine, je ne boirais pas de ton eau !

    L'on raconte que la Haute-Fontaine située à l'angle de la rue Kleber à droite, fut construite en 1545, peu après la Fontaine Basse (1535) située av. Gambetta. À l’époque, on ne trouvait aucune fontaine dans l’enceinte des remparts et l'alimentation en eau se faisait à l'aide de puits et de citernes.  Se présentant sous la forme d’un buffet d’eau, cette petite fontaine est ornée de deux masques de fonte. Malheureusement, son eau qui traversait l’ancien cimetière, a généré de nombreux cas de typhoïde et causa plusieurs décès. Elle fut définitivement fermée dans les années 1950, puis restaurée récemment.

  • Illustration de la peste en Provence (1720)
    Illustration de la peste en Provence (1720) - ©DR
    Patrimoine et histoire

    Aux grands maux les mauvais remèdes

    Le 25 mai 1720 un vaisseau, le Grand Saint Antoine accoste à Marseille apportant dans sa cargaison, la Grande Peste. Celle-ci se propage rapidement  dans toute la Provence, y compris à Lourmarin, touché une nouvelle fois après l’épidémie de 1348.  Devant l’hécatombe et le désarroi des populations, de curieux remèdes sont proposés : un médecin du village préconise des soins… avec de l’urine humaine. Un autre vante les vertus du sang de chat, mais il tombe aussi frappé par le mal et son « remède » disparait avec lui.

  • René Char (à gauche) et Albert Camus (à droite)
    René Char (à gauche) et Albert Camus (à droite) - ©DR
    Patrimoine et histoire

    Sur les pas d'Albert Camus

    Son amitié avec René Char établi à L'Isle sur la Sorgue, la lumière et les couleurs qui lui rappelaient son Algérie natale, avaient présidé à sa décision de s'établir à Lourmarin qu'il avait choisi comme refuge et lieu de création. Une promenade littéraire à travers le village lui rend hommage, conjuguant plaisir du texte et du paysage, chaque halte étant choisie pour sa signification dans la vie ou dans l'œuvre de l'écrivain. Ici se faufile la rue Camus qui mène à une ancienne magnanerie (privé, ne se visite pas) où s'installèrent en 1958, Albert Camus, Francine son épouse ainsi que leurs deux enfants.

  • Lourmarin
    Lourmarin - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    Lourmarin, village vaudois

    Suite aux nombreuses crises que connaît la région (guerres, pestes, famines…) à la fin du Moyen-Âge, le village est alors quasiment déserté. Afin d’assurer son repeuplement, le Seigneur fait venir des colons vaudois (communauté issue de la Réforme) des Alpes. Le territoire connaît alors une véritable Renaissance bientôt freinée par les persécutions des guerres de religion du XVIe et jusqu’à la fin du XVIIe s.

  • Fontaine aux trois masques
    Fontaine aux trois masques - ©Alain Hocquel - VPA
    Eaux et rivières

    La fontaine aux trois masques

    Cette fontaine relativement récente fut offerte au village en 1937 par la Fondation Laurent-Vibert qui oeuvra à la restauration du château de Lourmarin. D’aucuns diront que ces têtes représentent les éléments naturels importants de la région : Rhône, Durance, Luberon. D’autres prétendront qu’elles évoquent trois divinités grecques Neptune, Apollon et Pan, dieu des troupeaux et des bergers. Le fait est qu’aucun écrit ne corrobore ni l’une ni l’autre de ces affirmations.

  • Temple de Lourmarin
    Temple de Lourmarin - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    Temple protestant de Lourmarin

    Le temple est construit, à partir du 17 avril 1861, sur les plans de Michel-Robert Penchaud, datant de 1852. Il est de forme rectangulaire, sur une base de 12 m de long, sur 6 m de large. La chaire, tribune élevée où prend place le prédicateur, est située dans l'abside de l'édifice (demi-cercle derrière le chœur) et est accessible par un escalier à double volée de marches (les deux accès permettent à des usagers de ne pas se croiser). La commune de Lourmarin finance les travaux sur le bâti et celle de Puyvert finance le mobilier.  Il est inauguré en 1818, après douze ans de travaux.

  • Robert Laurent-Vibert (1884-1925)
    Robert Laurent-Vibert (1884-1925) - ©DR
    Patrimoine et histoire

    Robert Laurent-Vibert

    Industriel lyonnais, propriétaire des Pétroles Hahn, mais aussi grand érudit, normalien, agrégé d’histoire et membre de l’Ecole française de Rome, entreprit la restauration du Château à partir de 1920. Mais il disparut tragiquement en 1925 dans un accident de voiture. Par un testament établi en 1923, il avait légué le Château à l’Académie des Sciences, Agriculture, Arts et Belles Lettres d’Aix-en-Provence, à charge pour elle d’instaurer une Fondation portant son nom. Ainsi fut créée la Fondation de Lourmarin Robert Laurent-Vibert, reconnue d’utilité publique dès 1927. Le Château, classé monument historique en 1973, est ouvert toute l’année aux visiteurs et propose aussi de nombreuses animations

  • Château de Lourmarin au début du XXe s.
    Château de Lourmarin au début du XXe s. - ©DR
    Patrimoine et histoire

    Le château de Lourmarin, une destruction annoncée

    Passant, après la révolution française de 1789, entre les mains de divers intendants qui ne gèrent que les terres, le château perd de sa superbe. À la fin du XIXe s., le Château-Vieux n’est que ruines et l’aile Renaissance, transformée en grange devient le refuge de vagabons. En 1920, le Château allait être vendu aux enchères pour servir de carrière de pierres quand il fut providentiellement découvert par un mécène, Robert Laurent-Vibert, qui entreprit de le restaurer.

  • Château de Lourmarin
    Château de Lourmarin - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    Le château de Lourmarin à la belle époque

    Le corps le plus ancien du Château a été construit au XVe s. sur les ruines d’une forteresse du XIIe s. par Foulques d’Agoult, seigneur de Sault et de Reillanne. À partir de 1526, Louis d’Agoult-Montauban et son épouse, Blanche de Lévis-Ventadour, firent élever l’aile Renaissance d’une remarquable unité de style. À la fin du XVIe siècle, l’édifice devient la propriété des Créqui-Lesdiguières, demeurant au Château de La Tour d’Aigues.

  • Village et château de Lourmarin
    Village et château de Lourmarin - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Lourmarin, village perché...

    Comme beaucoup de village du Nord et du Sud Luberon, Lourmarin s’est développé de manière concentrique dès le XIe s. et jusqu’au XVIe s. autour d’un château édifié sur un petit mamelon et de son église. Aujourd’hui disparu, le château originel a été remplacé par un beffroi au XVIIe s. alors que le Seigneur des lieux construisit dès la fin du XVe s. une demeure Renaissance plus confortable à l’extérieur du village.

  • Vins du sud Luberon
    Vins du sud Luberon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Produits du terroir

    Les vins du Luberon

    La vigne occupe une place importante dans le Luberon avec ses 3 AOP : Luberon, Ventoux et Pierrevert. L’AOP Luberon est entièrement sur le territoire du Parc et couvre près de 3 000 ha. En rouge, blanc et rosé, il en existe pour tous les goûts ! Grâce aux nuits plus fraîches en été, les vins du Luberon sont équilibrés et élégants. Les cépages du cru : syrah, grenache pour les rouges et rosés, vermentino et grenache blanc pour les blancs. RDV dans les nombreux caveaux viticoles.

  • Vue est-ouest sur Cucuron
    Vue est-ouest sur Cucuron - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Cucuron, village perché

    Comme la plupart des villages perchés du Luberon, Cucuron s’est développé au XIe s. autour de son château, ici sur la bute à l’ouest dont il ne reste aujourd’hui que les vestiges du donjon. Dès le XIIIe s. une nouvelle église est construite à l’est et le village s’agrandit alors vers elle. Témoignage de ces agrandissements, trois enceintes se succédent au fil des siècles. De la dernière du XVIe s., on distingue encore une tour et deux portes par lesquelles on rentre dans le vieux village.

  • Perchoir de la LPO
    Perchoir de la LPO - ©PNR Luberon
    Faune

    Des nichoirs pour Chouette d'Athéna

    Le nombre de cavités diminuant, l’installation de nichoirs pour oiseaux permet d’augmenter les zones de nidification. La forme et les dimensions du nichoir et du trou d’envol permettent de sélectionner les espèces souhaitées ! En Luberon plus de 200 nichoirs ont été installés pour la Chouette chevêche ou Chouette d'Athéna (Athene noctua). Ils permettent l’étude et le suivi des principaux paramètres de sa reproduction. Depuis leur installation, dès 2005, le nombre de couples de Chevêches s’y reproduisant est en constante augmentation.

  • Beffroi de Cucuron
    Beffroi de Cucuron - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    Le beffroi de Cucuron

    Au bout de la rue, datant du XVIe s. et construit sur une ancienne porte ayant perdu tout caractère défensif au regard de l’agrandissement de l’enceinte du village, l’édification du beffroi témoigne de la vigueur de la vie communautaire à cette époque à Cucuron. L’ancienne porte fut rehaussée et couronnée d’un campanile en pierre. Le beffroi devient alors le symbole du pouvoir civil grandissant face aux symboles des pouvoirs féodaux et religieux que sont le château et l’église.

  • Bassin de l'Etang de Cucuron
    Bassin de l'Etang de Cucuron - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Le bassin de l'étang à Cucuron

    Cette pièce d’eau artificielle, située à l’extérieur du village médiéval existait dès le XVe s. pour alimenter des moulins à farine. Elle fut réduite aux dimensions actuelles au XIXe s. suite à la disparition des moulins. Aménagé en bassin d’agrément, complanté par ces allées de platanes et recevant aujourd'hui les terrasses des cafés-restaurants, ce site offre une atmosphère singulière et une ombre tant recherchée en Provence l’été.

  • Portail de l'Etang
    Portail de l'Etang - ©Eléa de Robert - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Le Portail de l'Etang

    Aussi appelé « Portail de Cabrières » et autrefois « Porte de la Burlière » (nom du quartier voisin, qui évoque en provençal le lieu où l’on s’adonne au jeu de boules), c’est l’une des portes restantes de la fortification du XVIe s.. On peut encore y appercevoir les emplacements des chaînes du pont-levis. L’enceinte fortifiée comprenait quatre portes et six tours et assurait la défense de l’agglomération. L’ouvrage de 600 m de longueur et de 9 m de hauteur, était couronné d’un chemin de ronde et de plusieurs bretèches, doublé à l’extérieur d’un fossé sec.

  • Petite dégustation !
    Petite dégustation ! - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Produits du terroir

    Cave coopérative Louérion

    En 1925, les viticulteurs du territoire se regroupent en coopérative afin de mutualiser leurs moyens de production. Après plusieurs fusions, les caves de Lourmarin, Cadenet, Lauris et Cucuron s’unissent en 2009 pour former Louérion – nom que les Romains donnaient autrefois au Luberon. Aujourd’hui, la coopérative Louérion s’étend sur 950 ha de vignobles répartis sur 15 communes du Luberon. Elle regroupe 150 coopérateurs et produit environ 47 000 hL de vin sous différentes appellations. Certains vins sont élaborés selon le cahier des charges du système qualité “Agriconfiance”.

  • Huile d'olive
    Huile d'olive - ©DR
    Produits du terroir

    L'huile d'olive, symbole méditerranéen

    Importé en Provence par les Phocéens, fondateurs de Marseille vers 600 av. J.-C., l’olivier s’est largement répandu durant l’époque romaine dans le sud de la France. La récolte des olives s’effectue d’octobre à février. Selon la variété, il faut entre 5 et 7 kg d’olives pour obtenir un litre d’huile. Symbole du régime méditerranéen, l’huile d’olive entre dans la composition de nombreux plats typiques, comme la tapenade. En Luberon, plusieurs moulins vous invitent à découvrir leurs huiles, chacune avec sa propre personnalité.

  • Lavoir d'Ansouis
    Lavoir d'Ansouis - ©Commune d'Ansouis
    Patrimoine et histoire

    Le lavoir d'Ansouis

    Typique, avec deux bassins : l’un pour le lavage, l’autre pour le rinçage, alimenté par une eau claire. Les vêtements étaient d’abord trempés par les femmes, puis frottés au savon de Marseille, réputé pour être l’un des meilleurs détergents. Le linge était ensuite frappé vigoureusement au battoir pour en évacuer la saleté et le savon. Le rinçage exigeait de tordre et retordre le linge avant de l’égoutter. Certaines femmes en avaient même fait leur métier : les lavandières.

  • Château et village d'Ansouis
    Château et village d'Ansouis - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    Ansouis, village perché

    Le village s’est développé dès le Xe s. autour du château et de l’église (XIe s.), situés en hauteur sur un mamelon. Positionné à un carrefour stratégique de routes anciennes, Ansouis était le centre administratif et commercial d’une baronnie regroupant Cucuron, Sannes et la Motte-d’Aigues. Moins influent (les crises du XVIIIe s.), moins habité (l’exode rural du XIXe s.), le village a conservé sa forme urbaine dense du XVIe s. qui en fait tout son charme, ainsi qu'un rare et précieux témoignage.

  • En hiver...
    En hiver... - ©Françoise Delville - PNR Luberon
    Flore

    Le cycle de la vigne

    En hiver, la vigne entre dans une période de sommeil. Au printemps, les bourgeons végétatifs commencent à se développer : c’est la période de croissance des rameaux et des feuilles. En juillet, le feuillage continue à se développer, et les fleurs donnent des grains de raisins. En août, les raisins verts grossissent et mûrissent : ils se colorent soit en rouge soit en jaune. En automne, lors des vendanges, les raisins sont récoltés. En fin de saison, les feuilles vont rougir, sécher et tomber.

  • Sur la bonne route...
    Sur la bonne route... - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Produits du terroir

    AOC Luberon, savoir-faire reconnu

    L’appellation d’origine contrôlée (AOC) Luberon, née en 1988, est le fruit d’un savoir-faire reconnu, entre traditions ancestrales transmises de génération en génération et innovations œnologiques. Elle produit les trois couleurs de vins : rouge, rosé et blanc. Entièrement située au cœur du Parc naturel régional du Luberon, l’appellation couvre 3 220 ha et génère environ 20 millions de bouteilles chaque année.

  • Étang de la Bonde
    Étang de la Bonde - ©Aline Salvaudon - PNR Luberon
    Eaux et rivières

    L'étang de la Bonde

    L’étang de la Bonde a été créé au XVe s. par le seigneur Fouquet d'Agoult, baron de Sault. Il souhaitait constituer une réserve d’eau pour le château de La Tour d’Aigues et fit alors construire un aqueduc. Longtemps, l’étang a alimenté un vaste réseau d’irrigation, soutenant le développement agricole de la vallée d’Aigues et participant à l’essor du territoire. Aujourd’hui encore, il joue un rôle dans l’irrigation et est devenu un lieu apprécié pour la baignade.

  • La source du Mirail
    La source du Mirail - ©Aline Salvaudon - PNR Luberon
    Eaux et rivières

    La source du Mirail

    L'exploitation de la source du Mirail, en amont de la Motte-d’Aigues, date du Moyen Âge. Sa présence insolite au milieu de terres arides en a fait l'objet de rivalités et de convoitises entre les riverains du pays d'Aigues. Source d’eau potable, elle abreuve de nombreux petits cours d'eau, affluents directs en rive droite de la Durance, comme l'Èze. Aujourd'hui, elle alimente principalement l'étang de la Bonde et sert à l'irrigation des terres par le réseau de la Société du Canal de Provence.

  • Paysage du Pays d'Aigues
    Paysage du Pays d'Aigues - ©Françoise Delville - PNR Luberon
    Point de vue - sommet

    La vie est douce à l'ombre des platanes...

    Le Pays d'Aigues s'appuie sur le Luberon au nord et s'ouvre sur la vallée de la Durance au sud. Ce paysage au bassin doucement vallonné est dynamisé par l’alternance des forêts et des vignes. Les villages du Pays d'Aigues sont implantés à l’écart des zones inondables, pour la plupart sur des falaises ou des buttes, et orientés vers le sud. La vallée, riche en patrimoine bâti (mas, domaines) soulignée d'arbres remarquables, subit une pression croissante du bassin de vie d'Aix-en-Provence.

  • Vignoble du sud Luberon
    Vignoble du sud Luberon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Produits du terroir

    2000 ans d'histoire de vignes

    Contrairement aux idées reçues, la culture de la vigne dans le Luberon remonte à l’Antiquité. Les colons grecs ont introduit les premiers ceps, mais ce sont les Romains, grands amateurs de vin, qui ont réellement développé la viticulture sur le Pays d’Aigues. Au Moyen Âge, les ecclésiastiques, en particulier les grands monastères et les papes d’Avignon, ont contribué à renforcer l’importance de la vigne dans la région. Le Luberon s’est affirmé au XXe s. comme un terroir reconnu pour la qualité de ses vins.

  • Remplissage de la paléo-Eze
    Remplissage de la paléo-Eze - extrait de « De la Durance aux monts de Vaucluse » G. Bronner, Ed. Jeanne Laffitte
    Géologie

    Pié Mont et Paléo-Eze

    Entre Pertuis et Peypin-d'Aigues, vous pouvez apercevoir à plusieurs endroits une accumulation de galets, morceaux de roche arrachés aux montagnes et lentement usés, arrondis par leur transport dans un cours d’eau, une rivière. Ces galets correspondent à l’ancien tracé d’un cours d’eau, une Paléo-Eze qui coulait là, parallèle à l’Eze actuelle mais décalée de 3 km vers l’ouest. On retrouve également cette ancienne vallée fossile à travers le paysage formant des collines.

  • Rollier d'Europe
    Rollier d'Europe - ©DR-A. Rocha France
    Faune

    Rollier d’Europe, oiseau bleu

    Facile à repérer grâce à sa couleur bleue intense, vous pourrez l’apercevoir posé sur les fils et poteaux électriques. Le Rollier d’Europe (Coracias garrulus)  aime ces postes d’observation en zone ouverte et ensoleillée pour repérer et plonger sur ses proies (gros insectes et lézards. Il niche dans des cavités d’arbres et nous quitte pour passer l’hiver en Afrique quand les proies se font plus rares, avant de revenir au printemps.

  • Château de La Tour-d'Aigues
    Château de La Tour-d'Aigues - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    Le château de la Tour-d’Aigues

    Dès le XIVe s. le château féodal de La Tour-d'Aigues est transféré hors de l’agglomération médiévale sur le site actuel. Autour d’un premier donjon, un véritable château est édifié au XVe s. Mais dès le XVIe s. le château et les jardins sont largement remaniés et agrandis pour devenir un des plus beaux édifices de la Renaissance en Provence. Il est malheureusement pillé et incendié à la Révolution. Les quelques vestiges restaurés progressivement depuis le XIXe s. témoignent néanmoins de cette riche histoire.

  • Castor d'Europe
    Castor d'Europe - ©DR-Per Harald Olsen
    Faune

    Le castor habite l'Eze !

    Protégé depuis 1909, le Castor d’Europe réside plus en aval sur l'Eze depuis des années. Contrairement à une idée reçue, il n’a pas été introduit dans la région. Il recolonise naturellement les cours d’eau à partir du Rhône, d’où il n’a jamais disparu. Pour 80 cm et 20 à 30 kg, ce mammifère nocturne et aquatique est aussi bûcheron, charpentier, menuisier, mineur et végétarien ! Avec la construction de barrages en période de sécheresse, il contribue au maintien d’espèces végétales et animales.

  • Redressage de ferrure
    Redressage de ferrure - ©Damien Rosso - Drozphoto
    Patrimoine et histoire

    Dans la rue des Ferrages

    « Ferrages » peut référer à l’endroit où habite le maréchal ferrant et, plus vraisemblablement ici, au « terrain humide » voué aux plantes fourragères. À l’époque, le village se limitait aux hauteurs et toutes les eaux usées s’écoulaient en bas du village, créant un terrain humide. Cette rue a toujours été un lieu de passage incontournable. Les chevaux pouvaient d’ailleurs se reposer dans une grange qui se trouvait à l’actuel emplacement de la mairie.

  • ©DR
    Patrimoine et histoire

    L'Ecole-Mairie

    En 1833, une loi rend l’instruction primaire obligatoire. Mais comment payer l’instituteur, le loger et louer un local pour la classe ? En 1844, le conseil municipal fait l’acquisition d’une maison qui abritera l’école et la mairie, les locaux sont très vétustes. En 1883, la Bastidonne offre pour ses enfants une école de couture. Il est curieux de constater que les instituteurs sont payés de 900 F à 1 200 F l’an, tandis que les institutrices ne perçoivent que 700 F à 900 F...

  • Eolienne de pompage
    Eolienne de pompage - ©Séverine Besson - Luberon Sud Tourisme
    Savoir-faire

    Une manière d'utiliser le vent !

    Les éoliennes de pompage transforment la force du vent en énergie mécanique pour actionner une pompe à eau. Mises en rotation, les pales de l’éolienne créent un mouvement vertical de la pompe dans l’eau, activant le mécanisme d’aspiration. L’eau peut ainsi être pompée dès que le vent souffle à 11 km/h. Dans une région aussi sèche et aussi ventue que le Luberon, pas étonnant que les agriculteurs aient souhaité profiter du Mistral et de ses 50 km/h en moyenne pour irriguer leurs terres cultivées !


Description

Dos à la sortie du parking rejoindre en face la montée de la rue Dévalade. Poursuivre rue des Remparts puis, à hauteur du Tribunal, bifurquer à droite et descendre la rue de Croze. Au rond-point, poursuivre en face et descendre le bd Jules Ferry. Après le pont, tourner à gauche sur la VC15 de l’Eze, et suivre vers l’ouest le balisage de l’itinéraire vélo "Le pays d’Aigues à vélo" (flèches vélo avec point vert) jusqu’à Villelaure.
1- A hauteur de la mairie de Villelaure, continuer l’av. Jean Moulin vers le centre du village. Virer à gauche rue Forbin de Janson (D973). 200 m plus loin, poursuivre vers la gauche, puis 200 m après, bifurquer encore à gauche Chemin des Curates. Un peu plus bas, tourner à droite Chemin de Versailles. Au rond-point prendre en face et rejoindre Cadenet en suivant les indications "Le pays d’Aigues à vélo".
2- De l’office de tourisme de Cadenet, place du Tambour d’Arcole, avancer à droite Cours Voltaire, passer devant la mairie puis l’église et continuer 2,8 km en direction de Vaugines/Cucuron (D45).
3- Au stop, bifurquer à gauche (D135), puis à droite pour rejoindre le village de Lourmarin (D943). Faire le tour du 1er rond-point, puis traverser le centre du village par la rue Henri de Savornin, la place de l'Ormeau et l'av. Philippe de Girard. Virer à gauche sur l'av. Raoul Dautry, passer devant le Château et poursuivre par l'av. Laurent Vibert. Au stop, emprunter à gauche la D27 et revenir au rond-point situé à l'entrée du village de Lourmarin. De là, revenir au point 3 par l'itinéraire emprunté à l'aller. Au carrefour du point 3, virer à gauche (D45). Au stop, continuer tout droit vers Vaugines. Ne pas manquer à droite le chemin des Garrigues. 800 m plus loin, virer à droite puis à gauche. Au stop, tourner à gauche (D27) et gagner la place de l’Etang à Cucuron.
4- Avancer tout droit jusqu’à l’office de tourisme, prendre à droite (D56). Au stop, virer à gauche (D27), puis à droite direction Ansouis. 250 m plus loin, emprunter à droite le chemin de l’Agrie et poursuivre. Au stop, déboucher sur la D37, virer à gauche et atteindre la Place de la Vieille Fontaine, située au pied nord du village d'Ansouis.
5– Juste après la fontaine couverte, s’engager à gauche sur la petite route du quartier Le Grand Pibaraud. Prendre à droite à l’Y et 370 m plus loin, bifurquer à droite Chemin de l’Abouaud Brinde. Déboucher sur la D37 et l’emprunter à gauche direction l’Etang de la Bonde. Virer à gauche (D9) puis à droite (D27). Passer l’entrée de l’étang et 500 m plus loin, bifurquer à droite (D37). Virer à gauche Chemin des Escabots et continuer à droite (D120).
6- Au carrefour de la D165, poursuivre en face et à l’Y 250 m plus loin, prendre à gauche. Virer à gauche ensuite et devant le collège, emprunter le passage protégé pour déboucher sur le bd de la République. Virer à droite et gagner la place Jean Jaurès et le château de La Tour d’Aigues.
7– Laisser le château à gauche, continuer le bd de la République et virer à gauche rue Antoine de Très, direction Pertuis (D956). Continuer 350 m et bifurquer à gauche bd de la Libération (D35). Basculer à droite et franchir l’Eze. Avancer route de Mirabeau et bifurquer à droite direction La Bastidonne (D165). Plus loin à l’Y, poursuivre à gauche et rejoindre La Bastidonne.
8- Après la mairie de La Bastidonne, virer à gauche rue de Fonvieille. Passer à gauche sous le pont. Poursuivre ensuite vers l’ouest. Atteindre Pertuis et au feu, tourner à gauche bd Ledru-Rollin (D975). Aux carrefours suivants, continuer tout droit jusqu'au cours de la République (feu du petit rond-point). Virer à droite pour remonter le Cours de la République sur 300 m jusqu'à la Place Mirabeau. Gagner le rond-point au bout de la place, et poursuivre tout droit rue François Morel. Atteindre le haut de la place des Barres, bifurquer à gauche et descendre la rue étroite de Vinolly. Filer à droite rue Notre-Dame, déboucher en contrebas sur  la rue de la Dévalade et rejoindre le parking de départ.

  • Départ : Parking de la Dévalade, Pertuis
  • Arrivée : Parking de la Dévalade, Pertuis
  • Communes traversées : Pertuis, Villelaure, Cadenet, Vaugines, Lourmarin, Cucuron, Ansouis, Sannes, La Motte-d'Aigues, Saint-Martin-de-la-Brasque, La Tour-d'Aigues et La Bastidonne

Météo


Profil altimétrique


Recommandations

  • Cet itinéraire emprunte des voies ouvertes à la circulation publique ; en toutes circonstances, il est donc impératif de respecter le code de la route. Le port du casque est fort recommandé, pour les petits comme pour les grands !
  • Pour les plus sportifs : à partir du point 6, possibilité d'enchainer avec la boucle Est de l'itinéraire "Le pays d'Aigues à vélo" (soit au total 97 km).

Lieux de renseignement

Maison du Parc naturel régional du Luberon

60, place Jean Jaurès, 84400 Apt

https://www.parcduluberon.fr/accueil@parcduluberon.fr+33 (0)4 90 04 42 00

Au centre-ville d’Apt, la Maison du Parc du Luberon vous accueille dans un hôtel particulier du XVIIIème siècle.
Informations touristiques et vente de livres, cartes, topoguides. 
Exposition permanente visite gratuite.
Musée de géologie entrée payante (4 € ; 2€ réduit ; gratuit moins de 18 ans, scolaires, enseignants).

Ouvert au public lundi, mardi, jeudi 14h-17h30, et mercredi 9h-12h30 et 14h-17h30 (hors jours fériés).

En savoir plus

OT Pertuis

Palce Mirabeau, 84120 Pertuis

http://www.tourismepertuis.fr/+33 (0)4 90 79 15 56

OT Sud Luberon Tourisme

128 chemins des vieilles vignes (siège administratif), 84240 La Tour d'Aigues

https://www.sud-luberon-tourisme.fr/contact.tourisme@cotelub.fr07 82 62 43 54
Accès :
Situé dans le Château de La Tour d’Aigues, classé Monument Historique, sur la place du village, et à Cucuron, l’OT Sud Luberon Tourisme vous accueille, vous informe et vous conseille toute l’année lors de votre séjour en Luberon. Nous sommes également disponibles avant votre séjour pour vous aider à planifier le circuit de vos vacances : hébergements, incontournables, visites, activités, nous sommes là pour vous guider !

Horaires d’ouverture :

AVRIL / OCTOBRE
Du mardi au samedi : de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30.
Jeudi matin fermé.

MAI
Du mardi au samedi : de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30.
Jeudi matin fermé.

JUIN / SEPTEMBRE
Du mardi au samedi : de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30.
Dimanche matin 9h à 12h30.
Jeudi matin fermé.

JUILLET ET AOÛT
Du lundi au samedi : de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30.
Dimanche matin 9h à 12h30.
Jeudi matin fermé.

JOURS FÉRIÉS
Lundi de Pâques et lundi de pentecôte : de 9h30 à 12h30.
8 mai et ascension : de 14h30 à 18h30.
14 juillet et 15 août : de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30.

Accès routiers et parkings

A 22 km au nord d'Aix-en-Provence, par l'A51.

Stationnement :

Parking de la Dévalade, au bord de Lèze coté nord-ouest du centre ancien de Pertuis.

Accès

Cyclosportif
Numéro de secours :
114

Source


Signaler un problème ou une erreur

Vous avez repéré une erreur sur cette page ou constaté un problème lors de votre randonnée, signalez-les nous ici :


À proximité
29