APT - ROUSSILLON - L'épopée industrielle de l'ocre
« Cet itinéraire est une traversée entre Apt et Roussillon, avec un retour en bus. Dès le départ, les visites cumulées du Musée géologique et du Musée d'Apt nous plonge dans l'aventure industrielle de l'ocre. La balade se prolonge par l'ancienne voie ferrée et l'ancienne gare d'Apt, aujourd'hui véloroute et office de tourisme, et par lesquelles autrefois l'or rouge était acheminer vers le monde entier. Plus loin, la visite originale des saisissantes et majestueuses mines de Bruoux, souligne l'épopée ocrière. Enfin, le final relie pas moins que le village colorée de Roussillon, le Sentier des ocres et l'Ecomusée de l'ocre !» Bettina Matias, directrice de l'Office de tourisme Pays d'Apt Luberon.
Les 47 patrimoines à découvrir

Porte de Saignon - ©Marie Grenouilleau
Patrimoine et histoireLa porte de Saignon
La porte de Saignon est l'une des six portes d'Apt et donnait accès à la partie est de la ville lorsque celle-ci était fortifiée. Vestige de l'époque médiévale, elle a été modifiée au XVIIIe s. puis en partie reconstruite en 1823. Sur le côté, une partie de l'ancienne courtine - le chemin qui reliait les portes et leurs tours - subsiste. La forme actuelle du centre-ville d'Apt est l'héritage des anciens remparts, démolis aux XVIII et XIXe s. pour faciliter la circulation dans la ville. Les boulevards qui ceinturent le centre-ville se trouvent à l'emplacement des anciens murs.

Musée de géologie - ©Dominique Denais - PNR Luberon
GéologieMusée de géologie
Situé à la Maison du Parc naturel régional du Luberon, le musée de géologie présente une riche collection de fossiles locaux (poissons, mammifères, oiseaux, plantes, insectes…) et raconte de façon simple et ludique 150 millions d’années d’histoire géologique. À travers paysages, roches et fossiles, il met en lumière la richesse du patrimoine géologique du Luberon, les missions de la Réserve naturelle nationale géologique et sa reconnaissance comme Géoparc mondial UNESCO.

Musée d'Apt - ©Ville d'Apt
Savoir-faireMusée d'Apt
A travers l’histoire de l’époque industrielle, le musée d'Apt présente les principaux aspects d’une véritable aventure qui, à travers les périodes de prospérité et de crise, continue, depuis le XVIIIe s., de façonner l’histoire du pays et la vie de ses habitants. L’activité industrielle du Pays d’Apt se caractérise par la transformation des trois principales ressources naturelles de la région : l’ocre, pour fabriquer les pigments de couleur, l’argile pour les faïences et les céramiques architecturales, les cultures fruitières pour la fabrication des fruits confits. Autour de cette trilogie se sont également développées quelques activités annexes, comme la mécanique, l’extraction du soufre, la fabrication des emballages…

Tour de l'horloge - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireLa Tour de l'horloge
La Tour de l'horloge, jouxtant la cathédrale Sainte-Anne est un beffroi emblématique de la ville construit au XVIIe s. qui se distingue par son architecture unique, enjambant une rue commerçante grâce à une porte voutée qui permet le passage des piétons. Sa structure, à la fois fonctionnelle et symbolique, reflète l'importance des beffrois dans les villes médiévales. Ces édifices servaient non seulement à rythmer le quotidien avec leur horloge mais aussi à marquer l'espace urbain par leur présence imposante.

Cathédrale Sainte-Anne - ©Ville d'Apt
Patrimoine et histoireLa cathédrale Sainte-Anne
La cathédrale Sainte-Anne est un monument remarquable de la ville. Le bâtiment rassemble plus de 1000 ans de phases d'architectures successives, allant de l'époque carolingienne au XXe s. La crypte inférieure est le vestige d'un édifice romain du 1er s. utilisé pour des besoins religieux dès l'époque carolingienne. La crypte supérieure date elle, du XIe s. et se compose d'une petite nef, mais aussi de 7 niches sur les côtés, renfermant des sarcophages chrétiens. La chapelle Sainte-Anne fut construite au milieu du XVIIe s. avec une large aide financière d'Anne d'Autriche. La façade occidentale s'est élargie au fil des siècles pour atteindre aujourd'hui 42 m de large, faisant d'elle l'une des plus larges parmi les cathédrales de la région.

Faïence du Pays d’Apt Luberon - ©OTI Pays d'Apt Luberon
Savoir-faireLa faïence d'Apt
Apparue dans la première moitié du XVIIIe s., la faïence d'Apt se distingue des autres faïences par la transparence de sa glaçure, semblable à du verre, par la texture fine de sa pâte céramique, par ses couleurs - du jaune paille au jaune orangée - et par la technique très particulière, dite des terres mêlées ou jaspées, dont elle est issue. Elle est l'héritière d'une longue tradition de fabrication céramique dans le pays d'Apt. Certaines dynasties de faïenciers sont en effet installées dans le pays comme potiers de terre depuis plusieurs générations. César Moulin, fondateur de la première faïencerie, à Castellet (à 10 km à l'est d'Apt), descend ainsi d'une famille de potiers présents à Apt dès le XVIe s.

Jeu d'enquêtes ''Intrigue à Apt®'' - ©OTI Pays d'Apt Luberon
Patrimoine et histoireIntrigue sur Apt !
Apt et son Intrigue dans la ville®. Un jeu-loisir adapté aux familles (à partir de 6 ans) désireuses de partager une activité ludique et curieuse au travers d’une enquête qui leur fera découvrir les nombreuses autour des différentes industries qui ont fait la richesse du Pays d’Apt : l’ocre, la faïence et le fruit confit (durée 2h d’enquête / livret payant à l’Office de tourisme Pays d’Apt Luberon, 788 avenue Victor Hugo à Apt). Sans trop vous dévoiler le scénario du jeu, sachez que nous sommes en juin 1878... « Alors que la gare d’Apt n’est ouverte que depuis peu, un nombre important d’actes de malveillance est détecté sur la nouvelle ligne de chemin de fer reliant Apt à Cavaillon [...] Officier, le préfet de Vaucluse a besoin de vous pour découvrir qui sabote la voie ferrée ! ». Saurez-vous résoudre toutes les énigmes et trouver le code secret du coffre pour vérifier si vous avez démasqué le coupable ?

Théâtre antique d'Apt - ©Mairie d'Apt
Patrimoine et histoireApta Julia, ville romaine
La cité d'Apt a été fondée par les Romains sur le tracé de la Via Domitia vers 45 av. J.C., et baptisée Colonia Apta Julia, sans doute en l'honneur de Jules César. On raconte que César se serait arrêté à Apt au retour d'une campagne et aurait offert son glaive et son ceinturon à la cité, d'où leur présence sur le blason actuel. Au cours de la période de la "Gaule narbonnaise", Apt est l'une des 24 cités qui la composent. Très prospère au IIe s., elle comptait environ 10 000 habitants (à peine moins qu’aujourd’hui) et possédait un forum, un arc de triomphe, un capitole, un temple, des thermes et un théâtre, désormais enfouis à 6 mètres de profondeur.

Traversée du Calavon en 1900 - ©Collection Bruni
Patrimoine et histoireEvolution du paysage à Apt
Le Parc naturel régional du Luberon et ses partenaires ont mis en place l'Observatoire photographique du paysage. Grâce à ses partenaires, les clubs photos du territoire qui reconduisent les points de vue régulièrement, cet outil permet de constater l'évolution du paysage. Ici, en 1900, le lit du Calavon est large et des murs-digues préservent les habitations des inondations. De nos jours, en arrière-plan sur la colline de Saint-Michel, la forêt et les habitations se sont développées sur d’anciennes terrasses de culture. Un parking a été aménagé dans le lit de la rivière et subi de fréquents dégâts lors des pluies intenses. A proximité, la Place de la Bouquerie est aménagée en 1900 autour de la fontaine et mise en valeur par un alignement d'arbres. A partir de 2019, les stationnements sont éloignés de la place et de la fontaine mais l'espace public reste dominé par la présence de la voirie.

Office de tourisme - ©OTI Pays d'Apt Luberon
Savoir-faireOpération Grand Site de France
L’Office de tourisme Pays d'Apt Luberon, installé dans l’ancienne gare de la ligne de chemin de fer, autrefois essentielle pour le transport rapide et en grande quantité de l’ocre, est l’un des lieux d’accueil de l'Opération Grand Site de France® des Ocres du Luberon, auquel le territoire est désormais engagé. Depuis plus de 10 ans, la Communauté de communes et l’Office de tourisme se sont donnés pour objectifs de bâtir une offre de qualité autour du patrimoine et des richesses du terroir, puis d’orienter les visiteurs vers des villages et des sites moins connus où existe une offre de qualité d’itinéraires de randonnées, de lieux de découverte et d’activités culturelles...

Topoguide Tours dans le Luberon et les Monts de Vaucluse - ©FFRP
Savoir-faireBien randonner, c'est bien contribuer...
A l’Office de tourisme Pays d’Apt Luberon, vous trouverez toutes les informations qui relayent l'histoire et les secrets de personnes passionnées qui vivent le Luberon au quotidien ; animations, visites guidées, évènementiels, brochures et supports de communication digitale... Vous pouvez également acquérir le topoguide sur les GR-GRP® du Luberon, édité par la Fédération Française de Randonnée Pédestre avec l’aide de ses bénévoles et des partenaires locaux. Cet ouvrage de 130 page présente 6 itinérances à pied et en boucle de 2 à 6 jours, au départ de la ville d’Apt, dont le GRP® ‘’Tour des ocres du Luberon’’. Achetez l’ouvrage à l'office ou en ligne, c’est participer au financement de l'entretien et du balisage des chemins parcourus…

Viaduc de la Riaille - ©DR
Patrimoine et histoireLe Viaduc de la Riaille
Le terme « viaduc » dérive du latin « via », qui signifie « route », et « ducere », qui signifie « conduire ». Et un pont devient alors viaduc lorsque sa taille ou sa largeur, ou les deux, est plus grande que le seul obstacle à franchir. C'est notamment grâce à ce beau viaduc en courbe que la ligne de chemin de fer, reliant Apt à Cavaillon, sur le trajet de la célèbre ligne PLM (Paris-Lyon-Marseille), permettra d'acheminer les tonneaux d'ocre jusqu'à Marseille avant d'être expédiés par bateaux. Ainsi, de 1890 à 1930, le transport par le train est bien plus rapide et les quantités d'ocre exportées sont exponentielles. La production artisanale laisse place alors à une industrie prospère.

Tulipe sauvage - ©Lilian Car - PNR Luberon
FloreLes tulipes d'Apt
La périphérie immédiate d'Apt était réputée jadis pour la profusion printanière de ses tulipes sauvages. Trois espèces, aujourd'hui protégées, s'y trouvaient alors en abondance. Elles sont liées aux milieux agraires, plus particulièrement aux champs de céréales. Les tulipes rouges (tulipa raddii et tulipa agenensis), plus rares, sont portées au Livre rouge national des espèces rares et menacées. La progression de l'urbanisation, le ramassage et surtout l'abandon de l'agriculture traditionnelle conjointement à l'apparition de nouvelles cultures ont fortement entamé ce patrimoine floristique.

Eglise Saint-Denis - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
Patrimoine et histoireL'église Saint-Denis à Gargas
Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, les remparts du village abritaient sur le sommet de la colline l'église paroissiale Saint-Pierre, son presbytère et cimetière. A la fin du XVIe s., le mauvais état de cette église impliquait des travaux si importants que la communauté de Gargas décida de construire un nouvel édifice en contre-bas du village (à 50 m juste au-dessus). Dans une région revenue au calme et à la reconstruction, où se sont établies de fortes communautés protestantes, l'arrivée de Saint-Denis peut donc être interprétée comme l'envoi d'un évangélisateur en terre hérétique !

Mairie de Gargas - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
Patrimoine et histoireGargas, un village entre les collines
Si aujourd'hui le village de Gargas est niché entre plusieurs collines, ce ne fut pas toujours le cas au cours de l'Histoire. Au nord du centre du village, la colline de Perréal a connu toutes les occupations humaines depuis l'Age de Fer jusque vers l'an 50. Au sud, la colline du Fort était autrefois le cœur du village, dont la première mention remonte à 992. Dominée par une forteresse, elle était entourée d'un rempart, d'une église et de plusieurs maisons étagées sur des terrasses. Il s'agissait d'un site idéal du point de vue stratégique, jusqu'à sa destruction en 1596.

Quartier de la Grande Fontaine - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
Patrimoine et histoireGargas, quartier de la Grande Fontaine
Au XIXe s., c'est entre le château et le quartier de la Grande Fontaine que s'est structuré le cœur du village actuel. En 1863, la commune rachète le château et ses dépendances qui deviennent mairie, école et bureau de poste. C'est alors le centre administratif du village qui se constitue peu à peu. Plus tard se construisent une fontaine, un lavoir et plusieurs commerces. Suite à l'extension du quartier, le lavoir est supprimé et la fontaine est déplacée (toujours visible entre les platanes).

Front de taille d'exploitation d'ocres - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieAux origines de l'ocre
Il y a environ 125 millions d’années, une mer peu profonde recouvrait une partie de la Provence. Sur le bassin du Pays d’Apt, des sédiments marins à l’origine des calcaires blancs se déposent, bientôt recouverts par des roches argileuses (marnes grises) et des sables riches en fragments de coquilles, d’oursins et d’organismes microscopiques. Ces sédiments s’accumulent en couches obliques sur le fond marin, formant des grains verts de glauconie, une substance riche en fer.

Ocriers devant la mine - ©DR
Patrimoine et histoireExploitation de l'ocre
Lancée à la fin du XVIIIe s., l'industrie ocrière connait son apogée dans les années 1920. L'ocre était incorporée comme épaississant dans les produits manufacturés tels que le caoutchouc naturel. Elle était aussi utilisée dans le bâtiment pour les enduits et les façades. Au XIXe et XXe s., l'exploitation industrielle exportait de gros volumes dans le monde entier : à l'apogée, sur les 40 000 tonnes d'ocre produites, plus de 90 % étaient exportés en Europe, en Amérique et dans les colonies. En 1929, l'industrie de l'ocre emploie un milliers d'ouvriers et d'employés.

Traces de pioches - ©Alain Hocquel - VPA
Savoir-faireExtraire le précieux minerai
Les carrières souterraines ont été creusées à la main par les ocriers. Dans les galeries, à la lumière de la lampe à carbure, ils maniaient le pic, la pioche et la pelle, puis évacuaient le minerai à la brouette. Les parois conservent encore parfois les traces de leurs outils. Les galeries, creusées parallèlement et perpendiculairement, se croisent et délimitent de puissants piliers qui soutiennent la voûte. Après des accidents parfois dramatiques, la réglementation impose progressivement une organisation plus régulière, en quadrillage.

Lavage de l'ocre - ©Ocres de France
Savoir-faireLe traitement de l'ocre
Après leur extraction, les sables ocreux subissent une succession de traitements qui conduit au pigment prêt à l'emploi. Les étapes de ce traitement ont changé depuis les premiers producteurs ; elles ont simplement évolué avec la mécanisation. Afin d'obtenir un produit final avec le moins de sable possible, l'ocre est traitée à travers un processus de lavage, de décantation dans des bassins (situés au nord de Gargas), puis de séchage, broyage et enfin, de cuisson.

Corynéphore blanchâtre - ©DR
FloreUne végétation qui aime l'ocre...
Les sols ocreux, à composante siliceuse, induisent une végétation exceptionnelle à forte personnalité qui contraste avec les sols calcaires des environs. Tout un cortège de plantes y trouvent refuge : laiche ponctuée, corynéphore blanchâtre ou encore avellinie de Micheli. Installées sur des sols très filtrants, celles-ci ont un cycle végétatif adapté très court afin de coïncider au mieux avec la courte période printanière pendant laquelle l'eau est présente dans les couches superficielles du sol. Les alentours des mines de Bruoux sont donc un lieu de très fort enjeu de conservation.

Pinède à Gargas - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Point de vue - sommetUn paysage insolite
Ce paysage étonne par le contraste entre les couleurs chaudes de la roche, les verts des pinèdes et des chênaies, les vergers et les vignes aux alentours. Les falaises, les fronts de taille et les galeries rappellent l’exploitation passée des sables ocreux. Ici, la nature et le travail des hommes ont façonné ensemble un décor singulier, où la mémoire industrielle reste inscrite dans les formes du relief.

Petit rhinolophe en hibernation - ©David Tatin
FauneRefuges pour chauves-souris
Avec une dynamique d’érosion très rapide, les galeries sont très sensibles aux intempéries. Elles accueillent de nombreuses espèces protégées de chauves-souris, qui profitent de la tranquillité et de l'humidité des lieux pour hiberner de l’automne au printemps. Les chauves-souris sont reines dans les galeries de l'ancienne carrière de Gargas. Mais attention, il est interdit de s'y aventurer au risque de les déranger! Sur les 35 espèces de chiroptères connues en France métropolitaine, 21 sont recensées dans le Luberon.

Evénement culturel aux Mines de Bruoux - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireLes mines de Bruoux
Au cœur de cette forêt de pins, dans ces falaises aux couleurs chaudes et lumineuses, ont été creusées à la force des bras des ocriers plus de 40 km de galeries. Vestige monumental de l'exploitation de l'ocre, site unique et admirable, ce labyrinthe mystérieux est aujourd'hui protégé. Aux Mines de Bruoux, un parcours de 650 m a été aménagé en toute sécurité. Ces galeries impressionnantes, voûtées, en forme d’ogive ou même en plein cintre, jusqu’à 15 m de hauteur, forment une véritable cathédrale minérale : une plongée dans l’univers esthétique de l’ocre qui rend hommage au travail des ocriers, ces mineurs de la couleur.

Carrière d'ocre en exploitation - ©Société des Ocres de France
Patrimoine et histoireLa dernière carrière d'ocre d'Europe !
Aujourd’hui, la Société des Ocres de France exploite encore une carrière de 18 hectares à Gargas et le traitement de l'ocre s'effectue dans une usine à Apt. La société produit désormais 1 200 tonnes d’ocre par an. Cette entreprise familiale est bel et bien l’unique exploitant qui transforme le minerai ocreux en ocre pure. L'exportation représente 45 % de la production, en partie vers l'Afrique, mais aussi vers l'Europe du Nord et les Etats-Unis. Les pigmenst sont aujourdh'ui commercialisés pour la coloration d'enduits de facades et pour les badigeons. C’est aussi une belle histoire, une famille qui perpétue l’industrie ocrière depuis 1901.

Concrétion de sables ocreux - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieL'ocre
Les sables ocreux résultent d'une profonde modification chimique de sables verts d'origine marine. Il y a environ 100 millions d'années, les sables verts ont été émergés et altérés sous un climat chaud et humide pour donner les sables ocreux. C’est à partir de ces sables extraits dans des carrières souterraines ou à ciel ouvert qu’a été exploitée l’ocre. Attention, le prélèvement de sables ocreux en milieu naturel est interdit !

Bassins de décantation d'ocre à Gargas - ©Valentin Pacaut - The explorers
Point de vue - sommetUn trésor de nuances de couleurs
Le Pays d’Apt en Luberon offre une incroyable palette de couleurs. Aux verts multiples, ponctués d’ombres bleu-noir profondes et aux blancs éclatants des calcaires, vient s’ajouter, presque avec insolence, la fulgurance des ocres et des lavandes. Entre Gargas, Roussillon, Villars, Rustrel ou encore Gignac, Viens, Caseneuve, la nature et l'humain ont composé, en notes de feu, une étrange symphonie. Tous les rouges, les jaunes d’or et de paille, jusqu’aux violets aux reflets indigo, nourrissent les interrogations presque alchimiques du randonneur émerveillé.

Repère du niveau de la crue de 1992 - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Eaux et rivièresL'urbane, d'un extrême à l'autre
Le climat méditerranéen est capricieux, alternant inondations et sécheresses. Ici, le 22 septembre 1992, l'Urbane, l'un des affluents du Calavon, a atteint une hauteur record, comme le montre le repère situé sur le pont. Le même jour, Vaison-la-Romaine a subit une terrible crue centennale. Pour autant, l'Urbane endure régulièrement de sévères canicules et des déficits de débit récurrents. Ces conditions hydrologiques très variables influent donc sur la qualité des eaux et des milieux. La faiblesse des débits est une difficulté supplémentaire pour atteindre le bon état des eaux sur ce bassin ; on constate une faible dilution possible et une capacité d’auto-épuration limitée.

Coteau de la Balizone depusi Roussillon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Point de vue - sommetCultures, ocres et village perché
D'ici, on aperçoit la présence exceptionnelle du village de Roussillon, ses falaises richement colorées et ses bâtis aux enduits multicolores qui constituent des forts points d'appel dans le paysage. Autour de nous se déploient une mosaïque de cerisiers, vignes, vergers et quelques rangs de lavandes. Depuis la fin des années 80, les nombreux ouvrages et systèmes hydro-agricoles ont permis de sécuriser le rendement et la qualité des rendements de production alimentaire, puis d’évoluer vers des pratiques agro-environnementales. Avec le réchauffement climatique, la solidarité hydraulique entre territoires pour le partage de l’eau et sa gestion économe est aujourd'hui plus que jamais nécessaire.

Haie protégeant les vignes - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
FloreMarqueurs de paysages provençaux
Essence emblématique de la Provence, le cyprès (Cupressus) s'est révélé pour nos anciens une solution efficace mise en place depuis bien longtemps pour protéger les cultures et le bétail du vent dominant : le Mistral. Son port très étroit lui permet de prendre peu d'emprise et de limiter l'ombre sur les cultures. Résistant aux vents et aux embruns, sa longévité peut dépasser les 500 ans ! La haie de cyprès constitue le brise-vent par excellence dans le Luberon.

Cabanon à Roussillon - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
Patrimoine et histoireLes cabanons, héritages de la vie rurale
Dans les champs aux alentours, des cabanons ont été construits pour servir de refuge temporaire, d'un ou plusieurs jours, pour le paysan provençal, sa bête et ses outils. Le cabanon est orienté au sud, ses murs pignons et sa façade nord sont aveugles. Il est généralement bâti avec peu de moyens : un simple volume de dimension réduite en pierre sèche, une toiture à deux pentes et un sol en terre battue. Aujourd'hui abandonnés ou restaurés, ils sont convoités par les femelles chauve-souris qui y trouvent un abri chaud d'avril à septembre.

Nord de Roussillon en 1900 - ©Collection Bruni
Point de vue - sommetL'Observatoire photo du paysage à Roussillon
Le Parc naturel régional du Luberon et ses partenaires ont mis en place l'Observatoire photographique du paysage. Grâce à ses partenaires, les clubs photos du territoire qui reconduisent les points de vue régulièrement, cet outil permet de constater l'évolution du paysage. Ainsi, en 1900, la silhouette de Roussillon, se détache nettement au-dessus des environs (habitat groupé, flancs abrupts dénudés laissant apparaitre l’ancien front de taille des carrières d’ocre en partie colonisé par des arbres). De nos jours, au premier plan, de nouvelles habitations et le boisement de pins sur les falaises d’ocres masque désormais la vue sur le village de Roussillon et ses falaises d'ocres.

Presses du moulin à huile - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireMoulin à huile historique
L'ancien moulin à huile nous plonge au cœur de l'histoire oléicole roussillonnaise. Ici meule, presse et amphores, racontent le processus artisanal visant à extraire l'huile de l'olive. Il était de coutume, il y a encore quelques années, que chaque village produise sa propre huile d'olive. L'hiver sonnait le temps du broyage et de la presse, quand les familles apportaient leur récolte. Actif jusqu'au grand gel de l'hiver 1956, le moulin historique de Roussillon a ensuite été laissé à l'abandon avant d'être restauré par Maison Brémond 1830.

Portail à l'angle de la rue R. Casteau - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireRoussillon, un paysage qui inspire
Après la Seconde Guerre mondiale, sous l'impulsion du Roussillonnais Elie Blanc, Roussillon est devenu un véritable carrefour des lettres et des arts. De jeunes poètes d'Apt et de Provence comme Serge Bec et Marie Mauron y créent un centre littéraire et artistique. D'autres artistes ont participé à la notoriété du Massif des Ocres : Fernandel y a joué dans "Heureux qui comme Ulysse" ou encore Claude Lelouch qui y tourne "La belle Histoire". Samuel Beckett évoque lui le charme de Roussillon dans sa pièce "En attendant Godot".

Beffroi de Roussillon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireLe beffroi, porte du castrum
Le beffroi de la tour de l'horloge est l'ancienne porte-forte du Castrum, remaniée au XIXe s. en clocher annexe de l'église. Surmontée d'un campanile, il offre un aperçu de l'histoire médiévale de Roussillon. Il est situé dans la ruelle qui permettait de joindre l'ancien chemin de ronde qui joignait deux tours des remparts, d'où le nom de "la rue de la bistourle".

Eglise Saint-Michel - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
Patrimoine et histoireUne église aux couleurs des ocres
Tout en haut du village, à l'intérieur des fortifications, se dresse l'église Saint Michel. A la fin du XIe s. et pendant la première moitié du XIIe s., l'église est reconstruite en pierres de taille. La façade aux couleurs des ocres date, elle, du XVIIe s. Dans la maison curiale placée à droite de l'église, des œuvres créées au XVIIIe s. par le sculpteur roussillonnais Alexis Poitevin sont exposées : les fonts baptismaux en plâtre et une statue de Saint Michel en bois.

Table d'orientation de Roussillon - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
Point de vue - sommetLe Castrum, sommet du village
Juste à côté de l'église et en bordure de la falaise d'ocre, un à-pic de 60 mètres, le Castrum, esplanade où se situait le château médiéval, est le point le plus élevé du village. Il offre notamment une vue incontournable sur le Pays d'Apt, le Grand Luberon et son sommet le Mourre Nègre (1125 m) puis le Mont Ventoux (1909 m). On peut également distinguer les villages de Gordes et de Saignon, avec l'aide de la table d'orientation. C'est aussi d'ici que résonne la fameuse légende de Dame Sermonde qui, par chagrin d'amour, se jeta dans le vide et ensanglanta à jamais Roussillon d’un rouge flamboyant.

Jeu d'enquêtes ''Intrigue à Roussillon®'' - ©OTI Pays d'Apt Luberon
Patrimoine et histoireIntrigue sur Roussillon !
Roussillon accueille la nouvelle Intrigue dans la ville® du Luberon. Un jeu-loisir adapté aux familles (à partir de 6 ans) désireuses de partager une activité ludique et curieuse au travers d’une enquête qui leur fera découvrir l'aventure industrielle des ocres au cœur du village (durée 2h d’enquête / livret payant au Bureau info de l’Office de tourisme Pays d’Apt Luberon, 19 place de la Poste à Roussillon). L'intrigue débute le 20 décembre 1900 : « Le 15 décembre dernier, une explosion a endommagé l'un des moteurs qui fait fonctionner nos machines pour concasser et broyer l'ocre, entraînant un incendie [...] Rendez-vous sur place pour enquêter discrètement et trouver qui est responsable de cette explosion [...] ».

Unité paysagère du pays du Calavon - ©Françoise Delville - PNR Luberon
Point de vue - sommetPaysages renommés du Luberon
Ici, on domine la présence exceptionnelle d'ocres sous la forme de falaises richement colorées et de bâtis aux enduits multicolores qui constituent des forts points d'appel dans le paysage. Au loin se déploie la vallée agricole du Calavon avec ses cerisiers, ses vignes et ses vergers. Depuis la fin des années 80, les nombreux ouvrages et systèmes hydro-agricoles ont permis de sécuriser le rendement et la qualité des rendements de production alimentaire, puis d’évoluer vers des pratiques agro-environnementales. Avec le réchauffement climatique, la solidarité hydraulique entre territoires pour le partage de l’eau et sa gestion économe est aujourd'hui plus que jamais nécessaire.

Belvédère du sentier des ocres à Roussillon - ©Françoise Delville - PNR Luberon
Point de vue - sommetBelvédère et cadran solaire de Roussillon
Ce belvédère aménagé à l'entrée du Sentier des Ocres a fait l'objet en 2015 d'un chantier de sécurisation réalisé par le Parc naturel régional du Luberon, dans le cadre de l'Opération Grand Site de France. D'ici on peut profiter de très belles vues sur les falaises ocreuses et le village de Roussillon, avec tous ses enduits colorés de façades. Sur la plateforme du belvédère se trouve également un magnifique cadran solaire hémicylindrique de Jean Raffegeau, où l’heure se lit de gauche à droite avec la courbe d’équation du temps (courbe en 8). Le cadran sert aussi de calendrier avec les lignes horizontales (changements de mois). D'où la devise : « Sine sole sileo » (Sans le soleil, je suis silencieux).

Village de Roussillon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieRoussillon, village coloré
Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, Roussillon se distingue par les teintes chaudes de ses façades, déclinées en jaunes, oranges et rouges. C’est le seul village du Luberon où la pierre sèche ne domine pas : ici, c’est l’ocre qui façonne l’identité architecturale. Utilisée depuis la Préhistoire et exploitée dès l’époque romaine, l’ocre est devenue un véritable produit industriel à la fin du XVIIIe s., grâce au Roussillonnais Jean-Étienne Astier. Il eut l’idée de laver les sables ocreux pour en séparer le pigment naturel du sable, révélant ainsi la qualité exceptionnelle et la teinture inaltérable de l’ocre.

Palette de couleurs à l'écomusée Okhra - ©Léa Samson - PNR Luberon
GéologieL'ocre à travers les âges
L'utilisation de l'ocre remonte au Paléolithique. Elle pouvait être appliquée directement sur la peau, servir de peinture pariétale ou encore être associée à des rites funéraires. A l'Antiquité, l'ocre était incorporée dans les peintures et enduits. Les Romains maîtrisaient parfaitement les techniques de chauffe modifiant la couleur. Puis, au Moyen-Age, son utilisation est plus fréquente dans les fresques des édifices religieux et civils, notamment à partir du XVIe s. A partir du XIXe s., l'ocre entre dans la fabrication de peintures, badigeons et est utilisée comme épaississant dans l'industrie. Les écoliers de l'école du Val des Fées - juste ici - en raffolent également !

Incendie dans le Luberon - ©La Bastidonne
ForêtIncendie et forêt méditerranéenne
Avec le dérèglement climatique, les incendies de forêt sont de plus en plus puissants, explosifs et récurrents. Les feuillus (Chêne pubescent ou Chêne blanc, Chêne vert, Hêtre...), comme les résineux (Pin sylvestre, Pin d'Alep, Pin noir...), souffrent et ont du mal à se régénérer. Puis certains secteurs subissent l’incendie si fréquemment que les plantes favorisées par le feu, les plantes pyrophytes (aimer le feu en latin), comme des Cistes blancs ou Ciste cotonneux (Cistus albidus), finissent par occuper prioritairement l’espace au détriment de la biodiversité. Soyez vigilants même en hiver : un incendie est vite parti et reste difficilement contrôlable. 9 feux de forêt sur 10 sont d'origine humaine et la moitié est due à une imprudence.

Wagons transportant l'ocre - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireL'âge doré de l'ocre
En 1929, l'industrie de l'ocre occupe un millier d'ouvriers et d'employés. Dix-sept carrières souterraines occupent 70 ouvriers au fond des galeries et plus de 270 en surface. Plus de 50 carrières à ciel ouvert emploient 170 ouvriers. A l'apogée (1928-1929), sur les 40 000 tonnes d'ocre produites, plus de 90 % étaient exportées, essentiellement en Europe et en Amérique.

Ecomusée de l'ocre - ©Didier Amadori - Ôkhra
Savoir-faireÔkhra - Ecomusée de l'ocre
L'écomusée de l'ocre est installé ici à l'usine Mathieu. C'est une ancienne usine d'ocre qui a produit environ 1 000 tonnes d’ocre par an entre 1921 et 1963. Les systèmes de lavage, le four et les moulins ont été restaurés afin de faire comprendre les différentes étapes de traitement du minerai, de l’extraction à l’expédition. Découvrez, à travers des visites de site et des ateliers, l'un des plus beaux fleurons du patrimoine industriel ocrier, devenu écomusée, conservatoire et centre de formation sur l'ocre et la couleur !

Atelier pastels d'ocre - ©Didier Amadori - Ôkhra
Savoir-faireLa fabrication de pastels et aquarelles
Avec la visite de l'écomusée de l'ocre, les couleurs n'auront plus de secrets pour vous ! L'atelier de fabrication de pastels et d'aquarelles de la Coopérative des couleurs, qui fournit peintres et artistes, est ouvert au public. Et pour aller plus loin dans la pratique des usages de l'ocre, l'écomusée propose des ateliers et stages d'initiation pour apprendre à formuler et appliquer des peintures et enduits naturels à base d'ocres et de pigments. Le tout dans un cadre exceptionnel !

Géoparc mondial UNESCO du Luberon - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
GéologieÔkhra, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon
Le label Géoparc mondial UNESCO distingue des territoires qui protègent, valorisent et font découvrir des sites et paysages géologiques remarquables, en lien étroit avec leurs patrimoines naturels, culturels et leurs habitants. Le Géoparc mondial UNESCO du Luberon s’inscrit dans ce réseau international engagé pour la transmission du patrimoine géologique. Animé et piloté par le Parc naturel régional du Luberon, il réunit de nombreux géosites qui témoignent de l’histoire de la Terre, structurent les paysages et illustrent les liens entre géodiversité, biodiversité et activités humaines. L'écomusée de l'ocre fait partie de ces géosites. Il offre un témoignage précieux des relations entre géodiversité et usages des ressources minérales.
Description
De la gare routière, rejoindre le rond-point de la D900 à proximité, puis traverser le parking Cours Lauze de Perret jusqu'à la Porte de Saignon. Franchir la porte et emprunter la rue Saint-Pierre jusqu'à la place du Postel (GR-GRP®).
1- Bifurquer à gauche et avancer jusqu'à la place Jean Jaurès (non balisé) et atteindre la Maison du Parc naturel régional du Luberon. Après la visite du Musée Géologique, dès le pas de porte franchi, s'engager à droite dans la ruelle Saint-Georges. Virer deux fois à gauche et rejoindre l'entrée du musée d'Apt. Après la visite, revenir à droite place du Postel (point 1). Passer sous la Tour de l'Horloge et longer la cathédrale Sainte-Anne. Emprunter la rue des Marchands jusqu'à la place Gabriel Péri (mairie) puis prendre à droite la rue du Docteur Gros jusqu'à la place de la Bouquerie (GR-GRP®). Traverser la route (D900) via le passage piéton (prudence !), filer vers la droite, bifurquer à gauche et franchir le Calavon par la passerelle du Ballet (GR-GRP®). Poursuivre en face par le faubourg et la place du Ballet. Traverser la place par la droite, avancer encore 20 m à droite et remonter à gauche le chemin de l'Oratoire. Passer sous l'ancienne voie ferrée, virer à gauche sur le chemin des Cordiers et déboucher sur la véloroute (GR-GRP®).
2- Emprunter la véloroute vers la droite, longer le parking Georges Santoni, poursuivre la véloroute sur 800 m, puis franchir le passage souterrain (GR-GRP®).
3- Au carrefour "Apt-La gare", quitter la véloroute (non balisé), avancer 20 m puis tourner à gauche et traverser tout le parking. Traverser la D900 en empruntant le passage piéton (prudence à la circulation !) et rejoindre 50 m plus loin l'Office du tourisme Pays d'Apt Luberon. Après une halte à l'office pour se renseigner au mieux sur toute l'actualité autour des Ocres du Luberon, revenir sur la véloroute (point 3) en suivant en sens inverse le même cheminement que celui emprunté précédemment. Là, filer à gauche sur la véloroute, direction "Pont Julien" (GR-GRP®). Traverser le viaduc puis, juste avant le deuxième pont, plonger à droite en direction du "Plan d'eau de la Riaille" (PR). Suivre le cheminement voie verte (PR), virer à droite sur le chemin de la Boucheyronne puis, au passage piéton, traverser de l'autre côté de la chaussée et filer à droite jusqu'au rond-point. Traverser la route et grimper en face sur la rive du Plan d'eau de La Riaille. Partir à gauche, atteindre l'Aquabase et poursuivre à droite sur le trottoir. Longer les infrastructures de jeux jusqu'au tennis club (PR).
4- Emprunter le sentier légèrement à gauche (PR) puis longer le Parc d'activités économiques de Perréal. Passer la courbe à gauche et 80 m plus loin, franchir le sas à vélo et s'engager à droite sur le Chemin des Isnardes (PR). 530 plus loin, poursuivre tout droit sur le Chemin Vieux des Tamisiers (PR). Continuer tout droit au panneau "sens interdit" et 150 m plus loin, bifurquer à gauche sur un petit sentier. Traverser à gué le ruisseau des Grandes Terres (prudence !) et poursuivre à droite en lisière du bois. Déboucher sur le chemin revêtu du Coteau et le remonter à gauche. 500 m plus haut, filer tout droit et déboucher plus loin sur l'avenue des Cordiers. Virer à droite et longer l'av. jusqu'au rond-point.
5- Au carrefour ''Gargas'', virer à gauche en direction des Lombards - Roussillon. Emprunter la route des Serres sur 300 m (longer la chaussée avec prudence !). Dans le premier virage gauche, quitter la route et prendre à droite la rue des Roubiniers (GR-GRP®). 5 m plus loin, à hauteur du gros platane, s'engager de suite à gauche sur un sentier. Longer le champ et 80 m plus loin, poursuivre sur le sentier à gauche. Monter progressivement en lisière de pinède (GR-GRP®). 360 plus haut, en haut de la pente, continuer à gauche. Au débouché sur le grand champ, continuer sur le chemin légèrement à droite (GR-GRP®). 30 m plus loin, filer à gauche puis commencer à descendre. Passer un virage bien prononcé à droite (attention, ornière et racines !), franchir un petit ressaut (marche !) et atteindre le bord de route (GR-GRP®). Ne pas déboucher sur la route mais filer à droite sur le sentier étroit et sableux (non balisé). Longer sur 300 m et en léger surplomb, la chaussée de la route des Lombards, et atteindre l'esplanade des Mines de Bruoux.
6- Prendre le temps de pénétrer sur le site des Mines de Bruoux et profiter au mieux des lieux (visite guidée conseillée). Ensuite, dos à l'entrée des mines, partir à gauche et longer la chaussée de la route des Lombards (prudence !) sur 29 m. Au croisement des Quatre chemins, virer à droite et avancer 80 m. Quitter la route, bifurquer à gauche et s'engouffrer sur la piste qui s'enfonce dans le massif de la Gardette (GR-GRP®). Avancer 450 m, dépasser une citerne DFCI et poursuivre la piste principale. Après la montée, filer toujours tout droit puis, 300 m plus loin, attaquer la descente sur le versant opposé (GR-GRP®). Après une section un peu plus raide, poursuivre le chemin à droite, longer deux champs puis virer à gauche et descendre un sentier en sous-bois. Déboucher sur la route de la Bladayre, l'emprunter à gauche et descendre jusqu'au premier croisement (GR-GRP®).
7- Au carrefour ''l'Urbane'', avancer tout droit. Au stop, virer à droite et longer la route de Carpentras (D1) sur 200 m - prudence ! possibilité de cheminer côté gauche de la chaussée. Au carrefour ''le Clos'' (premier carrefour routier), partir à gauche et de suite à droite sur le chemin revêtu des Finets. 90 m plus loin, continuer tout droit sur 700 m (le GR6® partait initialement à gauche). A la route des Gaillanes (D199), virer à gauche et remonter cette route sur 850 m (prudence !).
8- Dans le virage, emprunter à droite un chemin caillouteux marqué par un panneau "interdit à la circulation par temps de pluie" (GR-GRP®). Continuer entre les vignes et poursuivre tout droit jusqu'au bosquet. Au croisement d'après, prendre à gauche puis au second croisement, virer à droite (GR-GRP®). Déboucher sur la D227, partir à gauche sur 20 m puis traverser la route (prudence !) et emprunter le chemin de l'autre côté de la chaussée. Monter en lisière de champ puis au croisement de chemins, continuer de monter à gauche (GR-GRP®). Déboucher sur la route de Saint-Michel et l’emprunter à gauche sur 150 m. Rejoindre la route de Saint-Saturnin-lès-Apt (D227), avancer tout droit 50 m puis, au rond-point, poursuivre en face vers le centre village de Roussillon. Gravir la rue de la Fontaine et au feu de circulation, avancer encore tout droit sur 30 m (GR-GRP®).
9- A l'intersection avec la rue Casteau, bifurquer à droite (non balisé). Monter jusqu'à la place de la Mairie puis, 20 m plus haut, virer à droite et s'élever encore par la rue du beffroi. Passer sous le portail, dépasser l'église puis poursuivre à droite jusqu'à la place du Castrum et la table d'orientation sommitale. Ensuite, faire demi-tour et revenir sur ses pas jusqu'au point 9. Là, tourner à droite et filer tout droit jusqu'à la Place du Pasquier. Au carrefour ''Roussillon'', gravir à gauche la Montée du belvédère et aller profiter du point de vue sur Roussillon. Ensuite, prendre le temps de parcourir le Sentier des Ocres (1,2 km / +80m, entrée payante) puis, une fois revenu au point de vue, partir à gauche, et traverser le parking des Ocres sur 70 m. Gagner à droite un passage piéton, descendre les escaliers, franchir l'arche sous les habitations puis gagner en contrebas l'av. de la Burlière. Traverser la chaussée (passage piéton), bifurquer à gauche et suivre sur 360 m l'av. de la Burlière en progressant sur le trottoir de droite (GRP®). Au carrefour avec la route de Goult, poursuivre à gauche le long de la route d'Apt (D104).
10- Au carrefour ''Piquebori (rond point) poursuivre tout droit sur la D104. 300 m plus loin, quitter la route et emprunter à droite le Chemin du Stade (GRP®). Avancer 180 m puis prendre légèrement à gauche le chemin du Peyrolin. Suivre le cheminement principal, descendre légèrement puis remonter jusqu'à l'entrée du parking d'Ôkhra - Ecomusée de l'ocre (GRP®). Prendre le temps d'aller visiter l'écomusée puis de revenir à l'entrée du parking et l'arrêt de bus nécessaire au retour sur Apt.
- Départ : Gare routière, Apt
- Arrivée : Arrêt de bus de l'Ecomusée de l'ocre, Roussillon
- Communes traversées : Apt, Gargas et Roussillon
Météo
Profil altimétrique
Recommandations
- En chemin, traversées et emprunts de routes successifs : prudence !
- Entre les points 2 et 3 : attention aux vélos sur la véloroute !
- Après le point 5 : MINES DE BRUOUX (accès payant, Réservation préalable obligatoire ; se présenter 15-20 min en avance, prévoir des vêtements chauds (toujours 12° dans les mines !), durée de la visite 1h pour 1,3 km.
- Après le point 9 : SENTIER DES OCRES DE ROUSSILLON, ouvert tous les jours du début des vacances de février à la fin des vacances de Noël (accès payant, pas de réservation à l'avance, voir heures d'ouverture).
- A l'arrivée : ECOMUSÉE DE L'OCRE, anciennement Conservatoire des ocres (ÔKHRA) : accessible 7 jours/7 à la visite de février à décembre inclus (réservation préalable conseillée).
- Bien rester sur les sentiers et chemins balisés. Ne pas gravir les dunes de sables ocreux (forte érosion) et ne pas s'approcher trop près des falaises d'ocres (le dessous des bords des fronts de tailles peuvent être très érodés !).
- S'abstenir de tout prélèvement (ocre, flore, fossile).
- ATTENTION ZONE PASTORALE possible en chemin suivant la saison ! En présence de chiens de protection venus à ma rencontre, je ne les caresse pas ni ne les menace. Je m'arrête, puis j'attends patiemment la fin du ''contrôle'' avant de reprendre calmement mon chemin en contournant le plus possible le troupeau. Pour mémoire, consulter les bons réflexes à adopter face aux chiens de protection et regarder la vidéo sur les chiens des moutons sur le Parc naturel régional du Luberon.
- RISQUE INCENDIE : Le feu est l’ennemi de la forêt… et du randonneur ! Je ne fume pas en forêt et n'y allume pas de feu, d'autant que quelle que soit la saison, c'est interdit ! Et en période estivale, avant de partir en balade, je me renseigne sur les conditions et règlementations d'accès aux massifs forestiers.
Lieux de renseignement
Luberon Géoparc mondial UNESCO
60, place Jean Jaurès, 84400 Apt
Maison du Parc naturel régional du Luberon
60, place Jean Jaurès, 84400 Apt
Au centre-ville d’Apt, la Maison du Parc du Luberon vous accueille dans un hôtel particulier du XVIIIème siècle.
Informations touristiques et vente de livres, cartes, topoguides.
Exposition permanente visite gratuite.
Musée de géologie entrée payante (4 € ; 2€ réduit ; gratuit moins de 18 ans, scolaires, enseignants).
Ouvert au public lundi, mardi, jeudi 14h-17h30, et mercredi 9h-12h30 et 14h-17h30 (hors jours fériés).
OTI Pays d’Apt Luberon
788 avenue Victor Hugo, 84400 Apt
Bureau d'Apt
788 Avenue Victor Hugo 84400 Apt
T. +33 (0)4 90 74 03 18
Ouvert toute l'année
Ouvert du lundi samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (hors juillet et août)
Du 1er octobre au 31 mars : Fermé le mercredi, dimanche et jours fériés.
Bureau de Bonnieux
1 Rue Victor Hugo 84480 Bonnieux
T. + 33 (0)4 90 75 91 90
Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h jusqu'au 30 septembre.
Fermé dimanche et jours fériés.
Bureau de Céreste
Boulevard Victor Hugo 04280 Céreste
T. +33 (0)4 92 79 09 84
Ouvert du 17 avril au 30 septembre du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche et jours fériés.
Bureau de Lacoste
La Cure - 36, place de l'Eglise 84480 Lacoste
T. +33 (0)4 90 06 11 36
Ouvert toute l'année
Du lundi au vendredi de 9h à 11h30 et de 13h30 à 17h.
Le samedi de 9h à 11h30.
Fermé dimanche et jours fériés.
Bureau de Ménerbes
Avenue Marcellin Poncet 84560 Ménerbes
T. +33 (0)4 90 72 21 80
Ouvert toute l'année
Ouvert uniquement le matin de 9h à 12h du mardi au samedi jusqu'au 30 avril.
À partir du 2 mai du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h.
Le samedi de 9h à 12h.
Fermé dimanche, lundi et jours fériés.
Bureau de Roussillon
19 Place de la Poste 84220 Roussillon
T. +33 (0)4 90 05 60 25
Ouvert toute l'année
Du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (Hors juillet et août)
Bureau de Saint-Saturnin-lès-Apt
Avenue Jean Geoffroy 84490 Saint-Saturnin-lès-Apt
T. +33 (0)4 90 05 85 10
Ouvert du 13 juin au 15 septembre du mardi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche, lundi et jours fériés.
Transport
- Ligne de bus Zou! 917 Apt - Gordes - Cavaillon : du lundi au samedi, départ de ROUSSILLON à 19h25 (arrêt "Conservatoire des Ocres") et arrivée à Apt "Gare routière" à 19h45.
- Zou! Réseau de bus régional Vaucluse
Accès routiers et parkings
A 32 km à l'est de Cavaillon par les D2 et D900.
Stationnement :
Source

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