
2. JOUR 2 - VIENS - VILLARS - Tour des ocres du Luberon
Cette deuxième étape, qui relie Viens à Villars, est un peu plus courte que la première. Mais avant d'atteindre le village de Rustrel, vous pouvez aisément la compléter d'un des deux circuits balisés du site du Colorado provençal. Vous emprunterez ensuite les contreforts des Monts de Vaucluse, entourées de lavandins et aux panoramas majestueux. Enfin, le passage par la colline de la Bruyère offrira un paysage ocreux plus intimiste ; soyez respectueux du site et de l'esprit des lieux...
Les 39 patrimoines à découvrir

Rue du Château - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireViens, village médiéval
Place forte médiévale perchée sur la partie sud des Monts-de-Vaucluse, Viens domine la vallée du Calavon. Cité "Vegnis" en 1005, et connu depuis 1225 sous le nom actuel de Viens, le village a déjà fêté le millénaire de sa fondation et la promenade au gré de ses ruelles et au pied de ses remparts consistue un véritable voyage dans le passé !

Gorges d'Oppedette et Montagne de Lure - ©Françoise Delville - PNR Luberon
GéologieBelvédère de Pousterle à Viens
Quel magnifique panorama ! Au fond, au nord/nord-est, apparaît la Montagne de Lure (1826 m), chère à Giono. Plus proche, en contrebas, la belle entaille en forme de Z correspond aux gorges d’Oppedette où se faufile le Calavon. Puis, en contrebas, légèrement à droite, le paysage présente des couches vertes et rouges : c’est une carrière d’argile. De très bonne qualité, elle était exploitée autrefois par les tuileries de Marseille pour la céramique, la poterie ou les travaux publics. Elle est toujours en activité de manière épisodique. Ces argiles se sont déposées au fond d'un lac il y a environ 30 millions d'années.

Géosite de Viens - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
GéologieViens, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon
Le 17 novembre 2015, lors de la 38e Conférence générale de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture), les 195 États membres ont adopté un nouveau label : le Géoparc mondial UNESCO. Ce label valorise la gestion globale des sites et paysages géologiques exceptionnels. Aujourd’hui, il existe 229 Géoparcs mondiaux UNESCO répartis dans 50 pays, dont 97 en Europe. La France compte 7 Géoparcs mondiaux, dont 2 en région Provence-Alpes-Côte d’Azur : le Luberon et la Haute-Provence. Le village de Viens et le belvédère de Pousterle figurent parmi la soixantaine de géosites identifiés sur le territoire du Géoparc du Luberon, animé et piloté par le Parc naturel régional du Luberon.

Borie effondrée - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
Patrimoine et histoireCabanes de pierre
Les petites constructions en pierre sèche peuplant le paysage luberonnais portent le nom de bories. Elles étaient construites autrefois pour servir d’abris aux bergers ou pour ranger son matériel. Elles sont construites en suivant la technique de l’encorbellement qui consiste à empiler les pierres plates les unes sur les autres en les inclinant vers l’extérieur de la construction. Vous en trouverez de toutes tailles dans le Luberon. Une borie peut peser entre 30 et 200 tonnes et utilise 40 000 à 300 000 pierres. Chacune d’elles est passée 2 ou 3 fois entre les mains du constructeur !

Beau chêne blanc ou pubescent - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreMarcescence et pubescence du Chêne blanc
Ici se dresse un très beau Chêne pubescent, ou Chêne blanc (Quercus pubescens). Très commun sur le Luberon, il doit son nom au duvet qu’il porte sous les feuilles et sur les bourgeons. Il perd ses feuilles, au contraire du Chêne vert ou du Chêne Kermès qui les gardent tout l’hiver. Par contre, les feuilles sèches persistent longtemps, accrochées aux branches, ce qui donne des paysages bruns jusqu’en avril quand les jeunes feuilles de l’année prennent la relève : on dit alors qu’il est marcescent.

Faucon crécerelle - ©Lilian Car - PNR Luberon
FauneOiseaux des champs
À Viens, l'agriculture a conservé des pratiques raisonnées, a subit peu de démembrements et a gardé des « infrastructures agroécologiques », terme désignant simplement ces petits éléments de la campagne tels que les murets, cabanons, haies arbustives et arborées, talus, jachères, etc. Tous ces micro-habitats contribuent à l’accueil d’une foule d’espèces ; il est possible de citer le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), la Huppe fasciée (Upupa epops) et la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio). Si, belle nouvelle, la très rare Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator) a été recontactée en 2024, ce n’est hélas pas le cas du Bruant ortolan, qui semble avoir disparu de la commune.

Zone incendiée - ©Lilian Car - PNR Luberon
Savoir-faireMediterRE3 et risque incendie
Selon les études actuelles, les régions sous influence méditerranéenne connaîtront une augmentation significative de la puissance du feu au cours du XXIe s. Les scientifiques estiment que la superficie de terrains incendiés y augmentera de 40 à 100 % ! Devant ce constat, le Parc naturel régional du Luberon s’est engagé depuis 2021 dans le projet de coopération internationale « MediterRE3 », autrement dit restaurer la résilience des paysages méditerranéens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre lors des incendies. L’objectif est d’étudier comment réduire la vulnérabilité du territoire et adapter le paysage à l’augmentation du risque d’incendie. Le Parc du Luberon est territoire pilote avec deux parcs nationaux du réseau Medforval ; le Parc national des Gorges de Samaria en Crête et le Parc national du Prokletije au Monténégro.

Ciste blanc - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLes incendies, un bienfait pour les plantes pyrophytes
Ici en 2005, un gros incendie a ravagé l’ensemble du vallon de La Buye. En général, le cortège de plantes présent avant le feu se reconstitue après 10 ou 25 ans. Mais certains secteurs subissent l’incendie si fréquemment que les plantes favorisées par le feu, les plantes pyrophytes, finissent par occuper prioritairement l’espace au détriment de la biodiversité. Sur les talus en bord de piste, malgré les travaux de débroussaillement et broyage préventifs à la lutte contre les incendies, perssite des cistes blancs (Cistus albidus), une des plantes pyrophytes.

Dalle à empreintes de Viens - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieDalle de Viens, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon
Le 17 novembre 2015, lors de la 38e Conférence générale de l’Organisation des Nations Unies pour les Sciences, la Culture et l’Education (UNESCO), les 195 États membres ont ratifié la mise en place d'un nouveau label : géoparc mondial UNESCO, afin de montrer l’importance accordée à la gestion globale de sites et de paysages géologiques exceptionnels. Il existe actuellement 229 Géoparcs mondiaux UNESCO répartis dans 50 pays dont 97 en Europe. Sept Géoparcs mondiaux UNESCO sont en France dont 2 en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Luberon et Haute-Provence). La dalle à empreintes fossilisées de Viens fait partie de la soixantaine de géosites identifiés sur le territoire du Géoparc du Luberon, animé et piloté par le PNR Luberon.

Illustration milieu lacustre du Luberon (-30 Ma) - ©PNR Luberon
GéologieRhinocéros et chevrotains à Viens
Ce site exceptionnel est une dalle calcaire qui présente à sa surface plus de 200 empreintes de pas des mammifères qui vivaient dans la région il y a environ 30 millions d’années. Aux abords d'un vaste lac, des rhinocéros primitif, sans corne et sans cuirasse appelé Ronzotherium, ont laissé des empreintes à trois doigts, tandis que celles à deux doigts sont celles de chevrotains ou d’entélodontes apparentés au sanglier. Les dalles à empreintes de pas de mammifères sont très rares à l’échelle de la planète mais 8 ont été décrites dans le Luberon !

Protection et sauvegarde des empreintes - ©Vincent Damourette - Coeurs de Nature-SIPA
GéologieDalle à empreintes de pas de mammifères
La dalle à empreintes de pas de mammifères de Viens a été découverte en 1968 par des excursionnistes. Ce site est composé de deux dalles de 20m² et 400m² appartenant au même niveau, séparées par la piste de La Buye. Elles sont formées de calcaire d’origine lacustre et datent d’environ 33 millions d’années (formation des Calcaires de la Fayette, période Oligocène, ère Cénozoïque). Ce géosite exceptionnel du Géoparc du Luberon est également l'un des 28 sites de la Réserve naturelle géologique du Luberon : la réglementation y interdit d'extraire et de ramasser les fossiles ainsi que d'effectuer des moulages.

Dalle à empreintes de Viens - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
GéologieRéserve naturelle géologique du Luberon
200 m plus loin sur la piste qui démarre du col, se cache la fameuse dalle à empreintes de pas fossilisés de rhinocéros primitifs, de chevrotains ou d’entélodontes apparentés au sanglier, et qui vivaient dans la région il y a environ 30 millions d’années. Ce site exceptionnel est l'un des 28 sites de la Réserve naturelle géologique du Luberon : la réglementation y interdit d'extraire et de rammasser les fossiles ainsi que d'effectuer des moulages.

Village de Gignac - ©Hervé Vincent
Point de vue - sommetPanorama sur Gignac
En contrabas, dans la vallée de la Doa, à l’extrémité du massif des ocres, se dresse sur son mamelon, le village de Gignac. Son château date du XVIIIe s. et sa jolie église romane avec son abside semi-circulaire du XIIe s. Outre l’industrie de l’ocre, Gignac exploita longtemps le minerai de fer, au quartier dit "de la Ferrière". La teneur en fer du minerai extrait dans cette mine pouvait atteindre 55%. Il semble d'ailleurs que la mine ait été exploitée dès le Néolithique, jusqu'à la fin de l'époque gallo-romaine.

Vautour percnoptère - ©David Tatin
FauneL'emblématique couple de Rustrel
Dans les années 80, les falaises de la Grande Combe situées juste au-dessus de Rustrel, abritaient un célèbre couple de Vautour percnoptère (Neophron percnopterus). Plus petit des vautours européens, ce charognard et détritivore est aussi un expert vol long-courrier ! En 1998, à l’aide des balises de suivi, les enfants de l’école ont pu suivre leur migration jusqu’en Afrique sahélienne. Le couple a disparu de nos cieux depuis quelques années et leurs jeunes descendants n’ont pas pris la relève. En France, on ne compte plus que 82 à 88 couples de percnoptères territoriaux, dont une soixantaine se trouvent dans les Pyrénées et une vingtaine dans le sud de la France (4 à 5 couples dans le Luberon).

Grains de sables ocreux - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireL'ocre et son exploitation
Ci-dessous, se trouve l'ancienne aire d'extraction de Barriès (privé - visite guidée uniquement !). Les paysans de Rustrel sont devenus des ocriers et des industriels exportant dans le monde entier au XIXe et XXe s. L’ocre est un pigment naturel qui a été incorporé comme épaississant dans les produits manufacturés tels que le caoutchouc naturel. Cette industrie consommait de gros volumes d’ocre dans le monde entier (joints de boqueaux, rustines de vélo...). Il était aussi utilisé dans le bâtiment pour les enduits de façades. Son exploitation a subi la grande crise de 1929 et a été progressivement remplacée par les produits de synthèse. Après la Seconde Guerre mondiale, les carrières ferment progressivement. Aujourd’hui, la Société des Ocres de France exploite encore une carrière à Gargas et produit 1 200 tonnes d’ocre par an.

Ciste à feuille de lauriers - ©DR-Ecobalade
FloreCiste à feuilles de laurier
Le Ciste à feuilles de laurier (Cistus laurifolius) est un arbuste aisément identifiable : grandes feuilles persistantes lancéolées d'un vert-sombre, et belles fleurs blanches au printemps. On peut même finir par le reconnaître les yeux fermés, par l'odeur légère et suave qu'il répand dans son environnement proche. Strictement inféodé aux sols acides, il reste assez localisé dans notre région, mais est assez commun dans le massif des ocres où il trouve sa place en lisières et clairières des boisements.

Peupleraie de la Dôa - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreBerges et forêts humides
Principalement située le long de la Dôa, une forêt alluviale à bois tendre (type peupleraie) s’installe en connexion avec la nappe de la rivière. Celles-ci jouent de nombreux rôles biologiques, à savoir, le maintien des berges, l’autoépuration des eaux, un réservoir et un corridor écologique pour de nombreuses espèces. Elles sont le siège de reproduction et d’alimentation de nombreuses espèces d’oiseaux et d’insectes.

Traces de l'exploitation de l'ocre - ©Rémi Duthoit
Savoir-faireL'exploitation de l'ocre à Rustrel
Au Colorado provençal, l’exploitation de l’ocre dans des carrières à ciel ouvert s’est déroulée de 1871 à 1991. Une particularité de ce site réside dans l’usage ingénieux de l’eau : stockée dans des puisards (réservoirs), elle était ensuite envoyée sous pression jusqu’aux fronts de taille.
Les parois étaient alors lavées à la lance. Le mélange d’eau, de sable et d’ocre s’écoulait par gravité à travers un réseau de rigoles et d’aqueducs jusqu’aux bassins de décantation. En chemin, le sable, plus lourd, se déposait naturellement, notamment dans des batardeaux (pièges à sable), tandis que l’eau chargée d’ocre poursuivait sa route. Dans les bassins, l’ocre finissait par se déposer au fond. Une fois l’eau évaporée, comme dans un marais salant, les ocriers découpaient la pâte d’ocre en briques, qui étaient ensuite séchées puis transformées.
Colorado provençal et ses cheminées des fées - ©Vincent Damourette - Coeurs de nature-SIPA
Patrimoine et histoireColorado provençal
Le Colorado provençal est un ancien site d’exploitation de l’ocre à ciel ouvert, actif aux XIXe et XXe s. Le premier coup de pioche y fut donné en 1871, et le dernier lavage d’ocre réalisé en 1993 par Roger Arnaud.
Classé au titre des Monuments naturels à caractère historique, ce site privé offre aujourd’hui deux circuits pédestres balisés, accompagnés d’une application mobile dédiée. Ils permettent de découvrir d’anciennes carrières aux spectaculaires nuances de couleur, ainsi que quelques vestiges de l’industrie ocrière.
L’accès est payant et soumis à réservation en haute saison. Veuillez consulter les conditions d’entrée et les consignes de visite avant votre venue.
Palette de couleurs - ©Vincent Damourette - Coeurs de nature-SIPA
GéologieLa formation de l'ocre
Il y a environ 125 millions d’années, une mer peu profonde recouvrait une partie de la Provence. Sur le bassin du Pays d’Apt, des sédiments marins à l’origine des calcaires blancs se déposent, bientôt recouverts par des roches argileuses (marnes grises) et des sables riches en fragments de coquilles, d’oursins et d’organismes microscopiques. Ces sédiments s’accumulent en couches obliques sur le fond marin, formant des grains verts de glauconie, une substance riche en fer.
Vers -100 millions d’années, des mouvements tectoniques provoquent le retrait de la mer. Exposés à l’air libre sous un climat chaud et humide, les dépôts de grès verts subissent alors une intense altération. Les éléments comme le calcaire, les micas et la glauconie se transforment ou disparaissent, laissant place à la kaolinite, un minéral argileux, colorée par des composés de fer : un hydroxyde pour l’ocre jaune, un oxyde pour l’ocre rouge. Les grains de quartz restent majoritaires. Ainsi, le grès vert constitue la roche mère des célèbres sables ocreux du Pays d’Apt.
Coupe d'arbres dans le Colorado - ©Marion Eyssette - PNR Luberon
Patrimoine et histoireRouvrir les vues sur le Colorado
Depuis la fin de l'exploitation de l'ocre, la végétation a peu à peu envahi le Colorado de Rustrel. La colonisation de pins sylvestres (fortement combustibles) est devenue un enjeu paysager mais aussi sécuritaire. Aussi, en 2015, des coupes d'arbres ont été réalisées pour recréer des ouvertures paysagères et retrouver les anciens fronts de taille. L’objectif était de redonner à voir l’ocre dans le site, mais aussi dans le grand paysage et de mettre en sécurité les visiteurs en créant une zone de rassemblement.

Colorado de Rustrel - ©Daniel Grenouilleau
Patrimoine et histoireOpération Grand Site Massif des Ocres
Site classé en 2002, les Ocres du Pays d'Apt sont un des gisements les plus importants au monde. Avec un nombre de visiteurs important et des risques de dégradation, le Massif des Ocres suscite beaucoup d'intérêt. En 2010, en concertation avec les acteurs locaux, une Opération Grand Site de France a été lancée par la communauté de communes Pays d'Apt Luberon afin de mettre en œuvre un projet de valorisation, de bonne gestion et de préservation des patrimoines naturels, paysagers mais aussi culturels dans la perspective d'obtenir prochainement de l’État le label Grand Site de France.

Front de taille ocrier - ©Anne-Camille Vinson - PNR Luberon
Point de vue - sommetDes saignées colorées
De ce chemin en balcon, on distingue des falaises colorées qui se détachent des collines boisées de cette vallée agricole où dominent les vignes. Résultant d'une formation géologique particulière et d'une exploitation humaine passée, ces fronts de taille sont menacés par la reconquête forestière. Depuis la fin de l'exploitation de l'ocre, la végétation a peu à peu envahi le Colorado de Rustrel. La colonisation de pins sylvestres (fortement combustibles) est devenue un enjeu paysager mais aussi sécuritaire. En 2015, des coupes d'arbres ont été réalisées pour redonner à voir l’ocre dans le site mais aussi dans le grand paysage.

Plateau des Claparèdes, sur la GTV - ©Julien Abellan
Patrimoine et histoireGrande Traversée VTT de Vaucluse®
La Grande Traversée VTT de Vaucluse c’est 388 km de plaisir et un parcours sur mesure ! Départ des sentiers exigeants du Mont Ventoux en passant par les arrêtes calcaires des Dentelles de Montmirail, vous passerez par un espace naturel remarquable pour arriver aux Gorges de la Nesque. Ensuite, la course continue par le Parc naturel régional du Luberon, où le patrimoine bâti en pierre sèche, les impressionnantes falaises et les sentiers dans les ocres raviront les VTTistes. Deux vaiantes possibles, complétées en juin 2020 de circuits VTT en boucles, balisés et labélisés FFC ''espace VTT Provence Luberon Lure''.

Cabanon refuge chauve-souris - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FauneUn cabanon pour maternité
Dans les champs aux alentours, des cabanons ont été construits pour servir d'abri et de stockages. Aujourd'hui abandonnés ou restaurés, ils restent les lieux privilégiés et convoités par les femelles chauves-souris d'avril à septembre. Véritables maternités, ces cabanons réchauffés par le soleil sont des lieux adaptés pour la mise-bas et l'allaitement des jeunes. Il est strictement interdit de pénétrer dans les cabanons (propriété privé), pour éviter tout dérangement dramatique des chauves-souris (espèces protégées).

Système de pompage - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireExtraction ocrière
C'est à partir de la fin du XIXe s. que l'extraction de l’ocre, le traitement et la commercialisation, prennent un essor considérable, notamment par la construction du chemin de fer sur le Pays d'Apt. En 1900, on dénombre sur le bassin d’Apt 17 mines souterraines et 32 carrières à ciel ouvert, représentant 14 600 tonnes d'ocres. Ici, on peut apercevoir les ruines d’une station de pompage d’eau, indispensable pour faire s'écouler depuis le malaxeur, le sable dans les batardeaux, puis l'ocre, plus léger, jusqu’aux bassins de décantation (ruines potentiellement instables - ne pas pénétrer ni s’approcher trop prêt).

Jeune petit rhinolophe - ©DR-Tanguy Stoeckle
FaunePetit rhinolophe
Véritable petite boule de poil, cette chauve-souris ne pèse que 2 à 5 g. L’espèce possède un appendice nasal caractéristique en fer à cheval. Au repos et en hibernation, le Petit rhinolophe s’accroche dans le vide et s'enveloppe complètement dans ses ailes, ressemblant ainsi à une poire suspendue. En hiver, il occupe des galeries d'ocre. En été, les femelles utilisent les cabanons comme des maternités. Attention de ne pas les déranger ! Il est strictement interdit de pénétrer dans les galeries et les cabanons (site classé), en raison d'éboulements fréquents et pour éviter tout dérangement dramatique des chauves-souris (espèces protégées).

Chataîgne dans sa bogue - ©DR
FloreChâtaignier des sols acides
Ilot de sable au milieu des massifs calcaires du Luberon et des Monts-de-Vaucluse, les ocres abritent des essences d'arbres qui ne poussent pas dans le calcaire. Ainsi le châtaignier apprécie ce sol tout comme il apprécie le sol sableux dans le département du Var plus au sud.

Minioptère de Schreibers - ©DR
FauneMinioptère de Schreibers
La colline de La Bruyère héberge le plus important site de transit de Minioptères de Schreibers du Luberon. Cette chauve-souris se nourrit de papillons. Très sociable, elle s'installe en grappes dans les galeries d'ocres. Sa protection repose principalement sur la tranquillité d'autant plus que la fermeture des cavités par des grilles est néfaste au Minioptère, car son vol, peu manœuvrable, ne lui permet pas de passer facilement entre les barreaux.

Front d'éboulement - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireDanger éboulement !
Véritable gruyère, la colline de La Bruyère est percée d'anciennes galeries creusées à la main et de front de taille à ciel ouvert. Il s'agissait d'un lieu important pour l'extraction des ocres. Ensuite, un certain nombre de cavités ont été transformées en champignonnières. Elles sont aujourd'hui délaissées de toute activité humaine. Certaines sont devenues des refuges pour de grosses colonies de chauve-souris. Il est strictement interdit de pénétrer dans les galeries (propriété privé), en raison d'éboulements fréquents et pour éviter tout dérangement dramatique des chauve-souris.

Petit Rhinolophe - ©David Tatin
FaunePetite divagation = réveil fatal !
Sur la colline de La Bruyère, il y a une grande diversité de cavités souterraines, notamment des anciennes mines d’extraction d'ocres. Ces lieux, de températures et d’humidité stables, offrent un gîte indispensable aux chauves-souris à leur l’léthargie hivernale (octobre à mars). Durant cette période de vie ralentie, un simple même très court dérangement dans les galeries ou le passage répété juste devant les entrées de cavités, engendre le processus de réveil. Ce réveil imprévu très stressant leur fait consommer jusqu’à 80% de leur réserve et entraine leur mort quasi certaine. Il est donc impératif, de ne jamais pénétrer dans les cavités. Et ce d’autant plus que c’est dangereux en raison des risques d’effondrements !

Grands Rhinolophes - ©DR-life-bats-birds
FauneIndispensable chauve-souris !
17 espèces protégées sur les 34 identifiées en France, comme le Grand ou le Petit rhinolophe, le Minioptère de Schreibers, sont présentes sur le site classé et l’Espace Naturel Sensible de la colline de la Bruyère. Les chauves-souris sont des mammifères volants qui allaitent chaque année un seul petit et qui se nourrissent d’insectes la nuit. La plus petite chauve-souris, extraordinaire technologie de 4 gr, peut manger jusqu’à 3000 moustiques par nuit ! Leur conservation est primordiale pour l’équilibre de la biodiversité, et pour la transmission de ce patrimoine biologique à nos enfants.

Front de taille ocrier érodé - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLa Bruyère, îlot siliceux
Comme un îlot siliceux au milieu d’un océan calcaire, la colline de La Bruyère (site classé et Espace naturel sensible) recèle tout un cortège de plantes silicicoles (qui aiment la silice), acidophiles (qui aiment les sols acides) et psammophiles (qui aiment le sable). On y rencontre également de nombreuses espèces d’amphibiens (comme le Crapaud à couteaux), d’oiseaux (comme le Guêpier d’Europe) et de chauves-souris (comme le Grand ou le Petit rhinolophe, le Minioptère de Schreibers).

La mare au printemps - ©David Tatin
FauneMare du Trou des Américains
Cette zone humide tire son origine de l’activité ocrière du site et devait servir au stockage de l’eau utilisée pour le lavage des ocres. C’est l’une des mares les mieux conservées du Parc du Luberon et qui fait partie des sites connus de reproduction du Pélobate cultripède (ou crapaud à couteaux). Cette espèce rare et vulnérable en France est considérée comme quasi-menacée au niveau mondial. Equipé de "couteaux" derrière les pattes arrière, il s'enfouit dans le sable jusqu'à ce qu'il pleuve !

Vue sur Villars - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Point de vue - sommetCe chemin est d'or, ocre et vermeil...
Du point de vue situé une vingtaine de mètre sur la gauche, on apperçoit Villars, Saint-Saturnin-lès-Apt, puis des falaises ocreuses très colorées, cachées en partie par une végétation boisée de reconquête. En retrait du Calavon qui coule entre les massifs des Monts-de-Vaucluse au nord et du Luberon au sud, la colline boisée de La Bruyère se dresse par-dessus la vallée agricole où dominent les vignes.

Panneau d'accueil - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLa Bruyère, espace naturel sensible
La colline de La Bruyère a reçu le label départemental Espace naturel sensible (ENS) en 2005. Dans ce cadre, et dans un objectif de préservation du patrimoine naturel, plusieurs parcelles privées ont été achetées par la commune de Villars, le Parc naturel régional du Luberon et le Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ces terrains sont ouverts au public, uniquement sur les sentiers balisés et dans les limites de préservation de cet îlot siliceux unique.

Les ocres de La Bruyère - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLa colline de la Bruyère, site classé et OGS
La colline de La Bruyère est un des quatre principaux massifs du site classé des Ocres du Pays d’Apt, défini par décret en 2002 au titre des Monuments naturels à caractère historique et qui couvre plus de 2500 ha. En 2010, en concertation avec les acteurs locaux, une Opération Grand Site de France a été lancée par la Communauté de Communes Pays d'Apt Luberon, afin de mettre en œuvre un projet de valorisation, de bonne gestion et de préservation des patrimoines naturels, paysagers mais aussi culturels dans la perspective d'obtenir prochainement de l'Etat le label Grand Site de France.

Départ de balade - Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLa colline de La Bruyère, espace protégé
Juste au nord de la route, se cache la discrète colline de La Bruyère, site classé au titre des Monuments naturels à caractère historique en 2002, puis labélisé Espace naturel sensible (ENS) en 2005. Constitué d’ocres et de grés du Crétacé, cet îlot siliceux au milieu d’un océan calcaire, renferme une végétation exceptionnelle composée d’une chênaie verte associée au pin maritime, au pin sylvestre et à des espèces typiques de lande (bruyère callune, ciste à feuille de laurier…). Cette flore très spécifique s’adapte bien aux sols siliceux et acides. On y rencontre également de nombreuses espèces d’amphibiens, d’oiseaux et de chauves-souris.

Village de Villars - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireVillars, village de caractère
Perché au sommet d’une colline, au pied des Monts de Vaucluse, Villars est un village provençal typique aux ruelles étroites. On y découvre l’église paroissiale Saint-Jacques-le-Mineur (XIXe s.), plusieurs oratoires, un ancien lavoir communal, ainsi qu’une place ombragée animée par le Bar des Amis, célèbre pour avoir servi de décor au film L’Été meurtrier (1983), révélant Isabelle Adjani, Alain Souchon et François Cluzet. Villars et ses 11 hameaux sont aussi le pays natal du peintre Paul Camille Guigou (1834–1871), dont les œuvres sont conservées, entre autres, au musée d’Orsay à Paris et au musée des Beaux-Arts de Marseille.
Description
Emprunter la route de Banon (D33) et dans le virage en sortie de village, rejoindre le belvédère de Pousterle. Dos à la vue panoramique, grimper les petits escaliers en pierre direction "Col des Quatre Chemins" (GR-GRP®). 30 m plus haut, poursuivre sur le sentier de gauche. Longer le mur du réservoir, passer sous deux beaux chênes puis, au croisement de sentier, continuer à gauche (GR-GRP®). Monter tranquillement le sentier plus ou moins rocailleux sur 230 m. Laisser un sentier bien marqué à gauche et filer tout droit. A hauteur d'une belle dalle rocailleuse, profiter d'une vue magnifique, puis poursuivre sur 1 km le sentier en crête (GR-GRP®).
1- A hauteur d'un croisement en Y, quitter la crête et descendre le sentier à droite (GR-GRP®). 300 m plus bas, poursuivre le chemin à gauche et 400 m plus loin, déboucher sur la route (D33) et avancer tout droit 50 m.
2- Au carrefour "Col des Quatre Chemins", emprunter à gauche la piste de Piégros (GR-GRP®). Filer sur cette piste sur 720 m et au croisement d'un sentier situé en plein virage, poursuivre la piste à gauche. 450 m plus loin, profiter du géosite de la dalle à empreintes de pas de mammifères, puis poursuivre encore la piste sur 450 m.
3- Au carrefour "la Colle", virer à droite et descendre la route de Gignac (GR-GRP®). 550 m plus bas, au carrefour "la Cadenière", quitter la route et s'engager à gauche sur le chemin revêtu de l'Ubac. 950 m plus loin, à l'entrée d'un virage, prendre un chemin à gauche puis, 100 m plus loin, s'engager légèrement à gauche sur le sentier (GR-GRP®). 270 m plus loin, au croisement de sentier, filer à droite, franchir une section sableuse suivie d'une zone rocailleuse et déboucher sur une piste.
4- Au poteau "Barriès", virer à droite sur la piste (GR-GRP®). Descendre la piste, franchir plusieurs virages et profiter au passage des points de vue sur les affleurements ocreux. Atteindre en contrebas les rives de la Dôa, traverser à gué (prudence !) et remonter en face. Au chemin revêtu, virer à gauche, longer l'ancien parking du Colorado et filer encore tout droit sur 200 m (GR-GRP®).
5- Au carrefour ''Cornet'', bifurquer à droite en direction de Rustrel et remonter le chemin revêtu de Saint-Joseph (GR-GRP®). Déboucher sur la D22 (stop !), traverser la route avec prudence et poursuivre en face. Monter tranquillement entre les habitations. Atteindre le bd. du Colorado et l'emprunter à gauche (GR-GRP®). Au carrefour ''Rustrel'', descendre à gauche la route de Saint-Christol (D30), longer la Poste et filer tout droit jusqu'à la place de la Fête.
6- Devant l'Auberge de Restreou, poursuivre tout droit, passer juste en contrebas du château et emprunter la rue du Château jusqu'à son terme (GR-GRP®). Au carrefour ''Gibas'', continuer sur le chemin de l'Olivier. Avancer ainsi à flanc de colline sur 1,4 km. Au croisement, emprunter la piste en face sur 300 m. Au talweg, bifurquer légèrement à droite sur le sentier puis grimper sur la gauche. Franchir une section de sentier caillouteuse et déboucher sur une piste à flanc de colline (GR-GRP®). Au croisement, filer tout droit, passer un long virage gauche et descendre la piste en sous-bois jusqu'à la route de Lagarde-d'Apt (D34).
7- Virer à droite et remonter la route sur 360 m (prudence !). Dans le virage, au carrefour ''La Braguette'', descendre à gauche le chemin caillouteux (GR-GRP®), passer un virage puis, en contrebas, poursuivre à gauche. Longer une ferme et déboucher sur la route de Saint-Saturnin-lès-Apt (D179). Traverser la route (prudence !) puis le hameau des Viaux et déboucher sur la route de Villars (D214). Virer à droite et l'emprunter sur 550 m (prudence !).
8- Au carrefour ''La Glaurivette'', quitter la route et s’élever à gauche vers le massif (GR-GRP®). Aux deux premiers croisements, poursuivre à droite. Bien suivre le sentier ocreux balisé et après une longue courbe à gauche, s’élever fortement (dalle d'ocres glissante !). Au carrefour "Les Bruyères", bifurquer à droite et traverser le massif ocrier en crête de colline (GR-GRP®).
9- Au carrefour "Trou des Américains", prendre le sentier à gauche (PR) et rejoindre 100 m plus loin la marre (panneaux d'interprétation). Revenir ensuite sur ses pas jusqu'au carrefour "Trou des Américains" et là, virer à gauche et suivre le sentier entre les bruyères et les pins (GR-GRP®). Dévaler une section de sentier plus raide, bien rester sur le sentier légèrement à droite et en contrebas, bifurquer à gauche. 100 m plus loin, gagner l'aire de détente de l'Espace Naturel Sensible (panneau) puis, par la piste raide, descendre jusqu'au parking en contrebas.
10- Emprunter à droite la route des Trécassats (GR-GRP®). Poursuivre sur la chaussée (prudence !) et 800 m plus loin, au carrefour "La Clastre", filer tout droit. Franchir un petit pont et à la sortie du grand virage, s'engouffrer sur le sentier à gauche et grimper au milieu du lotissement (GR-GRP®). Déboucher sur la route, virer à gauche puis poursuivre sur la route jusqu'à la mairie.
Itinéraire du réseau touristique départemental de randonnée de Vaucluse (PDIPR 84), labélisé GRP® par la FFRP.
- Départ : Village de Viens
- Arrivée : Village de Villars
- Communes traversées : Viens, Gignac, Caseneuve, Rustrel et Villars
Météo
Profil altimétrique
Recommandations
- Au point 2, puis entre les points 5 et 6, 7 et 8 puis après le point 10 : prudence lors des traversées et emprunts de route.
- Entre les points 2 et 3 en particulier, ATTENTION ZONE PASTORALE ! En présence de chiens de protection venus à ma rencontre, je ne les caresse pas ni ne les menace. Je m'arrête, puis j'attends patiemment la fin du ''contrôle'' avant de reprendre calmement mon chemin en contournant le plus possible le troupeau. Pour mémoire, consulter les bons réflexes à adopter face aux chiens de protection et regarder la vidéo sur les chiens des moutons sur le Parc naturel régional du Luberon.
- Avant le point 3 : DALLE DE VIENS : site classé de la Réserve Nationale Géologique. Je pénètre avec respect sur ce site protégé. Je laisse en place roches, minéraux et empreintes. Je préserve ainsi le patrimoine géologique de la dalle à empreintes de pas de mammifères.
- Entre les points 4 et 5 : passage à gué sur la Dôa. Ne pas hésiter à faire demi-tour en cas de crue !
- Avant le point 5 : COLORADO PROVENÇAL, site classé au titre du paysage et site privé. L'accès au Sahara, aux belvédères et à Barriès est payant (réservation préalable en haute saison).
- Après le point 8 : COLLINE DE LA BRUYÈRE, site classé au titre du paysage et Espace Naturel sensible (ENS). Cet îlot siliceux au milieu d’un océan calcaire est un territoire d'exception. Merci de le respecter.
- Bien rester sur les sentiers et chemins balisés. Ne pas gravir les dunes de sables ocreux (forte érosion) et surtout ne pas s'approcher trop près des falaises d'ocres (le dessous des bords des fronts de tailles peuvent être très érodés !).
- Ne pénétrer en aucun cas dans les cavités d’ocres (anciennes mines d’extraction d’ores), en raison d'éboulements fréquents et pour éviter tout dérangement dramatique de chauves-souris.
- S'abstenir en chemin de tout prélèvement (flore, ocre).
- RISQUE INCENDIE ! Le feu est l’ennemi de la forêt… et du randonneur ! Ne pas fumer en forêt et ne pas y allumer de feu, quelle que soit la saison c'est interdit ! En période estivale (du 15 juin au 15 septembre), avant de partir en balade, bien se renseigner sur les conditions et réglementations d’accès aux massifs forestiers.
Lieux de renseignement
Luberon Géoparc mondial UNESCO
60, place Jean Jaurès, 84400 Apt
Maison du Parc naturel régional du Luberon
60, place Jean Jaurès, 84400 Apt
Au centre-ville d’Apt, la Maison du Parc du Luberon vous accueille dans un hôtel particulier du XVIIIème siècle.
Informations touristiques et vente de livres, cartes, topoguides.
Exposition permanente visite gratuite.
Musée de géologie entrée payante (4 € ; 2€ réduit ; gratuit moins de 18 ans, scolaires, enseignants).
Ouvert au public lundi, mardi, jeudi 14h-17h30, et mercredi 9h-12h30 et 14h-17h30 (hors jours fériés).
OTI Pays d’Apt Luberon
788 avenue Victor Hugo, 84400 Apt
Bureau d'Apt
788 Avenue Victor Hugo 84400 Apt
T. +33 (0)4 90 74 03 18
Ouvert toute l'année
Ouvert du lundi samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (hors juillet et août)
Du 1er octobre au 31 mars : Fermé le mercredi, dimanche et jours fériés.
Bureau de Bonnieux
1 Rue Victor Hugo 84480 Bonnieux
T. + 33 (0)4 90 75 91 90
Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h jusqu'au 30 septembre.
Fermé dimanche et jours fériés.
Bureau de Céreste
Boulevard Victor Hugo 04280 Céreste
T. +33 (0)4 92 79 09 84
Ouvert du 17 avril au 30 septembre du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche et jours fériés.
Bureau de Lacoste
La Cure - 36, place de l'Eglise 84480 Lacoste
T. +33 (0)4 90 06 11 36
Ouvert toute l'année
Du lundi au vendredi de 9h à 11h30 et de 13h30 à 17h.
Le samedi de 9h à 11h30.
Fermé dimanche et jours fériés.
Bureau de Ménerbes
Avenue Marcellin Poncet 84560 Ménerbes
T. +33 (0)4 90 72 21 80
Ouvert toute l'année
Ouvert uniquement le matin de 9h à 12h du mardi au samedi jusqu'au 30 avril.
À partir du 2 mai du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h.
Le samedi de 9h à 12h.
Fermé dimanche, lundi et jours fériés.
Bureau de Roussillon
19 Place de la Poste 84220 Roussillon
T. +33 (0)4 90 05 60 25
Ouvert toute l'année
Du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (Hors juillet et août)
Bureau de Saint-Saturnin-lès-Apt
Avenue Jean Geoffroy 84490 Saint-Saturnin-lès-Apt
T. +33 (0)4 90 05 85 10
Ouvert du 13 juin au 15 septembre du mardi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche, lundi et jours fériés.
Accès routiers et parkings
A 17 km à l'est d'Apt, via la D209.
Stationnement :
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