JOUR 3 - VILLARS - ROUSSILLON - Tour des ocres du Luberon
Falaises d'ocre à Roussillon
Falaises d'ocre à Roussillon - ©Lilian Car - PNR Luberon
Villars

3. JOUR 3 - VILLARS - ROUSSILLON - Tour des ocres du Luberon

Géologie
Patrimoine et histoire
Savoir-faire
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Patrimoines multiples et paysages aux nuances de couleurs orangées, rouges, jaunes, blancs... et gris !

Moins mouvementé que les deux étapes précédentes, l'itinéraire du jour 3 offre de beaux chemins entre champs cultivés, vergers et sous-bois. Après Gargas, ne manquez pas de faire la visite des anciennes mines d'ocres de Bruoux, c'est éclatant, frais et atypique ! Enfin, la visite du village ocrier de Roussillon clôt merveilleusement cette étape.


Les 28 patrimoines à découvrir

  • Truffes fraîchement dénichées
    Truffes fraîchement dénichées - ©PNR Luberon
    Produits du terroir

    La truffe en Luberon

    La truffe ou « rabasso » en provençal, est un champignon qui vit sur les racines des chênes verts, blancs mais aussi des pins d’Alep... C’est un paysan de Saint-Saturnin, Joseph Talon, qui débuta la trufficulture en plantant des chênes truffiers. En hiver, truffier et chien truffier partent à la recherche du fameux diamant noir. Le Vaucluse est le premier département producteur français et la Provence produit plus des trois quarts de la production nationale.

  • Panorama depuis la colline
    Panorama depuis la colline - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
    Point de vue - sommet

    Un promontoire sur le pays d'Apt

    Véritable promontoire au centre du bassin d'Apt, le sommet de la colline offre une vue magnifique : au nord, les Monts de Vaucluse, la colline des Puys ou encore la colline de la Bruyère se dévoilent. Plus loin, le Mont Ventoux s'offre à la vue. Vers le sud, Grand et Petit Luberon barrent l'horizon. De l'autre côté de la colline, vers l'ouest, le regard plongera vers les ocres de Gargas et Roussillon et s'élargira vers la plaine du Calavon.

  • Lignite
    Lignite - ©Pierre Thomas
    Géologie

    Le lignite, berceau des fossiles

    Le lignite, sorte de charbon pauvre en carbone, fut extrait au XIXe s. à la base de la colline. Ici, il n’était pas seulement recherché comme combustible : il renfermait aussi de nombreux ossements fossiles de vertébrés. Des centaines de restes issus de ces niveaux sont aujourd’hui conservés dans de grands musées européens. Ils ont fait de Perréal l’un des sites paléontologiques majeurs du Luberon. Pour cette raison, le gisement est protégé au sein de la Réserve naturelle nationale géologique du Luberon.

  • Colinne de Perréal
    Colinne de Perréal - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    La colline de Perréal, un relief inversé

    La colline de Perréal présente un grand intérêt géologique. Il s’agit d’un ancien fossé d’effondrement, ou graben, encadré par deux failles. Au fil du temps, l’érosion a davantage creusé les terrains voisins, tandis que les dépôts conservés dans le fossé ont résisté. Le graben se retrouve aujourd’hui en hauteur, sous forme de butte témoin. Cette inversion de relief fait de Perréal un remarquable promontoire au centre du bassin d’Apt. 

  • Géosite de Gargas
    Géosite de Gargas - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    Perréal, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon

    Le label Géoparc mondial UNESCO distingue des territoires qui protègent, valorisent et font découvrir des sites et paysages géologiques remarquables, en lien étroit avec leurs patrimoines naturels, culturels et leurs habitants. Le Géoparc mondial UNESCO du Luberon s’inscrit dans ce réseau international engagé pour la transmission du patrimoine géologique. Animé et piloté par le Parc naturel régional du Luberon, il réunit de nombreux géosites qui témoignent de l’histoire de la Terre, structurent les paysages et illustrent les liens entre géodiversité, biodiversité et activités humaines. La colline de Perréal fait partie de ces géosites en raison de son histoire géologique (gisement fossilifère et graben) et de son lien avec l'occupation humaine (oppidum et carrières de gypse et d'argile).

  • Marnes grises de l'Aptien
    Marnes grises de l'Aptien - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Apt, berceau de l'Aptien

    En 1840, le savant français, Alcide d’Orbigny crée le terme Aptien pour désigner un étage géologique du Crétacé inférieur, à partir des marnes riches en ammonites pyriteuses observées autour d’Apt. Il souligne alors l’originalité de cette faune et propose de donner à ces terrains le nom d’aptiens. Apt est ainsi entrée dans l’histoire mondiale de la géologie en donnant son nom à un étage encore utilisé aujourd’hui : l’Aptien, compris en -121,4 et -113,2 millions d’années.

  • Puits des Tamisiers à Gargas
    Puits des Tamisiers à Gargas - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
    Savoir-faire

    Le puits, source de vie

    Sur le bord du chemin, le puits témoigne des efforts mis en œuvre autrefois pour faire venir l'eau au plus près des villages, des hameaux mais aussi des troupeaux. L'aridité du Luberon rendait les puits essentiels à toute activité pastorale. Le système de puisage de l'eau en sous-sol se faisait manuellement par poulie, chaîne et sceau ou par l'intermédiaire d'une noria ou pousaraque en provençal (roue à godets, entraînée à la main par un cheval ou un mulet).

  • Martinet noir
    Martinet noir - ©DR
    Faune

    Infatigable martinet noir

    Le martinet noir (Apus apus) a délaissé complètement ou presque son habitat originel  - falaises, porches de grottes, trous d'arbres - et niche désormais essentiellement sous les toits ou dans des anfractuosités. C'est une espèce d'oiseau qui passe la majorité de sa vie en vol. Les adultes peuvent passer plusieurs mois, d'une saison de reproduction à une autre, sans jamais se poser. Il dort, s'accouple et se nourrit en vol.  Pour dormir, il prend de l'altitude et se positionne au-dessus des nuages. Il fait des petits vols planés lors de courtes phases de repos. Le sommeil hémisphérique unilatéral lui permet d'endormir un hémisphère de son cerveau tout en gardant le deuxième en alerte et éveillé. 

  • Ocriers devant la mine
    Ocriers devant la mine - ©DR
    Patrimoine et histoire

    Exploitation de l'ocre

    Lancée à la fin du XVIIIe s., l'industrie ocrière connait son apogée dans les années 1920. L'ocre était incorporée comme épaississant dans les produits manufacturés tels que le caoutchouc naturel. Elle était aussi utilisée dans le bâtiment pour les enduits et les façades. Au XIXe et XXe s., l'exploitation industrielle exportait de gros volumes dans le monde entier : à l'apogée, sur les 40 000 tonnes d'ocre produites, plus de 90 %  étaient exportés en Europe, en Amérique et dans les colonies. En 1929, l'industrie de l'ocre emploie un milliers d'ouvriers et d'employés. 

  • Traces de pioches
    Traces de pioches - ©Alain Hocquel - VPA
    Savoir-faire

    Extraire le précieux minerai

    Les carrières souterraines ont été creusées à la main par les ocriers. Dans les galeries, à la lumière de la lampe à carbure, ils maniaient le pic, la pioche et la pelle, puis évacuaient le minerai à la brouette. Les parois conservent encore parfois les traces de leurs outils. Les galeries, creusées parallèlement et perpendiculairement, se croisent et délimitent de puissants piliers qui soutiennent la voûte. Après des accidents parfois dramatiques, la réglementation impose progressivement une organisation plus régulière, en quadrillage.

  • Lavage de l'ocre
    Lavage de l'ocre - ©Ocres de France
    Savoir-faire

    Le traitement de l'ocre

    Après leur extraction, les sables ocreux subissent une succession de traitements qui conduit au pigment prêt à l'emploi. Les étapes de ce traitement ont changé depuis les premiers producteurs ; elles ont simplement évolué avec la mécanisation. Afin d'obtenir un produit final avec le moins de sable possible, l'ocre est traitée à travers un processus de lavage, de décantation dans des bassins (situés au nord de Gargas), puis de séchage, broyage et enfin, de cuisson. 

  • Pinède à Gargas
    Pinède à Gargas - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Point de vue - sommet

    Un paysage insolite

    Ce paysage étonne par le contraste entre les couleurs chaudes de la roche, les verts des pinèdes et des chênaies, les vergers et les vignes aux alentours. Les falaises, les fronts de taille et les galeries rappellent l’exploitation passée des sables ocreux. Ici, la nature et le travail des hommes ont façonné ensemble un décor singulier, où la mémoire industrielle reste inscrite dans les formes du relief. 

  • Site sensible à préserver
    Site sensible à préserver - ©Daniel Grenouilleau
    Patrimoine et histoire

    Opération Grand Site de France

    Sité classé en 2002, le Massif des Ocres du Pays d’Apt forme l’un des ensembles ocriers les plus remarquables au monde. Ses falaises colorées, ses anciennes carrières, ses villages et ses paysages agricoles attirent de nombreux visiteurs, mais restent fragiles. Pour concilier accueil du public, qualité paysagère et préservation des patrimoines naturels, géologiques et culturels, une Opération Grand Site de France (OGS) est actuellement pilotée par la communauté de communes Pays d’Apt Luberon, en concertation avec les acteurs locaux.

  • Petit rhinolophe en hibernation
    Petit rhinolophe en hibernation - ©David Tatin
    Faune

    Refuges pour chauves-souris

    Avec une dynamique d’érosion très rapide, les galeries sont très sensibles aux intempéries. Elles accueillent de nombreuses espèces protégées de chauves-souris, qui profitent de la tranquillité et de l'humidité des lieux pour hiberner de l’automne au printemps. Les chauves-souris sont reines dans les galeries de l'ancienne carrière de Gargas. Mais attention, il est interdit de s'y aventurer au risque de les déranger! Sur les 35 espèces de chiroptères connues en France métropolitaine, 21 sont recensées dans le Luberon. 

  • Evénement culturel aux Mines de Bruoux
    Evénement culturel aux Mines de Bruoux - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    Les mines de Bruoux

    Au cœur de cette forêt de pins, dans ces falaises aux couleurs chaudes et lumineuses, ont été creusées à la force des bras des ocriers plus de 40 km de galeries. Vestige monumental de l'exploitation de l'ocre, site unique et admirable, ce labyrinthe mystérieux est aujourd'hui protégé. Aux Mines de Bruoux, un parcours de 650 m a été aménagé en toute sécurité. Ces galeries impressionnantes, voûtées, en forme d’ogive ou même en plein cintre, jusqu’à 15 m de hauteur, forment une véritable cathédrale minérale : une plongée dans l’univers esthétique de l’ocre qui rend hommage au travail des ocriers, ces mineurs de la couleur.

  • Carrière d'ocre en exploitation
    Carrière d'ocre en exploitation - ©Société des Ocres de France
    Patrimoine et histoire

    La dernière carrière d'ocre d'Europe !

    Aujourd’hui, la Société des Ocres de France exploite encore une carrière de 18 hectares à Gargas et le traitement de l'ocre s'effectue dans une usine à Apt. La société produit désormais 1 200 tonnes d’ocre par an. Cette entreprise familiale est bel et bien l’unique exploitant qui transforme le minerai ocreux en ocre pure. L'exportation représente 45 % de la production, en partie vers l'Afrique, mais aussi vers l'Europe du Nord et les Etats-Unis. Les pigmenst sont aujourdh'ui commercialisés pour la coloration d'enduits de facades et pour les badigeons. C’est aussi une belle histoire, une famille qui perpétue l’industrie ocrière depuis 1901.

  • Repère du niveau de la crue de 1992
    Repère du niveau de la crue de 1992 - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Eaux et rivières

    L'urbane, d'un extrême à l'autre

    Le climat méditerranéen est capricieux, alternant inondations et sécheresses. Ici, le 22 septembre 1992, l'Urbane, l'un des affluents du Calavon, a atteint une hauteur record, comme le montre le repère situé sur le pont. Le même jour, Vaison-la-Romaine a subit une terrible crue centennale. Pour autant, l'Urbane endure régulièrement de sévères canicules et des déficits de débit récurrents. Ces conditions hydrologiques très variables influent donc sur la qualité des eaux et des milieux. La faiblesse des débits est une difficulté supplémentaire pour atteindre le bon état des eaux sur ce bassin ; on constate une faible dilution possible et une capacité d’auto-épuration limitée.

  • Coteau de la Balizone depusi Roussillon
    Coteau de la Balizone depusi Roussillon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Point de vue - sommet

    Cultures, ocres et village perché

    D'ici, on aperçoit la présence exceptionnelle du village de Roussillon, ses falaises richement colorées et ses bâtis aux enduits multicolores qui constituent des forts points d'appel dans le paysage. Autour de nous se déploient une mosaïque de cerisiers, vignes, vergers et quelques rangs de lavandes. Depuis la fin des années 80, les nombreux ouvrages et systèmes hydro-agricoles ont permis de sécuriser le rendement et la qualité des rendements de production alimentaire, puis d’évoluer vers des pratiques agro-environnementales. Avec le réchauffement climatique, la solidarité hydraulique entre territoires pour le partage de l’eau et sa gestion économe est aujourd'hui plus que jamais nécessaire.

  • Haie protégeant les vignes
    Haie protégeant les vignes - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
    Flore

    Marqueurs de paysages provençaux

    Essence emblématique de la Provence, le cyprès (Cupressus) s'est révélé pour nos anciens une solution efficace mise en place depuis bien longtemps pour protéger les cultures et le bétail du vent dominant : le Mistral. Son port très étroit lui permet de prendre peu d'emprise et de limiter l'ombre sur les cultures. Résistant aux vents et aux embruns, sa longévité peut dépasser les 500 ans ! La haie de cyprès constitue le brise-vent par excellence dans le Luberon. 

  • Nord de Roussillon en 1900
    Nord de Roussillon en 1900 - ©Collection Bruni
    Point de vue - sommet

    L'Observatoire photo du paysage à Roussillon

    Le Parc naturel régional du Luberon et ses partenaires ont mis en place l'Observatoire photographique du paysage. Grâce à ses partenaires, les clubs photos du territoire qui reconduisent les points de vue régulièrement, cet outil permet de constater l'évolution du paysage. Ainsi, en 1900, la silhouette de Roussillon, se détache nettement au-dessus des environs (habitat groupé, flancs abrupts dénudés laissant apparaitre l’ancien front de taille des carrières d’ocre en partie colonisé par des arbres). De nos jours, au premier plan, de nouvelles habitations et le boisement de pins sur les falaises d’ocres masque désormais la vue sur le village de Roussillon et ses falaises d'ocres.

  • Presses du moulin à huile
    Presses du moulin à huile - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Moulin à huile historique

    L'ancien moulin à huile nous plonge au cœur de l'histoire oléicole roussillonnaise. Ici meule, presse et amphores, racontent le processus artisanal visant à extraire l'huile de l'olive. Il était de coutume, il y a encore quelques années, que chaque village produise sa propre huile d'olive. L'hiver sonnait le temps du broyage et de la presse, quand les familles apportaient leur récolte. Actif jusqu'au grand gel de l'hiver 1956, le moulin historique de Roussillon a ensuite été laissé à l'abandon avant d'être restauré par Maison Brémond 1830. 

  • Portail à l'angle de la rue R. Casteau
    Portail à l'angle de la rue R. Casteau - ©Alain Hocquel - VPA
    Patrimoine et histoire

    Roussillon, un paysage qui inspire

    Après la Seconde Guerre mondiale, sous l'impulsion du Roussillonnais Elie Blanc, Roussillon est devenu un véritable carrefour des lettres et des arts. De jeunes poètes d'Apt et de Provence comme Serge Bec et Marie Mauron y créent un centre littéraire et artistique. D'autres artistes ont participé à la notoriété du Massif des Ocres :  Fernandel y a joué dans "Heureux qui comme Ulysse" ou encore Claude Lelouch qui y tourne "La belle Histoire". Samuel Beckett évoque lui le charme de Roussillon dans sa pièce "En attendant Godot". 

  • Beffroi de Roussillon
    Beffroi de Roussillon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Le beffroi, porte du castrum

    Le beffroi de la tour de l'horloge est l'ancienne porte-forte du Castrum, remaniée au XIXe s. en clocher annexe de l'église. Surmontée d'un campanile, il offre un aperçu de l'histoire médiévale de Roussillon. Il est situé dans la ruelle qui permettait de joindre l'ancien chemin de ronde qui joignait deux tours des remparts, d'où le nom de "la rue de la bistourle". 

  • Eglise Saint-Michel
    Eglise Saint-Michel - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
    Patrimoine et histoire

    Une église aux couleurs des ocres

    Tout en haut du village, à l'intérieur des fortifications, se dresse l'église Saint Michel. A la fin du XIe s. et pendant la première moitié du XIIe s., l'église est reconstruite en pierres de taille. La façade aux couleurs des ocres date, elle, du XVIIe s. Dans la maison curiale placée à droite de l'église, des œuvres créées au XVIIIe s. par le sculpteur roussillonnais Alexis Poitevin sont exposées : les fonts baptismaux en plâtre et une statue de Saint Michel en bois. 

  • Table d'orientation de Roussillon
    Table d'orientation de Roussillon - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
    Point de vue - sommet

    Le Castrum, sommet du village

    Juste à côté de l'église et en bordure de la falaise d'ocre, un à-pic de 60 mètres, le Castrum, esplanade où se situait le château médiéval, est le point le plus élevé du village. Il offre notamment une vue incontournable sur le Pays d'Apt, le Grand Luberon et son sommet le Mourre Nègre (1125 m) puis le Mont Ventoux (1909 m). On peut également distinguer les villages de Gordes et de Saignon, avec l'aide de la table d'orientation. C'est aussi d'ici que résonne la fameuse légende de Dame Sermonde qui, par chagrin d'amour, se jeta dans le vide et ensanglanta à jamais Roussillon d’un rouge flamboyant.

  • Jeu d'enquêtes ''Intrigue à Roussillon®''
    Jeu d'enquêtes ''Intrigue à Roussillon®'' - ©OTI Pays d'Apt Luberon
    Patrimoine et histoire

    Intrigue sur Roussillon !

    Roussillon accueille la nouvelle Intrigue dans la ville® du Luberon. Un jeu-loisir adapté aux familles (à partir de 6 ans) désireuses de partager une activité ludique et curieuse au travers d’une enquête qui leur fera découvrir l'aventure industrielle des ocres au cœur du village (durée 2h d’enquête / livret payant au Bureau info de l’Office de tourisme Pays d’Apt Luberon, 19 place de la Poste à Roussillon). L'intrigue débute le 20 décembre 1900 : « Le 15 décembre dernier, une explosion a endommagé l'un des moteurs qui fait fonctionner nos machines pour concasser et broyer l'ocre, entraînant un incendie [...] Rendez-vous sur place pour enquêter discrètement et trouver qui est responsable de cette explosion [...] ».

  • Belvédère du sentier des ocres à Roussillon
    Belvédère du sentier des ocres à Roussillon - ©Françoise Delville - PNR Luberon
    Point de vue - sommet

    Belvédère et cadran solaire de Roussillon

    Ce belvédère aménagé à l'entrée du Sentier des Ocres a fait l'objet en 2015 d'un chantier de sécurisation réalisé par le Parc naturel régional du Luberon, dans le cadre de l'Opération Grand Site de France. D'ici on peut  profiter de très belles vues sur les falaises ocreuses et  le village de Roussillon, avec tous ses enduits colorés de façades. Sur la plateforme du belvédère se trouve également un magnifique cadran solaire hémicylindrique de Jean Raffegeau, où l’heure se lit de gauche à droite avec la courbe d’équation du temps (courbe en 8). Le cadran sert aussi de calendrier avec les lignes horizontales (changements de mois). D'où la devise : « Sine sole sileo » (Sans le soleil, je suis silencieux).

  • Village de Roussillon
    Village de Roussillon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
    Géologie

    Roussillon, village coloré

    Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, Roussillon se distingue par les teintes chaudes de ses façades, déclinées en jaunes, oranges et rouges. C’est le seul village du Luberon où la pierre sèche ne domine pas : ici, c’est l’ocre qui façonne l’identité architecturale. Utilisée depuis la Préhistoire et exploitée dès l’époque romaine, l’ocre est devenue un véritable produit industriel à la fin du XVIIIe s., grâce au Roussillonnais Jean-Étienne Astier. Il eut l’idée de laver les sables ocreux pour en séparer le pigment naturel du sable, révélant ainsi la qualité exceptionnelle et la teinture inaltérable de l’ocre.


Description

Dos à la mairie de Villars, descendre en face la route entre les platanes. Au premier carrefour de routes (prudence !), poursuivre tout droit en direction de Saint-Saturnin (D11A). Au carrefour "le Logis Neuf", virer à droite et 50 m après, emprunter à gauche la petite route de la Tartelle (GR-GRP®). 200 m plus loin, poursuivre en face la piste et filer tout droit sur 1 km.
1- Au carrefour ''Chemin des Garbis'', tourner à gauche et 100 m plus loin, bifurquer à droite et suivre le chemin revêtu des Moulières (GR-GRP®). Atteindre la route d'Apt (D943), traverser la chaussée (prudence !) et filer tout droit sur le Chemin du moulin à huile. Au carrefour "la Bruyère", continuer tout droit sur 300 m. Au carrefour "le Château", poursuivre tout droit et 100 m plus loin, bifurquer à gauche et emprunter le chemin revêtu de Perréal sur 1,2 km (GR-GRP®).
2- Au croisement avec le Chemin de Radegonde (calvaire), virer à gauche et poursuivre la montée sur le chemin revêtu (GR-GRP®). Au carrefour "Perréal", laisser la piste sur la droite et emprunter en face le chemin à flanc de colline. Passer une section protégée par un garde-corps, filer tout droit ensuite et après une courte remontée, atteindre un croisement de chemin (GR-GRP®). Poursuivre à gauche, avancer 20 m et faire à droite un petit aller-retour de 30 m jusqu'à une ruine et la table d'orientation. Une fois revenu sur le chemin principal, descendre à droite sur 140 m (GR-GRP®). 
3- Ne pas rater le départ du sentier. L'emprunter et s'enfoncer dans la pinède. Bien suivre à flanc le sentier principal (GR-GRP®) et 250 m plus loin, basculer dans la pente (racines !). En contre-bas, poursuivre tout droit sur 380 m et déboucher sur un chemin plus large. Poursuivre à droite, descendre jusqu'au goudron et gagner en contrebas  la route du Jas (D101). Virer à gauche, longer la route et descendre jusqu'au petit rond-point à l'entrée du village de Gargas. 
4- Au carrefour ''Gargas'', emprunter à droite la route des Serres en direction des Lombards (GR-GRP®). 280 m plus loin, dans un virage gauche, quitter la route, avancer 5 m à droite sur la rue des Robiniers et prendre à gauche un sentier sableux en bord de champ (GR-GRP®). 90 m plus loin, virer à gauche et remonter le sentier en lisière de bois. En haut de la pente, filer à gauche  puis à l'angle du champ, poursuivre à droite. 30 m plus loin, continuer sur le sentier de gauche. Descendre ensuite une section de sentier érodé (ornière !). Déboucher en bord de route et filer bien à droite sur le sentier (non balisé). Longer la route et gagner ainsi les Mines de Bruoux. Après une halte visite, revenir sur ses pas par le même sentier et rejoindre à droite le carrefour routier des Quatre chemins.
5- Au stop, filer tout droit (prudence !) et avancer 80 m. Quitter la route, bifurquer à gauche et s'engouffrer sur la piste qui s'enfonce dans le massif de la Gardette (GR-GRP®). Avancer 450 m, dépasser une citerne DFCI et poursuivre la piste principale. Après la montée, filer toujours tout droit puis, 300 m plus loin, attaquer la descente sur le versant opposé (GR-GRP®). Après une section un peu plus raide, poursuivre le chemin à droite, longer deux champs puis virer à gauche et descendre un sentier en sous-bois. Déboucher sur la route de la Bladayre, l'emprunter à gauche  et descendre jusqu'au premier croisement (GR-GRP®). 
6- Au carrefour ''l'Urbane'', avancer tout droit. Au stop, virer à droite et longer la route de Carpentras (D1) sur 200 m  - prudence ! possibilité de cheminer côté gauche de la chaussée. Au carrefour ''le Clos'' (premier carrefour routier), partir à gauche et de suite à droite sur le chemin revêtu des Finets. 90 m plus loin, continuer tout droit sur 700 m (le GR6® partait initialement à gauche). A la route des Gaillanes (D199), virer à gauche et remonter cette route sur 850 m (prudence !).
7- Dans le virage, emprunter à droite un chemin caillouteux marqué par un panneau "interdit à la circulation par temps de pluie" (GR-GRP®). Continuer entre les vignes et poursuivre tout droit jusqu'au bosquet. Au croisement d'après, prendre à gauche puis au second croisement, virer à droite (GR-GRP®). Déboucher sur la D227, partir à gauche sur 20 m puis traverser la route (prudence !) et emprunter le chemin de l'autre côté de la chaussée. Monter en lisière de champ puis au croisement de chemins, continuer de monter à gauche (GR-GRP®). Déboucher sur la route de Saint-Michel et l’emprunter à gauche sur 150 m. Rejoindre la route de Saint-Saturnin-lès-Apt (D227), avancer tout droit 50 m puis, au rond-point, poursuivre en face vers le centre village de Roussillon. Gravir la rue de la Fontaine et au feu de circulation, avancer encore tout droit sur 30 m (GR-GRP®).
8- A l'intersection avec la rue Casteau, bifurquer à droite (non balisé). Monter  jusqu'à la place de la Mairie puis, 20 m plus haut,  virer à droite et s'élever encore par la rue du beffroi. Passer sous le portail, dépasser l'église puis poursuivre à droite jusqu'à la place du Castrum et la table d'orientation sommitale. Ensuite, faire demi-tour et revenir sur ses pas jusqu'au point 8. Là, tourner à droite et filer tout droit jusqu'à la Place du Pasquier. Au carrefour ''Roussillon'', gravir à gauche la Montée du belvédère et aller profiter du point de vue sur Roussillon. Terminer l'étape du jour par la visite du Sentier des Ocres (1,2 km / +80m, entrée payante) ou bien revenir directement Place Pasquier.
 
Itinéraire du réseau touristique départemental de randonnée de Vaucluse (PDIPR 84), labélisé GRP® par la FFRP.

  • Départ : Village de Villars
  • Arrivée : Village de Roussillon
  • Communes traversées : Villars, Saint-Saturnin-lès-Apt, Gargas et Roussillon

Météo


Profil altimétrique


Recommandations

  • Au départ, puis après les points 1, 4, 5, 6 et 7 : prudence lors des traversées et emprunts de route.
  • Après le point 2 : COLLINE DE PERRÉAL, site protégé par arrêté de protection de biotope (APPB) et site classé au titre du paysage. Afin de garantir la survie des espèces végétales à très forts enjeux de protection, et leur capacité de reproduction, je n'arrache aucune plante sur la colline de Perréal, c'est rigoureusement interdit.
  • Après le point 4 : MINES DE BRUOUX, site dérogatoire ouvert au public en risque incendie ''rouge'' (fermé en risque ''rouge Extrême''). Réservation préalable obligatoire ; se présenter 15-20 min en avance, prévoir des vêtements chauds (toujours 12° dans les mines !), durée de la visite 1h pour 1,3 km.
  • A l'arrivée de l'étape : SENTIER DES OCRES DE ROUSSILLON, ouvert tous les jours du début des vacances de février à la fin des vacances de Noël (accès payant, pas de réservation à l'avance, voir heures d'ouverture).
  • Bien rester sur les sentiers et chemins balisés. Ne pas gravir les dunes de sables ocreux (forte érosion) et surtout ne pas s'approcher trop près des falaises d'ocres (le dessous des bords des fronts de tailles peuvent être très érodés !).
  • S'abstenir en chemin de tout prélèvement (flore, ocre, fossiles).
  • ATTENTION ZONE PASTORALE possible en chemin suivant la saison ! En présence de chiens de protection venus à ma rencontre, je ne les caresse pas ni ne les menace. Je m'arrête, puis j'attends patiemment la fin du ''contrôle'' avant de reprendre calmement mon chemin en contournant le plus possible le troupeau. Pour mémoire, consulter les bons réflexes à adopter face aux chiens de protection et regarder la vidéo sur les chiens des moutons sur le Parc naturel régional du Luberon.
  • RISQUE INCENDIE ! Le feu est l’ennemi de la forêt… et du randonneur ! Ne pas fumer en forêt et ne pas y allumer de feu, quelle que soit la saison c'est interdit ! En période estivale (du 15 juin au 15 septembre), avant de partir en balade, bien se renseigner sur les conditions et réglementations d’accès aux massifs forestiers.
Equipement conseillé : voir Infos pratiques dans la présentation de l'itinérance.

Lieux de renseignement

Luberon Géoparc mondial UNESCO

60, place Jean Jaurès, 84400 Apt

https://www.parcduluberon.fr/unesco-geoparc/stephane.legal@parcduluberon.fr+33 (0)4 90 04 42 00

Maison du Parc naturel régional du Luberon

60, place Jean Jaurès, 84400 Apt

https://www.parcduluberon.fr/accueil@parcduluberon.fr+33 (0)4 90 04 42 00

Au centre-ville d’Apt, la Maison du Parc du Luberon vous accueille dans un hôtel particulier du XVIIIème siècle.
Informations touristiques et vente de livres, cartes, topoguides. 
Exposition permanente visite gratuite.
Musée de géologie entrée payante (4 € ; 2€ réduit ; gratuit moins de 18 ans, scolaires, enseignants).

Ouvert au public lundi, mardi, jeudi 14h-17h30, et mercredi 9h-12h30 et 14h-17h30 (hors jours fériés).

En savoir plus

OTI Pays d’Apt Luberon

788 avenue Victor Hugo, 84400 Apt

http://www.luberon-apt.fr/oti@paysapt-luberon.fr+33 (0)4 90 74 03 18
L’espace d’accueil principal situé à APT est un lieu d’expériences et d’évènements ouvert à toutes et à tous : visiteurs, locaux, professionnels du tourisme, rencontres et réunions, conférences de presse... Un véritable centre d’échanges ! Une borne pour recharger les vélos électriques BOSCH est installée dans le bureau.

Bureau d'Apt
788 Avenue Victor Hugo 84400 Apt
T. +33 (0)4 90 74 03 18
Ouvert toute l'année 
Ouvert du lundi samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h. 
Fermé dimanche et jours fériés (hors juillet et août)
Du 1er octobre au 31 mars : Fermé le mercredi, dimanche et jours fériés.

Bureau de Bonnieux
1 Rue Victor Hugo 84480 Bonnieux
T. + 33 (0)4 90 75 91 90
Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h jusqu'au 30 septembre.
Fermé dimanche et jours fériés.
 
Bureau de Céreste
Boulevard Victor Hugo 04280 Céreste
T. +33 (0)4 92 79 09 84
Ouvert du 17 avril au 30 septembre du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche et jours fériés.
 
Bureau de Lacoste
La Cure - 36, place de l'Eglise 84480 Lacoste
T. +33 (0)4 90 06 11 36
Ouvert toute l'année
Du lundi au vendredi de 9h à 11h30 et de 13h30 à 17h. 
Le samedi de 9h à 11h30.
Fermé dimanche et jours fériés.
 
Bureau de Ménerbes
Avenue Marcellin Poncet 84560 Ménerbes
T. +33 (0)4 90 72 21 80 
Ouvert toute l'année
Ouvert uniquement le matin de 9h à 12h du mardi au samedi jusqu'au 30 avril.
À partir du 2 mai du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h. 
Le samedi de 9h à 12h.
Fermé dimanche, lundi et jours fériés.

Bureau de Roussillon
19 Place de la Poste 84220 Roussillon
T. +33 (0)4 90 05 60 25
Ouvert toute l'année
Du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (Hors juillet et août)

Bureau de Saint-Saturnin-lès-Apt
Avenue Jean Geoffroy 84490 Saint-Saturnin-lès-Apt
T. +33 (0)4 90 05 85 10
Ouvert du 13 juin au 15 septembre du mardi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche, lundi et jours fériés.
En savoir plus

Accès routiers et parkings

A 9 km au nord d'Apt par les D900, D943 et D111. 

Stationnement :

Parking à proximité de la mairie de Villars

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