
APT - Tour des ocres du Luberon en 4 jours
« Cette Grande Randonnée de Pays (GRP®) permet de découvrir tranquillement, en 4 jours et à allure naturelle, le massif ocrier dans son entièreté et met en lumière des sites exceptionnels. Les étapes suivent le cheminement de cet or rouge - orange, de ses gisements et leur exploitation dans les carrières, jusqu'à l'ancienne gare d'Apt aujourd'hui Office de tourisme, d'où l'ocre partait pour être commercialisée dans le monde entier. L’itinéraire traverse notamment le célèbre village de Roussillon avec ses façades aux couleurs flamboyantes. » Amandine Lac, chargée de mission sentiers-itinéraires au Comité Départemental Vaucluse de la Fédération Française de Randonnée (CD84-FFRP)
4 étapes
Les 50 patrimoines à découvrir

Porte de Saignon - ©Marie Grenouilleau
Patrimoine et histoireLa porte de Saignon
La porte de Saignon est l'une des six portes d'Apt et donnait accès à la partie est de la ville lorsque celle-ci était fortifiée. Vestige de l'époque médiévale, elle a été modifiée au XVIIIe s. puis en partie reconstruite en 1823. Sur le côté, une partie de l'ancienne courtine - le chemin qui reliait les portes et leurs tours - subsiste. La forme actuelle du centre-ville d'Apt est l'héritage des anciens remparts, démolis aux XVIII et XIXe s. pour faciliter la circulation dans la ville. Les boulevards qui ceinturent le centre-ville se trouvent à l'emplacement des anciens murs.

Via Domitia aujourd'hui Véloroute - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireDans les pas des Romains...
Créée au moment de la conquête du Midi de la Gaule à partir de 120 av. J.C., par le consul Cnaeus Domitius Ahenobarbus, la Via Domitia du nom de son fondateur, est la plus ancienne route construite en France. Cette voie reliait l’Italie à l’Espagne et était très fréquentée par les armées, les fonctionnaires, les commerçants, les pèlerins et autres voyageurs pendant tout l’Empire et le demeurera encore au Moyen-Âge. Plus récemment voie ferrée et aujourd’hui véloroute, la voie Domitienne présentait un tracé rectiligne sur 6 km. Établie sur un remblai assez élevé, elle était coupée perpendiculairement par une série de chemins : il s’agissait là des traces de la centuriation antique, un quadrillage de mise en culture des terres qui s’étendait dans tout le Comtat Venaissin et la vallée du Calavon jusqu’à Apt.

Champ de lavandin - ©Axelle Beaumard - PNRL Luberon
FloreLavandes et lavandins
La lavande aspic (Lavandula latifolia), à larges feuilles blanchâtres, est une plante des étages méditerranéens. La lavande fine (Lavandula angustifolia) à feuilles étroites, est, quant à elle plus montagnarde (jusqu'à 1500 m d'altitude). Même si la Lavande fine est parfois cultivée en montagne, c'est ordinairement le lavandin, hybride des deux et plus productif, qu'on observe dans les champs en juin/juillet. Attention, ces cultures sont le fruit d'un dur travail agricole, merci de ne pas cueillir !

Lichen pulmonaire - ©Lilian Car - PNR Luberon
FloreIndicateurs de la qualité des forêts
Dans les vallon frais et humides de l'ubac du massif ocrier, il est possible d'observer une opulence de lichens foliacés installés sur les écorces des arbres. Ce sont des végétaux dits "épiphytes" mais ils ne constituent pas des parasites pour leurs supports. Il s'agit de bio-indicateurs de la qualité des forêts. Le vallon présente deux espèces pulmonaires rares en France : le lichen pulmonaire (lobaria pulmonaria), de couleur verte formant des feuilles et le peltigera leucophlebia, lichen des terrains siliceux dont c'est la seule station connue en zone méditerranéenne.

Front de taille d'exploitation d'ocres - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieLes origines marines de l'ocre
Les ocres du Luberon trouvent leur origine dans des sables marins déposés au Crétacé, il y a environ 100 millions d’années, lorsque la mer recouvrait une partie de la Provence. Ces sables renfermaient de la glauconie, un minéral argileux vert riche en fer. Après le retrait de la mer, ils ont été soumis à une longue altération sous climat chaud et humide. Cette transformation a modifié la composition minéralogique et la couleur des sables : les anciens sables verts sont alors devenus des sables ocreux, aux teintes jaunes, orangées ou rouges.

Cheminées de fées de N.D. des Anges - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
GéologieCheminées de fées
Les cheminées de fées sont des formes d’érosion spectaculaires. L’eau de pluie ravine les sables ocreux, mais certains niveaux plus résistants protègent localement la roche située en dessous. Peu à peu, des colonnes se dégagent, parfois coiffées par une dalle ou une cuirasse ferrugineuse plus dure. Ces formes semblent sculptées, mais elles restent très fragiles : le ruissellement, le gel, les chutes de blocs et le piétinement les font évoluer rapidement. Il faut les observer depuis le sentier, sans s’en approcher.

Haut-fourneau - ©DR
Patrimoine et histoireLa production de fer
La cuirasse ferrugineuse qui recouvre les sables ocreux est assez riche en hydroxydes de fer pour que, très tôt, son exploitation ait été envisagée. Deux principaux sites ont été exploités. L'un est situé sur le bord du chemin et a fourni, à partir des années 1840, un minerai contenant 30 % d'hydroxyde de fer. Deux usines ont fonctionné dont l'une est aujourd'hui démantelée. L'autre, située en domaine privé, comporte encore de nombreux bâtiments et deux hauts-fourneaux. En 1860, 200 ouvriers sont employés dans les deux usines avant leur fermeture à la fin du XIXe s.

Pauline Jaricot - ©DR
Patrimoine et histoirePauline Jaricot, martyr du fer
Alors qu'en 1845 l'usine de fer du Bas est en faillite, une riche bourgeoise de Lyon prénommée Pauline Jaricot est révoltée par la condition ouvrière. Elle souhaite alors "rendre à l'ouvrier sa dignité d'homme" et rachète l'usine, réhabilite la chapelle de Notre-Dame-des-Anges afin que les ouvriers puissent aller à la messe, ouvre une école et loge les familles. Mais l'usine fait toujours face à de nombreuses difficultés financières et les trois accidents mortels d'ouvriers obligent alors un placement en règlement judiciaire. En 1862, Pauline Jaricot meurt ruinée et dans une extrême pauvreté, s'efforçant jusqu'au bout de rembourser ses dettes.

Pâturage en bord de chemin - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Elevage et pastoralismeLes gardiens des prairies
Grace aux moutons en pâture, la biodiversité exceptionnelle du Luberon se maintient. Sans pâturage, les pelouses se fermeraient peu à peu et vous n'auriez plus la chance d'observer autant d'insectes, d'oiseaux et de fleurs. Les moutons, en sélectionnant certaines plantes et en empêchant l'embroussaillement, favorisent la présence d'espèces rares. Les éleveurs sont soutenus dans leur travail par le Parc naturel régional du Luberon, l'Office national des forêts et les agents pastoraux.

La Dôa - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Eaux et rivièresLa Dôa, torrent multicolore
Ce torrent prend sa source sur la commune de Viens, à environ 5 km vers l’est, puis rejoint le Calavon, lui-même affluent de la Durance et sous-affluent du Rhône. Avant de traverser le Colorado provençal, la Dôa parcourt des vallons encaissés entre les collines et le piémont des monts de Vaucluse. Lors de violents orages, son passage dans les terrains ocreux de Rustrel charge ses eaux en boues colorées et en limons argileux, leur donnant des teintes jaunes, orangées ou brunâtres.

Azuré de Baguenaudier - ©Fabrice Teurquety - OTI Destination Luberon
FauneL'azuré de Baguenaudier
La ripisylve de la Dôa, qui prend naissance dans les ocres de Gignac, recèle de nombreuses espèces de micro-lépidoptères, dont les origines sont liées aux contrastes climatiques de cette région. L'azuré de Baguenaudier (glaucopsyche iolas) est un papillon qui présente un dimorphisme sexuel, la couleur de leurs ailes permet donc de repérer leur sexe : le dessus des ailes du mâle est d'un bleu lilas brillant bordé d'une fine marge sombre, tandis que celui de la femelle est plus foncé et suffusé de bleu. Le revers des ailes est orné d'une ligne de points noirs. L'espèce est particulièrement présente dans le sud-est de la France.

Affleurements d'ocre - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieTrésors multicolores
Le cheminement sur cet affleurement d'ocre, associé aux pins, à la bruyère et aux contreforts du Luberon, offre une incroyable palette de couleurs. Aux jaunes multiples, ponctués d'ombres bleu-noir profondes et aux blancs éclatants, vient s'ajouter la fulgurance des ocres rouges orangées. Tous les violets, les verts, les jaunes d'or et de paille jusqu'aux reflets bleus indigo, nourrissent les interrogations du visiteur émerveillé.

Cheminement initial du sentier en crêtes - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieQuand la terre glisse...
Après une période froide et pluvieuse, janvier 2010 s'est terminé par une hausse des températures. Pendant trois jours, le brouillard cachait la falaise face à Rustrel et un beau matin, les habitants se sont réveillés devant un paysage spectaculaire : un glissement de terrain avait emporté un demi-hectare de bois de la commune de Caseneuve sur celle de Rustrel. Pendant les semaines qui ont suivi, les riverains ont vécu au rythme du grondement des chutes de pierres. Le sentier initial des crêtes a glissé 100 m plus bas ! Grande prudence est de mise à chaque fois que l'on s'approche d'un front de taille ou falaise...

Balise GR, sur les traces de Morenas - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireMorenas, l'avant-gardiste
Dans le Colorado, François Morenas fut le premier à baliser des itinéraires de randonnées dès 1953. Véritable précurseur des GR® du sud, souvent traité de "fada" par les gens du pays, il défricha, armé de sa serpe et de sa pioche plus de 1 500 km de sentiers entre Ventoux, Monts-de-Vaucluse et Luberon. Passionné, il aimait avant tout partager son plaisir d'ouverture avec les autres. Jusqu'à son dernier souffle, il continua d'entretenir ses traces, aujourd'hui plus ou moins disparues.

Champ messicole sur le plateau de Caseneuve - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreFleurs des moissons, joyau du Luberon
Adonis, Bleuet, Garidelle... Le Luberon est une des deux régions de France les plus riches en plantes messicoles, dites « compagnes de moissons ». Malheureusement extrêmement menacées en France, ces plantes peuvent pousser uniquement avec une agriculture traditionnelle, qui utilise très peu voir aucun herbicide, telle qu'on la rencontre encore ici chez les cultivateurs. Le travail de ces agriculteurs est essentiel à la préservation d’un sol riche et fertile en Luberon.

Loups gris - ©DR-RTL presse
FauneLoup, prédateur opportuniste
Le loup gris (Canis lupus - espèce protégée) mange ce qu’il trouve là où il est. Sa position de super prédateur en fait un régulateur naturel des ongulés sauvages. Mais lorsqu’il en a l’occasion, il s’attaque aux troupeaux domestiques, en particulier aux moutons. Mais aussi aux chèvres et plus rarement aux veaux, chevaux et ânes. Les loups mettent la profession des éleveurs ovins sous pression et rendent indispensable l’emploi de chiens de protection de troupeaux (vigilance dans ce secteur !) Tout l’enjeu est de parvenir à contenir les dégâts de l’espèce, tout en protégeant efficacement les troupeaux domestiques, pour assurer une coexistence Homme-Loup la moins difficile possible.

Loups gris - ©DR-Futura Sciences
FauneLoups en meute et loup solitaire
Une meute de loup gris (Canis lupus - espèce protégée) est un groupe familial composé d’un couple reproducteur (mâle et femelle dominants ou « alpha »), des jeunes de l’année, et d’un certain nombre d’individus qui restent attachés au groupe durant un certain temps. La moyenne en France est de 4 à 5 loups par meute, avec couramment le double d’individus durant l’hiver (8-10 loups) ; cette fluctuation est due à la mortalité des jeunes nés au printemps, à l’intégration et/ou exclusion d’individus, à la quantité de nourriture disponible, aux maladies et accident divers...

Loup gris - ©DR-Wikimedia
FauneLoup, où es-tu ?
Le loup gris (Canis lupus - espèce protégée) avait entièrement disparu du territoire français au cours du XIXe s. Il est revenu naturellement depuis l’Italie dans les années 90. Les suivis des effectifs du loup montrent la présence d’au moins 6 meutes entre les monts de Vaucluse, le Grand et le Petit Luberon, et la montagne de Lure. Auxquels s'ajoutent des loups non reproducteurs en dispersion qui peuvent parcourir des centaines de kilomètres en quelques semaines. Cette mobilité quotidienne complique beaucoup la comptabilisation du nombre de loups présents à un endroit donné, à un moment donné de l’année.

Pied d'artichaut - ©Denis Pedersin
FloreChardon sauvage, l'apanage des rois
Juste au bord de la chaussée, trône ici un gros pied d'artichaud. Originaire du bassin méditerranéen, l’artichaut est le résultat de différents croisements botaniques. Les premières traces de ce légume sont relevées en Italie, en pleine Renaissance (milieu du XVIe s.). Puis il est introduit pour la première fois en France sur la table de la reine Catherine de Médicis. Le légume devient également le péché mignon de Louis XIV, qui l’appréciait tellement qu’on dénombre 5 espèces différentes à Versailles à l’époque du Roi Soleil : le Blanc, le Vert, le Violet, le Rouge et le Sucré de Gênes. Ce n’est qu’en 1810 qu’un agronome de la région parisienne développe le Camus de Bretagne, l’artichaut favori des Français.

Rue du Château - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireViens, village médiéval
Place forte médiévale perchée sur un promontoire dominant la vallée du Calavon, au sud des monts de Vaucluse, Viens offre un vaste panorama sur les paysages du Luberon. Cité "Vegnis" en 1005, et connu depuis 1225 sous le nom actuel de Viens, le village a déjà fêté le millénaire de sa fondation ; la promenade au gré de ses ruelles et au pied de ses remparts consistue un véritable voyage dans le passé !

Géosite de Viens - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
GéologieViens, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon
Le label Géoparc mondial UNESCO distingue des territoires qui protègent, valorisent et font découvrir des sites et paysages géologiques remarquables, en lien étroit avec leurs patrimoines naturels, culturels et leurs habitants. Le Géoparc mondial UNESCO du Luberon s’inscrit dans ce réseau international engagé pour la transmission du patrimoine géologique. Animé et piloté par le Parc naturel régional du Luberon, il réunit de nombreux géosites qui témoignent de l’histoire de la Terre, structurent les paysages et illustrent les liens entre géodiversité, biodiversité et activités humaines. Le village de Viens et le belvédère de la Pousterle font partie de ces géosites. Ils offrent un point de vue privilégié sur les reliefs du Luberon, les monts de Vaucluse et la montagne de Lure, et permettent de lire, à ciel ouvert, une partie de l’histoire géologique du territoire.

Gorges d'Oppedette et Montagne de Lure - ©Françoise Delville - PNR Luberon
GéologieBelvédère de Pousterle à Viens
Quel magnifique panorama ! Au fond, au nord-nord-est, apparaît la Montagne de Lure (1826 m), chère à Giono. Plus proche, en contrebas, la belle entaille en forme de Z correspond aux gorges d’Oppedette où se faufile le Calavon. Puis, en contrebas, légèrement à droite, le paysage présente des couches vertes et rouges : c’est une carrière d’argile. De très bonne qualité, elle était exploitée autrefois par les tuileries de Marseille pour la céramique, la poterie ou les travaux publics. Elle est toujours en activité de manière épisodique. Ces argiles se sont déposées au fond d'un lac il y a environ 30 millions d'années.

Borie effondrée - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
Patrimoine et histoireCabanes de pierre
Les petites constructions en pierre sèche peuplant le paysage luberonnais portent le nom de bories. Elles étaient construites autrefois pour servir d’abris aux bergers ou pour ranger son matériel. Elles sont construites en suivant la technique de l’encorbellement qui consiste à empiler les pierres plates les unes sur les autres en les inclinant vers l’extérieur de la construction. Vous en trouverez de toutes tailles dans le Luberon. Une borie peut peser entre 30 et 200 tonnes et utilise 40 000 à 300 000 pierres. Chacune d’elles est passée 2 ou 3 fois entre les mains du constructeur !

Beau chêne blanc ou pubescent - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreMarcescence et pubescence du Chêne blanc
Ici se dresse un très beau Chêne pubescent, ou Chêne blanc (Quercus pubescens). Très commun sur le Luberon, il doit son nom au duvet qu’il porte sous les feuilles et sur les bourgeons. Il perd ses feuilles, au contraire du Chêne vert ou du Chêne Kermès qui les gardent tout l’hiver. Par contre, les feuilles sèches persistent longtemps, accrochées aux branches, ce qui donne des paysages bruns jusqu’en avril quand les jeunes feuilles de l’année prennent la relève : on dit alors qu’il est marcescent.

Faucon crécerelle - ©Lilian Car - PNR Luberon
FauneOiseaux des champs
À Viens, l'agriculture a conservé des pratiques raisonnées, a subit peu de démembrements et a gardé des « infrastructures agroécologiques », terme désignant simplement ces petits éléments de la campagne tels que les murets, cabanons, haies arbustives et arborées, talus, jachères, etc. Tous ces micro-habitats contribuent à l’accueil d’une foule d’espèces ; il est possible de citer le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), la Huppe fasciée (Upupa epops) et la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio). Si, belle nouvelle, la très rare Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator) a été recontactée en 2024, ce n’est hélas pas le cas du Bruant ortolan, qui semble avoir disparu de la commune.

Ciste blanc - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLes incendies, un bienfait pour les plantes pyrophytes
Ici en 2005, un gros incendie a ravagé l’ensemble du vallon de La Buye. En général, le cortège de plantes présent avant le feu se reconstitue après 10 ou 25 ans. Mais certains secteurs subissent l’incendie si fréquemment que les plantes favorisées par le feu, les plantes pyrophytes, finissent par occuper prioritairement l’espace au détriment de la biodiversité. Sur les talus en bord de piste, malgré les travaux de débroussaillement et broyage préventifs à la lutte contre les incendies, persiste des Cistes blancs ou Ciste cotonneux (Cistus albidus), une des plantes pyrophytes courante en Provence.

Zone incendiée - ©Lilian Car - PNR Luberon
Savoir-faireMediterRE3 et risque incendie
Selon les études actuelles, les régions sous influence méditerranéenne connaîtront une augmentation significative de la puissance du feu au cours du XXIe s. Les scientifiques estiment que la superficie de terrains incendiés y augmentera de 40 à 100 % ! Devant ce constat, le Parc naturel régional du Luberon s’est engagé depuis 2021 dans le projet de coopération internationale « MediterRE3 », autrement dit restaurer la résilience des paysages méditerranéens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre lors des incendies. L’objectif est d’étudier comment réduire la vulnérabilité du territoire et adapter le paysage à l’augmentation du risque d’incendie. Le Parc du Luberon est territoire pilote avec deux parcs nationaux du réseau Medforval ; le Parc national des Gorges de Samaria en Crête et le Parc national du Prokletije au Monténégro.

Dalle à empreintes de Viens - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieDalle de Viens, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon
Le label Géoparc mondial UNESCO distingue des territoires qui protègent, valorisent et font découvrir des sites et paysages géologiques remarquables, en lien étroit avec leurs patrimoines naturels, culturels et leurs habitants. Le Géoparc mondial UNESCO du Luberon s’inscrit dans ce réseau international engagé pour la transmission du patrimoine géologique. Animé et piloté par le Parc naturel régional du Luberon, il réunit de nombreux géosites qui témoignent de l’histoire de la Terre, structurent les paysages et illustrent les liens entre géodiversité, biodiversité et activités humaines. La dalle à empreintes fossilisées de Viens fait partie de la soixantaine de géosites identifiés sur le territoire du Géoparc du Luberon, animé et piloté par le PNR Luberon.

Illustration milieu lacustre du Luberon (-30 Ma) - ©PNR Luberon
GéologieRhinocéros et chevrotains à Viens
Ce site exceptionnel est une dalle calcaire qui présente à sa surface plus de 200 empreintes de pas des mammifères qui vivaient dans la région il y a environ 30 millions d’années. Aux abords d'un vaste lac, des rhinocéros primitifs, sans corne et sans cuirasse appelés Ronzotherium, ont laissé des empreintes à trois doigts, tandis que celles à deux doigts sont celles de chevrotains ou d’entélodontes apparentés au sanglier. Les dalles à empreintes de pas de mammifères sont très rares à l’échelle de la planète mais 8 ont été décrites dans le Luberon !

Protection et sauvegarde des empreintes - ©Vincent Damourette - Coeurs de Nature-SIPA
GéologieDalle à empreintes de pas de mammifères
La dalle à empreintes de pas de mammifères de Viens a été découverte en 1968 par des excursionnistes. Ce site est composé de deux dalles de 20m² et 400m² appartenant au même niveau, séparées par la piste de La Buye. Elles sont formées de calcaire d’origine lacustre et datent d’environ 33 millions d’années (formation des Calcaires de la Fayette, période Oligocène, ère Cénozoïque). Ce géosite exceptionnel du Géoparc du Luberon est également l'un des 28 sites de la Réserve naturelle géologique du Luberon : la réglementation y interdit d'extraire et de ramasser les fossiles ainsi que d'effectuer des moulages.

Dalle à empreintes de Viens - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
GéologieRéserve naturelle géologique du Luberon
200 m plus loin sur la piste qui démarre du col, se cache la fameuse dalle à empreintes de pas fossilisés de rhinocéros primitifs, de chevrotains ou d’entélodontes apparentés au sanglier, et qui vivaient dans la région il y a environ 30 millions d’années. Ce site exceptionnel est l'un des 28 sites de la Réserve naturelle géologique du Luberon : la réglementation y interdit d'extraire et de rammasser les fossiles ainsi que d'effectuer des moulages.

Village de Gignac - ©Hervé Vincent
Point de vue - sommetPanorama sur Gignac
En contrabas, dans la vallée de la Doa, à l’extrémité du massif des ocres, se dresse sur son mamelon, le village de Gignac. Son château date du XVIIIe s. et sa jolie église romane avec son abside semi-circulaire du XIIe s. Outre l’industrie de l’ocre, Gignac exploita longtemps le minerai de fer, au quartier dit "de la Ferrière". La teneur en fer du minerai extrait dans cette mine pouvait atteindre 55%. Il semble d'ailleurs que la mine ait été exploitée dès le Néolithique, jusqu'à la fin de l'époque gallo-romaine.

Vautour percnoptère - ©David Tatin
FauneL'emblématique couple de Rustrel
Dans les années 80, les falaises de la Grande Combe situées juste au-dessus de Rustrel, abritaient un célèbre couple de Vautour percnoptère (Neophron percnopterus). Plus petit des vautours européens, ce charognard et détritivore est aussi un expert vol long-courrier ! En 1998, à l’aide des balises de suivi, les enfants de l’école ont pu suivre leur migration jusqu’en Afrique sahélienne. Le couple a disparu de nos cieux depuis quelques années et leurs jeunes descendants n’ont pas pris la relève. En France, on ne compte plus que 82 à 88 couples de percnoptères territoriaux, dont une soixantaine se trouvent dans les Pyrénées et une vingtaine dans le sud de la France (4 à 5 couples dans le Luberon).

Ciste à feuille de lauriers - ©DR-Ecobalade
FloreCiste à feuilles de laurier
Le Ciste à feuilles de laurier (Cistus laurifolius) est un arbuste aisément identifiable : grandes feuilles persistantes lancéolées d'un vert-sombre, et belles fleurs blanches au printemps. On peut même finir par le reconnaître les yeux fermés, par l'odeur légère et suave qu'il répand dans son environnement proche. Strictement inféodé aux sols acides, il reste assez localisé dans notre région, mais est assez commun dans le massif des ocres où il trouve sa place en lisières et clairières des boisements.

Peupleraie de la Dôa - ©Eric Garnier - PNR Luberon
ForêtBerges et forêts humides
Principalement située le long de la Dôa, une forêt alluviale à bois tendre (type peupleraie) s’installe en connexion avec la nappe de la rivière. Celles-ci jouent de nombreux rôles biologiques, à savoir, le maintien des berges, l’autoépuration des eaux, un réservoir et un corridor écologique pour de nombreuses espèces. Elles sont le siège de reproduction et d’alimentation de nombreuses espèces d’oiseaux et d’insectes.

Traces de l'exploitation de l'ocre - ©Rémi Duthoit
Savoir-faireL'exploitation de l'ocre à Rustrel
Au Colorado provençal, l’exploitation de l’ocre dans des carrières à ciel ouvert s’est déroulée de 1871 à 1991. Une particularité de ce site réside dans l’usage ingénieux de l’eau : stockée dans des puisards (réservoirs), elle était ensuite envoyée sous pression jusqu’aux fronts de taille.
Les parois étaient alors lavées à la lance. Le mélange d’eau, de sable et d’ocre s’écoulait par gravité à travers un réseau de rigoles et d’aqueducs jusqu’aux bassins de décantation. En chemin, le sable, plus lourd, se déposait naturellement, notamment dans des batardeaux (pièges à sable), tandis que l’eau chargée d’ocre poursuivait sa route. Dans les bassins, l’ocre finissait par se déposer au fond. Une fois l’eau évaporée, comme dans un marais salant, les ocriers découpaient la pâte d’ocre en briques, qui étaient ensuite séchées puis transformées.
Colorado provençal et ses cheminées des fées - ©Vincent Damourette - Coeurs de nature-SIPA
Patrimoine et histoireColorado provençal
Le Colorado provençal est un ancien site d’exploitation de l’ocre à ciel ouvert, actif aux XIXe et XXe s. Le premier coup de pioche y fut donné en 1871, et le dernier lavage d’ocre réalisé en 1993 par Roger Arnaud.
Classé au titre des Monuments naturels à caractère historique, ce site privé offre aujourd’hui deux circuits pédestres balisés, accompagnés d’une application mobile dédiée. Ils permettent de découvrir d’anciennes carrières aux spectaculaires nuances de couleurs, ainsi que quelques vestiges de l’industrie ocrière.
L’accès est payant et soumis à réservation en haute saison. Veuillez consulter les conditions d’entrée et les consignes de visite avant votre venue.
Palette de couleurs - ©Vincent Damourette - Coeurs de nature-SIPA
GéologieLa formation de l'ocre
Il y a environ 125 millions d’années, une mer peu profonde recouvrait une partie de la Provence. Sur le bassin du Pays d’Apt, des sédiments marins à l’origine des calcaires blancs se déposent, bientôt recouverts par des roches argileuses (marnes grises) et des sables riches en fragments de coquilles, d’oursins et d’organismes microscopiques. Ces sédiments s’accumulent en couches obliques sur le fond marin, formant des grains verts de glauconie, une substance riche en fer.
Vers -100 millions d’années, des mouvements tectoniques provoquent le retrait de la mer. Exposés à l’air libre sous un climat chaud et humide, les dépôts de grès verts subissent alors une intense altération. Les éléments comme le calcaire, les micas et la glauconie se transforment ou disparaissent, laissant place à la kaolinite, un minéral argileux, colorée par des composés de fer : un hydroxyde pour l’ocre jaune, un oxyde pour l’ocre rouge. Les grains de quartz restent majoritaires. Ainsi, le grès vert constitue la roche mère des célèbres sables ocreux du Pays d’Apt.
Coupe d'arbres dans le Colorado - ©Marion Eyssette - PNR Luberon
Patrimoine et histoireRouvrir les vues sur le Colorado
Depuis la fin de l'exploitation de l'ocre, la végétation a peu à peu envahi le Colorado de Rustrel. La colonisation de pins sylvestres (fortement combustibles) est devenue un enjeu paysager mais aussi sécuritaire. Aussi, en 2015, des coupes d'arbres ont été réalisées pour recréer des ouvertures paysagères et retrouver les anciens fronts de taille. L’objectif était de redonner à voir l’ocre dans le site, mais aussi dans le grand paysage et de mettre en sécurité les visiteurs en créant une zone de rassemblement.

Front de taille ocrier - ©Anne-Camille Vinson - PNR Luberon
Point de vue - sommetDes saignées colorées
De ce chemin en balcon, on distingue des falaises colorées qui se détachent des collines boisées de cette vallée agricole où dominent les vignes. Résultant d'une formation géologique particulière et d'une exploitation humaine passée, ces fronts de taille sont menacés par la reconquête forestière. Depuis la fin de l'exploitation de l'ocre, la végétation a peu à peu envahi le Colorado de Rustrel.

Plateau des Claparèdes, sur la GTV - ©Julien Abellan
Patrimoine et histoireGrande Traversée VTT de Vaucluse®
La Grande Traversée VTT de Vaucluse c’est 388 km de plaisir et un parcours sur mesure ! Départ des sentiers exigeants du Mont Ventoux en passant par les arêtes calcaires des Dentelles de Montmirail, vous passerez par un espace naturel remarquable pour arriver aux Gorges de la Nesque. Ensuite, la course continue par le Parc naturel régional du Luberon, où le patrimoine bâti en pierre sèche, les impressionnantes falaises et les sentiers dans les ocres raviront les VTTistes. Deux variantes possibles, complétées en juin 2020 de circuits VTT en boucles, balisés et labélisés FFC ''espace VTT Provence Luberon Lure''.

Cabanon refuge chauve-souris - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FauneUn cabanon pour maternité
Dans les champs aux alentours, des cabanons ont été construits pour servir d'abri et de stockages. Aujourd'hui abandonnés ou restaurés, ils restent les lieux privilégiés et convoités par les femelles chauves-souris d'avril à septembre. Véritables maternités, ces cabanons réchauffés par le soleil sont des lieux adaptés pour la mise-bas et l'allaitement des jeunes. Il est strictement interdit de pénétrer dans les cabanons (propriété privé), pour éviter tout dérangement dramatique des chauves-souris (espèces protégées).

Système de pompage - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireExtraction ocrière
C'est à partir de la fin du XIXe s. que l'extraction de l’ocre, le traitement et la commercialisation, prennent un essor considérable, notamment par la construction du chemin de fer sur le Pays d'Apt. En 1900, on dénombre sur le bassin d’Apt 17 mines souterraines et 32 carrières à ciel ouvert, représentant 14 600 tonnes d'ocres. Ici, on peut apercevoir les ruines d’une station de pompage d’eau, indispensable pour faire s'écouler depuis le malaxeur, le sable dans les batardeaux, puis l'ocre, plus léger, jusqu’aux bassins de décantation (ruines potentiellement instables - ne pas pénétrer ni s’approcher trop prêt).

Jeune petit rhinolophe - ©DR-Tanguy Stoeckle
FaunePetit rhinolophe
Véritable petite boule de poil, cette chauve-souris ne pèse que 2 à 5 g. L’espèce possède un appendice nasal caractéristique en fer à cheval. Au repos et en hibernation, le Petit rhinolophe s’accroche dans le vide et s'enveloppe complètement dans ses ailes, ressemblant ainsi à une poire suspendue. En hiver, il occupe des galeries d'ocre. En été, les femelles utilisent les cabanons comme des maternités. Attention de ne pas les déranger ! Il est strictement interdit de pénétrer dans les galeries et les cabanons (site classé), en raison d'éboulements fréquents et pour éviter tout dérangement dramatique des chauves-souris (espèces protégées).

Chataîgne dans sa bogue - ©DR
FloreChâtaignier des sols acides
Ilot de sable au milieu des massifs calcaires du Luberon et des Monts-de-Vaucluse, les ocres abritent des essences d'arbres qui ne poussent pas dans le calcaire. Ainsi le châtaignier apprécie ce sol tout comme il apprécie le sol sableux dans le département du Var plus au sud.

Minioptère de Schreibers - ©DR
FauneMinioptère de Schreibers
La colline de La Bruyère héberge le plus important site de transit de minioptères de Schreibers du Luberon. Cette chauve-souris, qui se nourrit de papillons, est très sociable et s'installe en grappes (collées les unes aux autres) dans les galeries d'ocres. Bien souvent, pour conserver la tranquillité des chauves-souris, des grilles sont installée à l'entrée des grottes ou galeries. Pour la minioptère, ces grilles sont néfastes car leur vol, peu manœuvrable, ne lui permet pas de se faufiler facilement entre les barreaux. La protection de leur espèce repose principalement sur leur tranquillité, il est donc important de la respecter.

Front d'éboulement - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireDanger éboulement !
Véritable gruyère, la colline de La Bruyère est percée d'anciennes galeries creusées à la main et de front de taille à ciel ouvert. Il s'agissait d'un lieu important pour l'extraction des ocres. Ensuite, un certain nombre de cavités ont été transformées en champignonnières. Elles sont aujourd'hui délaissées de toute activité humaine. Certaines sont devenues des refuges pour de grosses colonies de chauves-souris. Il est strictement interdit de pénétrer dans les galeries (propriété privé), en raison d'éboulements fréquents et pour éviter tout dérangement dramatique des chauve-souris.

Petit Rhinolophe - ©David Tatin
FaunePetite divagation = réveil fatal !
Sur la colline de La Bruyère, il y a une grande diversité de cavités souterraines, notamment des anciennes mines d’extraction d'ocres. Ces lieux, de températures et d’humidité stables, offrent un gîte indispensable aux chauves-souris à leur l’léthargie hivernale (octobre à mars). Durant cette période de vie ralentie, un simple même très court dérangement dans les galeries ou le passage répété juste devant les entrées de cavités, engendre le processus de réveil. Ce réveil imprévu très stressant leur fait consommer jusqu’à 80% de leur réserve et entraine leur mort quasi certaine. Il est donc impératif, de ne jamais pénétrer dans les cavités. Et ce d’autant plus que c’est dangereux en raison des risques d’effondrements !

Grands Rhinolophes - ©DR-life-bats-birds
FauneIndispensable chauve-souris !
17 espèces protégées sur les 34 identifiées en France, comme le Grand ou le Petit rhinolophe, le Minioptère de Schreibers, sont présentes sur le site classé et l’Espace Naturel Sensible de la colline de la Bruyère. Les chauves-souris sont des mammifères volants qui allaitent chaque année un seul petit et qui se nourrissent d’insectes la nuit. La plus petite chauve-souris, extraordinaire technologie de 4 gr, peut manger jusqu’à 3000 moustiques par nuit ! Leur conservation est primordiale pour l’équilibre de la biodiversité, et pour la transmission de ce patrimoine biologique à nos enfants.

Vue sur Villars - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Point de vue - sommetCe chemin est d'or, ocre et vermeil...
Du point de vue situé une vingtaine de mètre sur la gauche, on apperçoit Villars, Saint-Saturnin-lès-Apt, puis des falaises ocreuses très colorées, cachées en partie par une végétation boisée de reconquête. En retrait du Calavon qui coule entre les massifs des Monts-de-Vaucluse au nord et du Luberon au sud, la colline boisée de La Bruyère se dresse par-dessus la vallée agricole où dominent les vignes.
Description
Au départ de la gare routière d'Apt, l'itinérance se dirige plein est, vers Caseneuve, tricote dans le massif ocrier puis se prolonge jusqu'au village médiéval de Viens. Cette journée de marche sera la plus longue des 4 étapes (mais possibilités de raccourcir).
Le deuxième jour est marquée par la forte identité ocrière des sables orangés de Gignac, le mythique Colorado provençal de Rustrel, puis encore plus à l'ouest, la surprenante colline de la Bruyère à Villars.
Le troisième jour, les sentiers relient vers l'ouest, Gargas et ses majestueuses mines d'ocre de Bruoux, puis se termine en beauté au village coloré de Roussillon.
Enfin, le quatrième et dernier jour, le parcours repique vers l'est, transite par l'Ecomusée de l'ocre, puis traverse le bois de Saint-Jean aux paisibles trésors flamboyants, avant de rejoindre la Véloroute du Calavon, et de revenir sur Apt, sans manquer au passage de visiter l'Office de tourisme, le musée géologique et le musée de l'Aventure industrielle.
Itinéraire du réseau touristique départemental de randonnée de Vaucluse (PDIPR 84), labélisé GRP® par la FFRP.
- Départ : Gare routière, Apt
- Arrivée : Gare routière, Apt
- Communes traversées : Apt, Saignon, Caseneuve, Rustrel, Viens, Gignac, Villars, Saint-Saturnin-lès-Apt, Gargas et Roussillon
Météo
Profil altimétrique
Recommandations
- Bien rester sur les sentiers et chemins balisés.
- S'abstenir de tout prélèvement (flore, ocre).
- ATTENTION ZONE PASTORALE en chemin, en particulier dans les alentours de Caseneuve, Viens et Villars. En présence de chiens de protection venus à ma rencontre, je ne les caresse pas ni ne les menace. Je m'arrête, puis j'attends patiemment la fin du ''contrôle'' avant de reprendre calmement mon chemin en contournant le plus possible le troupeau. Pour mémoire, consulter les bons réflexes à adopter face aux chiens de protection et regarder la vidéo sur les chiens des moutons sur le Parc naturel régional du Luberon.
- RISQUE INCENDIE. Le feu est l’ennemi de la forêt… et du randonneur ! Ne pas fumer en forêt et ne pas y allumer de feu, quelle que soit la saison c'est interdit ! Et en période estivale (du 15 juin au 15 septembre), avant de partir en balade, bien se renseigner sur les conditions et réglementations d’accès aux massifs forestiers.
- Sac à dos de randonnée (avec housse de pluie)
- Chaussures et chaussettes de randonnée
- Veste imperméable et coupe-vent
- Chapeau, casquette, buff ou encore bonnet en hiver
- Trousse 1er secours
- Téléphone portable (pour secours éventuel et localisation GPS)
- Couteau de poche
- Poche d'hydratation et/ou gourde d'eau
- Petit casse-croûte, barres énergisantes, fruits secs...
- Lunettes de soleil (catégorie 3 minimum)
- Crème solaire
- Trousse de toilette de base
- Serviette microfibre
- Papier toilettes
- Lampe frontale
- Bâtons de marche (pliables et avec embouts en caoutchouc)
Lieux de renseignement
Luberon Géoparc mondial UNESCO
60, place Jean Jaurès, 84400 Apt
Maison du Parc naturel régional du Luberon
60, place Jean Jaurès, 84400 Apt
Au centre-ville d’Apt, la Maison du Parc du Luberon vous accueille dans un hôtel particulier du XVIIIème siècle.
Informations touristiques et vente de livres, cartes, topoguides.
Exposition permanente visite gratuite.
Musée de géologie entrée payante (4 € ; 2€ réduit ; gratuit moins de 18 ans, scolaires, enseignants).
Ouvert au public lundi, mardi, jeudi 14h-17h30, et mercredi 9h-12h30 et 14h-17h30 (hors jours fériés).
OTI Pays d’Apt Luberon
788 avenue Victor Hugo, 84400 Apt
Bureau d'Apt
788 Avenue Victor Hugo 84400 Apt
T. +33 (0)4 90 74 03 18
Ouvert toute l'année
Ouvert du lundi samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (hors juillet et août)
Du 1er octobre au 31 mars : Fermé le mercredi, dimanche et jours fériés.
Bureau de Bonnieux
1 Rue Victor Hugo 84480 Bonnieux
T. + 33 (0)4 90 75 91 90
Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h jusqu'au 30 septembre.
Fermé dimanche et jours fériés.
Bureau de Céreste
Boulevard Victor Hugo 04280 Céreste
T. +33 (0)4 92 79 09 84
Ouvert du 17 avril au 30 septembre du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche et jours fériés.
Bureau de Lacoste
La Cure - 36, place de l'Eglise 84480 Lacoste
T. +33 (0)4 90 06 11 36
Ouvert toute l'année
Du lundi au vendredi de 9h à 11h30 et de 13h30 à 17h.
Le samedi de 9h à 11h30.
Fermé dimanche et jours fériés.
Bureau de Ménerbes
Avenue Marcellin Poncet 84560 Ménerbes
T. +33 (0)4 90 72 21 80
Ouvert toute l'année
Ouvert uniquement le matin de 9h à 12h du mardi au samedi jusqu'au 30 avril.
À partir du 2 mai du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h.
Le samedi de 9h à 12h.
Fermé dimanche, lundi et jours fériés.
Bureau de Roussillon
19 Place de la Poste 84220 Roussillon
T. +33 (0)4 90 05 60 25
Ouvert toute l'année
Du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (Hors juillet et août)
Bureau de Saint-Saturnin-lès-Apt
Avenue Jean Geoffroy 84490 Saint-Saturnin-lès-Apt
T. +33 (0)4 90 05 85 10
Ouvert du 13 juin au 15 septembre du mardi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche, lundi et jours fériés.
Transport
- Ligne Zou! Ligne 915 AVIGNON Gare TGV - APT
- Ligne Zou! Ligne 915 LA BRILLANNE Gare - APT
- Ligne Zou! Ligne 917 CAVAILLON Gare - APT
- Infos lignes locales : 04 90 74 20 21
- Zou! Réseau de bus régional : Vaucluse
Accès routiers et parkings
A 32 km à l'est de Cavaillon, par les D2 et D900.
Stationnement :
Source

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