
APT - Les ocres du Luberon en gravel
Les 51 patrimoines à découvrir

Topoguide Tours dans le Luberon et les Monts de Vaucluse - ©FFRP
Savoir-faireBien randonner, c'est bien contribuer...
A l’Office de tourisme Pays d’Apt Luberon, vous trouverez toutes les informations qui relayent l'histoire et les secrets de personnes passionnées qui vivent le Luberon au quotidien ; animations, visites guidées, évènementiels, brochures et supports de communication digitale... Vous pouvez également acquérir le topoguide sur les GR-GRP® du Luberon, édité par la Fédération Française de Randonnée Pédestre avec l’aide de ses bénévoles et des partenaires locaux. Cet ouvrage de 130 pages présente 6 itinérances à pied et en boucle de 2 à 6 jours, au départ de la ville d’Apt, dont le GRP® ‘’Tour des ocres du Luberon’’. Achetez l’ouvrage à l'office ou en ligne, c’est participer au financement de l'entretien et du balisage des chemins parcourus…

Office de tourisme - ©OTI Pays d'Apt Luberon
Savoir-faireOpération Grand Site de France
L’Office de tourisme Pays d'Apt Luberon, installé dans l’ancienne gare de la ligne de chemin de fer, autrefois essentielle pour le transport rapide et en grande quantité de l’ocre, est l’un des lieux d’accueil de l'Opération Grand Site de France® des Ocres du Luberon, auquel le territoire est désormais engagé. Depuis plus de 10 ans, la Communauté de communes et l’Office de tourisme se sont donnés pour objectifs de bâtir une offre de qualité autour du patrimoine et des richesses du terroir, puis d’orienter les visiteurs vers des villages et des sites moins connus où existe une offre de qualité d’itinéraires de randonnées, de lieux de découverte et d’activités culturelles...

Colorado provençal de Rustrel - ©Cindy Rouchet - OTI Pays d'Apt Luberon
Savoir-faireOcres du Luberon : un projet de territoire
Le gisement d'ocres du Luberon, probablement le plus important au monde, s’étend de manière discontinue sur 25 km. Il a fait la richesse économique de ce coin de Provence pendant plus d’un siècle. Aujourd’hui, il compose un paysage exceptionnel, à la fois naturel et culturel, d’une grande qualité. Ce territoire allie intérêt écologique et mémoire des lieux, avec les traces des pratiques traditionnelles d’extraction du minerai, témoignages du travail des hommes d’autrefois. L’Office de tourisme Pays d'Apt Luberon, installé à proximité de la véloroute, dans l’ancienne gare de la ligne de chemin de fer autrefois essentielle pour le transport rapide et en grande quantité de l’ocre, est l’un des lieux d’accueil de l'Opération Grand Site de France® des Ocres du Luberon, auquel le territoire est désormais engagé.

Ville d'Apt depuis la véloroute - ©Amandine Naulin - OTI Pays d'Apt Luberon
Patrimoine et histoireApt, plus de 2000 ans d’histoire !
Via Domitia, GR®653D Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, ancienne voie ferrée reliant Cavaillon à Volx, Véloroute du Calavon et EuroVelo 8 (EV8) "La Méditerranée à vélo" : cette portion de voie verte est entièrement sécurisée et permet d’accéder facilement à la cité d’Apt pour y faire une pause. Flâner dans Apt, c’est profiter d’une ville typiquement provençale, réputée pour la qualité de ses produits du terroir. Identifiée comme la capitale mondiale du fruit confit, Apt a l’honneur d’être classée parmi les Sites remarquables du goût. Avis aux gourmets : ici, on mange bien !

Via Domitia aujourd'hui Véloroute - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireDans les pas des Romains...
Créée au moment de la conquête du Midi de la Gaule à partir de 120 av. J.C., par le consul Cnaeus Domitius Ahenobarbus, la Via Domitia du nom de son fondateur, est la plus ancienne route construite en France. Cette voie reliait l’Italie à l’Espagne et était très fréquentée par les armées, les fonctionnaires, les commerçants, les pèlerins et autres voyageurs pendant tout l’Empire et le demeurera encore au Moyen-Âge. Plus récemment voie ferrée et aujourd’hui véloroute, la voie Domitienne présentait un tracé rectiligne sur 6 km. Établie sur un remblai assez élevé, elle était coupée perpendiculairement par une série de chemins : il s’agissait là des traces de la centuriation antique, un quadrillage de mise en culture des terres qui s’étendait dans tout le Comtat Venaissin et la vallée du Calavon jusqu’à Apt.

La Petite Vitesse - ©Vélo Loisir Provence
Savoir-faireLa Petite Vitesse
La Petite Vitesse est un lieu d’accueil dédié aux habitants du territoire du Parc naturel régional du Luberon, centré sur la pratique du vélo au quotidien. Installée depuis 2023 dans l’ancienne gare de Saignon et animée par l’association Vélo Loisir Provence, cette maison du vélo encourage les mobilités actives à travers : des ateliers d’auto-réparation et de recyclage de vélos, des animations de sensibilisation, des ateliers de remise en selle, des interventions en milieu scolaire (vélo-école). Ce lieu s’inscrit dans le cadre du réseau Lub’Ovélo et a vu le jour grâce au soutien de l’ADEME, du Département de Vaucluse et de la communauté de communes Pays d’Apt Luberon.

Oratoire de Caseneuve - ©OTI Pays d'Apt Luberon
Patrimoine et histoirePlus grand oratoire de Provence !
L'oratoire Saint Jean, érigé à partir de 1840, est aujourd'hui considéré comme le plus grand oratoire de Provence. Ancien pigeonnier, il a été construit à l'entrée du village par les habitants eux-mêmes, convaincus par des moines franciscains de démonter pierre après pierre l'arc triomphant de l'ancienne abbaye Notre-Dame des Aumades, située en contrebas du village. Le chantier titanesque a donc consisté à démonter, numéroter et transporter à dos d'hommes et de mulets chaque pierre. Haut de 7 m, l'édifice est impressionnant et unique dans la région.

Village de Caseneuve - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireCaseneuve, emblématique village perché
Le noyau défensif initial et la densification des fortifications du village, ont attiré entre le Xe et le XIIIe s. des artisans, les paysans puis des commerçants et l’agglomération a spontanément adopté des caractères urbains, avec des maisons mitoyennes et des rues organisées en éventail. Le Moyen Age a pris fin dans une crise générale de grande ampleur (famines, pestes, guerres), mais à partir du dernier quart du XVe s., le courant d’immigration venu des Alpes, du Massif Central ou de plus loin, a profité aux agglomérations restées vivantes comme Caseneuve. Puis, l'exode rural commencé dans les années 1850, a interrompu le développement villageois et accumulé les ruines dans les quartiers les plus anciens. Ces derniers ne seront réinvestis qu’à partir de la fin des années 1960, par des résidences secondaires dans un premier temps, complétés ensuite par de nouveaux quartiers résidentiels, témoins de la nouvelle attractivité.

Château de Caseneuve - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireChâteau de Caseneuve
Après la colonisation romaine, on peut retenir que le village fut le fief d’Humbert, neveu de Saint Mayeul, célèbre abbé de Cluny et fondateur de la famille d’Agoult-Simiane. C’est à cette époque que le castrum, d'où l'on pouvait voir venir l’ennemi et lui rendre la tâche bien difficile, a été construit. La « casanovo » a donné son nom au village (cité en 978). La forteresse actuelle, haute de 32 mètres, a pris sa place entre le Xe et le XIIe s. Cette place forte historique de la maison des Agoult-Simiane ne fut jamais attaquée. Seule la « grande peste » de 1720 à 1721 réussit à atteindre le village.

Lavoir de Caseneuve - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
Patrimoine et histoireLavoir et bugadières
Les lavoirs, dont la majorité fut construite à la fin du XIXe s., satisfaisaient un idéal moderne d'hygiène et de salubrité publique. Ils deviennent des lieux de sociabilité féminine, dont les mémoires familiales ont laissé quantité de témoignages de séances de bugades, en provençal, de grandes lessives de draps, chemises et serviettes effectuées deux fois par an par les femmes. Debout ou agenouillées dans une caisse garnie de paille, les bugadières savonnaient le linge en s'aidant d'un battoir en bois. La poutre en bois au-dessus permettait de reposer le linge et de le tordre après le rinçage.

Boule de gui - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
FloreLe gui, plante parasite et médicinale !
Le Gui (Viscum album) est une plante hémiparasite qui vit aux dépens de l'eau et des sels minéraux d'un arbre hôte. Le Gui s’accroche telle une sangsue et développe des suçoirs qui pompent la sève de l'arbre jusqu'à son épuisement. Dépourvu de racines, il est fixé à son hôte par un suçoir primaire qui s'enfonce profondément jusqu'au bois. Sa toxicité est liée à la présence de protéines. Son ingestion peut engendrer des diarrhées et des douleurs abdominales. Mais le gui, nanti de vertus extraordinaires dans la mythologie antique et germanique, fut célèbre jusqu'au XIXe s. pour guérir l'épilepsie. Aujourd'hui, ses préparations trouvent une indication dans l'hypertonie, l'hypotension, l'artériosclérose…

Champ messicole sur le plateau de Caseneuve - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreFleurs des moissons, joyau du Luberon
Adonis, Bleuet, Garidelle... Le Luberon est une des deux régions de France les plus riches en plantes messicoles, dites « compagnes de moissons ». Malheureusement extrêmement menacées en France, ces plantes peuvent pousser uniquement avec une agriculture traditionnelle, qui utilise très peu voir aucun herbicide, telle qu'on la rencontre encore ici chez les cultivateurs. Le travail de ces agriculteurs est essentiel à la préservation d’un sol riche et fertile en Luberon.

Vautour percnoptère - ©David Tatin
FauneL'emblématique couple de Rustrel
Dans les années 80, les falaises de la Grande Combe situées entre le sommet du Pointu et le village de Rustrel, abritaient un célèbre couple de Vautour percnoptère (Neophron percnopterus). Plus petit des vautours européens, ce charognard et détritivore est aussi un expert vol long-courrier ! En 1998, à l’aide des balises de suivi, les enfants de l’école ont pu suivre leur migration jusqu’en Afrique sahélienne. Le couple a disparu de nos cieux depuis quelques années et leurs jeunes descendants n’ont pas pris la relève. En France, on ne compte plus que 82 à 88 couples de percnoptères territoriaux, dont une soixantaine se trouvent dans les Pyrénées et une vingtaine dans le sud de la France (4 à 5 couples dans le Luberon).

Grains de sables ocreux - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireL'ocre et son exploitation
Ci-dessous, se trouve l'ancienne aire d'extraction de Barriès (privé - visite guidée uniquement !). Les paysans de Rustrel sont devenus des ocriers et des industriels exportant dans le monde entier au XIXe et XXe s. L’ocre est un pigment naturel qui a été incorporé comme épaississant dans les produits manufacturés tels que le caoutchouc naturel. Cette industrie consommait de gros volumes d’ocre dans le monde entier (joints de boqueaux, rustines de vélo...). Il était aussi utilisé dans le bâtiment pour les enduits de façades. Son exploitation a subi la grande crise de 1929 et a été progressivement remplacée par les produits de synthèse. Après la Seconde Guerre mondiale, les carrières ferment progressivement. Aujourd’hui, la Société des Ocres de France exploite encore une carrière à Gargas et produit 1 200 tonnes d’ocre par an.

Ciste à feuille de lauriers - ©DR-Ecobalade
FloreCiste à feuilles de laurier
Le Ciste à feuilles de laurier (Cistus laurifolius) est un arbuste aisément identifiable : grandes feuilles persistantes lancéolées d'un vert-sombre, et belles fleurs blanches au printemps. On peut même finir par le reconnaître les yeux fermés, par l'odeur légère et suave qu'il répand dans son environnement proche. Strictement inféodé aux sols acides, il reste assez localisé dans notre région, mais est assez commun dans le massif des ocres où il trouve sa place en lisières et clairières des boisements.

Peupleraie de la Dôa - ©Eric Garnier - PNR Luberon
ForêtBerges et forêts humides
Principalement située le long de la Dôa, une forêt alluviale à bois tendre (type peupleraie) s’installe en connexion avec la nappe de la rivière. Celles-ci jouent de nombreux rôles biologiques, à savoir, le maintien des berges, l’autoépuration des eaux, un réservoir et un corridor écologique pour de nombreuses espèces. Elles sont le siège de reproduction et d’alimentation de nombreuses espèces d’oiseaux et d’insectes.

Traces de l'exploitation de l'ocre - ©Rémi Duthoit
Savoir-faireL'exploitation de l'ocre à Rustrel
Au Colorado provençal, l’exploitation de l’ocre dans des carrières à ciel ouvert s’est déroulée de 1871 à 1991. Une particularité de ce site réside dans l’usage ingénieux de l’eau : stockée dans des puisards (réservoirs), elle était ensuite envoyée sous pression jusqu’aux fronts de taille.
Les parois étaient alors lavées à la lance. Le mélange d’eau, de sable et d’ocre s’écoulait par gravité à travers un réseau de rigoles et d’aqueducs jusqu’aux bassins de décantation. En chemin, le sable, plus lourd, se déposait naturellement, notamment dans des batardeaux (pièges à sable), tandis que l’eau chargée d’ocre poursuivait sa route. Dans les bassins, l’ocre finissait par se déposer au fond. Une fois l’eau évaporée, comme dans un marais salant, les ocriers découpaient la pâte d’ocre en briques, qui étaient ensuite séchées puis transformées.
Colorado provençal et ses cheminées des fées - ©Vincent Damourette - Coeurs de nature-SIPA
Patrimoine et histoireColorado provençal
Le Colorado provençal est un ancien site d’exploitation de l’ocre à ciel ouvert, actif aux XIXe et XXe s. Le premier coup de pioche y fut donné en 1871, et le dernier lavage d’ocre réalisé en 1993 par Roger Arnaud.
Classé au titre des Monuments naturels à caractère historique, ce site privé offre aujourd’hui deux circuits pédestres balisés, accompagnés d’une application mobile dédiée. Ils permettent de découvrir d’anciennes carrières aux spectaculaires nuances de couleurs, ainsi que quelques vestiges de l’industrie ocrière.
L’accès est payant et soumis à réservation en haute saison. Veuillez consulter les conditions d’entrée et les consignes de visite avant votre venue.
Palette de couleurs - ©Vincent Damourette - Coeurs de nature-SIPA
GéologieLa formation de l'ocre
Il y a environ 125 millions d’années, une mer peu profonde recouvrait une partie de la Provence. Sur le bassin du Pays d’Apt, des sédiments marins à l’origine des calcaires blancs se déposent, bientôt recouverts par des roches argileuses (marnes grises) et des sables riches en fragments de coquilles, d’oursins et d’organismes microscopiques. Ces sédiments s’accumulent en couches obliques sur le fond marin, formant des grains verts de glauconie, une substance riche en fer. Vers -100 millions d’années, des mouvements tectoniques provoquent le retrait de la mer. Exposés à l’air libre sous un climat chaud et humide, les dépôts de grès verts subissent alors une intense altération. Les éléments comme le calcaire, les micas et la glauconie se transforment ou disparaissent, laissant place à la kaolinite, un minéral argileux, colorée par des composés de fer : un hydroxyde pour l’ocre jaune, un oxyde pour l’ocre rouge. Les grains de quartz restent majoritaires. Ainsi, le grès vert constitue la roche mère des célèbres sables ocreux du Pays d’Apt.

Coupe d'arbres dans le Colorado - ©Marion Eyssette - PNR Luberon
Patrimoine et histoireRouvrir les vues sur le Colorado
Depuis la fin de l'exploitation de l'ocre, la végétation a peu à peu envahi le Colorado de Rustrel. La colonisation de pins sylvestres (fortement combustibles) est devenue un enjeu paysager mais aussi sécuritaire. Aussi, en 2015, des coupes d'arbres ont été réalisées pour recréer des ouvertures paysagères et retrouver les anciens fronts de taille. L’objectif était de redonner à voir l’ocre dans le site, mais aussi dans le grand paysage et de mettre en sécurité les visiteurs en créant une zone de rassemblement.

Colorado de Rustrel - ©Daniel Grenouilleau
Patrimoine et histoireOpération Grand Site de France : une nécessité !
Site classé en 2002, les ocres du Luberon sont un des gisements les plus importants au monde. Avec un nombre de visiteurs important et des risques de dégradation, certaines zone du massif des ocres suscitent beaucoup d'intérêt. En 2010, en concertation avec les acteurs locaux, une Opération Grand Site de France a été lancée par la communauté de communes Pays d'Apt Luberon afin de mettre en œuvre un projet de valorisation, de bonne gestion et de préservation des patrimoines naturels, paysagers mais aussi culturels, dans la perspective d'obtenir prochainement de l’État le label Grand Site de France.

Front de taille ocrier - ©Anne-Camille Vinson - PNR Luberon
Point de vue - sommetDes saignées colorées
De ce chemin en balcon, on distingue des falaises colorées qui se détachent des collines boisées de cette vallée agricole où dominent les vignes. Résultant d'une formation géologique particulière et d'une exploitation humaine passée, ces fronts de taille sont menacés par la reconquête forestière. Depuis la fin de l'exploitation de l'ocre, la végétation a peu à peu envahi le Colorado de Rustrel.

Fontaine bassin des Jean-Jean - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Eaux et rivièresFontaine des Jean-Jean
En Luberon, l’eau a toujours été une ressource rare. Les puits, lavoirs, bassins ou encore fontaines s’imposent comme témoin des aménagements pour faire jaillir cette eau si précieuse. Tout ce patrimoine exprime l'effort et le génie paysan pour répondre aux besoins des femmes et des hommes, des bêtes et des cultures. Ici, la fontaine bassin des Jean-Jean, aujourd'hui encore en eau une grande partie de l'année, apporte fraîcheur et or bleu d'appoint (eau non contrôlée).

Vue depuis Grand Montagne - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireLes Puys
Le mot ''puy'', hérité du latin podium (élévation), désigne les collines, coteaux, buttes ou mamelons. La colline des Puys située au sud-ouest de la route, autrement dit la "colline des collines", tire son nom des reliefs qui la composent comme le Puy et le Puy Marquis. Au sud-est, sur l'autre rive de La Doa, se nichent le Pié Long, le Piémont et le Pié de Marc, déformation du Pié de Mars, pour podium Martis, un sommet dédié au dieu romain de la guerre.

Petit Rhinolophe - ©DR-Le-Dauphiné
FauneLa forêt, vitale pour les chauve-souris
Certaines espèces de chauves-souris sont capables de faire un détour de 5 km pour rejoindre deux lieux espacés de 1 km uniquement, car elles préfèrent suivre un linéaire de haies plutôt que de traverser un espace ouvert. Elles voient très bien le jour mais utilisent également un sonar la nuit pour mieux se diriger. Elles émettent de brefs cris ultrasonores et les échos reçus leur donnent une image de ce qui est devant elles. Le maintien des espaces boisés de feuillus et des haies, est donc très important pour les chauves-souris. Ces milieux leur servent de lieux de chasse et surtout de repères pour se déplacer.

Strates d'ocre - ©David Tatin
GéologieL'origine des ocres du Luberon
Les sables ocreux résultent de la profonde modification chimique de sables verts déposés dans la mer il y a environ 100 millions d'années. C'est leur émersion, à cette époque, et leur exposition à un climat chaud et humide qui a conduit à leur altération pour donner, entre autres, des sables ocreux. C’est à partir de ces sables extraits dans des carrières qu’est produite l’ocre, par un processus de séparation du sable et de l'ocre, de décantation dans des bassins, de séchage, de cuisson aux alentours de 800°C et enfin de broyage.

Départ de balade - Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLa colline de La Bruyère, espace protégé
Juste au nord de la route, se cache la discrète colline de La Bruyère, site classé au titre des Monuments naturels à caractère historique en 2002, puis labélisé Espace naturel sensible (ENS) en 2005. Constitué d’ocres et de grés du Crétacé, cet îlot siliceux au milieu d’un océan calcaire, renferme une végétation exceptionnelle composée d’une chênaie verte associée au pin maritime, au pin sylvestre et à des espèces typiques de lande (bruyère callune, ciste à feuille de laurier…). Cette flore très spécifique s’adapte bien aux sols siliceux et acides. On y rencontre également de nombreuses espèces d’amphibiens, d’oiseaux et de chauves-souris.

Village de Villars - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireVillars, village de caractère
Perché au sommet d’une colline, au pied des Monts de Vaucluse, Villars est un village provençal typique aux ruelles étroites. On y découvre l’église paroissiale Saint-Jacques-le-Mineur (XIXe s.), plusieurs oratoires, un ancien lavoir communal, ainsi qu’une place ombragée animée par le Bar des Amis, célèbre pour avoir servi de décor au film L’Été meurtrier (1983), révélant Isabelle Adjani, Alain Souchon et François Cluzet. Villars et ses 11 hameaux sont aussi le pays natal du peintre Paul Camille Guigou (1834–1871), dont les œuvres sont conservées, entre autres, au musée d’Orsay à Paris et au musée des Beaux-Arts de Marseille.

Front de taille d'exploitation d'ocres - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieAux origines de l'ocre
Il y a environ 125 millions d’années, une mer peu profonde recouvrait une partie de la Provence. Sur le bassin du Pays d’Apt, des sédiments marins à l’origine des calcaires blancs se déposent, bientôt recouverts par des roches argileuses (marnes grises) et des sables riches en fragments de coquilles, d’oursins et d’organismes microscopiques. Ces sédiments s’accumulent en couches obliques sur le fond marin, formant des grains verts de glauconie, une substance riche en fer.

Ocriers devant la mine - ©DR
Patrimoine et histoireExploitation de l'ocre
Lancée à la fin du XVIIIe s., l'industrie ocrière connait son apogée dans les années 1920. L'ocre était incorporée comme épaississant dans les produits manufacturés tels que le caoutchouc naturel. Elle était aussi utilisée dans le bâtiment pour les enduits et les façades. Au XIXe et XXe s., l'exploitation industrielle exportait de gros volumes dans le monde entier : à l'apogée, sur les 40 000 tonnes d'ocre produites, plus de 90 % étaient exportées en Europe, en Amérique et dans les colonies. En 1929, l'industrie de l'ocre emploie un milliers d'ouvriers et d'employés.

Traces de pioches - ©Alain Hocquel - VPA
Savoir-faireExtraire le précieux minerai
Les carrières souterraines ont été creusées à la main par les ocriers. Dans les galeries, à la lumière de la lampe à carbure, ils maniaient le pic, la pioche et la pelle, puis évacuaient le minerai à la brouette. Les parois conservent encore parfois les traces de leurs outils. Les galeries, creusées parallèlement et perpendiculairement, se croisent et délimitent de puissants piliers qui soutiennent la voûte. Après des accidents parfois dramatiques, la réglementation impose progressivement une organisation plus régulière, en quadrillage.

Lavage de l'ocre - ©Ocres de France
Savoir-faireLe traitement de l'ocre
Après leur extraction, les sables ocreux subissent une succession de traitements qui conduit au pigment prêt à l'emploi. Les étapes de ce traitement ont changé depuis les premiers producteurs ; elles ont simplement évolué avec la mécanisation. Afin d'obtenir un produit final avec le moins de sable possible, l'ocre est traitée à travers un processus de lavage, de décantation dans des bassins (situés au nord de Gargas), puis de séchage, broyage et enfin, de cuisson.

Corynéphore blanchâtre - ©DR
FloreUne végétation qui aime l'ocre...
Les sols ocreux, à composante siliceuse, induisent une végétation exceptionnelle à forte personnalité qui contraste avec les sols calcaires des environs. Tout un cortège de plantes y trouvent refuge : laiche ponctuée, corynéphore blanchâtre ou encore avellinie de Micheli. Installées sur des sols très filtrants, celles-ci ont un cycle végétatif adapté très court afin de coïncider au mieux avec la courte période printanière pendant laquelle l'eau est présente dans les couches superficielles du sol. Les alentours des mines de Bruoux sont donc un lieu de très fort enjeu de conservation.

Pinède à Gargas - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Point de vue - sommetUn paysage insolite
Ce paysage étonne par le contraste entre les couleurs chaudes de la roche, les verts des pinèdes et des chênaies, les vergers et les vignes aux alentours. Les falaises, les fronts de taille et les galeries rappellent l’exploitation passée des sables ocreux. Ici, la nature et le travail des hommes ont façonné ensemble un décor singulier, où la mémoire industrielle reste inscrite dans les formes du relief.

Bassins de décantation d'ocre à Gargas - ©Valentin Pacaut - The explorers
Point de vue - sommetUn trésor de nuances de couleurs
Le Pays d’Apt en Luberon offre une incroyable palette de couleurs. Aux verts multiples, ponctués d’ombres bleu-noir profondes et aux blancs éclatants des calcaires, vient s’ajouter, presque avec insolence, la fulgurance des ocres et des lavandes. Entre Gargas, Roussillon, Villars, Rustrel ou encore Gignac, Viens, Caseneuve, la nature et l'humain ont composé, en notes de feu, une étrange symphonie. Tous les rouges, les jaunes d’or et de paille, jusqu’aux violets aux reflets indigo, nourrissent les interrogations presque alchimiques du randonneur émerveillé.

Concrétion de sables ocreux - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieL'ocre
Les sables ocreux résultent d'une profonde modification chimique de sables verts d'origine marine. Il y a environ 100 millions d'années, les sables verts ont été émergés et altérés sous un climat chaud et humide pour donner les sables ocreux. C’est à partir de ces sables extraits dans des carrières souterraines ou à ciel ouvert qu’a été exploitée l’ocre. Attention, le prélèvement de sables ocreux en milieu naturel est interdit !

Galeries des Mines de Bruoux - ©Philippe Durand
Patrimoine et histoireMines de Bruoux, anciennes galeries d'ocre
Au cœur de cette forêt de pins, dans ces falaises aux couleurs chaudes et lumineuses, ont été creusées à la force des bras des ocriers plus de 40 km de galeries. Vestige monumental de l'exploitation de l'ocre, site unique et admirable, ce labyrinthe mystérieux est aujourd'hui protégé. Aux Mines de Bruoux, un parcours de 650 m a été aménagé en toute sécurité. Ces galeries impressionnantes, voûtées, en forme d’ogive ou même en plein cintre, jusqu’à 15 m de hauteur, forment une véritable cathédrale minérale : une plongée dans l’univers esthétique de l’ocre qui rend hommage au travail des ocriers, ces mineurs de la couleur.

Repère du niveau de la crue de 1992 - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Eaux et rivièresL'Urbane, d'un extrême à l'autre
Le climat méditerranéen est capricieux, alternant inondations et sécheresses. Ici, le 22 septembre 1992, l'Urbane, l'un des affluents du Calavon, a atteint une hauteur record, comme le montre le repère situé sur le pont. Le même jour, Vaison-la-Romaine a subit une terrible crue centennale. Pour autant, l'Urbane endure régulièrement de sévères canicules et des déficits de débit récurrents. Ces conditions hydrologiques très variables influent donc sur la qualité des eaux et des milieux. La faiblesse des débits est une difficulté supplémentaire pour atteindre le bon état des eaux sur ce bassin ; on constate une faible dilution possible et une capacité d’auto-épuration limitée.

Coteau de la Balizone depusi Roussillon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Point de vue - sommetCultures, ocres et village perché
D'ici, on aperçoit la présence exceptionnelle du village de Roussillon, ses falaises richement colorées et ses bâtis aux enduits multicolores qui constituent des forts points d'appel dans le paysage. Autour de nous se déploient une mosaïque de cerisiers, vignes, vergers et quelques rangs de lavandes. Depuis la fin des années 80, les nombreux ouvrages et systèmes hydro-agricoles ont permis de sécuriser le rendement et la qualité des rendements de production alimentaire, puis d’évoluer vers des pratiques agro-environnementales. Avec le réchauffement climatique, la solidarité hydraulique entre territoires pour le partage de l’eau et sa gestion économe est aujourd'hui plus que jamais nécessaire.

Entrée nord de Roussillon - ©Margaux Gueguen - Vélo Loisir Provence
GéologieRoussillon, village coloré
Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, Roussillon se distingue par les teintes chaudes de ses façades, déclinées en jaunes, oranges et rouges. C’est le seul village du Luberon où la pierre sèche ne domine pas : ici, c’est l’ocre qui façonne l’identité architecturale. Utilisée depuis la Préhistoire et exploitée dès l’époque romaine, l’ocre est devenue un véritable produit industriel à la fin du XVIIIe s., grâce au Roussillonnais Jean-Étienne Astier. Il eut l’idée de laver les sables ocreux pour en séparer le pigment naturel du sable, révélant ainsi la qualité exceptionnelle et la teinture inaltérable de l’ocre.

Nord de Roussillon en 1900 - ©Collection Bruni
Point de vue - sommetL'Observatoire photo du paysage à Roussillon
Le Parc naturel régional du Luberon et ses partenaires ont mis en place l'Observatoire photographique du paysage. Grâce à ses partenaires, les clubs photos du territoire qui reconduisent les points de vue régulièrement, cet outil permet de constater l'évolution du paysage. Ainsi, en 1900, la silhouette de Roussillon, se détache nettement au-dessus des environs (habitat groupé, flancs abrupts dénudés laissant apparaitre l’ancien front de taille des carrières d’ocre en partie colonisé par des arbres). De nos jours, au premier plan, de nouvelles habitations et le boisement de pins sur les falaises d’ocres masque désormais la vue sur le village de Roussillon et ses falaises d'ocres.

Presses du moulin à huile - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireMoulin à huile historique
L'ancien moulin à huile nous plonge au cœur de l'histoire oléicole roussillonnaise. Ici meule, presse et amphores, racontent le processus artisanal visant à extraire l'huile de l'olive. Il était de coutume, il y a encore quelques années, que chaque village produise sa propre huile d'olive. L'hiver sonnait le temps du broyage et de la presse, quand les familles apportaient leur récolte. Actif jusqu'au grand gel de l'hiver 1956, le moulin historique de Roussillon a ensuite été laissé à l'abandon avant d'être restauré par Maison Brémond 1830.

Portail à l'angle de la rue R. Casteau - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireRoussillon, un paysage qui inspire
Après la Seconde Guerre mondiale, sous l'impulsion du Roussillonnais Elie Blanc, Roussillon est devenu un véritable carrefour des lettres et des arts. De jeunes poètes d'Apt et de Provence comme Serge Bec et Marie Mauron y créent un centre littéraire et artistique. D'autres artistes ont participé à la notoriété du Massif des Ocres : Fernandel y a joué dans "Heureux qui comme Ulysse" ou encore Claude Lelouch qui y a tourné "La belle Histoire". Samuel Beckett évoque lui le charme de Roussillon dans sa pièce "En attendant Godot".

Jeu d'enquêtes ''Intrigue à Roussillon®'' - ©OTI Pays d'Apt Luberon
Patrimoine et histoireIntrigue sur Roussillon !
Roussillon accueille la nouvelle Intrigue dans la ville® du Luberon. Un jeu-loisir adapté aux familles (à partir de 6 ans) désireuses de partager une activité ludique et curieuse au travers d’une enquête qui leur fera découvrir l'aventure industrielle des ocres au cœur du village (durée 2h d’enquête / livret payant au Bureau info de l’Office de tourisme Pays d’Apt Luberon, 19 place de la Poste à Roussillon). L'intrigue débute le 20 décembre 1900 : « Le 15 décembre dernier, une explosion a endommagé l'un des moteurs qui fait fonctionner nos machines pour concasser et broyer l'ocre, entraînant un incendie [...] Rendez-vous sur place pour enquêter discrètement et trouver qui est responsable de cette explosion [...] ».

Unité paysagère du pays du Calavon - ©Françoise Delville - PNR Luberon
Point de vue - sommetPaysages renommés du Luberon
Ici, on domine la présence exceptionnelle d'ocres sous la forme de falaises richement colorées et de bâtis aux enduits multicolores qui constituent des forts points d'appel dans le paysage. Au loin se déploie la vallée agricole du Calavon avec ses cerisiers, ses vignes et ses vergers. Depuis la fin des années 80, les nombreux ouvrages et systèmes hydro-agricoles ont permis de sécuriser le rendement et la qualité des rendements de production alimentaire, puis d’évoluer vers des pratiques agro-environnementales. Avec le réchauffement climatique, la solidarité hydraulique entre territoires pour le partage de l’eau et sa gestion économe est aujourd'hui plus que jamais nécessaire.

Belvédère du sentier des ocres à Roussillon - ©Françoise Delville - PNR Luberon
Point de vue - sommetUn belvédère sur l'ocre
Faites un crochet de quelques mètres pour monter jusqu'au belvédère aménagé de Roussillon, qui a fait l'objet d'un chantier de sécurisation réalisé en 2015 par le Parc naturel régional du Luberon, dans le cadre de l'Opération Grand Site de France sur les ocres du Luberon. Vous pourrez alors profiter des panoramas ouverts sur les falaises ocreuses et des vues sur le village de Roussillon, avec tous ses enduits colorés de façades, témoin de l'activité ocrière. La signalétique sur place vous permettra de découvrir l'origine de ces falaises colorées et les usages de l'ocre.

Hameau des Huguets - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
Patrimoine et histoireLe hameau des Huguets
Si le village abrite l'essentiel de la population communale, le hameau se développe souvent en plaine, autour d'une première installation de ferme ou d'un point d'eau et compte jusqu'à une dizaine d'habitations agglomérées. Disposant de plus d'espace libre que dans le village, le paysan pouvait ainsi agrandir sa maison au fur et à mesure de ses besoins. La plupart des hameaux se sont constitués au XVIIe s. avec l’expansion de l'agriculture. Le hameau des Huguets en est un parfait exemple.

Coteaux de Perrotet - ©Nicolas Amblard - PNR Luberon
Produits du terroirL'AOC Ventoux, une appelation dans le vent...
Ici, en rive droite du Calavon, nous sommes dans l'AOC Ventoux, une appellation dont le vignoble couvre les Parcs naturels régionaux du Luberon et du Ventoux. La raison d’être de l’AOC Ventoux s’accompagne de nouveaux besoins relatifs à la mise en œuvre d’actions de préservation de la biodiversité, de réemploi des contenants vins, de développement de nouvelles pratiques culturales, de réduction des consommations d’énergie des domaines... Certains de ses vins ont reçu la marque ''Valeurs Parc", aboutissement d'une démarche qualité. Et les destinations Luberon et Ventoux, prônent fièrement l'obtention du label "Vignobles & Découvertes" qui vise à valoriser ses territoires pour la qualité et la diversité de leurs offres oenotouristiques.

Véraison de raisins - ©Cindy Rouchet - OTI Pays d'Apt Luberon
Produits du terroirVéraison, clé de la maturation du raisin !
La période de véraison est une étape cruciale dans le cycle de vie de la vigne. Pendant quelques jours, à partir de la mi-juillet ou début août, les raisins cessent de grandir et changent de couleur : les raisins blancs deviennent translucides et les rouges prennent leur belle teinte. C'est le signe que le sucre commence à s'accumuler, que l'acidité diminue et que les arômes se développent. Autrement dit, c'est le moment où le raisin commence sa transformation pour devenir le fruit délicieux que nous aimons tant, et qui donnera naissance aux futurs vins de nos viticulteurs !

Fruits confits du Pays d'Apt - ©OTI Pays d'Apt Luberon
Savoir-faireApt, capitale mondiale du fruit confit !
Qui dit Apt, dit capitale mondiale du fruit confit ! Les fruits confits d'Apt sont une confiserie qui doit son essor dès le XIVe s. à la papauté d'Avignon. Les Aptésiens en offraient au pape Urbain V, alors en pèlerinage dans leur ville. Les papes d'Avignon appréciaient tant ces préparations que la ville d'Apt devait leur verser un tribut annuel de 50 setiers de fruits confits. Au XVII e s., Madame de Sévigné compara même Apt à un "chaudron de confitures". Entrée récemment à l'inventaire du Patrimoine Culturel Immatériel, toute l'épopée de cette sucrerie est racontée dans l'espace muséographique de la Maison du fruit confit, située sur la gauche de la route.

Viaduc de la Riaille - ©DR
Patrimoine et histoireLe Viaduc de la Riaille
Le terme « viaduc » dérive du latin « via », qui signifie « route », et « ducere », qui signifie « conduire ». Et un pont devient alors viaduc lorsque sa taille ou sa largeur, ou les deux, est plus grande que le seul obstacle à franchir. C'est notamment grâce à ce beau viaduc en courbe que la ligne de chemin de fer, reliant Apt à Cavaillon, sur le trajet de la célèbre ligne PLM (Paris-Lyon-Marseille), permettra d'acheminer les tonneaux d'ocre jusqu'à Marseille avant d'être expédiés par bateaux. Ainsi, de 1890 à 1930, le transport par le train est bien plus rapide et les quantités d'ocre exportées sont exponentielles. La production artisanale laisse place alors à une industrie prospère.
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À 300 mètres du centre-ville d'Apt, maison bourgeoise avec jardin. Les 3 chambres doubles climatisées sont situés au premier étage, dont une dispose d'un coin cuisine. Garage fermé privé et WiFi gratuit. Possibilité d'accès au jardin. Terrasse sur le toit - Produit du terroir et artisanat
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Les Cerisiers - Domaine des Finets
Ce gîte bénéficie d’une magnifique vue dégagée sur « les Versants de Pierroux » plantés en vignes et en oliviers et la falaise de Pierroux, ancienne carrière d’ocre. Vous profiterez sur la terrasse d’un ensoleillement exceptionnel toute l’année ! - Hébergement - Restauration
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