BUIS-LES-BARONNIES - GRP® Tour des Baronnies provençales en 13 jours
La vallée du Buëch
La vallée du Buëch - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
Buis-les-Baronnies

BUIS-LES-BARONNIES - GRP® Tour des Baronnies provençales en 13 jours

Elevage et pastoralisme
Flore
Patrimoine et histoire
Point de vue - sommet
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Explorez les Baronnies provençales lors d’un voyage inoubliable entre crêtes panoramiques, paysages naturels et pratiques agricoles traditionnelles, le tout sous le soleil du Sud !

« Ce GRP®, c’est un vrai voyage à travers les Baronnies. Entre les crêtes de Chabre, les marnes bleutées du Rosanais, les petits villages perchés ou les passages au pied du Ventoux… chaque portion a son ambiance. On sent vraiment le lien entre paysages, élevage et patrimoine. C’est exigeant, mais super riche en découvertes et dépaysant ! ». Pauline Amberg, stagiaire au Parc naturel régional des Baronnies provençales.


13 étapes


Les 108 patrimoines à découvrir

  • L'Ouvèze
    L'Ouvèze - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Eaux et rivières

    Le réveil de l'Ouvèze

    D’une longueur de près de 100 km, l’Ouvèze prend sa source dans la montagne de Chamouse, à Montauban-sur-l’Ouvèze, et conflue avec le Rhône. Le 22 septembre 1992, son bassin versant a été le théâtre d’une inondation dramatique. En une seule journée, plus de 60 milliards de litres d’eau sont tombés. En amont de Vaison-la-Romaine, les rivières se sont gorgées d’eau avant de déferler sur le village. Cette crue a causé la mort de 42 personnes et des dégâts estimés à plus de 150 millions d’euros.

  • Face nord du rocher Saint-Julien
    Face nord du rocher Saint-Julien - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Géologie

    À la conquête du Saint-Julien

    Le nom de ce rocher vient d’une chapelle Saint-Julien autrefois aménagée dans une anfractuosité de la face sud. Il s’agit d’une grande lame calcaire haute de 125 m. Les premiers ascensionnistes, Auguste Ferrière et Maurice Donjon, y ont gravi une voie en 1946. Depuis, plus de 120 itinéraires ont été ouverts, avec des niveaux de difficulté variés. Le Club Alpin Français de Lyon a largement contribué à son équipement entre les années 1950 et 1980. Une fois au sommet de l’arête, un panorama à 360° s’offre au regard.

  • Village de La Roche-sur-le-Buis
    Village de La Roche-sur-le-Buis - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    Un village gardé par les blocs

    Le village de La Roche-sur-le-Buis s’est établi au milieu de gros blocs rocheux issus de la montagne de Chevalet, qui le domine. Ce relief constituait autrefois un point stratégique de contrôle sur une ancienne voie reliant Buis-les-Baronnies à Mévouillon. Au XIe s., le village était ceinturé d’un rempart flanqué de tours, muni de créneaux, de fossés, et protégé par deux portes dotées de herses. Aujourd’hui, il subsiste quelques pans de muraille, ainsi que le donjon et les ruines du château surplombant le village.

  • Vue sur le Mont Ventoux et la montagne de Bluye
    Vue sur le Mont Ventoux et la montagne de Bluye - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Point de vue - sommet

    Col de Font-Combran

    Culminant à 1036 m d’altitude, ce col est le dernier de l’itinérance. Situé à l’est de la Nible, il offre une vue imprenable sur les montagnes bordant la vallée de l’Ouvèze à l’ouest. Depuis le col, on aperçoit notamment la montagne de la Loube et le Grand Ferrand au nord. Au sud-ouest, se dresse la montagne de Bluye, et juste derrière, toujours bien présente, la silhouette du Mont Ventoux semble nous surveiller.

  • Genêt d'Espagne
    Genêt d'Espagne - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Flore

    Spartier à tiges de jonc ou Genêt d'Espagne

    Ce genêt est un arbrisseau de la famille des Fabaceae, pouvant atteindre 1 à 3 m de hauteur. À l’extrémité de ses tiges apparaissent, du printemps à l’été, de belles fleurs jaunes et odorantes. Cette espèce est connue pour ses propriétés médicinales, notamment diurétiques et anti-inflammatoires. Elle peut aussi être utilisée comme fourrage ou dans le textile. Mais attention : ce genêt est très toxique !

  • Branche du Cèdre de l'Atlas
    Branche du Cèdre de l'Atlas - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Flore

    Cèdre de l'Atlas

    Le Cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica) est un conifère originaire des montagnes de l’Atlas, en Afrique du Nord. Il a été introduit dans le sud de la France dès 1860 pour participer aux reboisements. Facilement reconnaissable à ses longues branches tombantes et à ses aiguilles aux reflets bleutés, il ne passe pas inaperçu. Une légende raconte qu’il symbolise l’immortalité : le parfum de son bois, qui éloignait insectes et vers des tombeaux, lui aurait valu le surnom de "vie des morts".

  • Chêne recouvert de lichen
    Chêne recouvert de lichen - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Flore

    Evernia prunastri

    L’Evernia prunastri est une espèce de lichen. Pour rappel, les lichens résultent d’une symbiose entre un champignon et une algue. Ils poussent sur d’autres plantes sans jamais les parasiter. Très sensibles à la pollution, ce sont de précieux indicateurs de la qualité de l’air. L’Evernia est particulièrement commune dans les zones humides, ventées et bien exposées à la lumière. Dans l’Égypte antique, on s’en servait pour parfumer le pain ou en faciliter la levée. Aujourd’hui, elle est utilisée en parfumerie, pour les teintures naturelles, et en médecine traditionnelle, notamment contre les troubles respiratoires et intestinaux.

  • Ruines du château féodal
    Ruines du château féodal - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    Les ruines du château féodal de Brantes

    Les ruines situées au-dessus du village sont les vestiges de l’ancien château féodal. La famille des Baux, seigneurs de Brantes entre le XIIIe et XIVe s. serait à l’origine de la fortification du château. En 1357, le Pape Innocent VI ordonne que tous les villages du Comtat Venaissin soient fortifiés. Aujourd’hui, il ne reste plus que quelques murs d’enceintes, deux tours, un puits et une voûte. Grâce à des dons, le site a pu être consolidé et sécurisé. Il accueille des expositions sur l’histoire médiévale.

  • Village de Brantes
    Village de Brantes - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    Brantes, petit village perché

    Accroché à flanc de montagne, face au Mont Ventoux, Brantes domine la vallée dans un décor spectaculaire. Son nom viendrait du mot "Brantulas" ("la branlante"), en référence à l’instabilité des couches calcaires de la montagne toute proche. Aux XIIe et XIIIe s., le village était un point de passage stratégique entre Mollans et Montbrun, reliant la vallée de l’Ouvèze à celle du Toulourenc. Aujourd’hui encore, son économie repose principalement sur l’élevage de chèvres, la fabrication de fromage et l’artisanat local. Flâner dans ses ruelles pavées et ses passages voûtés est un vrai plaisir.

  • Vue sur le Mont Ventoux
    Vue sur le Mont Ventoux - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Point de vue - sommet

    Face au Mont Ventoux

    Avec ses 1909 m d’altitude et sa silhouette imposante, le Mont Ventoux domine le sud-ouest du massif des Baronnies provençales. Il marque la frontière naturelle entre la Drôme et le Vaucluse. Son nom viendrait du latin "vin" ("hauteur") et "tur" ("distance"), soit "la montagne que l’on voit de loin". La première ascension connue remonterait à 1336, par le poète Pétrarque. Aujourd’hui, d’anciennes drailles tracées par les bergers servent de sentiers de randonnée, notamment pour les itinéraires de GR®.

  • Orchis pyramidal en fleurs
    Orchis pyramidal en fleurs - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Flore

    Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)

    L’Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) est une orchidée présente principalement en Europe centrale et méridionale. Elle affectionne les sols calcaires, les pelouses et les prairies sèches bien exposées au soleil. Son nom vient de la forme pyramidale de son inflorescence : les fleurs s’épanouissent en effet de bas en haut, entre mai et juillet. Cette plante mesure entre 20 et 50 cm. Elle possède des feuilles vertes en forme de fer de lance, et ses petites fleurs, largement ouvertes, vont du rose clair au rose violacé.

  • Aphyllante de Montpellier
    Aphyllante de Montpellier - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Flore

    Aphyllante de Montpellier

    L’Aphyllante de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis), aussi appelée Barjavou, est une plante typique de la garrigue méditerranéenne. Son nom grec signifie littéralement "fleur sans feuille" ("a" = "privatif", "phyllon" = "feuille", "anthos" = "fleur"), ce qui reflète bien son apparence : de nombreuses tiges dressées en touffes, au sommet desquelles s’épanouissent des fleurs bleues, de mai à août.
    Malgré l’absence apparente de feuilles, cette plante est une ressource précieuse pour le pâturage, très appréciée des troupeaux ovins, notamment en hiver.

  • Le Toulourenc au village de Savoillan
    Le Toulourenc au village de Savoillan - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Eaux et rivières

    Le Toulourenc, une rivière à préserver

    De régime torrentiel et long de 39 km, le Toulourenc prend sa source dans la commune d’Aulan et se jette dans l’Ouvèze à Entrechaux. Cette rivière fait l’objet d’une forte fréquentation, qui peut entraîner une dégradation progressive de sa qualité (piétinement des berges, barrages, déchets, etc.).
    Le Toulourenc est un habitat important pour plusieurs espèces de poissons, notamment la Truite fario (Salmo trutta) et le Barbeau méridional (Barbus meridionalis), ce dernier étant une espèce considérée en danger dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

  • Marne
    Marne - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Géologie

    La terre noire des Baronnies provençales

    Les marnes sculptent le paysage en dunes de roches souples aux pentes arides. Témoins du Crétacé inférieur, il y a environ 135 millions d’années, ces marnes du Valanginien sont principalement composées de calcaire, sable et argile, ce qui leur donne un aspect friable quand elles sont sèches. Teintées de gris ou de jaune, elles rappellent une époque où l’océan recouvrait les Baronnies provençales, alors une vaste fosse marine appelée bassin Vocontien.

  • Mur en pierre sèche
    Mur en pierre sèche - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Savoir-faire

    Mur en pierre sèche

    Les murs en pierre sèche sont construits selon une technique ancestrale qui consiste à assembler des moellons ou blocs de pierre sans utiliser de mortier. Le matériau, généralement prélevé sur place, est exclusivement local. Ces constructions servaient à de nombreux usages : murs extérieurs, abris ruraux, terrasses agricoles (restanques), tours de guet, etc. Ce savoir-faire, aujourd’hui reconnu pour sa valeur patrimoniale, est inscrit depuis 2010 à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel français, dans le but d’être préservé et transmis.

  • Thym sauvage
    Thym sauvage - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Flore

    Thym

    Le thym est un genre de plantes de la famille des Lamiacées, qui compte plus de 300 espèces. Rampantes ou en coussinet, elles portent de petites fleurs rose pâle ou blanches. Espèce emblématique du bassin méditerranéen, le thym ("farigoule" en provençal) pousse naturellement sur les collines arides et rocailleuses, jusqu’à 1 500 voire 2 000 m d’altitude, embaumant les versants. Il fait partie des Plantes à Parfum, Aromatiques et Médicinales (PPAM) : on l’utilise comme aromate en cuisine, mais aussi comme plante médicinale, notamment contre les affections respiratoires ou intestinales (tisanes, huiles essentielles, etc.).

  • Sauge des prés
    Sauge des prés - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Flore

    Sauge des prés

    Autre Plante à Parfum, Aromatique et Médicinale (PPAM), la sauge des prés (Salvia pratensis) appartient également à la famille des Lamiacées. Elle pousse surtout dans les prairies calcaires du pourtour méditerranéen. Sa floraison, de juin à août, présente des fleurs allant du bleu foncé au violet. Cette plante possède des propriétés médicinales, notamment digestives et antispasmodiques (contre les spasmes musculaires). Avant l’avènement des aérosols contre l’asthme, elle était parfois fumée par les asthmatiques.

  • Tilleuls
    Tilleuls - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Flore

    Les Tilleuls des Baronnies

    La culture du tilleul occupe une place importante dans les Baronnies provençales. Bien que la production ait décliné à partir des années 1980, la cueillette et la valorisation de cette plante se poursuivent. Le tilleul est réputé pour son arôme et ses nombreuses propriétés médicinales : fébrifuge (combat et fait baisser la fièvre), diaphorétique (favorise la transpiration), calmant et antispasmodique. Sa fleur se récolte entre la mi-juin et la mi-juillet. De plus, son ombre, plus fraîche que celle de nombreuses autres essences, offre un refuge idéal contre le soleil.

  • L'église de Poët-en-Percip
    L'église de Poët-en-Percip - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Poët-en-Percip

    Le Poët-en-Percip doit son nom à sa situation géographique : "poët" vient d’une déformation du latin podium, signifiant "monticule". Le second élément, "en-Percip", rend hommage à sa première seigneuresse, Domina Percipia, à l’origine de la dynastie des Mévouillon. C’est en 1266, en son honneur, que le village prit le nom de Poët-en-Percip. Autrefois, ce village perché constituait une étape sur l’ancienne voie reliant Le Buis (anciennement Buis-les-Baronnies) aux terres plus hautes. Aujourd’hui, une seule route y mène, préservant ainsi la quiétude du lieu.

  • Vallée de l'Ouvèze depuis la Montagne des Tunes
    Vallée de l'Ouvèze depuis la Montagne des Tunes - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Point de vue - sommet

    D'est en ouest

    La Montagne des Tunes, perchée au-dessus du Poët-en-Percip, offre un superbe panorama sur le village et son église dédiée à Saint-Simon. Derrière elle, la Montagne de Banne domine le paysage. Plus à l’ouest, la Montagne de la Nible et le Rocher de Savouillon surplombent Buis-les-Baronnies, nichée dans la vallée de l’Ouvèze. Au sud, la Montagne de la Bohémienne se dessine, accompagnée des marnes bleutées qui surplombent le village d’Aulan, apportant une belle diversité au paysage vallonné.

  • Cytise à feuilles sessiles
    Cytise à feuilles sessiles - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Flore

    Le soleil des rocailles

    Le Cytise à feuilles sessiles (Cytisophyllum sessilifolium) est un arbuste méditerranéen, présent dans le sud-est de la France, qui se distingue par ses petites feuilles directement attachées à la tige d'où le terme "sessiles". Au printemps, ses grappes de fleurs jaunes éclatantes, riches en nectar, attirent de nombreux pollinisateurs. Adapté aux sols pauvres et secs, il joue un rôle important dans la stabilisation des sols et la biodiversité locale.

  • La Montagne de Chamouse
    La Montagne de Chamouse - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Point de vue - sommet

    Un décor spectaculaire

    Le Pas de Bouvrège offre un panorama hors norme sur les montagnes et vallées environnantes. Au nord,  celles de l’Ennuyée et de l’Ouvèze, suivies par la vallée de l’Eygues ; au sud, les vallées de la Méouge, du Toulourenc et du Jabron. Ce lieu offre une vue remarquable sur l'ancien fort de Mévouillon au sud-ouest, avec en arrière-plan la Montagne du Duc. Plus à l’ouest, la Montagne de Bouvrège se dresse, dominée par le Mont Ventoux. Au nord-est, le pic de la Montagne de Chabre se dessine à l’horizon.

  • La Vallée de Mévouilon
    La Vallée de Mévouilon - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Le berceau des Baronnies provençales

    En contrebas, le fort de Mévouillon domine le paysage, perché sur un promontoire rocheux. Autrefois surmonté d’une forteresse, il surplombe le village de Mévouillon, berceau des Baronnies provençales. Le site fut occupé de la Préhistoire jusqu’au XVIIe s. Dès l’An Mil, la seigneurie de Mévouillon prend le contrôle de la région et l’administre pendant trois siècles. Convoité au XVIe s., le fort devient un enjeu des conflits religieux, jusqu’à sa destruction partielle sous Richelieu en 1640, puis sa démolition complète en 1684.

  • Vol libre dans les Baronnies
    Vol libre dans les Baronnies - ©YPOV Agency
    Savoir-faire

    Terre de parapente

    Dans les Baronnies provençales, le parapente est une activité phare qui attire les passionnés, amateurs et professionnels. À Mévouillon, le site est réputé, et  les décollages s’enchaînent au-dessus des vallées, des crêtes et des cultures de lavande. L'occasion de découvrir les richesses de cette région sous un autre angle ! De nombreux clubs sont implantés sur le territoire, comme à Mévouillon en contrebas.

  • Les pelouses sèches de la Montagne de Chamouse
    Les pelouses sèches de la Montagne de Chamouse - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Point de vue - sommet

    Le relief majestueux des Baronnies provençales

    La montagne de Chamouse, qui culmine à 1531 m d’altitude, est l’un des reliefs emblématiques des Baronnies. Elle constitue le point culminant d’un vaste bassin synclinal orienté est-ouest, où s’écoule l’Ouvèze. Ce large espace de pâturage, aux pelouses sèches et rocailleuses, abrite une biodiversité remarquable. On y observe notamment le Merle de roche, espèce typique de ces milieux ouverts, ainsi que la Fritillaire du Dauphiné (Fritillaria tubiformis), plante rare mais bien présente ici, bien qu’elle ne pousse que dans une petite partie du sud-est de la France.

  • Ancienne bergerie en contrebas du col
    Ancienne bergerie en contrebas du col - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Un lieu chargé d'histoire

    Ce lieu abritait autrefois une bergerie appelée La Forestière. Initialement installé à Verclause, le maquis Ventoux s’y replie dès novembre 1943, pensant y trouver un refuge sûr. Mais le 22 février 1944, le camp est pris pour cible par la division Brandebourg, composée d'Allemands et d’environ 300 Français enrôlés dans l’armée allemande. Soixante assaillants, dont quatre infiltrés, attaquent alors Izon-la-Bruisse en contrebas. Face à l’approche des rafales, le camp de la Forestière est évacué.

  • Rocher du Village au-dessus d'Izon-la-Bruisse
    Rocher du Village au-dessus d'Izon-la-Bruisse - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Les Barons de Mévouillon

    Au cours du Moyen Âge, cette terre appartenait aux barons de Mévouillon, famille régnant sur les Baronnies provençales pendant trois siècles. Avant cette période charnière, Izon était une communauté de l’élection de Montélimar, de la subdélégation et du bailliage de Buis, formant une paroisse du diocèse de Gap. Au début du XVIIIe s., son église était placée sous le vocable de Saint-Rémy et ses dimes appartenaient au prieur de Mévouillon.

  • Le glissement de terrain du Laravour
    Le glissement de terrain du Laravour - ©PNR Baronnies Provençales
    Géologie

    Les glissements de terrain du Laravour

    Un glissement de terrain désigne une masse de terre et de roches qui se détache et glisse vers le bas. Le Laravour, lieu-dit de la commune de Sainte-Colombe, a connu plusieurs épisodes de ce type. En 1953, après un mouvement de l’ensemble de la montagne de Chabre, un premier glissement s’est produit. Un second est survenu en 2003, emportant entre 35 et 40 hectares et détruisant un ancien centre de vacances. Aujourd’hui encore, le terrain continue de se déplacer lentement…

  • Le rocher de la Dragonnière
    Le rocher de la Dragonnière - ©Manon Saphore
    Patrimoine et histoire

    La carrière de la Dragonnière

    Au sud-ouest de Sainte-Colombe, dans le rocher de la Dragonnière, se trouve dans une brèche une ancienne carrière d'exploitation minérale. Un banc de calcite de plus de deux mètres de large était exploité. On l'extrayait et l'exportait, pour la transformer en faux marbre. Une fois la calcite concassée, elle était reconstituée avec un ciment puis polie et découpée en dalles destinées à carreler les sols. Cette exploitation s'est arrêtée dans les années 1960.

  • Le village de Sainte-Colombe
    Le village de Sainte-Colombe - ©Manon Saphore
    Patrimoine et histoire

    Panorama sur le village de Sainte-Colombe

    Le village de Sainte-Colombe se situe au pied d'une dalle de calcaire Jurassique, le rendant presque invisible. À l'occasion de fouilles réalisées en 1965, sur le versant nord ouest de ce rocher, un village protohistorique a été découvert. Parmi les trouvailles, ont été mis au jour des vestiges de construction, des céramiques fines et décorées, des perles d'ambres et des objets en bronze datant de l'âge de Fer (de -800 av. J.-C. au 1er s. de notre ère).

  • La dalle tithonique de Sainte-Colombe
    La dalle tithonique de Sainte-Colombe - ©Manon Saphore
    Patrimoine et histoire

    Un cimetière oublié

    Peu après avoir découvert les vestiges du site protohistorique de Sainte-Colombe, en 1960, un paysan qui travaillait sa terre fit apparaitre de nombreux squelettes. Cette découverte souleva un certain émoi, jusqu'au jour où on découvrit dans le cadastre napoléonien qu'il s'agissait du "cimetière Vieux" du village, qui était déjà cultivé au début du XVIIe s.

  • Thym commun (Thymus vulgaris)
    Thym commun (Thymus vulgaris) - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Flore

    La plante aromatique aux multiples vertus

    Le thym commun (Thymus vulgaris), abondant sur la crête de la montagne de Chabre, est une plante médicinale aux vertus reconnues. Riche en huiles essentielles, il possède des propriétés antiseptiques, antibactériennes et antifongiques, idéales pour soigner infections respiratoires et troubles digestifs. Utilisé en infusion, il apaise la toux et favorise la digestion. Sa résistance au climat sec en fait une plante emblématique des milieux méditerranéens. En plus, il attire abeilles et papillons, contribuant à la biodiversité locale.

  • Anthyllide des montagnes
    Anthyllide des montagnes - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Flore

    La fleur sauvage des montagnes

    L’Anthyllide des montagnes (Anthyllis montana) est une plante vivace typique des milieux secs et rocailleux. Elle s’épanouit sur les rochers et pelouses des montagnes calcaires, où elle forme de belles touffes fleuries. Cette espèce se rencontre principalement dans le Sud et le Sud-Est de la France, où elle est localement abondante. Sa floraison de mai à juin, aux teintes rose violacé, apporte une touche de couleur aux paysages minéraux alpins et méditerranéens.

  • Véronique couchée (Veronica prostrata)
    Véronique couchée (Veronica prostrata) - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Flore

    De la couleur sur les crêtes

    La Véronique couchée (Veronica prostrata), petite plante vivace tapissante, colonise les milieux rocailleux et ensoleillés de la crête de Chamouse. Adaptée aux conditions rudes d’altitude, elle se reconnaît à ses feuilles ovales et à ses petites fleurs bleu violacé. Discrète mais résistante, elle participe à la richesse floristique de ces pelouses d’altitude. Elle joue un rôle essentiel dans la stabilisation des sols fragiles de la crête. Sa floraison éclaire le paysage et témoigne de la diversité naturelle unique de la montagne.

  • L'adret et l'ubac de la crête de Chabre
    L'adret et l'ubac de la crête de Chabre - ©Manon Saphore
    Point de vue - sommet

    À chacun son versant

    Parcourir la ligne de crête permet de bien distinguer les caractéristiques différentes des deux versants de la montagne. Le versant sud, communément appelé "adret", est exposé au soleil et abrite une végétation méditerranéenne. On y trouve des chênes blancs, du buis, des genévriers ainsi que du thym et de la lavande. Sur le versant nord, nommé l'"ubac", l'ambiance change : cette partie de la montagne est plus humide et plus fraîche, et on y trouve des forêts de hêtres, d'érables, de houx et, sous les crêtes, des tilleuls.

  • Les Écrins depuis le Col Saint-Ange
    Les Écrins depuis le Col Saint-Ange - ©Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Point de vue - sommet

    Belvédère du col Saint-Ange

    Pour se situer : devant nous, la vallée du Céans ; derrière nous, la vallée de la Méouge. Ces deux rivières se jettent à notre droite dans le Buëch. Au nord, au plus loin, on distingue le massif des Ecrins. Juste devant, c’est la montagne de Saint-Genis avec ses falaises caractéristiques. La montagne juste en face de nous est le Rocher Saint-Michel (1216 m). Il cache le village d’Orpierre. Mais on aperçoit tout de même quelques falaises. Dans le ciel, il y a sûrement des parapentes ou des deltaplanes.

  • La forêt de Beynaves et ses hêtres remarquables
    La forêt de Beynaves et ses hêtres remarquables - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Flore

    D'un passé agricole à une forêt

    La forêt de Beynaves a été reboisée par l’Homme à la suite de la déprise agricole qui a touché ce territoire après la Première Guerre mondiale. Sous l’impulsion du préfet des Hautes-Alpes, une forêt départementale y est créée en 1932 dans le but de prévenir les risques d’inondation menaçant les villages en contrebas. En effet, la présence d’arbres permet de stabiliser les sols et de mieux réguler le débit des sources et des torrents. Autrefois, le site de Beynaves abritait une exploitation agricole où l’on cultivait des céréales, des fourrages pour les ovins, ainsi que des fruits, de la lavande et du tilleul.

  • La Fauvette à tête noire
    La Fauvette à tête noire - ©Édouard Perez
    Flore

    Une forêt remarquable par sa diversité

    De nombreuses essences d’arbres cohabitent dans cette forêt : le pin noir d’Autriche (Pinus nigra nigra), principale espèce de reboisement, le mélèze (Larix decidua), l’érable sycomore (Acer pseudoplatanus) ou encore le merisier (Prunus avium). En tendant l’oreille, il est possible d’entendre le chant mélodieux de la fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla), marqué par un "tac" sec et percutant,  ainsi que l’appel caractéristique du coucou gris (Cuculus canorus), un "cou cou" à la tonalité claire et sonore.

  • Mousses et lichens
    Mousses et lichens - ©Vincent Aubert - PNR Baronnies Provençales
    Flore

    Mousses et lichens, ornements des ubacs

    Les mousses et les lichens qui habillent les arbres de ce versant ombragé sont des végétaux dit "épiphytes" (qui poussent sur d'autres plantes) et ne constituent pas des parasites pour leurs supports. Les lichens sont le fruit d'une symbiose entre un champignon et une algue. Les tapis de mousse et "touffes" de lichens qui colorent le bois de cet ubac (versant n'étant pas frappé directement par le soleil) témoignent du fait que ces végétaux apprécient principalement les secteurs humides et frais.

  • Anémone hépatique
    Anémone hépatique - ©Vincent Aubert - PNR Baronnies Provençales
    Flore

    L'hépatique, 50 nuances de violet

    L’Anémone hépatique (Hepatica nobilis), aussi appelée "Fleur de la Trinité", se distingue par la couleur de ses pétales, variant selon les plants : du violet profond au rose très pâle, voire presque blanc. Sa feuille à trois lobes, évoquant la forme d’un foie, permet de retenir facilement son nom. Elle est parfois utilisée en décoction pour ses propriétés diurétiques.

  • Façade du temple protestant
    Façade du temple protestant - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    Les temples protestants d’Orpierre

    Un premier temple protestant existait à Orpierre dès les années 1560. Un second fut édifié à la fin du XVIe s., mais détruit en 1685, lors de la révocation de l’Édit de Nantes. À l’époque de la promulgation de cet édit, le 13 avril 1598, les consuls d’Orpierre décidèrent de faire fondre une cloche pour l’horloge publique. Menacé d’effondrement, le clocher d’origine fut démoli à la fin du XIXe s., et la cloche transférée dans celui de l’église, où elle se trouve encore aujourd’hui. Le temple actuel a été construit en 1835.

  • Cueillette
    Cueillette - ©J. Cabaud
    Savoir-faire

    Paysans savonniers

    Installée à Orpierre, l’entreprise familiale d’Alexa et Sylvain, Les Paysans Savonniers, est spécialisée dans la fabrication artisanale de cosmétiques naturels à base de plantes sauvages locales. Elle s’engage à utiliser des plantes certifiées Agriculture Biologique et labellisées SIMPLES, à produire sans huile exotique ni matière grasse animale, et à respecter le cahier des charges Cosmétiques de Nature & Progrès. Leurs produits sont disponibles dans les points de vente locaux et sur leur site internet.

  • Mines du Belleric et du Suillet
    Mines du Belleric et du Suillet - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    Mines du Belleric et du Suillet

    Au nord du village, au fond du vallon du Belleric, une mine de plomb et de zinc, propriété de la commune, a été exploitée par des sociétés privées entre 1880 et 1909, principalement entre 1903 et 1907. Elle fut abandonnée en 1911. Jusqu’à 70 ouvriers ont travaillé sur le site. On y observe encore les trous d’entrée de mines, alors que les terrasses sont formées avec des déchets d’extraction. Ces galeries sont anciennes et présentent des dangers. Elles ne sont pas ouvertes au public.

  • Établissement "Le Portail"
    Établissement "Le Portail" - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    Le Portail

    "Le Portail" était l'une des trois portes percées dans les remparts qui entouraient le village, du Moyen Âge jusqu’en 1633. On l’appelait aussi la Porte du Levant. À proximité se trouvait une auberge déjà mentionnée au XVIe s., connue alors sous le nom de "L’Écu de France". Elle changea plusieurs fois de nom au fil des siècles. D’abord propriété de la famille protestante Michel, entre le XVIe et le XVIIIe s., elle appartint ensuite à d’autres familles, majoritairement protestantes, jusqu’aux années 1980.

  • Grand' Rue
    Grand' Rue - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    La Grand' Rue

    Ancien chemin reliant l’Italie à Avignon, très fréquenté entre le XIVe et le XVIIIe s. par les pèlerins, commerçants, banquiers et orfèvres, la Grand' Rue conserve des maisons de notables témoignant d’une richesse passée et plusieurs lieux de pouvoir locaux tels que les maisons des Périssol, seigneurs du Poët, celles des Autard de Bragard, capitaines huguenots, ou encore la maison du Prince, occupée successivement par les Chalon-Arlay entre 1334 et 1530, les Orange-Nassau de 1530 à 1702 et les Conti de 1702 à 1741.

  • Ancien Café Roman
    Ancien Café Roman - ©Jacques Chastel
    Patrimoine et histoire

    Café Roman

    Au XVIe s., cette maison appartenait à Élysée Maigre, figure importante de la communauté protestante locale, représentant une branche des nombreuses familles Maigre. Plusieurs de ses descendants ont émigré en Allemagne, dans la région de la Hesse, à la révocation de l’Édit de Nantes, où ils ont fondé une colonie et un village nommé Kelze. En 1985, lors des manifestations du Tricentenaire de la révocation, une délégation de cette région s’est rendue à Orpierre, sur la terre de leurs ancêtres.

  • Maison des princes d'Orange
    Maison des princes d'Orange - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    Les princes d'Orange

    La principauté d’Orange, longtemps terre d’Empire, est rattachée au royaume de France en 1703. Bertrand Ier des Baux en est le premier prince à la fin du XIIe s. Elle passe à la famille de Chalon en 1393 puis aux Nassau en 1544. Parmi les figures marquantes : Jean de Chalon dit "le Sage" (1190-1267), Guillaume Ier d’Orange-Nassau dit le Taciturne (1533-1584) et Guillaume III, prince d’Orange et roi d’Angleterre (1650-1702).

  • Vestiges des fortifications villageoises
    Vestiges des fortifications villageoises - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    Les vestiges de l’ancienne fortification

    Au XIVe s., les fortifications villageoises avaient été édifiées sous Jean de Chalon Ier, dit "Jean le Sage", puis renforcées dans les années 1560 par Charles Dupuy-Montbrun, dont les troupes occupèrent Orpierre pendant les guerres de Religion. Ces fortifications comprenaient de hautes murailles et trois tours, dont l’une a aujourd’hui disparu. Elles furent démantelées en 1633 sur ordre de Richelieu, qui refusait que les protestants puissent prendre position dans des villes de garnison fortifiées.

  • Oratoire du Gros Doigt
    Oratoire du Gros Doigt - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    Oratoire du Gros Doigt

    Cet oratoire est un ex-voto construit en septembre 1870 en remerciement d’un vœu adressé à la Vierge. Un éboulement de rochers de la falaise du Rochas avait causé des dégâts sur les maisons des quartiers de La Plaine et La Côte. Un des rochers avait traversé le toit d’une maison et était passé au pied du lit d’une enfant de 7 ans, finissant sa course à l’étage inférieur. L’oratoire fut restauré dans les années 2000 par l'association "Les Amis d'Orpierre".

  • Vue depuis le Suillet
    Vue depuis le Suillet - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Point de vue - sommet

    Le Suillet

    Le Suillet (1 323 m) est le point culminant de la chaîne qui sépare la vallée du Céans et le Quiquillon, d’une part, de la vallée de la Blaisance et du rocher de Garde, d’autre part. Il offre une vue panoramique sur la vallée du Céans et les falaises d’Orpierre. Au sud, les sites de Paturle et de Beynaves auraient été des lieux de rendez-vous et de culte pour les protestants d'Orpierre et des environs, pendant la période de la Révocation de l’Édit de Nantes, entre 1685 et 1787.

  • Point de vue
    Point de vue - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Point de vue - sommet

    La Table des bergers

    C’est un belvédère rocheux en forme de table ou de comptoir, d’où l’on peut admirer une vue plongeante sur Trescléoux, la vallée de la Blaisance et le bois de la Garenne, où les protestants de Trescléoux se réunissaient en assemblées au XVIIIe s. Au loin, on aperçoit le village de Serres, qui fut une place de sûreté protestante jusqu’en 1598. Par temps dégagé, les montagnes du massif du Dévoluy se dessinent à l’horizon.

  • Marne
    Marne - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Géologie

    La terre noire des Baronnies

    Les marnes façonnent le paysage en dunes de roche souple aux pentes arides. Témoins de la période du Crétacé inférieur (il y a environ 135 millions d’années), ces marnes du Valanginien sont principalement composées de calcaire, de sable et d’argile, ce qui leur donne un aspect friable une fois sèches. Teintées de gris ou de jaune pâle, elles racontent l’histoire d’un temps où l’océan recouvrait les Baronnies, alors immergées dans une vaste fosse marine : le bassin vocontien.

  • La Blaisance
    La Blaisance - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Eaux et rivières

    La Blaisance

    Cette rivière de 19 km prend sa source dans la commune de Sorbiers, dans les Hautes-Alpes, à 830 m d’altitude. À son origine, elle porte le nom de torrent du Brusquet, avant de devenir la Blaisance à Montjay, la commune voisine. Elle rejoint le Buëch sur la commune de Garde-Colombe. La Blaisance a longtemps fourni une source d’énergie aux trois moulins de Trescléoux, dont les ruines de l’un d’eux sont encore visibles aujourd’hui.

  • Fontaine de Gontard
    Fontaine de Gontard - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    Les fontaines-lavoirs de Trescléoux

    Le village compte six fontaines-lavoirs réparties dans chaque quartier, construites entre le XVIIe et le XIXe s. Certaines servaient à désaltérer les passants, d'autres à distiller la lavande ou encore aux grandes lessives, organisées trois à quatre fois par an et durant plusieurs jours. Chaque été, les habitants de Trescléoux rendent hommage à ces fontaines à l’occasion d’un concours qui récompense la plus joliment décorée.

  • Village de Trescléoux
    Village de Trescléoux - ©Léo Michelet - PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    L'histoire du village de Trescléoux

    Le site de Trescléoux est occupé depuis la Préhistoire, comme en témoignent les haches en pierre du Néolithique retrouvées sur place. Des traces de présence humaine sont également attestées à l’époque protohistorique, durant l’Antiquité et le haut Moyen Âge. En 1075, un prieuré dépendant de l’abbaye Saint-Victor de Marseille y est fondé, et le village prend alors le nom de Trescléoux. Le château seigneurial et l’église sont détruits pendant les guerres de Religion. En 1631, le village est frappé par une épidémie de peste.

  • Trescléoux en contrebas des marnes
    Trescléoux en contrebas des marnes - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Entouré de rochers

    Blotti au pied des falaises, au bord de l’Aiguebelle (la "belle eau" en provençal), Sigottier est un site classé. Ses gorges pittoresques et les grottes de la montagne d’Agnelle auraient accueilli les premiers habitants du territoire. Un menhir renversé surplombe encore le village. Plus loin, on distingue des traces de houille et les vestiges d’une ancienne exploitation de plombagine argentifère, dont les galeries furent fermées vers 1914. Au cœur du village, se dresse un château privé du XVIe s. Aujourd’hui, avec ses parois rocheuses, Sigottier est également un site d’escalade réputé.

  • L'église Sainte-Agathe de Trescléoux
    L'église Sainte-Agathe de Trescléoux - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Un passé protestant

    Niché entre les rochers au cœur de la vallée de la Blaisance, Trescléoux date du XIIe s. Ses ruelles conservées, ses placettes, ses petits lavoirs et fontaines, offrent un charme d’antan typique à ce village. Depuis le XVI s., la vie du village est dominée par une importante présence des protestants.  L'église Sainte‑Agathe et son temple protestant datant de 1842 sont des vestiges d’un prieuré fondé en 1075. La légende dit que l'église du village a été construite au XIIIe s. avec des pierres de l'ancien château.

  • La vallée du Buëch
    La vallée du Buëch - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Point de vue - sommet

    Des crêtes époustouflantes

    Depuis les crêtes d’Aumage et de l’Eyglière, le panorama est exceptionnel. À l’est, en contrebas, s’étendent les vallées du Buëch et de la Blaisance. Au centre de ces crêtes, se dresse le Rocher de Beaumont, culminant à 1546 m, et offrant un point de vue remarquable à 360° sur les massifs alentours : Préalpes de Digne, Dévoluy, Écrins au loin, et même le Mont Ventoux. Depuis le sommet, on profite aussi d’une magnifique vue sur le village de Serres, le Buëch et la Drôme provençale.

  • Au loin, l'antenne du Rocher de Beaumont
    Au loin, l'antenne du Rocher de Beaumont - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Faune

    Une diversité d'espèces

    Le Rocher de Beaumont est un site naturel remarquable, où se côtoient de nombreuses espèces animales et végétales. Plusieurs oiseaux y nichent, notamment des rapaces protégés comme l’Aigle royal (Aquila chrysaetos), le Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus) ou encore le Pic noir (Dryocopus martius). Côté flore, le site abrite deux espèces végétales rares et déterminantes : la Dauphinelle fendue (Delphinium fissum), une renonculacée des rocailles protégée en Provence-Alpes-Côte d’Azur, et le Cynoglosse de Dioscoride (Cynoglossum dioscoridis).

  • L'intérieur de la chapelle
    L'intérieur de la chapelle - ©Marie Lombard
    Patrimoine et histoire

    Au cœur du Rocher

    La chapelle des Pénitents, blottie à flanc de roche, orne le centre du village de Montclus. Édifiée en 1746 à l’initiative du curé prieur du village, cet édifice était destiné à la confrérie des Pénitents blancs, aujourd’hui disparue. La sobre façade est surmontée d’un clocher-mur. Cette architecture abrite de très beaux décors peints à l'intérieur. Grâce au chantier de rénovation entrepris en 1991, des vestiges de fresques sont apparus sous les peintures plus récentes. Les motifs ont été reconstitués le plus fidèlement possible.

  • L'église du village
    L'église du village - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Montclus, un village marqué par la Libération

    Au moment de la Libération de la Provence, les maquisards se soulèvent dans toute la région. Les 19 et 20 juin 1944, de violents combats opposent une colonne motorisée de 300 officiers et soldats de la Wehrmacht, sous les ordres de S.S. de la Gestapo, à 80 résistants du maquis Morvan. Après de lourdes pertes humaines et matérielles, les Allemands reprennent le combat le 20 juin et parviennent à s’infiltrer dans le dispositif défendu par les F.F.I. Ces derniers se replient sur Rosans. Le lendemain, en représailles, les S.S. incendient le village de Montclus.

  • Sigottier entouré par les rochers
    Sigottier entouré par les rochers - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Entouré de rochers

    Blotti dans le creux des falaises, au bord de l’Aiguebelle ("belle eau" en provençal), Sigottier est un site classé. Ses gorges pittoresques et les grottes de la montagne d’Agnelle auraient abrité les premiers habitants du territoire. On y trouve un menhir renversé, visible au-dessus du village. Plus loin, on peut apercevoir des traces de houille et les vestiges d’une ancienne exploitation de plombagine argentifère, dont les galeries furent fermées vers 1914. Au centre du village se dresse un château privé datant du XVIe s. Avec ses falaises, Sigottier est également un site d’escalade réputé.

  • Plis dans les roches au-dessus de Sigottier
    Plis dans les roches au-dessus de Sigottier - ©Pauline Amberg - PNR Baronnies Provençales
    Géologie

    Une géologie particulière

    Les Alpes provençales sont marquées par une forte tectonique, notamment des plis et des failles, visibles dans le paysage. On peut observer de nombreuses roches aux plis singuliers. Ce sont des strates de roches sédimentaires déformées en plis. Ces plis sont dus aux forces tectoniques exercées lors de la formation des Alpes. La collision horizontale des plaques tectoniques a comprimé des couches de sédiments, initialement à plat au fond des mers, créant des plis et des failles.

  • Le Pic Noir et ses petits
    Le Pic Noir et ses petits - Edouard Perez
    Faune

    Le forgeron des forêt

    Le Pic noir (Dryocopus martius), est le plus grand oiseau de la famille des Picidés européen. Il se distingue des autres Pics par sa calotte rouge au-dessus de sa tête, et son pelage noir. Il privilégie les boisements de hêtres pour creuser ses cavités mais c'est aussi un grand amateur d'insectes, en particulier de fourmis. Lorsqu'il tambourine avec son bec, c'est avant tout pour avertir de la présence de possibles concurrents mâles et garder son territoire.

  • Hêtraie
    Hêtraie - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Flore

    Une forêt humide

    Une hêtraie est une forêt de hêtres (Fagus sylvatica), une essence des environnements frais et humides mais qui est sensible au réchauffement climatique. On la trouve surtout en moyenne montagne, dans des vallons creusés par des rivières ou sur des versants ombragés.  Au printemps, l'apparition du feuillage des arbres, elle abrite une grande variété de plantes précoces. C'est aussi un espace privilégié pour de nombreuses espèces comme le Pic noir (Dryocopus martius), la Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus) et des chauves-souris qui y trouvent refuge dans ses cavités.

  • Vue sur la Barre des Écrins en arrière plan
    Vue sur la Barre des Écrins en arrière plan - ©Léo MICHELET - PNR Baronnies provençales
    Point de vue - sommet

    Les sommets des Baronnies provençales

    Du Col d'Arron, on aperçoit  juste en amont, le Duffre, point culminant du Parc naturel des Baronnies Provençales, perché à 1760 m d’altitude. Il offre une vue incroyable à 360° sur des montagnes emblématiques. Au nord, le Pic de la Meije (3982 m), la Barre des Écrins (4102 m). Au sud, la montagne de Chamouse (1531 m), le Mont Ventoux (1910 m) et la montagne de Bluye (1051 m). Le Duffre est à la fois la limite entre les départements de la Drôme et des Hautes-Alpes, et la limite entre 3 bassins versants : l'Eygues, le Buëch et la Drôme.

  • Panorama depuis le point de vue
    Panorama depuis le point de vue - Léo MICHELET - PNR Baronnies provençales
    Point de vue - sommet

    Au centre du Serrois - Rosanais

    Ce petit point de vue se situe à la sortie de la forêt de résineux, après à peine de 2 km de marche. Il offre une vue dégagée sur toutes les montagnes du nord des Baronnies provençales. On aperçoit notamment à l’est la montagne de Raton (1473 m), dans son prolongement le Fourchat (1571 m) et la montagne de Maraysse (1567 m). En cas de temps totalement dégagé, le Mont-Ventoux (1910 m) peut pointer son nez derrière la montagne de Geine (1261 m).

  • Lin souffré
    Lin souffré - Léo MICHELET - PNR Baronnies provençales
    Flore

    Lin à feuilles de Salsola

    Son nom latin est Linum appressum. On retrouve cette espèce principalement dans les pays bordant la Méditerranée. En France, elle se situe sur les pelouses calcaires arides des Alpes du Sud et dans une partie du Sud-Ouest et des Pyrénées. Elle peut mesurer entre 5 cm et 40 cm, et ses fleurs blanches rayées de rouge, émergent entre mai et juillet. Parmi ses propriétés médicinales, elle est excellente pour les inflammations des voies respiratoires.

  • Le Pouillot Véloce
    Le Pouillot Véloce - Edouard Perez
    Faune

    Le chanteur des haies

    Le Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) est un tout petit oiseau d'environ 10 cm de long et pesant moins de 10 g. Il fréquente principalement les forêt denses ou les boisement humides, où son plumage brun-verdâtre lui permet de se camoufler dans la végétation. Bien qu'il soit discret et difficile à repérer, il est facilement identifiable à son cri caractéristique, un "huit" interrogatif qu'il émet régulièrement.

  • Point de vue sur Montmorin
    Point de vue sur Montmorin - ©PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    Montmorin, village pittoresque

    Le village de Montmorin, pittoresque avec son château, sa tour de l’horloge et son église, invite à la découverte. Un peu à l'écart, la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix et les vieilles ruelles ombragées ajoutent au charme du lieu. Montmorin est aussi le village natal des ancêtres de Jean Moulin, héros de la Résistance. Son arrière-grand-père, Pierre Moulin, y était tisserand. Aujourd'hui, il ne reste de la maison familiale que quelques pierres dans une ruelle du village.

  • La rivière de l'Oule
    La rivière de l'Oule - PNRBP
    Eaux et rivières

    Les Secrets de l'Oule

    L'Oule désigne aussi bien la rivière que la montagne , sur laquelle celle-ci  prend sa source. Elle est aménagée avec des digues et des canaux. Cela n'empêche pas la présence du Castor d'Europe (Castor fiber Linnaeus). Depuis un peu plus d'une trentaine d'années, cette espèce protégée a recolonisé progressivement et discrètement l'ensemble des rivières et des bassins versants de l'Eygues, l'Oule et l'Ouvèze.  Sa présence est aisément détectable grâce aux indices qu'il laisse derrière lui (branches taillées en crayon, barrages).

  • Champs de noyers en automne
    Champs de noyers en automne - ©Anne-Lore Mesnage
    Produits du terroir

    Les noix de la vallée de l'Oule

    La noix est le fruit emblématique de la vallée de l'Oule. Fruit traditionnel de ce territoire authentique, c'est un produit d'exception au goût raffiné, que les nuciculteurs haut-alpins s'attachent à préserver. Il y a toujours eu des noyers en abondance dans cette vallée, les nombreux arbres centenaires en témoignent. En effet la vallée, baignée de lumière et de chaleur avec un climat humide reste un territoire privilégié pour cette essence. 

  • Vue sur le Risou
    Vue sur le Risou - ©Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Point de vue - sommet

    La Montagne du Risou en vue

    Le Risou (1182 m), remarquable au cœur de la vallée, se dresse comme le dernier vestige de la couche calcaire du Turonien qui autrefois recouvrait le bassin du Rosanais. Cette montagne est un exemple de "butte témoin" en géologie. La roche compacte de son sommet protège les couches inférieures de ses pentes, constituées de marnes de Cénomanien, beaucoup plus vulnérables à l'érosion. Ce relief abrupt, avec son mur rocheux visible au sommet se distingue nettement du paysage environnant. Autrefois habité, il possédait un château en 1023.

  • Le Pic Noir
    Le Pic Noir - ©Edouard Perez
    Faune

    Le Pic Noir

    Le Pic noir (Dryocopus martius) mesure environ 45 cm, avec un plumage noir et une calotte rouge chez le mâle, noire chez la femelle. Cette espèce vit dans des forêts denses de feuillus et de conifères, souvent dans les forêts anciennes avec de grands arbres et des cavités pour nicher.  Il utilise son bec robuste pour percer l'écorce des arbres et atteindre les larves d'insectes. Il s'en sert également pour communiquer, marquer son territoire et attirer un partenaire par un bruit de tambourinement.

  • Forêt de l'Eygues
    Forêt de l'Eygues - ©Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Flore

    Une forêt bien gardée

    La forêt domaniale de l'Eygues s'étend sur 20 km2 et son territoire à l'est se situe principalement dans le Rosanais. Elle bénéficie d'un statu de Zone Naturellesd’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF), qui souligne son intérêt écologique. On y retrouve l'Inul variable (Inula bifrons), espèce protégée nationalement ; le Sérin à feuilles de silaus (Katapsuxis silaifolia), seule espèce remarquable du site mais également des Tetras lyre (Lyrurus tetrix).

  • Le Vallon de l'Estang
    Le Vallon de l'Estang - ©PNR Baronnies provençales
    Eaux et rivières

    De l'eau dans le vallon de l'Estang ?

    Aux abords du vallon de l’Estang, on retrouve quantité de noms de lieux qui sont liés à l’eau. « L’estang » laisse deviner la présence d’un étang peut être aménagé mais depuis longtemps asséché. La « font du Roure » rappelle qu’en provençal « font » signifie « source » et non fontaine. Quant au « roure », il s’agit d’un chêne. Le « grand Raille » est le cours d’eau en fond de vallon, alors que les « Esserennes » désigneraient un lieu éloigné (ici du village) où il y aurait de l’eau.

  • L'abbaye Notre-Dame de Miséricorde
    L'abbaye Notre-Dame de Miséricorde - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Une abbaye inspirante

    L'Abbaye Notre-Dame de Miséricorde est une fondation de l’abbaye bénédictine Notre-Dame de Fidélité à Jouques en Provence, elle-même issue de l’abbaye Saint-Louis du Temple à Limon, née du monastère de Bénédictines du Saint-Sacrement à Paris. En 1991, six moniales s'installent dans les bâtiments d’une ferme, elles sont aujourd'hui 27. Dès 1992, lors de la construction du monastère et de l'église, un élan de soutien de proches du monastère et d'inconnus se met en place. Cette générosité continue de financer les aménagements et de nouveaux projets, comme un atelier pour leurs productions agricoles.

  • L'Alouette des Champs
    L'Alouette des Champs - Edouard Perez
    Faune

    La chanteuse des près

    L’Alouette des champs (Alauda arvensis), petit oiseau discret, chante en plein vol pour marquer son territoire. Présente dans les prairies et cultures, elle apprécie les espaces ouverts comme ceux entre Verclause et Rosans. Son chant mélodieux accompagne les paysages agricoles. Mais cette espèce décline, victime de l’intensification agricole. Préserver ces milieux, c’est aussi protéger sa voix dans nos campagnes.

  • Marne de Sainte-Jaume à proximité de Verclause
    Marne de Sainte-Jaume à proximité de Verclause - F.TOURNIER
    Géologie

    La Mémoire du Jurassique

    Ces reliefs sombres et ravinés sont des marnes, appelées aussi "Terres Noires". Ce sont d’anciens dépôts sédimentaires marins, accumulés il y a environ 170 millions d’années, au fond de l’océan qui recouvrait le sud-est de la France au Jurassique moyen. Principalement composées d’argile et de calcaire, elles forment des sols très sensibles à l'érosion, se gorgeant d'eau lors des intempéries et provoquant glissements et creusements de terrain.

  • Eglise du vieux village de Verclause
    Eglise du vieux village de Verclause - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Le Vieux Village de Verclause

    Ce vieux village avec son rempart, son donjon, et surtout le clocher de l’église Sainte-Madeleine, était déjà mentionnée au XIIIe siècle. Verclause comptait une vingtaine de foyers en 1458. Situé sur un emplacement dominant, il avait une position défensive et était à l'abri des débordements de la rivière de l'Eygues. Son point faible restait l’eau, qu’il fallait remonter depuis la source. Lorsque celle-ci se tarit, le village migra plus bas, en partie à cause de l’aménagement de la route impériale 94, favorisant le transport et le commerce.

  • Déplacement du troupeau dans des grands espaces
    Déplacement du troupeau dans des grands espaces - Anne-Lore Mesnage
    Elevage et pastoralisme

    De grands espaces propice au pastoralisme

    Le col de Staton, c'est la porte d'entrée des grands espaces ! Le pastoralisme est encore largement pratiqué sur le territoire des Baronnies. De nombreux indices montrent que moutons et chèvres paissent régulièrement sur les flancs de la montagne, au milieu des pelouses d'altitude. Un Groupement Pastoral a d'ailleurs été créé à Staton, permettant aux éleveurs de valoriser collectivement leurs surfaces pastorales et préserver l'élevage, historique dans les Baronnies.

  • Les crêtes de la Montagne de Raton
    Les crêtes de la Montagne de Raton - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Point de vue - sommet

    Une montagne singulière

    La montagne de Raton offre un panorama à 360° depuis sa crête.  C'est l'un des massifs orientés est-ouest dans les Baronnies, séparant le Rosanais de la vallée de l’Oule. Son profil typique du Tithonique (fin du Jurassique) présente une falaise de calcaire gris clair, terrain de jeu des chamois. Ce relief escarpé, mêlant rochers et pelouses d’altitude, est idéal pour observer ces animaux agiles. Actifs surtout le matin, ils se confondent avec le décor, mais avec un peu de patience, il est possible d'en apercevoir depuis le sentier.

  • Ruines de l'ancien village de Clermont
    Ruines de l'ancien village de Clermont - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Les ruines d'un autre temps

    Les ruines de l'ancien village de Clermont était certainement habité vers le XVe siècle. En 1851, environ 50 personnes résidaient dans ce secteur. Lorsque l'Etat acquit les terres de ces montagnes, il les acheta d'abord aux personnes âgées ou qui habitaient loin. Les autres propriétaires de Clermont vendirent ensuite rapidement : c'était l'occasion de s'installer sur des terres moins difficiles. L'école de Clermont ferma donc subitement en 1910 : elle comptait alors une vingtaine d'enfants. Autrefois, l'itinéraire entre Verclause et Rémuzat passait par ce chemin, maintenant consacré à la randonnée !

  • Le Rocher du Caire surplombant Rémuzat
    Le Rocher du Caire surplombant Rémuzat - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Le vieux village

    La première mention de Rémuzat, "Castrum Remusaco", remonte à 1270. Au XIVe siècle, deux villages coexistaient : l’un en aval et l'autre perché sur la rive gauche de l’Oule, nommé "Campus Caritatis", au pied du Rocher du Caire. Menacé par les éboulements et sans sources d'eau, ce dernier fut abandonné au profit de celui situé sur la rive opposée. Seuls subsistent la chapelle Saint-Michel et un pan de rempart. En 1720, les ruines ont servi de lieu de quarantaine lors de la peste.

  • Le Vautour Moine
    Le Vautour Moine - Edouard Perez
    Faune

    La terre de Vautours

    Devant vous se dresse le Rocher du Caire, une falaise exposée à l’Est, rapidement réchauffée par le soleil matinal. Ce site a permis la réintroduction du Vautour fauve (Gyps fulvus) dès 1996, puis celle du Vautour moine (Aegypius monachus). Le percnoptère (Neophron percnopterus), plus rare, est revenu naturellement. Ces charognards limitent la propagation des maladies en nettoyant la nature. Chacun a son rôle : le fauve arrive en premier, le moine s’attaque aux parties dures, le percnoptère glane les restes, et le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus) avale les os. Les Baronnies sont un des sites mondiaux les plus complets en matière de grands rapaces.

  • Bruant ortolan (Emberiza hortulana)
    Bruant ortolan (Emberiza hortulana) - Edouard Perez
    Faune

    Un site préservé

    Le site Natura 2000 des "Baronnies et gorges de l'Eygues" est reconnu au niveau européen pour sa remarquable diversité d'oiseaux : Bruant ortolan (Emberiza hortulana) dans les petites parcelles agricoles, Fauvette pitchou (Sylvia undata) dans les pelouses sèches parsemées d'arbustes, Alouette lulu (Lullula arborea) sur les pelouses de crête. Sans oublier les Vautours ! Ce site, d'un intérêt exceptionnel pour toutes ces espèces bénéficie de  pratiques favorables à la biodiversité soutenues par Natura 2000, afin de préserver le patrimoine naturel.

  • L'arche de la Petite Chaume
    L'arche de la Petite Chaume - PNR Baronnies Provençales
    Elevage et pastoralisme

    La ferme de la petite Chaume

    Ces ruines sont les derniers restes visibles de plusieurs fermes de ce versant de Buègue, progressivement abandonnées depuis la fin du XIXe s. Le bâtiment, en forme de L, encadre une courette délimitée par un mur au sud. Il rassemblait, au rez-de-chaussée, plusieurs espaces dévolus aux bêtes : bergerie pour les chèvres et les brebis, écurie pour les chevaux, « pourcieu » pour les cochons. A l’étage une partie était réservée à l’habitation alors que l’autre était consacrée à remiser les foins.

  • La montagne d'Angèle surplombant les vallées environnantes
    La montagne d'Angèle surplombant les vallées environnantes - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Point de vue - sommet

    Un panorama à couper le souffle

    S'élever sur la Montagne d'Angèle pour découvrir un panorama hors normes sur toute la région des Alpes au Nord au Dévoluy à l'Est en passant par le Mont Ventoux au Sud et les monts Ardèches à l'Ouest. Massif emblématique des Baronnies provençales, son sommet appelé Merlu culmine à 1606 m d'altitude et borde toute la vallée de l'Eygues. Ce vaste espace est idéal au pâturage ovin, contribuant ainsi à maintenir ce paysage ouvert.

  • La vallée de l'Eygues
    La vallée de l'Eygues - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Flore

    Un ENS ?

    Villeperdrix, avec le soutien du département de la Drôme, a créé un Espace Naturel Sensible (ENS) de près de 600 ha pour protéger ce site remarquable. C'est un espace protégé afin de préserver la biodiversité, les paysages et le patrimoine naturel de cet espace. Les montagnes d’Angèle et de Buègue offrent des paysages uniques façonnés par les activités humaines, où pâturage, coupe de bois et culture de lavande ont marqué le territoire. Ce classement de protection repose sur la richesse écologique, l’intérêt paysager mais aussi la fragilité du site.

  • Villeperdrix
    Villeperdrix - F.TOURNIER
    Patrimoine et histoire

    Villeperdrix, au pied d'Angèle

    Légèrement à l'écart des gorges de l'Eygues, blotti au pied de la face sud de la montagne d'Angèle (1606 m), le village de Villeperdrix bénéficie d'un ensoleillement favorable et d'un terroir ouvert mais sec. Les habitants ont pu y cultiver des parcelles plus planes, en complément des secteurs de terrassses de cultures dans les pentes qui dominent les gorges. On y trouve les restes d'un chateau et de fortifications villageoises, une église remaniée au cours des siècles et quelques rues typiques.

  • Gypaète barbu
    Gypaète barbu - Vautours en Baronnies
    Faune

    Les vautours à Villeperdrix

    Si le Vautour fauve (Gyps fulvus) a été réintroduit en 1996 dans les falaises de Saint-May et Rémuzat, la colonie a depuis prospéré et s'est étendue à l'ensemble des gorges de l'Eygues et au delà dans le massif. Mais les falaises de Villeperdrix sont, elles aussi, un lieu privilégié de l'histoire des vautours dans les Baronnies provençales. En effet, c'est ici qu'une autre espèce de vautours a été réintroduite, plus rare encore : le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus). Grâce à un programme européen, 16 jeunes y ont pris leur envol depuis 2016.

  • Culture d'oliviers en terrasses
    Culture d'oliviers en terrasses - Pnr Baronnies provençales
    Savoir-faire

    La culture des oliviers dans la pente

    Dans ces pentes abruptes et entrecoupées de barres rocheuses, la culture des oliviers est étroitement liée à la terrasse en pierre sèche. Mais plus qu'un simple mur, c'est un barrage dressé contre l'érosion et la fatalité de la pente. Ancrée dans la roche parfois taillée exprès, elle retient la terre, dans une certaine mesure l'eau et favorise le dépôt et la création d'un sol mince, mais riche. En hiver, cet écrin de pierre a su préserver certains oliviers centenaires des pires gelées.

  • L'ancien village de Sahune
    L'ancien village de Sahune - Manon SAPHORE - PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    Le vieux village de Sahune

    Le village de Sahune, aujourd'hui situé le long de l'Eygues, est dominé par les ruines du vieux village et du château, abandonnés à la fin des années 1930. Il a compté jusqu'à 800 habitants et rassemblait au XIXe s. plus de 75 cordonniers. Le manque d'eau, l'ensoleillement trop faible, l'éloignement de la route actuelle, terminée vers 1840, expliquent le déplacement des activités principales (économiques, artisanales et administratives) vers le nouveau village.

  • Le rocher du Bramard
    Le rocher du Bramard - Manon SAPHORE - PNR Baronnies provençales
    Point de vue - sommet

    Le rocher du Bramard

    Le Bramard (ou Bramant) est un rocher emblématique, veillant du haut de ses 936 mètres, sur le village de Sahune. Ce rocher caractéristique est aisément reconnaissable par son allure anthropomorphe. Cette singularité est quelquefois discutée : si certaines personnes y voient le profil d'un vieux sage barbu, d'autres y voient celui d'un sphinx ou encore, pour les plus immaginatifs, la tête d'un gorille. À vous de choisir !

  • Cadastre napoléonien
    Cadastre napoléonien - Archives départementales de la Drôme
    Patrimoine et histoire

    Le Devès

    Les noms de lieu "Devès" ou "Deffens" indiquent que, dans les quartiers appelés ainsi, le paturage des bêtes et le ramassage du bois étaient réglementés et généralement interdits du printemps à l'automne. Ces interdictions existent depuis le Moyen Âge au moins. À Sahune, il s'agissait en controlant ces usages, d'éviter une érosion excessive des secteurs de marnes grises situés au dessus des oliveraies, et en contrebas de la crête.

  • Oliveraies
    Oliveraies - Manon SAPHORE - PNR Baronnies provençales
    Produits du terroir

    L'or noir des Baronnies

    Les oliveraies des Baronnies constituent une véritable économie, réparties autour de deux pôles principaux : Nyons et Buis-les-Baronnies. Implantée depuis plus de 2000 ans, cette culture prend une place importante dans l'activité locale dès le Moyen-Âge. La variété Tanche, résistante au gel, est dominante dans les oliveraies. Dès 1960, des démarches sont engagées pour faire reconnaitre l'huile d'olive et l'Olive Noire de Nyons comme des produits d'excellence, avant d'être labellisée AOP (d'Appellation d'Origine Protégée) en 1994.

  • L'ancien village de Sahune
    L'ancien village de Sahune - Manon SAPHORE - PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    Le vieux village

    Le village de Sahune, aujourd'hui situé le long de l'Eygues, est dominé par les ruines du vieux village et du château, abandonnés à la fin des années 1930. Il a compté jusqu'à 800 habitants et rassemblait au XIXe s. plus de 75 cordonniers. Le manque d'eau, l'ensoleillement trop faible, l'éloignement de la route actuelle, terminée vers 1840, expliquent le déplacement des activités principales (économiques, artisanales et administratives) vers le nouveau village.

  • Village de Arpavon
    Village de Arpavon - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Un village médiéval fortifié

    Arpavon est un village médiéval fortifié, perché dans un but défensif. C'est un fief des barons de Mévouillon, qui a ensuite appartenu aux Dauphins au XIVème siècle. L’origine du village se situerait à l’époque féodale. Bâti en amphithéâtre au sommet du coteau et jadis ceint de murailles, le village était dominé par un château encore existant en 1518, mais détruit pendant les guerres civiles. Le village actuel offre de beaux points de vue sur les montagnes aux alentours.

  • Chênaie
    Chênaie - PNR Baronnies provençales
    Flore

    Le roi de la forêt

    Le chêne est considéré comme le roi des arbres. Majestueux, il est symbole de puissance et de pérennité. Il est reconnaissable par ses feuilles dentées et ses fruits, les glands. Appréciés par les animaux de la forêt, ses fruits peuvent également être consommés par les humains, après extraction des tanins toxiques. Cet arbre a également des vertus thérapeutiques afin de soigner les problèmes digestifs ainsi que la diarrhée.
  • Eglise Notre-Dame-de-Beauvert, Sainte-Jalle
    Eglise Notre-Dame-de-Beauvert, Sainte-Jalle - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Quand les pierres témoignent d'un siècle

    Le village est implanté sur un éperon au confluent des rivières du Rieu Frais et de l'Ennuyé qu'il contrôlait par l'intermédiaire d'une place forte. Un peu à l'écart du village, se dresse l'église Notre-Dame-de-Beauvert datant de la seconde moitié du XIIe siècle. Elle a été édifiée à l'emplacement d'un édifice des Ve/VIe siècles qui aurait abrité en son sein la sépulture de Sainte Galle (devenue Jalle). A l'extérieur, le portail sculpté s'inspire des décors antiquisants de la Vallée du Rhône.

  • Ruisseau de l'Ennuyé, Sainte-Jalle
    Ruisseau de l'Ennuyé, Sainte-Jalle - Hugo COLIN - PNR Baronnies provençales
    Eaux et rivières

    L'eau vive de la vallée

    Faisant référence étymologiquement aux "Nuées", nuages vaporeux régulièrement présents dans la vallée, l'Ennuyé est une rivière prenant sa source à Saint-Sauveur-Gouvernet. Mesurant 20 km de long, elle circule le long de la vallée avant de se jeter dans l'Eygues. Ruisseau insignifiant à première vue, ce court d'eau bordé par les crêtes de Linceuil et de Montlaud peut se gonfler brusquement lors de fortes intempéries. En effet, Sainte-Jalle est inondée le 22 septembre 1992 avec plus d'un mètre de hauteur.
  • Marnes
    Marnes - PNR Baronnies provençales
    Géologie

    Relief encaissé

    Façonnant le paysage des Baronnies provençales, les marnes résultent de l'érosion de roches sédimentaires. Émergeant il y a 185 millions d'années de l'Océan "Téthys", recouvrant l'ensemble de ce territoire, elles se composent de carbonates et de minéraux argileux. Résistantes à l'abri de l'air, elles permettent une conservation importante de fossiles. Virant du bleu au gris, leurs couleurs varient en fonction de la teneur en sédiments.
  • Village de Rochebrune
    Village de Rochebrune - Robin PAYA - CCBDP
    Patrimoine et histoire

    Un hameau suspendu

    Depuis son îlot rocheux, Rochebrune domine la vallée redescendant vers Sainte-Jalle. Son vestige principal rappelle la présence d'un ancien château fort. L'enceinte de celui-ci abrite actuellement le cimetière à la sortie du bourg. Ce village, authentique avec ses murets en pierre sèche possède également un trésor inestimable, l'église Saint-Michel et son clocher datant respectivement du XIIe s. et du XVe s. L'intérieur de l'édifice est marqué par une décoration "Belle Époque" avec de remarquables statues et peintures murales.
  • L'aphyllante de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis)
    L'aphyllante de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis) - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Flore

    La fleur des rocailles

    L'Astragale de Montpellier (Astragalus monspessulanus) est une plante vivace aux fleurs violacées, de 10 à 25 cm de hauteur, protégée au niveau national. Elle fleurit d’avril à juin et se développe dans des milieux secs et ensoleillés, comme les pelouses rocailleuses, les pinèdes ou le gravier. On la retrouve principalement dans le quart sud-est de la France. Elle est abondante dans la partie sud de la Drôme, où le climat méditerranéen prédomine.

  • Vue depuis les crêtes au col de Lincueil
    Vue depuis les crêtes au col de Lincueil - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Un lieu de Résistance

    Le col de Linceuil se trouve en contrebas de la Montagne de Baume Noire où se trouve la grotte du Maquis, premier camp de maquisards FTPF né le 12 mars 1943. Huit jeunes résistants y ont passé quelques jours en fin d'hiver 1943. Les conditions de vie y étant difficiles, et suite à une attaque, le groupe a migré plus au nord, rénovant une ancienne bergerie, encore visible aujourd'hui, portant le nom de "la Fournache", à proximité du Col de Linceuil. Près de 50 réfractaires y ont vécu pendant 4 mois, avant d'être dénoncés et que la ferme soit prise d'assaut par les troupes italiennes en août 1943. 

  • En contrebas de la montagne de Baume Noire
    En contrebas de la montagne de Baume Noire - Pauline Amberg - PNR des Baronnies Provençales
    Patrimoine et histoire

    Un lieu chargé d'histoire

    Lors de la Seconde Guerre mondiale, l’avance allemande s’arrête fin juin 1940 sur le tiers nord de la Drôme. Elle devient une zone libre jusqu’à son occupation par les troupes allemandes et italiennes à la fin 1942. L’administration italienne perdure jusqu’à sa capitulation et les Allemands prennent le contrôle par la suite. Dès le début du combat, des réfugiés du nord et de l'est, dont de nombreux intellectuels, trouvent refuge et soutiennent la Résistance : ils organisent des réseaux et produisent des tracts et journaux clandestins.

  • Parapente au dessus de la vallée
    Parapente au dessus de la vallée - PNRBP
    Point de vue - sommet

    En vol sur les Baronnies

    La Montagne de Baume Noire et le col de Milmandre offrent un cadre remarquable pour l’escalade et le parapente. Leur relief sculpté et l’aérologie favorable des Baronnies en font un site prisé des sportifs. Depuis ces hauteurs, la vallée de l’Ouvèze s’ouvre dans toute sa splendeur. Ce secteur, autrefois lieu de nidification de plusieurs espèces de vautours, a fait l’objet de concertations entre parapentistes et naturalistes. Le Parc naturel régional des Baronnies provençales a joué un rôle clé pour une cohabitation harmonieuse entre activités de pleine nature et préservation de la biodiversité.

  • Convent des dominicains de Buis-les-Baronnies
    Convent des dominicains de Buis-les-Baronnies - ©PNR Baronnies provençales
    Patrimoine et histoire

    Constructions et reconstructions

    La place des Arcades à Buis-les-Baronnies était, au XIVe s., un lieu central pour les échanges et le marché. C’est à cette époque qu’a été fondé le couvent des Dominicains, reconstruit au XVIe s. en plein cœur de la ville. En 1776, une digue imposante est érigée pour protéger la ville des crues parfois dévastatrices de l’Ouvèze. Depuis le XIIIe s., un canal alimente plusieurs moulins à blé et à huile, puis, à partir du XVIIIe s., des filatures et moulinages de soie s’y installent.


Description

Partant de Buis-les-Baronnies, capitale du tilleul, l’itinéraire s’élance vers le sud, en direction du rocher de Sabouillon et de la Montagne de la Nible, jusqu’à Brantes, tout proche du Mont Ventoux. Il poursuit ensuite plein est vers Savoillan, avant de remonter vers le nord par les crêtes sauvages de la Montagne de la Bohémienne et de la Montagne des Tunes.
Le parcours traverse les villages perchés du Poët-en-Percip et de Saint-Auban-sur-l’Ouvèze, nichés dans la haute vallée du même nom. Cap ensuite à l’est, par le Serre de Rioms et la Montagne de Bouvrège, jusqu’à Izon-la-Bruisse, dominé par le Rocher du Village.
On atteint ensuite le Col Saint-Jean, puis les crêtes de la Montagne de Chabre, qui offrent de vastes panoramas sur la vallée du Buëch et les Écrins. Le sentier rejoint ensuite le Col Saint-Ange, avant de remonter vers le nord en passant par Orpierre, Le Suillet et le Col de Garde, jusqu’à Trescléoux.
L’itinéraire continue vers Montclus par le Rocher de Beaumont, les crêtes de l’Eyglière et le Col de Saumane, puis longe le Rocher de Jardanne, au-dessus de Serres. Après Sigottier, le tracé repart à l’ouest en direction de Montmorin dans la vallée de l’Oule, en suivant les pentes du Duffre, jusqu’à Rosans, par le Col des Pins et la Montagne de l’Archier.
Il se poursuit vers l’ouest en direction de Verclause et Rémuzat, par le Col de Staton, en contrebas de la Montagne des Gravières. Il atteint ensuite Villeperdrix, puis Sahune, en traversant la Montagne d’Angèle et celle du Marcel. Enfin, il descend vers Sainte-Jalle, puis Arpavon dans la vallée de l’Ennuyé, avant de rejoindre Buis-les-Baronnies par Rochebrune et les cols de Linceuil et de Milmandre.
VARIANTES >> Il est possible d'effectuer uniquement le tour drômois ou haut-alpin :


Itinéraire du réseau de randonnée géré conjointement par la FFRandonnée Drôme et Hautes-Alpes, en partenariat avec le Parc naturel régional des Baronnies provençales. Le balisage est assuré par les bénévoles des clubs locaux affiliés à la FFRandonnée.

  • Départ : Place du Marché, Buis-les-Baronnies
  • Arrivée : Place du Marché, Buis-les-Baronnies
  • Communes traversées : Buis-les-Baronnies, La Roche-sur-le-Buis, Eygaliers, Plaisians, Brantes, Savoillan, Reilhanette, Montbrun-les-Bains, Aulan, Le Poët-en-Percip, La Rochette-du-Buis, Saint-Auban-sur-l'Ouvèze, Rioms, Montauban-sur-l'Ouvèze, Mévouillon, Vers-sur-Méouge, Izon-la-Bruisse, Sainte-Colombe, Ballons, Barret-sur-Méouge, Orpierre, Trescléoux, Garde-Colombe, Lagrand, Chanousse, Méreuil, Montclus, Serres, Sigottier, L'Épine, Valdoule, Montmorin, Moydans, Rosans, Verclause, Rémuzat, Cornillon-sur-l'Oule, Villeperdrix, Chaudebonne, Eyroles, Sahune, Arpavon, Le Poët-Sigillat, Sainte-Jalle, Rochebrune et Beauvoisin

Météo


Profil altimétrique


Recommandations

  • TRANQUILLITÉ DES LIEUX : je respecte le calme du lieu où je me promène. J'évite de crier ou d'utiliser des appareils sonores (radio, enceinte…), par respect pour les autres usagers et pour la faune, particulièrement vulnérable en période de reproduction ou d’hivernage.
  • PLANTES SAUVAGES : je m’abstiens de cueillir les fleurs et les plantes rencontrées sur le chemin. Certaines sont protégées, et toutes participent à la richesse de la biodiversité locale.
  • PROPRIÉTÉS PRIVÉES : je reste sur le bon tracé, ne cueille rien (lavande, fruits, etc.), ne pénètre pas dans les cultures et fais preuve de courtoisie envers les habitants et les agriculteurs.
  • COURS D’EAU : j’évite de randonner dans le lit des rivières. Le piétinement perturbe les espèces aquatiques comme les poissons, libellules ou crustacés. Je privilégie les berges pour préserver leur habitat.
  • PÉRIODE ESTIVALE : une partie de l’itinéraire est exposée au soleil. En été, je prévois une quantité suffisante d’eau, un chapeau, de la crème solaire et je privilégie un départ matinal pour éviter les fortes chaleurs.
  • ZONE PASTORALE : en présence de chiens de protection venus à ma rencontre, je ne les caresse pas ni ne les menace. Je m'arrête, puis j'attends patiemment la fin du ''contrôle'' avant de reprendre calmement mon chemin en contournant le plus possible le troupeau. De préférence, ne pas emmener son chien et, sinon, bien le tenir en laisse. Pour mémoire, consulter les bons réflexes à adopter face aux chiens de protection et regarder la vidéo sur les chiens des moutons.
  • RISQUE INCENDIE : le feu est l’ennemi de la forêt… et du randonneur ! Je ne fume pas en forêt et n'y allume pas de feu, d'autant que quelle que soit la saison, c'est interdit ! Et en période estivale, avant de partir en balade, je me renseigne sur les conditions et réglementations d’accès aux massifs forestiers.

Lieux de renseignement

Maison du Parc naturel régional des Baronnies provençales

575 Route de Nyons – La plaine du Pont, 26510 Sahune

http://www.baronnies-provencales.fr/smbp@baronnies-provencales.fr+33 (0)4 75 26 79 05

Les locaux du Parc naturel régional des Baronnies provençales sont ouverts au public.

LA MAISON DU PARC EST OUVERTE DU 8 AVRIL AU 31 OCTOBRE 2025
Du mardi au vendredi de 14h à 18h, et les dimanches de juillet et août de 14h à 18h 

En savoir plus

OT Baronnies en Drôme Provençale - Buis-les-Baronnies

26 Boulevard Clémenceau, 26170 Buis-les-Baronnies

http://www.baronnies-tourisme.combuis@baronnies-tourisme.com+33 (0)4 75 28 04 59

OT Baronnies en Drôme Provençale - Rémuzat

Place du Champ de Mars, 26510 Rémuzat

http://www.baronnies-tourisme.comremuzat@baronnies-tourisme.com+33 (0)4 75 27 85 71

OT Sisteron Buëch - Bureau de Rosans

Rue Aristide Briand, 05150 Rosans

http://www.sisteron-buech.frrosans@sisteron-buech.fr+33 (0)4 92 66 66 66

OT Sisteron Buëch - Bureau de Serres

Place du Lac, 05700 Serres

http://www.sisteron-buech.frserres@sisteron-buech.fr+33 (0)4 92 67 00 67

OT Sisteron Buëch - Bureau d'Orpierre

Le Village, 05700 Orpierre

http://www.sisteron-buech.frorpierre@sisteron-buech.fr+33 (0)4 92 66 30 45

Accès routiers et parkings

À 30 km au sud-est de Nyons, par les D538 et D5.
À 26 km au sud de Sahune, par les D94 et D108.

Stationnement :

Parking des Platanes, Buis-les-Baronnies

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