ABRIÈS à Maison du Roy - Le Guil en canöe-kayak
Sortie de la combe de Château-Queyras
Sortie de la combe de Château-Queyras - Yoann Amouriq - Kina Photo
Abriès-Ristolas, Aiguilles, Arvieux, Château-Ville-Vieille, Eygliers, Guillestre

ABRIÈS à Maison du Roy - Le Guil en canöe-kayak

Eaux et rivières
Classe : II - Moyennement difficile, III - Difficile, IV - Très difficile, V - Extrêmement difficile
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Parmi les plus beaux spots d’eau vive de la région Sud ! Amateurs de sensations, vous naviguerez au milieu de gorges remarquables, encaissées, sur des parcours typiquement alpins et engagés.
Naviguer sur cette rivière qui se mérite, c'est aussi l'assurance de cheminer le long d'un parcours sauvage, préservé, aux richesses patrimoniales insoupçonnées. La vallée du Guil est d'ailleurs intégrée dans le réseau Natura 2000 au sein du site « steppique Durancien et Queyrassin ».

Les 48 patrimoines à découvrir

  • Cynorhodon
    Cynorhodon - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Flore

    Cynorhodon

    Le cynorhodon ou « gratte-cul » est le faux-fruit de l’églantier. Très riche en vitamine (A, C et E) de nombreuses cultures l’ont utilisé pour ses propriétés toniques, astringentes et protectrices. Il peut être utilisé pour faire des confitures, des sirops, des infusions, des soupes ou des liqueurs. Attention, ses poils sont très irritants et doivent être soigneusement enlevés.

  • Barbe de Saint Pierre
    Barbe de Saint Pierre - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Flore

    Barbe de Saint Pierre

    Les galles proviennent de réaction des plantes suite à l’intrusion d’un parasite. Pour cette galle de l’églantier (nommée barbe de St Pierre) un insecte, le Cynips du rosier pique le végétale pour pondre ses œufs. La réaction de l’églantier est de produire cette galle. L’excroissance obtenue est composée de nombreuses cavités qui vont abriter et protéger des larves. Très riche en sucre, en amidon et en protéines la galle servira encore aux insectes.

  • Astragale queue de renard
    Astragale queue de renard - ©PN Ecrins
    Flore

    Astragale queue de renard

    Avec ses fleurs jaunes et brunes en grappes allongées et ses feuilles à folioles serrés et oblongues, cette astragale est emblématique du Queyras. Plante rare et protégée au niveau national, elle est très présente dans la région. Installée dans les landes et les pelouses steppiques d’adret, cet astragale s’associe très bien à l’épine-vinette et au genévrier sabine.

  • Epine-Vinette
    Epine-Vinette - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Flore

    L’Epine-Vinette, une plante aux multiples bienfaits

    Caractérisé par des épines disposées par 3, cet arbuste est très présent en montagne. Autrefois réparti aussi dans les plaines, il fut détruit car on le disait porteur d’une maladie : la rouille du blé, qui attaque les céréales. L’écorce de la racine et du bois était utilisée pour teindre les tissus et les cuirs en jaune. Ses fruits acidulés et comestibles peuvent être utilisés comme épice, pour assaisonner les plats ou préparer gelées, confitures et sirops. Le médecin Suisse Alfred Vogel les décrit comme « un tonique des nerfs étonnant » et les recommande pour les hypernerveux et les personnes à déficience en vitamine C. D’autres auteurs considèrent ses fruits comme un « draineur » qui agit sur le foie, la vésicule, la rate et le pancréas.

  • Pie grièche écorcheur
    Pie grièche écorcheur - ©DR-Notre Nature
    Faune

    Pie-grièche-écorcheur

    Présent sur l’ensemble de l’Europe, l’Asie et une grande partie de l’Afrique, cet oiseau migrateur vit sur le territoire du Queyras de mai à août. Il affectionne les milieux ouverts et habite souvent dans les buissons épineux entre 1m et 3m de haut. Posté sur son perchoir, il guette ses proies (insectes, lézards et petits oiseaux) et il les capture d’un plongeon vif. Les plus petites prises sont mangées immédiatement quant aux plus grosses, la pie-grièche-écorcheur les empale sur une épine de pruneliers ou d’aubépinier, un fil barbelé... Ces garde-mangers sont appelés des lardoirs.

  • Le Genévrier commun, utile et apprécié depuis toujours
    Le Genévrier commun, utile et apprécié depuis toujours - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Flore

    Le Genévrier commun, utile et apprécié depuis toujours

    De nombreuses vertus sont attribuées à cet arbuste. Une légende dit que celui qui mange tous les jours une baie de genièvre sera préservé de la maladie. Il serait utilisable en inhalation comme antiseptique bronchique, en fumigation pour assainir l’air, en bain pour lutter contre l’arthrite et les affections cutanées chroniques. Considéré comme un diurétique puissant, cette particularité le marie bien à la choucroute en facilitant sa digestion. Les baies peuvent aussi très bien assaisonner les terrines, les poissons marinés et les gibiers. Elles servent dans la conception de certains alcools comme le gin, quelques bières et des liqueurs traditionnelles.

  • Pin Sylvestre
    Pin Sylvestre - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Flore

    Utilisation du Pin Sylvestre

    Autrefois utilisé par les charpentiers de marine, on l’utilise aujourd’hui dans la construction de pâte à papier, la fabrication de contreplaqué ou dans la charpente. Sa résine serait utilisable pour traiter les contusions, les engelures et les rhumatismes. L’huile essentielle de pin sylvestre est aussi utilisée pour le traitement de différentes infections et lutter contre divers maux tel que l’anxiété, la nervosité, le stress… mais aussi l’asthme ou la fatigue.

  • Genévrier Sabine
    Genévrier Sabine - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Flore

    Genévrier Sabine

    Habitant les vallées à foehn bien exposées, le genévrier sabine se différencie de ses cousins par un feuillage doux. A l’instar des autres genévriers, de grands atouts caractérisent le genévrier Sabine, son bois dur et son grain fin sont appréciés en ébénisterie en sculpture, en marqueterie et en tournerie. Il sert à la production de bâtons de marche, de manches de couteaux ou de différents outils, de tuyaux de pipe… Imputrescible il est aussi utilisé pour la fabrication de poteaux ou de conduite d’eau. Attention à cet arbuste car contrairement au genévrier commun ses bais sont toxiques et ses feuilles irritantes.

  • Le vallon du Lombard
    Le vallon du Lombard - ©Benjamin Musella - PNR Queyras
    Point de vue - sommet

    Le vallon du Lombard

    Belle vue sur le vallon du Lombard. On voit à droite le Serre de l’Aigle (2496 m) et le Petit Rochebrune (3078 m) au fond du vallon.

  • La vallée du Guil
    La vallée du Guil - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Point de vue - sommet

    La vallée du Guil

    En remontant la piste forestière, des vues sur la vallée du Guil se dévoilent. Au fond, on peut voir les crêtes de la Plate et de Croseras, délimitées par la caractéristique Dent du Ratier (2660 m). Sur la droite, plus proche, le pic de l’Agrenier (2793 m) surplombe la vallée du Guil.

  • Chapelle Saint Louis
    Chapelle Saint Louis - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Patrimoine et histoire

    Chapelle Saint Louis

    Au XVIème siècle les guerres de religions font rage dans toute la France. Des troupes protestantes s’installent dans le Queyras. En 1561 une communauté protestante se forme à Abriès. De 1574 à 1583 les altercations apparaissent et en 1587 le Queyras est protestant. L’édit de Nantes (1598), établi par Henri IV, instaure la liberté de culte et apaise les conflits. A son arrivé au pouvoir Louis XIV cherche à unifier le royaume sur le plan religieux. Après de multiples persécutions, il révoque l’Edit de Nantes en 1685. A l’instar des protestants de France, de nombreux Queyrassins décident de migrer en Suisse, en Allemagne, en Amérique latine ou en Afrique du Sud. La chapelle Saint Louis fût érigée après la révocation de l’Edit de Nantes sur les fonds donnés par Louis XIV.

  • Fontaine pétrifiante
    Fontaine pétrifiante - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Géologie

    Pétrification

    Par gravité, l’eau s’infiltre. Il arrive qu’elle passe dans des zones réchauffées par l’activité volcanique. L’eau se chauffe, dissolve les minéraux qu’elle transporte et se charge en dioxyde de carbone. Allégée par le dioxyde de carbone, elle remonte et récupère des minéraux. Une fois à l’aire libre, la réaction chimique (fort taux de CO2, air, mouvement de l’eau) permet au calcaire de se déposer sur tout ce qu’il touche. Placez stratégiquement un objet quelconque pendant plusieurs mois dans cette eau, il sera pétrifié.

  • Verrou glaciaire
    Verrou glaciaire - Images et Rêves
    Géologie

    Verrou glaciaire

    Depuis le début du quaternaire (2.58 millions d’années) les périodes glaciaires façonnent les paysages. En phase de progression, les glaciers avancent et creusent le sol. Parfois ils rencontrent des roches plus dures qu’ils « contournent ». A leurs retraits ils laissent derrière eux des vallées. Les roches dures, laissées sur place peuvent former des verrous glaciaires : des monticules qui rendent la vallée plus étroite et plus haute. Dans l’Histoire, les verrous glaciaires ont été des lieux stratégiques propices à la défense du territoire, à l’image de Fort Queyras.

  • Vue du Guil depuis la route du Lombard.
    Vue du Guil depuis la route du Lombard. - P. Castro
    Eaux et rivières

    Le Guil depuis la route du Lombard

    Le Guil longe le village d’Aiguilles. Au fil du temps les nombreuses crues ont modifié la trajectoire du torrent qui a finalement été endigué. Le glissement géologique du Pas de l’Ours en amont du village fait entrevoir le risque d'un barrage ce qui entraînerai une vague de submersion qui pourrait avoir un impact sur le village et sur le Guil. Suivi des travaux de la nouvelle route et de la renaturalisation du site.

  • Eglise Saint-Jean-Baptiste
    Eglise Saint-Jean-Baptiste - Fabrice Amoros
    Patrimoine et histoire

    Eglise Saint-Jean Baptiste

    L'Eglise Saint-Jean-Baptiste du village d'Aiguilles est un élément important du patrimoine de la commune, dont les habitants restent très attachés. 
    Construite au Moyen-Age, l'église, le cimetière et le presbytère ont été emportés par une crue du torrent du Lombard le 24 juin 1431. Reconstruite en 1433 à l'emplacement actuel, où se trouvait une petite chapelle dédiée à Saint-Jean-Baptiste, elle a souffert pendant les guerres de religion et subi deux incendies, avant d’être encore entièrement rebâtie au XVIIe siècle.

  • Eglise Saint-Jean-Baptiste
    Eglise Saint-Jean-Baptiste - Fabrice Amoros
    Patrimoine et histoire

    Vue sur le village et l'église Saint-Jean Baptiste

    L'Eglise Saint-Jean-Baptiste du village d'Aiguilles est un élément important du patrimoine de la commune, dont les habitants restent très attachés. 
    Construite au Moyen-Age, l'église, le cimetière et le presbytère ont été emportés par une crue du torrent du Lombard le 24 juin 1431. Reconstruite en 1433 à l'emplacement actuel, où se trouvait une petite chapelle dédiée à Saint-Jean-Baptiste, elle a souffert pendant les guerres de religion et subi deux incendies, avant d’être encore entièrement rebâtie au XVIIe siècle.

  • Village de Ristolas
    Village de Ristolas - Images et Rêves
    Patrimoine et histoire

    Ristolas : labellisé "patrimoine du XXème siècle"

    Ce label a été attribué au village pour ses fermes et maisons dites « de la reconstruction ». Avant les destructions de juin 1940, l’économie montagnarde et notamment celle des Alpes du Sud était en grande partie basée sur une activité agropastorale séculaire. La maison est essentiellement conçue comme un outil de travail pour loger à la fois les hommes, les bêtes et les récoltes sous un même toit durant les longs mois d’hiver (la « maison-bloc »).
    La reconstruction dans les Alpes ne fut pas qu’une simple opération immobilière, elle constitua souvent une véritable rupture culturelle et technique dans les modes de vie et de travailler des paysans locaux.

  • L'une des pierres écrites du village d'Abriès
    L'une des pierres écrites du village d'Abriès - OT Guillestrois-Queyras
    Patrimoine et histoire

    Les pierres écrites

    Printemps 1945 ... Des dizaines de pierres gravées qui, par tradition, ornaient les façades des maisons désormais dévastées, sont abandonnées dans les gravats qu’on évacue. Seules quelques pierres sont miraculeusement extraites des ruines et retrouvent une place sur une façade, à l’angle d’une nouvelle ferme ou au hasard d’un muret… En comptabilisant ces pierres gravées sauvées de justesse et celles, bien rares, qui n’ont pas disparu pendant la guerre, une quarantaine de pétroglyphes ponctuent aujourd’hui encore les rues et les bâtiments du village.

  • L'église Saint-Pierre et Saint-Paul d'Abriès
    L'église Saint-Pierre et Saint-Paul d'Abriès - Images et Rêves
    Patrimoine et histoire

    Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul d’Abriès

    L’église Saint-Pierre et Saint-Paul d’Abriès est un bon exemple des édifices du Queyras à l’histoire mouvementée. Attestée au 12ème siècle, la plus ancienne église d’Abriès est évoquée aujourd’hui par les 2 lions stylophores qui en gardent la mémoire de part et d’autre du portail occidental. L’église a connu une campagne de construction au début du 15ème siècle, qui nous a laissé son clocher-tour à flèche de pierre. Cependant son architecture actuelle remonte essentiellement au début du 17ème siècle comme l’atteste la date de 1620 portée sur le clocher. La nef a ensuite été agrandie au 18ème siècle.

  • Mélèze
    Mélèze - Benjamin Musella - PNR Queyras
    Flore

    Mélèze

    Le mélèze est un arbre pionnier. Il s’installe sur les sols pauvres. Perdant ses aiguilles en hiver, il enrichit le substrat. Son port aéré et l’espace que laissent les arbres entre eux, permettent au soleil de percer tout en conservant de la fraicheur et de l’humidité. Ce doux mélange permet à de nombreux végétaux de se développer. Profitant de la baisse de l’activité pastorale, le mélèze recolonise les espaces autrefois exploités. Ainsi il prépare le terrain pour les autres conifères qui pourront s’implanter grâce à lui.

  • Huppe fasciée
    Huppe fasciée - ©L.GAYOLA_OTGQ
    Faune

    Huppe fasciée

    Splendide oiseau au plumage orangé, la Huppe fasciée (Upupa epops) est un oiseau migrateur. Elle hiverne principalement dans les savanes du sud du Sahara et vient en France pour l’été où on l’observe d’avril à septembre. Elle affectionne principalement les prairies mais visite les jardins, les parcs et les vergers. Avec son bec, elle peut piocher et pincer, lui permettant d’extraire des vers et des larves d'insectes pour se nourrir.
      

  • Empreinte de loup
    Empreinte de loup - ©PNRQ
    Faune

    Le loup

    Le loup (Canis lupus) est un chasseur d’exception, adapté aux défis d’un relief escarpé. Chaque nuit, il parcourt de grandes distances, traquant chevreuils, mouflons, chamois, cerfs. Animal opportuniste, les proies domestiques composent son régime alimentaire en période estivale. Ses meutes, souvent composées de 4 à 6 individus, agissent avec une organisation sociale clairement définie. Ils utilisent des techniques de chasse redoutables même dans les terrains les plus difficiles. 

  • Bouquetin
    Bouquetin - ©SERGE.FARAUT
    Faune

    Suivi du bouquetin

    Réintroduits dans le Queyras en 1995 et 1998, le bouquetin (Capra ibex) est le maître des falaises. A partir de décembre, lorsque la saison de rut débute, les bouquetins se rassemblent : c’est le meilleur moment pour les observer. A cette période, un suivi des bouquetins est réalisé par le parc du Queyras et les parcs italiens du massif du Viso. L’objectif est de compter les individus visibles pour évaluer l’évolution des populations et surveiller l’extension de leur présence sur le territoire.

  • Ville-Vieille
    Ville-Vieille - ©A.BENARD_OTGQ
    Eaux et rivières

    Torrents et villages

    Dès le Moyen Âge, les villages se sont installés près des torrents pour l’irrigation, les fontaines, les moulins. L’entretien collectif forgeait un savoir-faire local contre les crues. Mais depuis les années 1950, le tourisme a distendu les liens entre habitants et torrents : les savoirs se perdent, les relations aux cours d’eau deviennent occasionnelles. Aujourd’hui, le changement climatique et les phénomènes extrêmes réinterrogent les choix d’aménagement et les liens entre rivières et habitants.

  • Adonis
    Adonis - ©PNRQ
    Flore

    L’Adonis d’été

    Originaire du Proche-Orient, l’Adonis (Adonis aestivalis) est une messicole des plaines chaudes qui s’est répandue avec la culture des blés. Elle fait partie de la famille des renonculacées. Comme la plupart de celles-ci, elle contient des glucosides toxiques, puissants et dangereux tonicardiaques, et des substances bactéricides.

  • Argousier
    Argousier - ©PNRQ
    Flore

    L’Argousier

    L’Argousier (Hippophae rhamnoides) affectionne les bancs de gravier de la durance et de ses affluents comme le Guil, où il contribue à la stabilisation des glissements de terrain grâce à ses racines. Autrefois, les services de voirie en plantaient sur les bergers et les talus. Son sirop, très riche en vitamine C, se vend en pharmacie ou dans les magasins d’artisanat locaux.

  • Ecureuil roux
    Ecureuil roux - ©Frederic Spada-PNRQ
    Faune

    Écureuil roux

    Avec sa fourrure rousse , sa queue en panache et ses oreilles dressées, l’Écureuil roux (Sciurus vulgaris) est très présent des forêts du Queyras. Il consacre l’essentiel de son activité à rechercher de la nourriture, comme des graines, des pommes de pin, des petits fruits, etc. En prévision de la saison hivernale, l'écureuil constitue des réserves qu’il cache dans les arbres ou dans le sol. Grâce à ses stocks oubliés,  il participe à la régénération de la forêt.

  • Crocus
    Crocus - ©Lilian_Car
    Flore

    Crocus de printemps

    A la fin de l’hiver, vous pourrez apercevoir les premiers crocus (Crocus vernus) de la saison. C’est une des premières fleurs qui apparaît après la fonte des neiges. Très présente dans les Alpes, le crocus décore les alpages jusqu’à 2 500 mètres d’altitude. On les confond souvent avec les colchiques présents à l’automne et on les distingue par leurs nombres d’étamines dans la fleur : 6 chez le colchique, 3 chez le crocus.

  • Vue sur le village d'Abriès
    Vue sur le village d'Abriès - ©Juliette Tichtinsky_PNRQ
    Point de vue - sommet

    Vue sur le village d’Abriès

    Abriès, situé à 1 550 mètres d’altitude, ce village s’est développé dès le XIIIᵉ siècle grâce à sa position stratégique sur les routes vers l’Italie. Son tourisme a rapidement augmenté à la fin du XIXe siècle avec les alpinistes anglais, la construction de son premier grand hôtel et l’ouverture des routes vers les sommets. Aujourd’hui, Abriès mise sur la station de ski, l'aménagement de pistes VTT  et le Parc Naturel du Queyras pour maintenir son économie.

  • Guil en hiver
    Guil en hiver - ©PNRQ
    Eaux et rivières

    Guil

    Né sous le Viso à plus de 2 500 mètres d’altitude, le Guil serpente sur 51 km à travers le Queyras, façonnant, au gré des roches, une vallée aux paysages variés. Ce torrent alpin, aux 30 lacs glaciaires et à la pente abrupte, a été le moteur du territoire : canaux d’irrigation depuis le XIIIᵉ siècle, moulins, puis centrales hydroélectriques. Aujourd’hui, entre tourisme, agriculture et préservation, le Guil représente un équilibre fragile à protéger, surtout face aux défis climatiques.

  • Cincle plongeur
    Cincle plongeur - ©Daniel Benfarès_PNRQ
    Faune

    Le Cincle plongeur

    Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus) est un oiseau brun et blanc qui vit à proximité des torrents en Europe, Asie et Afrique du nord, surtout en montagne. Il utilise une technique de pêche unique : il plonge la tête la première dans l’eau jusqu’à s’immerger complètement. Il est capable de plonger, de nager et de marcher sur le lit du torrent, parfois à contre-courant, pour trouver sa nourriture, insectes et larves aquatiques. Peu menacé, il est néanmoins sensible à la mauvaise qualité des eaux.

  • Astragale-Queue-de-Renard
    Astragale-Queue-de-Renard - ©PNRQ
    Flore

    Astragale queue de renard

    En France, l’Astragale queue de renard (Astragalus alopecurus) se trouve essentiellement dans les Alpes du Sud. Elle est représentée dans le Queyras, avec 2 principaux secteurs de présence sur Aiguilles et Château-Ville-Vieille. Le Parc a initié en 2019 un état des lieux de l’espèce afin de mieux connaître sa répartition et les menaces qui la concernent. Localisée à proximité de zones urbaines et sur des secteurs pâturés, elle est menacée par de potentiels aménagements et un pâturage inadapté.
    (déjà un POI sur Ville-Vieille donc mettre sur Aiguilles)

  • Barrage Maison-du-Roy
    Barrage Maison-du-Roy - ©PNRQ
    Patrimoine et histoire

    Barrage de Maison-du-Roy

    Situé à l’entrée des gorges du Guil, le barrage de Maison-du-Roy a été mis en service en 1982. Associé aux autres centrales du Queyras, il produit l’équivalent de l'électricité consommée par le territoire du parc naturel régional du Queyras. 

  • Truite
    Truite - ©Benjamin Mussela - PNRQ
    Eaux et rivières

    La Truite du Guil

    Des études génétiques récentes ont mis en évidence le caractère naturel de la Truite fario (Salmo trutta) du Haut-Guil. Les poissons issus de l’élevage sont peu adaptés aux conditions sévères du torrent. Naturellement sédentaires et isolées de la Durance par le barrage de Maison-du-Roy, les populations de truites sauvages se maintiennent tout en préservant leur spécificité génétique.

  • Bergeronnette des ruisseaux
    Bergeronnette des ruisseaux - ©Lilian_Car
    Faune

    La Bergeronnette des ruisseaux

    Ce petit oiseau inféodé aux cours d’eau, se reconnaît à sa longue queue noire et blanche qu’elle agite sans cesse. Chasseuse d’insectes, elle fouille les berges et les eaux peu profondes, capturant larves, crustacés et petits mollusques. Sédentaire ou migratrice, les bergeronnette (Motacilla cinerea) d'altitude descendent les vallées pour échapper aux rigueurs hivernales.  Elle niche dans les fissures rocheuses ou les structures humaines (ponts, murs), toujours près de l’eau. 

  • Chardonnet élégant
    Chardonnet élégant - ©Lilian_Car
    Faune

    Le Chardonneret élégant

    Petit oiseau vif aux couleurs éclatantes : face rouge (plus marquée chez le mâle), ailes zébrées d’un large bandeau jaune, et plumage brun-gris. Son chant joyeux, « tsi-du-dut », et son vol ondulant animent jardins, vergers et friches. Son bec fin et pointu lui permet d’extraire les graines avec précision. Autrefois capturé pour sa beauté, le chardonneret élégant (Carduelis carduelis) est aujourd’hui protégé.

  • Rougegorge
    Rougegorge - ©Lilian_Car
    Faune

    Rougegorge

    Ce petit oiseau sédentaire et rondelet, reconnaissable à son plastron orange vif, anime jardins et forêts. Son chant mélodieux, une suite de notes douces et roulées, résonne toute l’année. Territorial et solitaire, le rougegorge (Erithacus rubecula) défend son espace, même en hiver. Il se nourrit d’insectes et de baies, fouillant le sol ou sautillant près des haies. Peu farouche, il s’approche souvent des humains, attiré par les vers ou les miettes. 

  • Rougequeue noir
    Rougequeue noir - ©Lilian_Car
    Faune

    Rougequeue noir

    La Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros) est un passereau élégant et commun, souvent vu près des habitations ou des falaises. Il se reconnaît au croupion et à sa queue rouge qui contrastent avec son plumage sombre. Son chant, un « tu-tu-tu » rapide précédé d’un froissement, anime les villages et les montagnes. Chasseur d’insectes, il repère ses proies depuis un perchoir avant de fondre sur elles. 

  • Ristolas début 20eme siècle
    Ristolas début 20eme siècle - ©édition fournier Gap- collection Fanny Heck
    Patrimoine et histoire

    Ristolas et le Vallon de Ségure

    Ristolas, situé le long du Guil au pied du vallon de Ségure, a été presque entièrement détruit lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Ses maisons sont typiques de la reconstruction d'après-guerre et correspondent aux standards architecturaux de cette période dans les espaces ruraux de montagne. Il est aujourd’hui classé patrimoine du XXe siècle. 

  • Oreillard roux
    Oreillard roux - ©PNRQ
    Faune

    Chauve-souris

    Plus d’insectes pour se nourrir : les chauves-souris (Chiroptera) ont donc choisi d’hiberner jusqu’au printemps, la tête en bas, solidement accrochées aux parois d’une grotte, d’un arbre creux ou d’un grenier. Les chiroptères sont bien présents dans le Queyras, mais les gîtes d’hibernation sont mal connus.

  • Cincle plongeur
    Cincle plongeur - ©Daniel Benfarès_PNRQ
    Faune

    Le Cincle plongeur

    Au cœur des eaux effervescentes, un drôle d’oiseau fait le spectacle. Aussi à l’aise dans les airs que sous l’eau, le Cincle plongeur (Cinclus cinclus) est capable de marcher sur le fond du torrent à la recherche de larves aquatiques. Son plumage très dense assure une imperméabilité et  lui permet une vie à proximité de l’eau, où il niche souvent dans une cavité naturelle ou parfois sous un pont.

  • Le Guil
    Le Guil - ©PNRQ
    Eaux et rivières

    Au bord du Guil

    Le Guil est le cours d’eau principal du massif du Queyras. Il prend sa source à la frontière italienne, au pied du mont Viso, à 2 500 m d’altitude. Il est alimenté tout au long de son trajet par près de 180 torrents qui viennent grossir ses eaux. Après avoir parcouru 48 km, il se jette dans la Durance, en aval de Guillestre et d’Eygliers, à 900 m d’altitude. Le Guil, influencé par le phénomène de “retour d’est”, subit des crues violentes et rares, causées par des pluies intenses, comme en 1957.

  • Prairie de fauche
    Prairie de fauche - ©PNRQ
    Patrimoine et histoire

    Un paysage façonné par des usages

    Jusqu’au milieu du XIXe siècle, l’économie locale reposait sur trois espaces-ressources : les terres et prairies de fauche disposées en général aux alentours du bourg et des hameaux ; les forêts, pourvoyeuses de bois de construction et de chauffage (sans oublier leur rôle protecteur contre les avalanches et les crues) ; et les alpages au-delà.

  • Glissement du Pas de l'Ours
    Glissement du Pas de l'Ours - ©PNRQ
    Géologie

    Le Glissement du Pas de l’Ours

    Les glissements de terrain, fréquents dans cette zone, sont liés à la nature argileuse du sol et à l’érosion causée par les pluies. Trois grands types de mouvements y sont observés : les glissements de terrain, les instabilités rocheuses et les coulées de boue. Grâce à des campagnes géotechniques, les scientifiques surveillent ces phénomènes pour comprendre leur origine et leur évolution. Le glissement du Pas de l’Ours illustre l’importance de ces études pour anticiper les risques naturels.

  • Adoux
    Adoux - ©PNRQ
    Eaux et rivières

    Le Guil, des écosystèmes riches

    Le Guil est une rivière alpine aux écosystèmes variés dont des ripisylves, des forêts riveraines essentielles pour la biodiversité, ainsi que des adoux, zones humides propices à la reproduction de la truite fario. Cette mosaïque de milieux et de paysages, façonnée par l’eau et les crues, offre un habitat à de nombreuses espèces rares. Ces milieux, en constante évolution, illustrent la résilience de la nature face aux changements climatiques et aux activités humaines.

  • Renard
    Renard - ©Victor_Piozin
    Faune

    Renard roux

    Le renard roux (Vulpes vulpes) vit dans des milieux très variés, plaine, forêt, zones urbaines, altitude, etc. Dans le Queyras, les renards sont très nombreux et s'observent souvent à la tombée de la nuit. En hiver, vous pouvez avoir la chance de tomber sur des empreintes de renard qui forment une ligne droite très régulière, contrairement à celle d'un chien beaucoup plus erratique.

  • Chevreuils
    Chevreuils - ©F.AMOROS_OTGQ
    Faune

    Chevreuil

    Dans les forêts et prairies du Queyras, le chevreuil (Capreolus capreolus) trouve refuge. Ce petit cervidé se nourrit d’herbes, de feuilles, de bourgeons et de jeunes pousses. Le mâle perd ses bois en début d’hiver. On peut alors le différencier de la femelle grâce à la tâche  blanche sur les fesses, celle de la femelle est en forme de cœur et celle du mâle est en forme de haricot.

  • Truite
    Truite - ©Benjamin Mussela - PNRQ
    Eaux et rivières

    La Truite du Guil

    Des études génétiques récentes ont mis en évidence le caractère naturel de la Truite fario (Salmo trutta) du Haut-Guil. Les poissons issus de l’élevage sont peu adaptés aux conditions sévères du torrent. Naturellement sédentaires et isolées de la Durance par le barrage de Maison-du-Roy, les populations de truites sauvages se maintiennent tout en préservant leur spécificité génétique.


Description

Le Guil est l’une des dernières rivières sauvages d’Europe, éblouissant de beauté. Il abrite une faune aquatique et une flore préservée.
D’une longueur totale de 50 km, il prend sa source au pied du Mont-Viso. Le torrent commence à être visible au niveau du Lac Lestio. Entre Ristolas à Guillestre, de nombreux affluents se jettent dans le torrent et viennent grossir ses puissantes eaux. Le Guil se jette dans la Durance au pied de Mont-Dauphin, près de Guillestre.
  • Communes traversées : Abriès-Ristolas, Aiguilles, Arvieux, Château-Ville-Vieille, Eygliers et Guillestre

Recommandations

  • Navigation de la classe II à V (6), difficile et engagée par bonnes eaux, généralement en mai-juin. 
  • La période de navigation favorable s’étend d’avril à septembre, parfois plus selon les précipitations automnales. 
  • Ce torrent alpin est sujet à de fréquentes modifications de sa physionomie au cours des crues.
  • La qualité de l’eau est bonne et froide.
  • Pour profiter au mieux de cette rivière exceptionnelle, pensez à faire appel à un guide local pour vous encadrer, même si vous connaissez l'activité, et surtout lorsque le niveau d'eau est important au printemps notamment.
Accès :
Depuis Guillestre, prendre la direction du Queyras sur la D902 puis la D947 jusqu'au village de Ristolas, situé à 34 km.
11 rampes d'embarquements situées tout le long du Guil.

Lieux de renseignement

Maison du Parc naturel régional du Queyras

3580 Route de l’Izoard, 05350 Arvieux

http://www.pnr-queyras.fr/pnrq@pnr-queyras.fr+33 (0)4 92 46 88 20

La maison du Parc naturel régional du Queyras est fermée au public

En savoir plus

OTI du Guillestrois et du Queyras

Maison du Tourisme du Queyras, 05350 Château-Ville-Vieille

http://www.guillestroisqueyras.cominfo@guillestroisqueyras.com+33 (0)4 92 46 76 18

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