
APT - Tour des ocres du Luberon en 4 jours
« Cette Grande Randonnée de Pays (GRP®) permet de découvrir tranquillement, en 4 jours et à allure naturelle, le massif ocrier dans son entièreté et met en lumière des sites exceptionnels. Les étapes suivent le cheminement de cet or rouge - orange, de ses gisements et leur exploitation dans les carrières, jusqu'à l'ancienne gare d'Apt aujourd'hui Office de tourisme, d'où l'ocre partait pour être commercialisée dans le monde entier. L’itinéraire traverse notamment le célèbre village de Roussillon avec ses façades aux couleurs flamboyantes. » Amandine Lac, chargée de mission sentiers-itinéraires au Comité Départemental Vaucluse de la Fédération Française de Randonnée (CD84-FFRP)
4 étapes
Les 104 patrimoines à découvrir

Porte de Saignon - ©Marie Grenouilleau
Patrimoine et histoireLa porte de Saignon
La porte de Saignon est l'une des six portes d'Apt et donnait accès à la partie est de la ville lorsque celle-ci était fortifiée. Vestige de l'époque médiévale, elle a été modifiée au XVIIIe s. puis en partie reconstruite en 1823. Sur le côté, une partie de l'ancienne courtine - le chemin qui reliait les portes et leurs tours - subsiste. La forme actuelle du centre-ville d'Apt est l'héritage des anciens remparts, démolis aux XVIII et XIXe s. pour faciliter la circulation dans la ville. Les boulevards qui ceinturent le centre-ville se trouvent à l'emplacement des anciens murs.

Via Domitia aujourd'hui Véloroute - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireDans les pas des Romains...
Créée au moment de la conquête du Midi de la Gaule à partir de 120 av. J.C., par le consul Cnaeus Domitius Ahenobarbus, la Via Domitia du nom de son fondateur, est la plus ancienne route construite en France. Cette voie reliait l’Italie à l’Espagne et était très fréquentée par les armées, les fonctionnaires, les commerçants, les pèlerins et autres voyageurs pendant tout l’Empire et le demeurera encore au Moyen-Âge. Plus récemment voie ferrée et aujourd’hui véloroute, la voie Domitienne présentait un tracé rectiligne sur 6 km. Établie sur un remblai assez élevé, elle était coupée perpendiculairement par une série de chemins : il s’agissait là des traces de la centuriation antique, un quadrillage de mise en culture des terres qui s’étendait dans tout le Comtat Venaissin et la vallée du Calavon jusqu’à Apt.

Champ de lavandin - ©Axelle Beaumard - PNRL Luberon
FloreLavandins et lavandes
La lavande aspic (Lavandula latifolia), à larges feuilles blanchâtres, est une plante des étages méditerranéens. La lavande fine (Lavandula angustifolia) à feuilles étroites, est, quant à elle plus montagnarde (jusqu'à 1500 m d'altitude). Même si la Lavande fine est parfois cultivée en montagne, c'est ordinairement le lavandin, hybride des deux et plus productif, qu'on observe dans les champs en juin/juillet. Attention, ces cultures sont le fruit d'un dur travail agricole, merci de ne pas cueillir !

Champ de lavandin - ©Axelle Beaumard - PNRL Luberon
FloreLavandes et lavandins
La lavande aspic (Lavandula latifolia), à larges feuilles blanchâtres, est une plante des étages méditerranéens. La lavande fine (Lavandula angustifolia) à feuilles étroites, est, quant à elle plus montagnarde (jusqu'à 1500 m d'altitude). Même si la Lavande fine est parfois cultivée en montagne, c'est ordinairement le lavandin, hybride des deux et plus productif, qu'on observe dans les champs en juin/juillet. Attention, ces cultures sont le fruit d'un dur travail agricole, merci de ne pas cueillir !

Lichen pulmonaire - ©Lilian Car - PNR Luberon
FloreIndicateurs de la qualité des forêts
Dans les vallon frais et humides de l'ubac du massif ocrier, il est possible d'observer une opulence de lichens foliacés installés sur les écorces des arbres. Ce sont des végétaux dits "épiphytes" mais ils ne constituent pas des parasites pour leurs supports. Il s'agit de bio-indicateurs de la qualité des forêts. Le vallon présente deux espèces pulmonaires rares en France : le lichen pulmonaire (lobaria pulmonaria), de couleur verte formant des feuilles et le peltigera leucophlebia, lichen des terrains siliceux dont c'est la seule station connue en zone méditerranéenne.

Front de taille d'exploitation d'ocres - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieLes origines marines de l'ocre
Les ocres du Luberon trouvent leur origine dans des sables marins déposés au Crétacé, il y a environ 100 millions d’années, lorsque la mer recouvrait une partie de la Provence. Ces sables renfermaient de la glauconie, un minéral argileux vert riche en fer. Après le retrait de la mer, ils ont été soumis à une longue altération sous climat chaud et humide. Cette transformation a modifié la composition minéralogique et la couleur des sables : les anciens sables verts sont alors devenus des sables ocreux, aux teintes jaunes, orangées ou rouges.

Cheminées de fées de N.D. des Anges - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
GéologieCheminées de fées
Les cheminées de fées sont des formes d’érosion spectaculaires. L’eau de pluie ravine les sables ocreux, mais certains niveaux plus résistants protègent localement la roche située en dessous. Peu à peu, des colonnes se dégagent, parfois coiffées par une dalle ou une cuirasse ferrugineuse plus dure. Ces formes semblent sculptées, mais elles restent très fragiles : le ruissellement, le gel, les chutes de blocs et le piétinement les font évoluer rapidement. Il faut les observer depuis le sentier, sans s’en approcher.

Haut-fourneau - ©DR
Patrimoine et histoireLa production de fer
La cuirasse ferrugineuse qui recouvre les sables ocreux est assez riche en hydroxydes de fer pour que, très tôt, son exploitation ait été envisagée. Deux principaux sites ont été exploités. L'un est situé sur le bord du chemin et a fourni, à partir des années 1840, un minerai contenant 30 % d'hydroxyde de fer. Deux usines ont fonctionné dont l'une est aujourd'hui démantelée. L'autre, située en domaine privé, comporte encore de nombreux bâtiments et deux hauts-fourneaux. En 1860, 200 ouvriers sont employés dans les deux usines avant leur fermeture à la fin du XIXe s.

Pauline Jaricot - ©DR
Patrimoine et histoirePauline Jaricot, martyr du fer
Alors qu'en 1845 l'usine de fer du Bas est en faillite, une riche bourgeoise de Lyon prénommée Pauline Jaricot est révoltée par la condition ouvrière. Elle souhaite alors "rendre à l'ouvrier sa dignité d'homme" et rachète l'usine, réhabilite la chapelle de Notre-Dame-des-Anges afin que les ouvriers puissent aller à la messe, ouvre une école et loge les familles. Mais l'usine fait toujours face à de nombreuses difficultés financières et les trois accidents mortels d'ouvriers obligent alors un placement en règlement judiciaire. En 1862, Pauline Jaricot meurt ruinée et dans une extrême pauvreté, s'efforçant jusqu'au bout de rembourser ses dettes.

Pâturage en bord de chemin - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Elevage et pastoralismeLes gardiens des prairies
Grace aux moutons en pâture, la biodiversité exceptionnelle du Luberon se maintient. Sans pâturage, les pelouses se fermeraient peu à peu et vous n'auriez plus la chance d'observer autant d'insectes, d'oiseaux et de fleurs. Les moutons, en sélectionnant certaines plantes et en empêchant l'embroussaillement, favorisent la présence d'espèces rares. Les éleveurs sont soutenus dans leur travail par le Parc naturel régional du Luberon, l'Office national des forêts et les agents pastoraux.

La Dôa - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Eaux et rivièresLa Dôa, torrent multicolore
Ce torrent prend sa source sur la commune de Viens, à environ 5 km vers l’est, puis rejoint le Calavon, lui-même affluent de la Durance et sous-affluent du Rhône. Avant de traverser le Colorado provençal, la Dôa parcourt des vallons encaissés entre les collines et le piémont des monts de Vaucluse. Lors de violents orages, son passage dans les terrains ocreux de Rustrel charge ses eaux en boues colorées et en limons argileux, leur donnant des teintes jaunes, orangées ou brunâtres.

Azuré de Baguenaudier - ©Fabrice Teurquety - OTI Destination Luberon
FauneL'azuré de Baguenaudier
La ripisylve de la Dôa, qui prend naissance dans les ocres de Gignac, recèle de nombreuses espèces de micro-lépidoptères, dont les origines sont liées aux contrastes climatiques de cette région. L'azuré de Baguenaudier (glaucopsyche iolas) est un papillon qui présente un dimorphisme sexuel, la couleur de leurs ailes permet donc de repérer leur sexe : le dessus des ailes du mâle est d'un bleu lilas brillant bordé d'une fine marge sombre, tandis que celui de la femelle est plus foncé et suffusé de bleu. Le revers des ailes est orné d'une ligne de points noirs. L'espèce est particulièrement présente dans le sud-est de la France.

Affleurements d'ocre - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieTrésors multicolores
Le cheminement sur cet affleurement d'ocre, associé aux pins, à la bruyère et aux contreforts du Luberon, offre une incroyable palette de couleurs. Aux jaunes multiples, ponctués d'ombres bleu-noir profondes et aux blancs éclatants, vient s'ajouter la fulgurance des ocres rouges orangées. Tous les violets, les verts, les jaunes d'or et de paille jusqu'aux reflets bleus indigo, nourrissent les interrogations du visiteur émerveillé.

Cheminement initial du sentier en crêtes - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieQuand la terre glisse...
Après une période froide et pluvieuse, janvier 2010 s'est terminé par une hausse des températures. Pendant trois jours, le brouillard cachait la falaise face à Rustrel et un beau matin, les habitants se sont réveillés devant un paysage spectaculaire : un glissement de terrain avait emporté un demi-hectare de bois de la commune de Caseneuve sur celle de Rustrel. Pendant les semaines qui ont suivi, les riverains ont vécu au rythme du grondement des chutes de pierres. Le sentier initial des crêtes a glissé 100 m plus bas ! Grande prudence est de mise à chaque fois que l'on s'approche d'un front de taille ou falaise...

Balise GR, sur les traces de Morenas - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireMorenas, l'avant-gardiste
Dans le Colorado, François Morenas fut le premier à baliser des itinéraires de randonnées dès 1953. Véritable précurseur des GR® du sud, souvent traité de "fada" par les gens du pays, il défricha, armé de sa serpe et de sa pioche plus de 1 500 km de sentiers entre Ventoux, Monts-de-Vaucluse et Luberon. Passionné, il aimait avant tout partager son plaisir d'ouverture avec les autres. Jusqu'à son dernier souffle, il continua d'entretenir ses traces, aujourd'hui plus ou moins disparues.

Champ messicole sur le plateau de Caseneuve - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreFleurs des moissons, joyau du Luberon
Adonis, Bleuet, Garidelle... Le Luberon est une des deux régions de France les plus riches en plantes messicoles, dites « compagnes de moissons ». Malheureusement extrêmement menacées en France, ces plantes peuvent pousser uniquement avec une agriculture traditionnelle, qui utilise très peu voir aucun herbicide, telle qu'on la rencontre encore ici chez les cultivateurs. Le travail de ces agriculteurs est essentiel à la préservation d’un sol riche et fertile en Luberon.

Loups gris - ©DR-RTL presse
FauneLoup, prédateur opportuniste
Le loup gris (Canis lupus - espèce protégée) mange ce qu’il trouve là où il est. Sa position de super prédateur en fait un régulateur naturel des ongulés sauvages. Mais lorsqu’il en a l’occasion, il s’attaque aux troupeaux domestiques, en particulier aux moutons. Mais aussi aux chèvres et plus rarement aux veaux, chevaux et ânes. Les loups mettent la profession des éleveurs ovins sous pression et rendent indispensable l’emploi de chiens de protection de troupeaux (vigilance dans ce secteur !) Tout l’enjeu est de parvenir à contenir les dégâts de l’espèce, tout en protégeant efficacement les troupeaux domestiques, pour assurer une coexistence Homme-Loup la moins difficile possible.

Loups gris - ©DR-Futura Sciences
FauneLoups en meute et loup solitaire
Une meute de loup gris (Canis lupus - espèce protégée) est un groupe familial composé d’un couple reproducteur (mâle et femelle dominants ou « alpha »), des jeunes de l’année, et d’un certain nombre d’individus qui restent attachés au groupe durant un certain temps. La moyenne en France est de 4 à 5 loups par meute, avec couramment le double d’individus durant l’hiver (8-10 loups) ; cette fluctuation est due à la mortalité des jeunes nés au printemps, à l’intégration et/ou exclusion d’individus, à la quantité de nourriture disponible, aux maladies et accident divers...

Loup gris - ©DR-Wikimedia
FauneLoup, où es-tu ?
Le loup gris (Canis lupus - espèce protégée) avait entièrement disparu du territoire français au cours du XIXe s. Il est revenu naturellement depuis l’Italie dans les années 90. Les suivis des effectifs du loup montrent la présence d’au moins 6 meutes entre les monts de Vaucluse, le Grand et le Petit Luberon, et la montagne de Lure. Auxquels s'ajoutent des loups non reproducteurs en dispersion qui peuvent parcourir des centaines de kilomètres en quelques semaines. Cette mobilité quotidienne complique beaucoup la comptabilisation du nombre de loups présents à un endroit donné, à un moment donné de l’année.

Pied d'artichaut - ©Denis Pedersin
FloreChardon sauvage, l'apanage des rois
Juste au bord de la chaussée, trône ici un gros pied d'artichaud. Originaire du bassin méditerranéen, l’artichaut est le résultat de différents croisements botaniques. Les premières traces de ce légume sont relevées en Italie, en pleine Renaissance (milieu du XVIe s.). Puis il est introduit pour la première fois en France sur la table de la reine Catherine de Médicis. Le légume devient également le péché mignon de Louis XIV, qui l’appréciait tellement qu’on dénombre 5 espèces différentes à Versailles à l’époque du Roi Soleil : le Blanc, le Vert, le Violet, le Rouge et le Sucré de Gênes. Ce n’est qu’en 1810 qu’un agronome de la région parisienne développe le Camus de Bretagne, l’artichaut favori des Français.

Rue du Château - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireViens, village médiéval
Place forte médiévale perchée sur un promontoire dominant la vallée du Calavon, au sud des monts de Vaucluse, Viens offre un vaste panorama sur les paysages du Luberon. Cité "Vegnis" en 1005, et connu depuis 1225 sous le nom actuel de Viens, le village a déjà fêté le millénaire de sa fondation ; la promenade au gré de ses ruelles et au pied de ses remparts consistue un véritable voyage dans le passé !

Géosite de Viens - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
GéologieViens, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon
Le label Géoparc mondial UNESCO distingue des territoires qui protègent, valorisent et font découvrir des sites et paysages géologiques remarquables, en lien étroit avec leurs patrimoines naturels, culturels et leurs habitants. Le Géoparc mondial UNESCO du Luberon s’inscrit dans ce réseau international engagé pour la transmission du patrimoine géologique. Animé et piloté par le Parc naturel régional du Luberon, il réunit de nombreux géosites qui témoignent de l’histoire de la Terre, structurent les paysages et illustrent les liens entre géodiversité, biodiversité et activités humaines. Le village de Viens et le belvédère de la Pousterle font partie de ces géosites. Ils offrent un point de vue privilégié sur les reliefs du Luberon, les monts de Vaucluse et la montagne de Lure, et permettent de lire, à ciel ouvert, une partie de l’histoire géologique du territoire.

Gorges d'Oppedette et Montagne de Lure - ©Françoise Delville - PNR Luberon
GéologieBelvédère de Pousterle à Viens
Quel magnifique panorama ! Au fond, au nord-nord-est, apparaît la Montagne de Lure (1826 m), chère à Giono. Plus proche, en contrebas, la belle entaille en forme de Z correspond aux gorges d’Oppedette où se faufile le Calavon. Puis, en contrebas, légèrement à droite, le paysage présente des couches vertes et rouges : c’est une carrière d’argile. De très bonne qualité, elle était exploitée autrefois par les tuileries de Marseille pour la céramique, la poterie ou les travaux publics. Elle est toujours en activité de manière épisodique. Ces argiles se sont déposées au fond d'un lac il y a environ 30 millions d'années.

Borie effondrée - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
Patrimoine et histoireCabanes de pierre
Les petites constructions en pierre sèche peuplant le paysage luberonnais portent le nom de bories. Elles étaient construites autrefois pour servir d’abris aux bergers ou pour ranger son matériel. Elles sont construites en suivant la technique de l’encorbellement qui consiste à empiler les pierres plates les unes sur les autres en les inclinant vers l’extérieur de la construction. Vous en trouverez de toutes tailles dans le Luberon. Une borie peut peser entre 30 et 200 tonnes et utilise 40 000 à 300 000 pierres. Chacune d’elles est passée 2 ou 3 fois entre les mains du constructeur !

Beau chêne blanc ou pubescent - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreMarcescence et pubescence du Chêne blanc
Ici se dresse un très beau Chêne pubescent, ou Chêne blanc (Quercus pubescens). Très commun sur le Luberon, il doit son nom au duvet qu’il porte sous les feuilles et sur les bourgeons. Il perd ses feuilles, au contraire du Chêne vert ou du Chêne Kermès qui les gardent tout l’hiver. Par contre, les feuilles sèches persistent longtemps, accrochées aux branches, ce qui donne des paysages bruns jusqu’en avril quand les jeunes feuilles de l’année prennent la relève : on dit alors qu’il est marcescent.

Faucon crécerelle - ©Lilian Car - PNR Luberon
FauneOiseaux des champs
À Viens, l'agriculture a conservé des pratiques raisonnées, a subit peu de démembrements et a gardé des « infrastructures agroécologiques », terme désignant simplement ces petits éléments de la campagne tels que les murets, cabanons, haies arbustives et arborées, talus, jachères, etc. Tous ces micro-habitats contribuent à l’accueil d’une foule d’espèces ; il est possible de citer le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), la Huppe fasciée (Upupa epops) et la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio). Si, belle nouvelle, la très rare Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator) a été recontactée en 2024, ce n’est hélas pas le cas du Bruant ortolan, qui semble avoir disparu de la commune.

Zone incendiée - ©Lilian Car - PNR Luberon
Savoir-faireMediterRE3 et risque incendie
Selon les études actuelles, les régions sous influence méditerranéenne connaîtront une augmentation significative de la puissance du feu au cours du XXIe s. Les scientifiques estiment que la superficie de terrains incendiés y augmentera de 40 à 100 % ! Devant ce constat, le Parc naturel régional du Luberon s’est engagé depuis 2021 dans le projet de coopération internationale « MediterRE3 », autrement dit restaurer la résilience des paysages méditerranéens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre lors des incendies. L’objectif est d’étudier comment réduire la vulnérabilité du territoire et adapter le paysage à l’augmentation du risque d’incendie. Le Parc du Luberon est territoire pilote avec deux parcs nationaux du réseau Medforval ; le Parc national des Gorges de Samaria en Crête et le Parc national du Prokletije au Monténégro.

Ciste blanc - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLes incendies, un bienfait pour les plantes pyrophytes
Ici en 2005, un gros incendie a ravagé l’ensemble du vallon de La Buye. En général, le cortège de plantes présent avant le feu se reconstitue après 10 ou 25 ans. Mais certains secteurs subissent l’incendie si fréquemment que les plantes favorisées par le feu, les plantes pyrophytes, finissent par occuper prioritairement l’espace au détriment de la biodiversité. Sur les talus en bord de piste, malgré les travaux de débroussaillement et broyage préventifs à la lutte contre les incendies, persiste des Cistes blancs ou Ciste cotonneux (Cistus albidus), une des plantes pyrophytes courante en Provence.

Dalle à empreintes de Viens - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieDalle de Viens, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon
Le label Géoparc mondial UNESCO distingue des territoires qui protègent, valorisent et font découvrir des sites et paysages géologiques remarquables, en lien étroit avec leurs patrimoines naturels, culturels et leurs habitants. Le Géoparc mondial UNESCO du Luberon s’inscrit dans ce réseau international engagé pour la transmission du patrimoine géologique. Animé et piloté par le Parc naturel régional du Luberon, il réunit de nombreux géosites qui témoignent de l’histoire de la Terre, structurent les paysages et illustrent les liens entre géodiversité, biodiversité et activités humaines. La dalle à empreintes fossilisées de Viens fait partie de la soixantaine de géosites identifiés sur le territoire du Géoparc du Luberon, animé et piloté par le PNR Luberon.

Illustration milieu lacustre du Luberon (-30 Ma) - ©PNR Luberon
GéologieRhinocéros et chevrotains à Viens
Ce site exceptionnel est une dalle calcaire qui présente à sa surface plus de 200 empreintes de pas des mammifères qui vivaient dans la région il y a environ 30 millions d’années. Aux abords d'un vaste lac, des rhinocéros primitifs, sans corne et sans cuirasse appelés Ronzotherium, ont laissé des empreintes à trois doigts, tandis que celles à deux doigts sont celles de chevrotains ou d’entélodontes apparentés au sanglier. Les dalles à empreintes de pas de mammifères sont très rares à l’échelle de la planète mais 8 ont été décrites dans le Luberon !

Protection et sauvegarde des empreintes - ©Vincent Damourette - Coeurs de Nature-SIPA
GéologieDalle à empreintes de pas de mammifères
La dalle à empreintes de pas de mammifères de Viens a été découverte en 1968 par des excursionnistes. Ce site est composé de deux dalles de 20m² et 400m² appartenant au même niveau, séparées par la piste de La Buye. Elles sont formées de calcaire d’origine lacustre et datent d’environ 33 millions d’années (formation des Calcaires de la Fayette, période Oligocène, ère Cénozoïque). Ce géosite exceptionnel du Géoparc du Luberon est également l'un des 28 sites de la Réserve naturelle géologique du Luberon : la réglementation y interdit d'extraire et de ramasser les fossiles ainsi que d'effectuer des moulages.

Dalle à empreintes de Viens - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
GéologieRéserve naturelle géologique du Luberon
200 m plus loin sur la piste qui démarre du col, se cache la fameuse dalle à empreintes de pas fossilisés de rhinocéros primitifs, de chevrotains ou d’entélodontes apparentés au sanglier, et qui vivaient dans la région il y a environ 30 millions d’années. Ce site exceptionnel est l'un des 28 sites de la Réserve naturelle géologique du Luberon : la réglementation y interdit d'extraire et de rammasser les fossiles ainsi que d'effectuer des moulages.

Village de Gignac - ©Hervé Vincent
Point de vue - sommetPanorama sur Gignac
En contrabas, dans la vallée de la Doa, à l’extrémité du massif des ocres, se dresse sur son mamelon, le village de Gignac. Son château date du XVIIIe s. et sa jolie église romane avec son abside semi-circulaire du XIIe s. Outre l’industrie de l’ocre, Gignac exploita longtemps le minerai de fer, au quartier dit "de la Ferrière". La teneur en fer du minerai extrait dans cette mine pouvait atteindre 55%. Il semble d'ailleurs que la mine ait été exploitée dès le Néolithique, jusqu'à la fin de l'époque gallo-romaine.

Vautour percnoptère - ©David Tatin
FauneL'emblématique couple de Rustrel
Dans les années 80, les falaises de la Grande Combe situées juste au-dessus de Rustrel, abritaient un célèbre couple de Vautour percnoptère (Neophron percnopterus). Plus petit des vautours européens, ce charognard et détritivore est aussi un expert vol long-courrier ! En 1998, à l’aide des balises de suivi, les enfants de l’école ont pu suivre leur migration jusqu’en Afrique sahélienne. Le couple a disparu de nos cieux depuis quelques années et leurs jeunes descendants n’ont pas pris la relève. En France, on ne compte plus que 82 à 88 couples de percnoptères territoriaux, dont une soixantaine se trouvent dans les Pyrénées et une vingtaine dans le sud de la France (4 à 5 couples dans le Luberon).

Ciste à feuille de lauriers - ©DR-Ecobalade
FloreCiste à feuilles de laurier
Le Ciste à feuilles de laurier (Cistus laurifolius) est un arbuste aisément identifiable : grandes feuilles persistantes lancéolées d'un vert-sombre, et belles fleurs blanches au printemps. On peut même finir par le reconnaître les yeux fermés, par l'odeur légère et suave qu'il répand dans son environnement proche. Strictement inféodé aux sols acides, il reste assez localisé dans notre région, mais est assez commun dans le massif des ocres où il trouve sa place en lisières et clairières des boisements.

Peupleraie de la Dôa - ©Eric Garnier - PNR Luberon
ForêtBerges et forêts humides
Principalement située le long de la Dôa, une forêt alluviale à bois tendre (type peupleraie) s’installe en connexion avec la nappe de la rivière. Celles-ci jouent de nombreux rôles biologiques, à savoir, le maintien des berges, l’autoépuration des eaux, un réservoir et un corridor écologique pour de nombreuses espèces. Elles sont le siège de reproduction et d’alimentation de nombreuses espèces d’oiseaux et d’insectes.

Traces de l'exploitation de l'ocre - ©Rémi Duthoit
Savoir-faireL'exploitation de l'ocre à Rustrel
Au Colorado provençal, l’exploitation de l’ocre dans des carrières à ciel ouvert s’est déroulée de 1871 à 1991. Une particularité de ce site réside dans l’usage ingénieux de l’eau : stockée dans des puisards (réservoirs), elle était ensuite envoyée sous pression jusqu’aux fronts de taille.
Les parois étaient alors lavées à la lance. Le mélange d’eau, de sable et d’ocre s’écoulait par gravité à travers un réseau de rigoles et d’aqueducs jusqu’aux bassins de décantation. En chemin, le sable, plus lourd, se déposait naturellement, notamment dans des batardeaux (pièges à sable), tandis que l’eau chargée d’ocre poursuivait sa route. Dans les bassins, l’ocre finissait par se déposer au fond. Une fois l’eau évaporée, comme dans un marais salant, les ocriers découpaient la pâte d’ocre en briques, qui étaient ensuite séchées puis transformées.
Colorado provençal et ses cheminées des fées - ©Vincent Damourette - Coeurs de nature-SIPA
Patrimoine et histoireColorado provençal
Le Colorado provençal est un ancien site d’exploitation de l’ocre à ciel ouvert, actif aux XIXe et XXe s. Le premier coup de pioche y fut donné en 1871, et le dernier lavage d’ocre réalisé en 1993 par Roger Arnaud.
Classé au titre des Monuments naturels à caractère historique, ce site privé offre aujourd’hui deux circuits pédestres balisés, accompagnés d’une application mobile dédiée. Ils permettent de découvrir d’anciennes carrières aux spectaculaires nuances de couleurs, ainsi que quelques vestiges de l’industrie ocrière.
L’accès est payant et soumis à réservation en haute saison. Veuillez consulter les conditions d’entrée et les consignes de visite avant votre venue.
Palette de couleurs - ©Vincent Damourette - Coeurs de nature-SIPA
GéologieLa formation de l'ocre
Il y a environ 125 millions d’années, une mer peu profonde recouvrait une partie de la Provence. Sur le bassin du Pays d’Apt, des sédiments marins à l’origine des calcaires blancs se déposent, bientôt recouverts par des roches argileuses (marnes grises) et des sables riches en fragments de coquilles, d’oursins et d’organismes microscopiques. Ces sédiments s’accumulent en couches obliques sur le fond marin, formant des grains verts de glauconie, une substance riche en fer.
Vers -100 millions d’années, des mouvements tectoniques provoquent le retrait de la mer. Exposés à l’air libre sous un climat chaud et humide, les dépôts de grès verts subissent alors une intense altération. Les éléments comme le calcaire, les micas et la glauconie se transforment ou disparaissent, laissant place à la kaolinite, un minéral argileux, colorée par des composés de fer : un hydroxyde pour l’ocre jaune, un oxyde pour l’ocre rouge. Les grains de quartz restent majoritaires. Ainsi, le grès vert constitue la roche mère des célèbres sables ocreux du Pays d’Apt.
Coupe d'arbres dans le Colorado - ©Marion Eyssette - PNR Luberon
Patrimoine et histoireRouvrir les vues sur le Colorado
Depuis la fin de l'exploitation de l'ocre, la végétation a peu à peu envahi le Colorado de Rustrel. La colonisation de pins sylvestres (fortement combustibles) est devenue un enjeu paysager mais aussi sécuritaire. Aussi, en 2015, des coupes d'arbres ont été réalisées pour recréer des ouvertures paysagères et retrouver les anciens fronts de taille. L’objectif était de redonner à voir l’ocre dans le site, mais aussi dans le grand paysage et de mettre en sécurité les visiteurs en créant une zone de rassemblement.

Front de taille ocrier - ©Anne-Camille Vinson - PNR Luberon
Point de vue - sommetDes saignées colorées
De ce chemin en balcon, on distingue des falaises colorées qui se détachent des collines boisées de cette vallée agricole où dominent les vignes. Résultant d'une formation géologique particulière et d'une exploitation humaine passée, ces fronts de taille sont menacés par la reconquête forestière. Depuis la fin de l'exploitation de l'ocre, la végétation a peu à peu envahi le Colorado de Rustrel.

Plateau des Claparèdes, sur la GTV - ©Julien Abellan
Patrimoine et histoireGrande Traversée VTT de Vaucluse®
La Grande Traversée VTT de Vaucluse c’est 388 km de plaisir et un parcours sur mesure ! Départ des sentiers exigeants du Mont Ventoux en passant par les arêtes calcaires des Dentelles de Montmirail, vous passerez par un espace naturel remarquable pour arriver aux Gorges de la Nesque. Ensuite, la course continue par le Parc naturel régional du Luberon, où le patrimoine bâti en pierre sèche, les impressionnantes falaises et les sentiers dans les ocres raviront les VTTistes. Deux variantes possibles, complétées en juin 2020 de circuits VTT en boucles, balisés et labélisés FFC ''espace VTT Provence Luberon Lure''.

Cabanon refuge chauve-souris - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FauneUn cabanon pour maternité
Dans les champs aux alentours, des cabanons ont été construits pour servir d'abri et de stockages. Aujourd'hui abandonnés ou restaurés, ils restent les lieux privilégiés et convoités par les femelles chauves-souris d'avril à septembre. Véritables maternités, ces cabanons réchauffés par le soleil sont des lieux adaptés pour la mise-bas et l'allaitement des jeunes. Il est strictement interdit de pénétrer dans les cabanons (propriété privé), pour éviter tout dérangement dramatique des chauves-souris (espèces protégées).

Système de pompage - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireExtraction ocrière
C'est à partir de la fin du XIXe s. que l'extraction de l’ocre, le traitement et la commercialisation, prennent un essor considérable, notamment par la construction du chemin de fer sur le Pays d'Apt. En 1900, on dénombre sur le bassin d’Apt 17 mines souterraines et 32 carrières à ciel ouvert, représentant 14 600 tonnes d'ocres. Ici, on peut apercevoir les ruines d’une station de pompage d’eau, indispensable pour faire s'écouler depuis le malaxeur, le sable dans les batardeaux, puis l'ocre, plus léger, jusqu’aux bassins de décantation (ruines potentiellement instables - ne pas pénétrer ni s’approcher trop prêt).

Jeune petit rhinolophe - ©DR-Tanguy Stoeckle
FaunePetit rhinolophe
Véritable petite boule de poil, cette chauve-souris ne pèse que 2 à 5 g. L’espèce possède un appendice nasal caractéristique en fer à cheval. Au repos et en hibernation, le Petit rhinolophe s’accroche dans le vide et s'enveloppe complètement dans ses ailes, ressemblant ainsi à une poire suspendue. En hiver, il occupe des galeries d'ocre. En été, les femelles utilisent les cabanons comme des maternités. Attention de ne pas les déranger ! Il est strictement interdit de pénétrer dans les galeries et les cabanons (site classé), en raison d'éboulements fréquents et pour éviter tout dérangement dramatique des chauves-souris (espèces protégées).

Chataîgne dans sa bogue - ©DR
FloreChâtaignier des sols acides
Ilot de sable au milieu des massifs calcaires du Luberon et des Monts-de-Vaucluse, les ocres abritent des essences d'arbres qui ne poussent pas dans le calcaire. Ainsi le châtaignier apprécie ce sol tout comme il apprécie le sol sableux dans le département du Var plus au sud.

Minioptère de Schreibers - ©DR
FauneMinioptère de Schreibers
La colline de La Bruyère héberge le plus important site de transit de minioptères de Schreibers du Luberon. Cette chauve-souris, qui se nourrit de papillons, est très sociable et s'installe en grappes (collées les unes aux autres) dans les galeries d'ocres. Bien souvent, pour conserver la tranquillité des chauves-souris, des grilles sont installée à l'entrée des grottes ou galeries. Pour la minioptère, ces grilles sont néfastes car leur vol, peu manœuvrable, ne lui permet pas de se faufiler facilement entre les barreaux. La protection de leur espèce repose principalement sur leur tranquillité, il est donc important de la respecter.

Front d'éboulement - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireDanger éboulement !
Véritable gruyère, la colline de La Bruyère est percée d'anciennes galeries creusées à la main et de front de taille à ciel ouvert. Il s'agissait d'un lieu important pour l'extraction des ocres. Ensuite, un certain nombre de cavités ont été transformées en champignonnières. Elles sont aujourd'hui délaissées de toute activité humaine. Certaines sont devenues des refuges pour de grosses colonies de chauves-souris. Il est strictement interdit de pénétrer dans les galeries (propriété privé), en raison d'éboulements fréquents et pour éviter tout dérangement dramatique des chauve-souris.

Petit Rhinolophe - ©David Tatin
FaunePetite divagation = réveil fatal !
Sur la colline de La Bruyère, il y a une grande diversité de cavités souterraines, notamment des anciennes mines d’extraction d'ocres. Ces lieux, de températures et d’humidité stables, offrent un gîte indispensable aux chauves-souris à leur l’léthargie hivernale (octobre à mars). Durant cette période de vie ralentie, un simple même très court dérangement dans les galeries ou le passage répété juste devant les entrées de cavités, engendre le processus de réveil. Ce réveil imprévu très stressant leur fait consommer jusqu’à 80% de leur réserve et entraine leur mort quasi certaine. Il est donc impératif, de ne jamais pénétrer dans les cavités. Et ce d’autant plus que c’est dangereux en raison des risques d’effondrements !

Grands Rhinolophes - ©DR-life-bats-birds
FauneIndispensable chauve-souris !
17 espèces protégées sur les 34 identifiées en France, comme le Grand ou le Petit rhinolophe, le Minioptère de Schreibers, sont présentes sur le site classé et l’Espace Naturel Sensible de la colline de la Bruyère. Les chauves-souris sont des mammifères volants qui allaitent chaque année un seul petit et qui se nourrissent d’insectes la nuit. La plus petite chauve-souris, extraordinaire technologie de 4 gr, peut manger jusqu’à 3000 moustiques par nuit ! Leur conservation est primordiale pour l’équilibre de la biodiversité, et pour la transmission de ce patrimoine biologique à nos enfants.

Vue sur Villars - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Point de vue - sommetCe chemin est d'or, ocre et vermeil...
Du point de vue situé une vingtaine de mètre sur la gauche, on apperçoit Villars, Saint-Saturnin-lès-Apt, puis des falaises ocreuses très colorées, cachées en partie par une végétation boisée de reconquête. En retrait du Calavon qui coule entre les massifs des Monts-de-Vaucluse au nord et du Luberon au sud, la colline boisée de La Bruyère se dresse par-dessus la vallée agricole où dominent les vignes.

Panneau d'accueil - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLa Bruyère, espace naturel sensible
La colline de La Bruyère a reçu le label départemental Espace naturel sensible (ENS) en 2005. Dans ce cadre, et dans un objectif de préservation du patrimoine naturel, plusieurs parcelles privées ont été achetées par la commune de Villars, le Parc naturel régional du Luberon et le Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ces terrains sont ouverts au public, uniquement sur les sentiers balisés et dans les limites de préservation de cet îlot siliceux unique.

Les ocres de La Bruyère - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLa colline de la Bruyère, site classé et OGS
La colline de La Bruyère est un des quatre principaux massifs du site classé des Ocres du Pays d’Apt, défini par décret en 2002 au titre des Monuments naturels à caractère historique et qui couvre plus de 2500 ha. En 2010, en concertation avec les acteurs locaux, une Opération Grand Site de France a été lancée par la Communauté de Communes Pays d'Apt Luberon, afin de mettre en œuvre un projet de valorisation, de bonne gestion et de préservation des patrimoines naturels, paysagers mais aussi culturels dans la perspective d'obtenir prochainement de l'Etat le label Grand Site de France.

Départ de balade - Eric Garnier - PNR Luberon
FloreLa colline de La Bruyère, espace protégé
Juste au nord de la route, se cache la discrète colline de La Bruyère, site classé au titre des Monuments naturels à caractère historique en 2002, puis labélisé Espace naturel sensible (ENS) en 2005. Constitué d’ocres et de grés du Crétacé, cet îlot siliceux au milieu d’un océan calcaire, renferme une végétation exceptionnelle composée d’une chênaie verte associée au pin maritime, au pin sylvestre et à des espèces typiques de lande (bruyère callune, ciste à feuille de laurier…). Cette flore très spécifique s’adapte bien aux sols siliceux et acides. On y rencontre également de nombreuses espèces d’amphibiens, d’oiseaux et de chauves-souris.

Village de Villars - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireVillars, village de caractère
Perché au sommet d’une colline, au pied des Monts de Vaucluse, Villars est un village provençal typique aux ruelles étroites. On y découvre l’église paroissiale Saint-Jacques-le-Mineur (XIXe s.), plusieurs oratoires, un ancien lavoir communal, ainsi qu’une place ombragée animée par le Bar des Amis, célèbre pour avoir servi de décor au film L’Été meurtrier (1983), révélant Isabelle Adjani, Alain Souchon et François Cluzet. Villars et ses 11 hameaux sont aussi le pays natal du peintre Paul Camille Guigou (1834–1871), dont les œuvres sont conservées, entre autres, au musée d’Orsay à Paris et au musée des Beaux-Arts de Marseille.

Truffes fraîchement dénichées - ©PNR Luberon
Produits du terroirLa truffe en Luberon
La truffe ou « rabasso » en provençal, est un champignon qui vit sur les racines des chênes verts, blancs mais aussi des pins d’Alep... C’est un paysan de Saint-Saturnin, Joseph Talon, qui débuta la trufficulture en plantant des chênes truffiers. En hiver, truffier et chien truffier partent à la recherche du fameux diamant noir. Le Vaucluse est le premier département producteur français et la Provence produit plus des trois quarts de la production nationale.

Panorama depuis la colline - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
Point de vue - sommetUn promontoire sur le pays d'Apt
Véritable promontoire au centre du bassin d'Apt, le sommet de la colline offre une vue magnifique : au nord, les Monts de Vaucluse, la colline des Puys ou encore la colline de la Bruyère se dévoilent. Plus loin, le Mont Ventoux s'offre à la vue. Vers le sud, Grand et Petit Luberon barrent l'horizon. De l'autre côté de la colline, vers l'ouest, le regard plongera vers les ocres de Gargas et Roussillon et s'élargira vers la plaine du Calavon.

Lignite - ©Pierre Thomas
GéologieLe lignite, berceau des fossiles
Le lignite, sorte de charbon pauvre en carbone, fut extrait au XIXe s. à la base de la colline. Ici, il n’était pas seulement recherché comme combustible : il renfermait aussi de nombreux ossements fossiles de vertébrés. Des centaines de restes issus de ces niveaux sont aujourd’hui conservés dans de grands musées européens. Ils ont fait de Perréal l’un des sites paléontologiques majeurs du Luberon. Pour cette raison, le gisement est protégé au sein de la Réserve naturelle nationale géologique du Luberon.

Colinne de Perréal - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieLa colline de Perréal, un relief inversé
La colline de Perréal présente un grand intérêt géologique. Il s’agit d’un ancien fossé d’effondrement, ou graben, encadré par deux failles. Au fil du temps, l’érosion a davantage creusé les terrains voisins, tandis que les dépôts conservés dans le fossé ont résisté. Le graben se retrouve aujourd’hui en hauteur, sous forme de butte témoin. Cette inversion de relief fait de Perréal un remarquable promontoire au centre du bassin d’Apt.

Géosite de Gargas - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologiePerréal, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon
Le label Géoparc mondial UNESCO distingue des territoires qui protègent, valorisent et font découvrir des sites et paysages géologiques remarquables, en lien étroit avec leurs patrimoines naturels, culturels et leurs habitants. Le Géoparc mondial UNESCO du Luberon s’inscrit dans ce réseau international engagé pour la transmission du patrimoine géologique. Animé et piloté par le Parc naturel régional du Luberon, il réunit de nombreux géosites qui témoignent de l’histoire de la Terre, structurent les paysages et illustrent les liens entre géodiversité, biodiversité et activités humaines. La colline de Perréal fait partie de ces géosites en raison de son histoire géologique (gisement fossilifère et graben) et de son lien avec l'occupation humaine (oppidum et carrières de gypse et d'argile).

Marnes grises de l'Aptien - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
Patrimoine et histoireApt, berceau de l'Aptien
En 1840, le savant français, Alcide d’Orbigny crée le terme Aptien pour désigner un étage géologique du Crétacé inférieur, à partir des marnes riches en ammonites pyriteuses observées autour d’Apt. Il souligne alors l’originalité de cette faune et propose de donner à ces terrains le nom d’aptiens. Apt est ainsi entrée dans l’histoire mondiale de la géologie en donnant son nom à un étage encore utilisé aujourd’hui : l’Aptien, compris en -121,4 et -113,2 millions d’années.

Puits des Tamisiers à Gargas - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
Savoir-faireLe puits, source de vie
Sur le bord du chemin, le puits témoigne des efforts mis en œuvre autrefois pour faire venir l'eau au plus près des villages, des hameaux mais aussi des troupeaux. L'aridité du Luberon rendait les puits essentiels à toute activité pastorale. Le système de puisage de l'eau en sous-sol se faisait manuellement par poulie, chaîne et sceau ou par l'intermédiaire d'une noria ou pousaraque en provençal (roue à godets, entraînée à la main par un cheval ou un mulet).

Martinet noir - ©DR
FauneInfatigable martinet noir
Le martinet noir (Apus apus) a délaissé complètement ou presque son habitat originel - falaises, porches de grottes, trous d'arbres - et niche désormais essentiellement sous les toits ou dans des anfractuosités. C'est une espèce d'oiseau qui passe la majorité de sa vie en vol. Les adultes peuvent passer plusieurs mois, d'une saison de reproduction à une autre, sans jamais se poser. Il dort, s'accouple et se nourrit en vol. Pour dormir, il prend de l'altitude et se positionne au-dessus des nuages. Il fait des petits vols planés lors de courtes phases de repos. Le sommeil hémisphérique unilatéral lui permet d'endormir un hémisphère de son cerveau tout en gardant le deuxième en alerte et éveillé.

Ocriers devant la mine - ©DR
Patrimoine et histoireExploitation de l'ocre
Lancée à la fin du XVIIIe s., l'industrie ocrière connait son apogée dans les années 1920. L'ocre était incorporée comme épaississant dans les produits manufacturés tels que le caoutchouc naturel. Elle était aussi utilisée dans le bâtiment pour les enduits et les façades. Au XIXe et XXe s., l'exploitation industrielle exportait de gros volumes dans le monde entier : à l'apogée, sur les 40 000 tonnes d'ocre produites, plus de 90 % étaient exportés en Europe, en Amérique et dans les colonies. En 1929, l'industrie de l'ocre emploie un milliers d'ouvriers et d'employés.

Traces de pioches - ©Alain Hocquel - VPA
Savoir-faireExtraire le précieux minerai
Les carrières souterraines ont été creusées à la main par les ocriers. Dans les galeries, à la lumière de la lampe à carbure, ils maniaient le pic, la pioche et la pelle, puis évacuaient le minerai à la brouette. Les parois conservent encore parfois les traces de leurs outils. Les galeries, creusées parallèlement et perpendiculairement, se croisent et délimitent de puissants piliers qui soutiennent la voûte. Après des accidents parfois dramatiques, la réglementation impose progressivement une organisation plus régulière, en quadrillage.

Lavage de l'ocre - ©Ocres de France
Savoir-faireLe traitement de l'ocre
Après leur extraction, les sables ocreux subissent une succession de traitements qui conduit au pigment prêt à l'emploi. Les étapes de ce traitement ont changé depuis les premiers producteurs ; elles ont simplement évolué avec la mécanisation. Afin d'obtenir un produit final avec le moins de sable possible, l'ocre est traitée à travers un processus de lavage, de décantation dans des bassins (situés au nord de Gargas), puis de séchage, broyage et enfin, de cuisson.

Pinède à Gargas - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Point de vue - sommetUn paysage insolite
Ce paysage étonne par le contraste entre les couleurs chaudes de la roche, les verts des pinèdes et des chênaies, les vergers et les vignes alentour. Les falaises, les fronts de taille et les galeries rappellent l’exploitation passée des sables ocreux. Ici, la nature et le travail des hommes ont façonné ensemble un décor singulier, où la mémoire industrielle reste inscrite dans les formes du relief.

Site sensible à préserver - ©Daniel Grenouilleau
Patrimoine et histoireOpération Grand Site de France
Sité classé en 2002, le Massif des Ocres du Pays d’Apt forme l’un des ensembles ocriers les plus remarquables au monde. Ses falaises colorées, ses anciennes carrières, ses villages et ses paysages agricoles attirent de nombreux visiteurs, mais restent fragiles. Pour concilier accueil du public, qualité paysagère et préservation des patrimoines naturels, géologiques et culturels, une Opération Grand Site de France (OGS) est actuellement pilotée par la communauté de communes Pays d’Apt Luberon, en concertation avec les acteurs locaux.

Petit rhinolophe en hibernation - ©David Tatin
FauneRefuges pour chauves-souris
Avec une dynamique d’érosion très rapide, les galeries sont très sensibles aux intempéries. Elles accueillent de nombreuses espèces protégées de chauves-souris, qui profitent de la tranquillité et de l'humidité des lieux pour hiberner de l’automne au printemps. Les chauves-souris sont reines dans les galeries de l'ancienne carrière de Gargas. Mais attention, il est interdit de s'y aventurer au risque de les déranger! Sur les 35 espèces de chiroptères connues en France métropolitaine, 21 sont recensées dans le Luberon.

Evénement culturel aux Mines de Bruoux - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireLes mines de Bruoux
Au cœur de cette forêt de pins, dans ces falaises aux couleurs chaudes et lumineuses, ont été creusées à la force des bras des ocriers plus de 40 km de galeries. Vestige monumental de l'exploitation de l'ocre, site unique et admirable, ce labyrinthe mystérieux est aujourd'hui protégé. Aux Mines de Bruoux, un parcours de 650 m a été aménagé en toute sécurité. Ces galeries impressionnantes, voûtées, en forme d’ogive ou même en plein cintre, jusqu’à 15 m de hauteur, forment une véritable cathédrale minérale : une plongée dans l’univers esthétique de l’ocre qui rend hommage au travail des ocriers, ces mineurs de la couleur.

Carrière d'ocre en exploitation - ©Société des Ocres de France
Patrimoine et histoireLa dernière carrière d'ocre d'Europe !
Aujourd’hui, la Société des Ocres de France exploite encore une carrière de 18 hectares à Gargas et le traitement de l'ocre s'effectue dans une usine à Apt. La société produit désormais 1 200 tonnes d’ocre par an. Cette entreprise familiale est bel et bien l’unique exploitant qui transforme le minerai ocreux en ocre pure. L'exportation représente 45 % de la production, en partie vers l'Afrique, mais aussi vers l'Europe du Nord et les Etats-Unis. Les pigmenst sont aujourdh'ui commercialisés pour la coloration d'enduits de facades et pour les badigeons. C’est aussi une belle histoire, une famille qui perpétue l’industrie ocrière depuis 1901.

Coteau de la Balizone depusi Roussillon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Point de vue - sommetCultures, ocres et village perché
D'ici, on aperçoit la présence exceptionnelle du village de Roussillon, ses falaises richement colorées et ses bâtis aux enduits multicolores qui constituent des forts points d'appel dans le paysage. Autour de nous se déploient une mosaïque de cerisiers, vignes, vergers et quelques rangs de lavandes. Depuis la fin des années 80, les nombreux ouvrages et systèmes hydro-agricoles ont permis de sécuriser le rendement et la qualité des rendements de production alimentaire, puis d’évoluer vers des pratiques agro-environnementales. Avec le réchauffement climatique, la solidarité hydraulique entre territoires pour le partage de l’eau et sa gestion économe est aujourd'hui plus que jamais nécessaire.

Haie protégeant les vignes - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
FloreMarqueurs de paysages provençaux
Essence emblématique de la Provence, le cyprès (Cupressus) s'est révélé pour nos anciens une solution efficace mise en place depuis bien longtemps pour protéger les cultures et le bétail du vent dominant : le Mistral. Son port très étroit lui permet de prendre peu d'emprise et de limiter l'ombre sur les cultures. Résistant aux vents et aux embruns, sa longévité peut dépasser les 500 ans ! La haie de cyprès constitue le brise-vent par excellence dans le Luberon.

Nord de Roussillon en 1900 - ©Collection Bruni
Point de vue - sommetL'Observatoire photo du paysage
Le Parc naturel régional du Luberon et ses partenaires ont mis en place l'Observatoire photographique du paysage. Grâce à ses partenaires, les clubs photos du territoire qui reconduisent les points de vue régulièrement, cet outil permet de constater l'évolution du paysage. Ainsi, en 1900, la silhouette de Roussillon, se détache nettement au-dessus des environs (habitat groupé, flancs abrupts dénudés laissant apparaitre l’ancien front de taille des carrières d’ocre en partie colonisé par des arbres). De nos jours, au premier plan, de nouvelles habitations et le boisement de pins sur les falaises d’ocres masque désormais la vue sur le village de Roussillon et ses falaises d'ocres.

Presses du moulin à huile - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireMoulin à huile historique
L'ancien moulin à huile nous plonge au cœur de l'histoire oléicole roussillonnaise. Ici meule, presse et amphores, racontent le processus artisanal visant à extraire l'huile de l'olive. Il était de coutume, il y a encore quelques années, que chaque village produise sa propre huile d'olive. L'hiver sonnait le temps du broyage et de la presse, quand les familles apportaient leur récolte. Actif jusqu'au grand gel de l'hiver 1956, le moulin historique de Roussillon a ensuite été laissé à l'abandon avant d'être restauré par Maison Brémond 1830.

Portail à l'angle de la rue R. Casteau - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireRoussillon, un paysage qui inspire
Après la Seconde Guerre mondiale, sous l'impulsion du Roussillonnais Elie Blanc, Roussillon est devenu un véritable carrefour des lettres et des arts. De jeunes poètes d'Apt et de Provence comme Serge Bec et Marie Mauron y créent un centre littéraire et artistique. D'autres artistes ont participé à la notoriété du Massif des Ocres : Fernandel y a joué dans "Heureux qui comme Ulysse" ou encore Claude Lelouch qui y tourne "La belle Histoire". Samuel Beckett évoque lui le charme de Roussillon dans sa pièce "En attendant Godot".

Beffroi de Roussillon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Patrimoine et histoireLe beffroi, porte du castrum
Le beffroi de la tour de l'horloge est l'ancienne porte-forte du Castrum, remaniée au XIXe s. en clocher annexe de l'église. Surmontée d'un campanile, il offre un aperçu de l'histoire médiévale de Roussillon. Il est situé dans la ruelle qui permettait de joindre l'ancien chemin de ronde qui joignait deux tours des remparts, d'où le nom de "la rue de la bistourle".

Eglise Saint-Michel - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
Patrimoine et histoireUne église aux couleurs des ocres
Tout en haut du village, à l'intérieur des fortifications, se dresse l'église Saint Michel. A la fin du XIe s. et pendant la première moitié du XIIe s., l'église est reconstruite en pierres de taille. La façade aux couleurs des ocres date, elle, du XVIIe s. Dans la maison curiale placée à droite de l'église, des œuvres créées au XVIIIe s. par le sculpteur roussillonnais Alexis Poitevin sont exposées : les fonts baptismaux en plâtre et une statue de Saint Michel en bois.

Table d'orientation de Roussillon - ©Pauline Rimbert - PNR Luberon
Point de vue - sommetLe Castrum, sommet du village
Juste à côté de l'église et en bordure de la falaise d'ocre, un à-pic de 60 mètres, le Castrum, esplanade où se situait le château médiéval, est le point le plus élevé du village. Il offre notamment une vue incontournable sur le Pays d'Apt, le Grand Luberon et son sommet le Mourre Nègre (1125 m) puis le Mont Ventoux (1909 m). On peut également distinguer les villages de Gordes et de Saignon, avec l'aide de la table d'orientation. C'est aussi d'ici que résonne la fameuse légende de Dame Sermonde qui, par chagrin d'amour, se jeta dans le vide et ensanglanta à jamais Roussillon d’un rouge flamboyant.

Jeu d'enquêtes ''Intrigue à Roussillon®'' - ©OTI Pays d'Apt Luberon
Patrimoine et histoireIntrigue sur Roussillon !
Roussillon accueille la nouvelle Intrigue dans la ville® du Luberon. Un jeu-loisir adapté aux familles (à partir de 6 ans) désireuses de partager une activité ludique et curieuse au travers d’une enquête qui leur fera découvrir l'aventure industrielle des ocres au cœur du village (durée 2h d’enquête / livret payant au Bureau info de l’Office de tourisme Pays d’Apt Luberon, 19 place de la Poste à Roussillon). L'intrigue débute le 20 décembre 1900 : « Le 15 décembre dernier, une explosion a endommagé l'un des moteurs qui fait fonctionner nos machines pour concasser et broyer l'ocre, entraînant un incendie [...] Rendez-vous sur place pour enquêter discrètement et trouver qui est responsable de cette explosion [...] ».

Village de Roussillon - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieRoussillon, village coloré
Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, Roussillon se distingue par les teintes chaudes de ses façades, déclinées en jaunes, oranges et rouges. C’est le seul village du Luberon où la pierre sèche ne domine pas : ici, c’est l’ocre qui façonne l’identité architecturale. Utilisée depuis la Préhistoire et exploitée dès l’époque romaine, l’ocre est devenue un véritable produit industriel à la fin du XVIIIe s., grâce au Roussillonnais Jean-Étienne Astier. Il eut l’idée de laver les sables ocreux pour en séparer le pigment naturel du sable, révélant ainsi la qualité exceptionnelle et la teinture inaltérable de l’ocre.

Belvédère du sentier des ocres à Roussillon - ©Françoise Delville - PNR Luberon
Point de vue - sommetBelvédère et cadran solaire de Roussillon
Ce belvédère aménagé à l'entrée du Sentier des Ocres a fait l'objet en 2015 d'un chantier de sécurisation réalisé par le Parc naturel régional du Luberon, dans le cadre de l'Opération Grand Site de France. D'ici on peut profiter de très belles vues sur les falaises ocreuses et le village de Roussillon, avec tous ses enduits colorés de façades. Sur la plateforme du belvédère se trouve également un magnifique cadran solaire hémicylindrique de Jean Raffegeau, où l’heure se lit de gauche à droite avec la courbe d’équation du temps (courbe en 8). Le cadran sert aussi de calendrier avec les lignes horizontales (changements de mois). D'où la devise : « Sine sole sileo » (Sans le soleil, je suis silencieux).

Palette de couleurs à l'écomusée Okhra - ©Léa Samson - PNR Luberon
GéologieL'ocre à travers les âges
L'utilisation de l'ocre remonte au Paléolithique. Elle pouvait être appliquée directement sur la peau, servir de peinture pariétale ou encore être associée à des rites funéraires. A l'Antiquité, l'ocre était incorporée dans les peintures et enduits. Les Romains maîtrisaient parfaitement les techniques de chauffe modifiant la couleur. Puis, au Moyen-Age, son utilisation est plus fréquente dans les fresques des édifices religieux et civils, notamment à partir du XVIe s. A partir du XIXe s., l'ocre entre dans la fabrication de peintures, badigeons et est utilisée comme épaississant dans l'industrie. Les écoliers de l'école du Val des Fées - juste ici - en raffolent également !

Incendie dans le Luberon - ©La Bastidonne
ForêtIncendie et forêt méditerranéenne
Avec le dérèglement climatique, les incendies de forêt sont de plus en plus puissants, explosifs et récurrents. Les feuillus (Chêne pubescent ou Chêne blanc, Chêne vert, Hêtre...), comme les résineux (Pin sylvestre, Pin d'Alep, Pin noir...), souffrent et ont du mal à se régénérer. Puis certains secteurs subissent l’incendie si fréquemment que les plantes favorisées par le feu, les plantes pyrophytes (aimer le feu en latin), comme des Cistes blancs ou Ciste cotonneux (Cistus albidus), finissent par occuper prioritairement l’espace au détriment de la biodiversité. Soyez vigilants même en hiver : un incendie est vite parti et reste difficilement contrôlable. 9 feux de forêt sur 10 sont d'origine humaine et la moitié est due à une imprudence.

Site sensible à préserver - ©Daniel Grenouilleau
Patrimoine et histoireOpération Grand des Ocres du Luberon
Sité classé en 2002, les ocres du Luberon forme l’un des ensembles ocriers les plus remarquables au monde. Ses falaises colorées, ses anciennes carrières, ses villages et ses paysages agricoles attirent de nombreux visiteurs, mais restent fragiles. Pour concilier accueil du public, qualité paysagère et préservation des patrimoines naturels, géologiques et culturels, une Opération Grand Site est actuellement pilotée par la communauté de communes et l'Office de tourisme Pays d’Apt Luberon, en concertation avec les acteurs locaux.

Ecomusée de l'ocre - ©Léa Samson- PNR Luberon
Savoir-faireÔkhra - Ecomusée de l'ocre
L'écomusée de l'ocre est installé ici à l'usine Mathieu. C'est une ancienne usine d'ocre qui a produit environ 1 000 tonnes d’ocre par an entre 1921 et 1963. Les systèmes de lavage, le four et les moulins ont été restaurés afin de faire comprendre les différentes étapes de traitement du minerai, de l’extraction à l’expédition. Découvrez, à travers des visites de site et des ateliers, l'un des plus beaux fleurons du patrimoine industriel ocrier, devenu écomusée, conservatoire et centre de formation sur l'ocre et la couleur !

Wagons transportant l'ocre - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireL'âge doré de l'ocre
En 1929, l'industrie de l'ocre occupe un millier d'ouvriers et d'employés. Dix-sept carrières souterraines occupent 70 ouvriers au fond des galeries et plus de 270 en surface. Plus de 50 carrières à ciel ouvert emploient 170 ouvriers. A l'apogée (1928-1929), sur les 40 000 tonnes d'ocre produites, plus de 90 % étaient exportées, essentiellement en Europe et en Amérique.

Géoparc mondial UNESCO du Luberon - ©Stéphane Legal - PNR Luberon
GéologieÔkhra, géosite du Géoparc mondial UNESCO du Luberon
Le label Géoparc mondial UNESCO distingue des territoires qui protègent, valorisent et font découvrir des sites et paysages géologiques remarquables, en lien étroit avec leurs patrimoines naturels, culturels et leurs habitants. Le Géoparc mondial UNESCO du Luberon s’inscrit dans ce réseau international engagé pour la transmission du patrimoine géologique. Animé et piloté par le Parc naturel régional du Luberon, il réunit de nombreux géosites qui témoignent de l’histoire de la Terre, structurent les paysages et illustrent les liens entre géodiversité, biodiversité et activités humaines. L'écomusée de l'ocre fait partie de ces géosites. Il offre un témoignage précieux des relations entre géodiversité et usages des ressources minérales.

Bassins de décantation de l'ancienne usine Mathieu (Okhra -Ecomusée de l'ocre) - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireL'ocre et son exploitation
Ci-dessous dans le ravin, se trouve des anciens bassins de décantation d'ocres (accès par l'Ecomusée de l'ocre). L’ocre est un pigment naturel qui a été incorporé comme épaississant dans les produits manufacturés tels que le caoutchouc naturel (joints de bocaux, rustines de vélo...). Il était aussi utilisé dans le bâtiment pour les enduits de façades. Au XIXe et XXe s., l'exploitation industrielle exportait de gros volumes d’ocre dans le monde entier, puis suite à la grande crise de 1929, elle a été progressivement remplacée par les produits de synthèse. Après la Seconde Guerre mondiale, les carrières ferment progressivement. Aujourd’hui, la Société des Ocres de France exploite encore une carrière à Gargas et produit 1 200 tonnes d’ocre par an.

Dalle de Pied-Bousquet - ©Eric Garnier - PNR Luberon
GéologieTrésor de nuances de couleurs
Le cheminement sur cet affleurement de grès bariolés dit de Pied-Bousquet, associé aux fronts de tailles d'ocres, à la bruyère, les pins et les contreforts du Luberon au loin, offre une incroyable palette de couleurs. Aux verts multiples, ponctués d’ombres bleu-noir profondes, et aux blancs éclatants des calcaires, vient s’ajouter, presque avec insolence, la fulgurance des ocres. Sur le massif ocrier du Luberon, la nature et l’Homme ont composé, en notes de feu, une étrange symphonie. Tous les rouges, les verts, les jaunes d’or et de paille, jusqu’aux violets aux reflets indigo, nourrissent les interrogations presque alchimiques du visiteur émerveillé.

Bogues de chataîgne - ©Eric Garnier - PNR Luberon
FloreChâtaignier amoureux des sols acides
En contrebas dans le canyon, on devine quelques châtaigniers. Ilot de sable siliceux au milieu des calcaires du Luberon, le massif ocrier abrite des essences d'arbres qui ne poussent pas dans le calcaire. Ainsi le châtaignier apprécie ce sol tout comme il apprécie le sol sableux dans le département du Var, plus au sud.

Loeflingie d'Espagne - ©DR-L(herbier de Gabriel
FloreElles aiment l'ocre...
Dans un environnement très calcaire, le massif ocrier du Luberon offre à la végétation un substrat sableux unique où se développe tout un cortège exceptionnel de plantes silicicoles (qui aiment la silice), acidophiles (qui aiment les sols acides) et psammophiles (qui aiment le sable). Au cœur du maquis, des pelouses colonisent les petites clairières isolées où se sont réfugiées de rares espèces, dont certaines sont protégées par la loi.

Vignes du Domaine de La Coquillade - ©Eric Garnier - PNR Luberon
Produits du terroirViticulture biologique et biodynamique
Sur les coteaux de la colline de Pigier, s’étend le Domaine de La Coquillade, nommé d’après l’Alouette huppée, couquihado en provençal. Ses origines remonteraient au XXIIe s., lorsque les moines cisterciens de l'Abbaye de Sénanque ont construit les premières bâtisses. Deux siècles plus tard, le premier cep de vigne était planté, posant ainsi la première pierre du domaine viticole. En 2006, Andy Rihs, un homme d'affaires suisse, transforme l'ancienne bastide en un grand hôtel et oriente la production de vins du domaine vers la biodynamie et la viticulture biologique. Les vignes du domaine de 29 ha s'épanouissent sur des sols rouges et sablonneux, parfois soumis à de hautes températures. Leurs racines puissantes s'enfoncent profondément dans la terre et y puisent les riches nutriments qui confèrent aux raisins un caractère particulier.

Fruits confits du Pays d'Apt - ©OTI Pays d'Apt Luberon
Savoir-faireApt, capitale mondiale du fruit confit !
Qui dit Apt, dit capitale mondiale du fruit confit ! Les fruits confits d'Apt sont une confiserie qui doit son essor dès le XIVe s. à la papauté d'Avignon. Les Aptésiens en offraient au pape Urbain V, alors en pèlerinage dans leur ville. Les papes d'Avignon appréciaient tant ces préparations que la ville d'Apt devait leur verser un tribut annuel de 50 setiers de fruits confits. Au XVII e s., Madame de Sévigné compara même Apt à un "chaudron de confitures". Entrée récemment à l'inventaire du Patrimoine Culturel Immatériel, toute l'épopée de cette sucrerie est racontée dans l'espace muséographique de la Maison du fruit confit, située sur la gauche de la route.

Office de tourisme - ©OTI Pays d'Apt Luberon
Savoir-faireOpération Grand Site de France
L’Office de tourisme Pays d'Apt Luberon, installé dans l’ancienne gare de la ligne de chemin de fer, autrefois essentielle pour le transport rapide et en grande quantité de l’ocre, est l’un des lieux d’accueil de l'Opération Grand Site de France® des Ocres du Luberon, auquel le territoire est désormais engagé. Depuis plus de 10 ans, la Communauté de communes et l’Office de tourisme se sont donnés pour objectifs de bâtir une offre de qualité autour du patrimoine et des richesses du terroir, puis d’orienter les visiteurs vers des villages et des sites moins connus où existe une offre de qualité d’itinéraires de randonnées, de lieux de découverte et d’activités culturelles...

Topoguide Tours dans le Luberon et les Monts de Vaucluse - ©FFRP
Savoir-faireBien randonner et c'est bien contribuer...
A l’Office de tourisme Pays d’Apt Luberon, vous trouverez toutes les informations qui relayent l'histoire et les secrets de personnes passionnées qui vivent le Luberon au quotidien ; animations, visites guidées, évènementiels, brochures et supports de communication digitale... Vous pouvez également acquérir le topoguide sur les GR-GRP® du Luberon, édité par la Fédération Française de Randonnée Pédestre avec l’aide de ses bénévoles et des partenaires locaux. Cet ouvrage de 130 page présente 6 itinérances à pied et en boucle de 2 à 6 jours, au départ de la ville d’Apt, dont le GRP® ‘’Tour des ocres du Luberon’’. Achetez l’ouvrage à l'office ou en ligne, c’est participer au financement de l'entretien et du balisage des chemins parcourus…

Traversée du Calavon en 1900 - ©Collection Bruni
Patrimoine et histoireEvolution du paysage à Apt
Le Parc naturel régional du Luberon et ses partenaires ont mis en place l'Observatoire photographique du paysage. Grâce à ses partenaires, les clubs photos du territoire qui reconduisent les points de vue régulièrement, cet outil permet de constater l'évolution du paysage. Ici, en 1900, le lit du Calavon est large et des murs-digues préservent les habitations des inondations. De nos jours, en arrière-plan sur la colline de Saint-Michel, la forêt et les habitations se sont développées sur d’anciennes terrasses de culture. Un parking a été aménagé dans le lit de la rivière et subi de fréquents dégâts lors des pluies intenses. A proximité, la Place de la Bouquerie est aménagée en 1900 autour de la fontaine et mise en valeur par un alignement d'arbres. A partir de 2019, les stationnements sont éloignés de la place et de la fontaine mais l'espace public reste dominé par la présence de la voirie.

Théâtre antique d'Apt - ©Mairie d'Apt
Patrimoine et histoireApta Julia, ville romaine
La cité d'Apt a été fondée par les Romains sur le tracé de la Via Domitia vers 45 av. J.C., et baptisée Colonia Apta Julia, sans doute en l'honneur de Jules César. On raconte que César se serait arrêté à Apt au retour d'une campagne et aurait offert son glaive et son ceinturon à la cité, d'où leur présence sur le blason actuel. Au cours de la période de la "Gaule narbonnaise", Apt est l'une des 24 cités qui la composent. Très prospère au IIe s., elle comptait environ 10 000 habitants (à peine moins qu’aujourd’hui) et possédait un forum, un arc de triomphe, un capitole, un temple, des thermes et un théâtre, désormais enfouis à 6 mètres de profondeur.

Jeu d'enquêtes ''Intrigue à Apt®'' - ©OTI Pays d'Apt Luberon
Patrimoine et histoireIntrigue sur Apt !
Apt et son Intrigue dans la ville®. Un jeu-loisir adapté aux familles (à partir de 6 ans) désireuses de partager une activité ludique et curieuse au travers d’une enquête qui leur fera découvrir les nombreuses autour des différentes industries qui ont fait la richesse du Pays d’Apt : l’ocre, la faïence et le fruit confit (durée 2h d’enquête / livret payant à l’Office de tourisme Pays d’Apt Luberon, 788 avenue Victor Hugo à Apt). Sans trop vous dévoiler le scénario du jeu, sachez que nous sommes en juin 1878... « Alors que la gare d’Apt n’est ouverte que depuis peu, un nombre important d’actes de malveillance est détecté sur la nouvelle ligne de chemin de fer reliant Apt à Cavaillon [...] Officier, le préfet de Vaucluse a besoin de vous pour découvrir qui sabote la voie ferrée ! ». Saurez-vous résoudre toutes les énigmes et trouver le code secret du coffre pour vérifier si vous avez démasqué le coupable ?

Faïence du Pays d’Apt Luberon - ©OTI Pays d'Apt Luberon
Savoir-faireLa faïence d'Apt
Apparue dans la première moitié du XVIIIe s., la faïence d'Apt se distingue des autres faïences par la transparence de sa glaçure, semblable à du verre, par la texture fine de sa pâte céramique, par ses couleurs - du jaune paille au jaune orangée - et par la technique très particulière, dite des terres mêlées ou jaspées, dont elle est issue. Elle est l'héritière d'une longue tradition de fabrication céramique dans le pays d'Apt. Certaines dynasties de faïenciers sont en effet installées dans le pays comme potiers de terre depuis plusieurs générations. César Moulin, fondateur de la première faïencerie, à Castellet (à 10 km à l'est d'Apt), descend ainsi d'une famille de potiers présents à Apt dès le XVIe s.

Cathédrale Sainte-Anne - ©Ville d'Apt
Patrimoine et histoireLa cathédrale Sainte-Anne
La cathédrale Sainte-Anne est un monument remarquable de la ville. Le bâtiment rassemble plus de 1000 ans de phases d'architectures successives, allant de l'époque carolingienne au XXe s. La crypte inférieure est le vestige d'un édifice romain du 1er s. utilisé pour des besoins religieux dès l'époque carolingienne. La crypte supérieure date elle, du XIe s. et se compose d'une petite nef, mais aussi de 7 niches sur les côtés, renfermant des sarcophages chrétiens. La chapelle Sainte-Anne fut construite au milieu du XVIIe s. avec une large aide financière d'Anne d'Autriche. La façade occidentale s'est élargie au fil des siècles pour atteindre aujourd'hui 42 m de large, faisant d'elle l'une des plus larges parmi les cathédrales de la région.

Tour de l'horloge - ©Alain Hocquel - VPA
Patrimoine et histoireLa Tour de l'horloge
La Tour de l'horloge, jouxtant la cathédrale Sainte-Anne est un beffroi emblématique de la ville construit au XVIIe s. qui se distingue par son architecture unique, enjambant une rue commerçante grâce à une porte voutée qui permet le passage des piétons. Sa structure, à la fois fonctionnelle et symbolique, reflète l'importance des beffrois dans les villes médiévales. Ces édifices servaient non seulement à rythmer le quotidien avec leur horloge mais aussi à marquer l'espace urbain par leur présence imposante.

Musée de géologie - ©Dominique Denais - PNR Luberon
GéologieMusée de géologie
Situé à la Maison du Parc naturel régional du Luberon, le musée de géologie présente une riche collection de fossiles locaux (poissons, mammifères, oiseaux, plantes, insectes…) et raconte de façon simple et ludique 150 millions d’années d’histoire géologique. À travers paysages, roches et fossiles, il met en lumière la richesse du patrimoine géologique du Luberon, les missions de la Réserve naturelle nationale géologique et sa reconnaissance comme Géoparc mondial UNESCO.

Musée d'Apt - ©Ville d'Apt
Savoir-faireMusée d'Apt
A travers l’histoire de l’époque industrielle, le musée d'Apt présente les principaux aspects d’une véritable aventure qui, à travers les périodes de prospérité et de crise, continue, depuis le XVIIIe s., de façonner l’histoire du pays et la vie de ses habitants. L’activité industrielle du Pays d’Apt se caractérise par la transformation des trois principales ressources naturelles de la région : l’ocre, pour fabriquer les pigments de couleur, l’argile pour les faïences et les céramiques architecturales, les cultures fruitières pour la fabrication des fruits confits. Autour de cette trilogie se sont également développées quelques activités annexes, comme la mécanique, l’extraction du soufre, la fabrication des emballages…
Description
Au départ de la gare routière d'Apt, l'itinérance se dirige plein est, vers Caseneuve, tricote dans le massif ocrier puis se prolonge jusqu'au village médiéval de Viens. Cette journée de marche sera la plus longue des 4 étapes (mais possibilités de raccourcir).
Le deuxième jour est marquée par la forte identité ocrière des sables orangés de Gignac, le mythique Colorado provençal de Rustrel, puis encore plus à l'ouest, la surprenante colline de la Bruyère à Villars.
Le troisième jour, les sentiers relient vers l'ouest, Gargas et ses majestueuses mines d'ocre de Bruoux, puis se termine en beauté au village coloré de Roussillon.
Enfin, le quatrième et dernier jour, le parcours repique vers l'est, transite par l'Ecomusée de l'ocre, puis traverse le bois de Saint-Jean aux paisibles trésors flamboyants, avant de rejoindre la Véloroute du Calavon, et de revenir sur Apt, sans manquer au passage de visiter l'Office de tourisme, le musée géologique et le musée de l'Aventure industrielle.
Itinéraire du réseau touristique départemental de randonnée de Vaucluse (PDIPR 84), labélisé GRP® par la FFRP.
- Départ : Gare routière, Apt
- Arrivée : Gare routière, Apt
- Communes traversées : Apt, Saignon, Caseneuve, Rustrel, Viens, Gignac, Villars, Saint-Saturnin-lès-Apt, Gargas et Roussillon
Météo
Profil altimétrique
Recommandations
- Bien rester sur les sentiers et chemins balisés.
- S'abstenir de tout prélèvement (flore, ocre).
- ATTENTION ZONE PASTORALE en chemin, en particulier dans les alentours de Caseneuve, Viens et Villars. En présence de chiens de protection venus à ma rencontre, je ne les caresse pas ni ne les menace. Je m'arrête, puis j'attends patiemment la fin du ''contrôle'' avant de reprendre calmement mon chemin en contournant le plus possible le troupeau. Pour mémoire, consulter les bons réflexes à adopter face aux chiens de protection et regarder la vidéo sur les chiens des moutons sur le Parc naturel régional du Luberon.
- RISQUE INCENDIE. Le feu est l’ennemi de la forêt… et du randonneur ! Ne pas fumer en forêt et ne pas y allumer de feu, quelle que soit la saison c'est interdit ! Et en période estivale (du 15 juin au 15 septembre), avant de partir en balade, bien se renseigner sur les conditions et réglementations d’accès aux massifs forestiers.
- Sac à dos de randonnée (avec housse de pluie)
- Chaussures et chaussettes de randonnée
- Veste imperméable et coupe-vent
- Chapeau, casquette, buff ou encore bonnet en hiver
- Trousse 1er secours
- Téléphone portable (pour secours éventuel et localisation GPS)
- Couteau de poche
- Poche d'hydratation et/ou gourde d'eau
- Petit casse-croûte, barres énergisantes, fruits secs...
- Lunettes de soleil (catégorie 3 minimum)
- Crème solaire
- Trousse de toilette de base
- Serviette microfibre
- Papier toilettes
- Lampe frontale
- Bâtons de marche (pliables et avec embouts en caoutchouc)
Lieux de renseignement
Luberon Géoparc mondial UNESCO
60, place Jean Jaurès, 84400 Apt
Maison du Parc naturel régional du Luberon
60, place Jean Jaurès, 84400 Apt
Au centre-ville d’Apt, la Maison du Parc du Luberon vous accueille dans un hôtel particulier du XVIIIème siècle.
Informations touristiques et vente de livres, cartes, topoguides.
Exposition permanente visite gratuite.
Musée de géologie entrée payante (4 € ; 2€ réduit ; gratuit moins de 18 ans, scolaires, enseignants).
Ouvert au public lundi, mardi, jeudi 14h-17h30, et mercredi 9h-12h30 et 14h-17h30 (hors jours fériés).
OTI Pays d’Apt Luberon
788 avenue Victor Hugo, 84400 Apt
Bureau d'Apt
788 Avenue Victor Hugo 84400 Apt
T. +33 (0)4 90 74 03 18
Ouvert toute l'année
Ouvert du lundi samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (hors juillet et août)
Du 1er octobre au 31 mars : Fermé le mercredi, dimanche et jours fériés.
Bureau de Bonnieux
1 Rue Victor Hugo 84480 Bonnieux
T. + 33 (0)4 90 75 91 90
Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h jusqu'au 30 septembre.
Fermé dimanche et jours fériés.
Bureau de Céreste
Boulevard Victor Hugo 04280 Céreste
T. +33 (0)4 92 79 09 84
Ouvert du 17 avril au 30 septembre du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche et jours fériés.
Bureau de Lacoste
La Cure - 36, place de l'Eglise 84480 Lacoste
T. +33 (0)4 90 06 11 36
Ouvert toute l'année
Du lundi au vendredi de 9h à 11h30 et de 13h30 à 17h.
Le samedi de 9h à 11h30.
Fermé dimanche et jours fériés.
Bureau de Ménerbes
Avenue Marcellin Poncet 84560 Ménerbes
T. +33 (0)4 90 72 21 80
Ouvert toute l'année
Ouvert uniquement le matin de 9h à 12h du mardi au samedi jusqu'au 30 avril.
À partir du 2 mai du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h.
Le samedi de 9h à 12h.
Fermé dimanche, lundi et jours fériés.
Bureau de Roussillon
19 Place de la Poste 84220 Roussillon
T. +33 (0)4 90 05 60 25
Ouvert toute l'année
Du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé dimanche et jours fériés (Hors juillet et août)
Bureau de Saint-Saturnin-lès-Apt
Avenue Jean Geoffroy 84490 Saint-Saturnin-lès-Apt
T. +33 (0)4 90 05 85 10
Ouvert du 13 juin au 15 septembre du mardi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Fermé samedi, dimanche, lundi et jours fériés.
Transport
- Ligne Zou! Ligne 915 AVIGNON Gare TGV - APT
- Ligne Zou! Ligne 915 LA BRILLANNE Gare - APT
- Ligne Zou! Ligne 917 CAVAILLON Gare - APT
- Infos lignes locales : 04 90 74 20 21
- Zou! Réseau de bus régional : Vaucluse
Accès routiers et parkings
A 32 km à l'est de Cavaillon, par les D2 et D900.
Stationnement :
Source

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