Parcours du Guil
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Parcours du Guil
Abriès-Ristolas, Aiguilles, Arvieux, Château-Ville-Vieille, Eygliers, Guillestre

Parcours du Guil

Eaux et rivières
Classe : II - Moyennement difficile, III - Difficile, IV - Très difficile, V - Extrêmement difficile
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Parmi les plus beaux spots d’eau vive, le Guil compose un site éblouissant de beauté, qui abrite l’une des dernières rivières sauvages d’Europe, une faune aquatique et une flore préservée. Amateurs de sensations, vous naviguerez au milieu de gorges remarquables, encaissées, sur des parcours typiquement alpins et engagés.
D’une longueur totale de 50 km, le Guil prend sa source au pied du Mont-Viso. Le torrent commence à être visible au niveau du Lac Lestio et se jette dans la Durance au pied de Mont-Dauphin, près de Guillestre. 
De nombreux affluents se jettent dans ce torrent de Ristolas à Guillestre, ce qui vient grossir ses puissantes eaux. La qualité de l’eau est bonne et froide.

Les 19 patrimoines à découvrir

  • Flore

    Cynorhodon

    Le cynorhodon ou « gratte-cul » est le faux-fruit de l’églantier. Très riche en vitamine (A, C et E) de nombreuses cultures l’ont utilisé pour ses propriétés toniques, astringentes et protectrices. Il peut être utilisé pour faire des confitures, des sirops, des infusions, des soupes ou des liqueurs. Attention, ses poils sont très irritants et doivent être soigneusement enlevés.
  • Flore

    Barbe de Saint Pierre

    Les galles proviennent de réaction des plantes suite à l’intrusion d’un parasite. Pour cette galle de l’églantier (nommée barbe de St Pierre) un insecte, le Cynips du rosier pique le végétale pour pondre ses œufs. La réaction de l’églantier est de produire cette galle. L’excroissance obtenue est composée de nombreuses cavités qui vont abriter et protéger des larves. Très riche en sucre, en amidon et en protéines la galle servira encore aux insectes.
  • Flore

    Astragale queue de renard

    Avec ses fleurs jaunes et brunes en grappes allongées et ses feuilles à folioles serrés et oblongues, cette astragale est emblématique du Queyras. Plante rare et protégée au niveau national, elle est très présente dans la région. Installée dans les landes et les pelouses steppiques d’adret, cet astragale s’associe très bien à l’épine-vinette et au genévrier sabine.
  • Flore

    L’Epine-Vinette, une plante aux multiples bienfaits

    Caractérisé par des épines disposées par 3, cet arbuste est très présent en montagne. Autrefois réparti aussi dans les plaines, il fut détruit car on le disait porteur d’une maladie : la rouille du blé, qui attaque les céréales. L’écorce de la racine et du bois était utilisée pour teindre les tissus et les cuirs en jaune. Ses fruits acidulés et comestibles peuvent être utilisés comme épice, pour assaisonner les plats ou préparer gelées, confitures et sirops. Le médecin Suisse Alfred Vogel les décrit comme « un tonique des nerfs étonnant » et les recommande pour les hypernerveux et les personnes à déficience en vitamine C. D’autres auteurs considèrent ses fruits comme un « draineur » qui agit sur le foie, la vésicule, la rate et le pancréas.
  • Faune

    Pie-grièche-écorcheur

    Présent sur l’ensemble de l’Europe, l’Asie et une grande partie de l’Afrique, cet oiseau migrateur vit sur le territoire du Queyras de mai à août. Il affectionne les milieux ouverts et habite souvent dans les buissons épineux entre 1m et 3m de haut. Posté sur son perchoir, il guette ses proies (insectes, lézards et petits oiseaux) et il les capture d’un plongeon vif. Les plus petites prises sont mangées immédiatement quant aux plus grosses, la pie-grièche-écorcheur les empale sur une épine de pruneliers ou d’aubépinier, un fil barbelé... Ces garde-mangers sont appelés des lardoirs.
  • Flore

    Le Genévrier commun, utile et apprécié depuis toujours

    De nombreuses vertus sont attribuées à cet arbuste. Une légende dit que celui qui mange tous les jours une baie de genièvre sera préservé de la maladie. Il serait utilisable en inhalation comme antiseptique bronchique, en fumigation pour assainir l’air, en bain pour lutter contre l’arthrite et les affections cutanées chroniques. Considéré comme un diurétique puissant, cette particularité le marie bien à la choucroute en facilitant sa digestion. Les baies peuvent aussi très bien assaisonner les terrines, les poissons marinés et les gibiers. Elles servent dans la conception de certains alcools comme le gin, quelques bières et des liqueurs traditionnelles.
  • Flore

    Utilisation du Pin Sylvestre

    Autrefois utilisé par les charpentiers de marine, on l’utilise aujourd’hui dans la construction de pâte à papier, la fabrication de contreplaqué ou dans la charpente. Sa résine serait utilisable pour traiter les contusions, les engelures et les rhumatismes. L’huile essentielle de pin sylvestre est aussi utilisée pour le traitement de différentes infections et lutter contre divers maux tel que l’anxiété, la nervosité, le stress… mais aussi l’asthme ou la fatigue.
  • Flore

    Genévrier Sabine

    Habitant les vallées à foehn bien exposées, le genévrier sabine se différencie de ses cousins par un feuillage doux. A l’instar des autres genévriers, de grands atouts caractérisent le genévrier Sabine, son bois dur et son grain fin sont appréciés en ébénisterie en sculpture, en marqueterie et en tournerie. Il sert à la production de bâtons de marche, de manches de couteaux ou de différents outils, de tuyaux de pipe… Imputrescible il est aussi utilisé pour la fabrication de poteaux ou de conduite d’eau. Attention à cet arbuste car contrairement au genévrier commun ses bais sont toxiques et ses feuilles irritantes.
  • Point de vue

    Le vallon du Lombard

    Belle vue sur le vallon du Lombard. On voit à droite, le Serre de l’Aigle et le Petit Rochebrune au fond du vallon.
  • Point de vue

    La vallée du Guil

    En remontant la piste forestière, des vues sur la vallée du Guil se dévoilent. Au fond on peut voir, les crêtes de la Plate et de Croseras délimitées par la caractéristique Dent du Ratier. Sur la droite, plus proche, le pic de l’Agrenier surplombe la vallée du Guil.
  • Patrimoine et histoire

    Chapelle Saint Louis

    Au XVIème siècle les guerres de religions font rage dans toute la France. Des troupes protestantes s’installent dans le Queyras. En 1561 une communauté protestante se forme à Abriès. De 1574 à 1583 les altercations apparaissent et en 1587 le Queyras est protestant. L’édit de Nantes (1598), établi par Henri IV, instaure la liberté de culte et apaise les conflits. A son arrivé au pouvoir Louis XIV cherche à unifier le royaume sur le plan religieux. Après de multiples persécutions, il révoque l’Edit de Nantes en 1685. A l’instar des protestants de France, de nombreux Queyrassins décident de migrer en Suisse, en Allemagne, en Amérique latine ou en Afrique du Sud. La chapelle Saint Louis fût érigée après la révocation de l’Edit de Nantes sur les fonds donnés par Louis XIV.
  • Géologie

    Pétrification

    Par gravité, l’eau s’infiltre. Il arrive qu’elle passe dans des zones réchauffées par l’activité volcanique. L’eau se chauffe, dissolve les minéraux qu’elle transporte et se charge en dioxyde de carbone. Allégée par le dioxyde de carbone, elle remonte et récupère des minéraux. Une fois à l’aire libre, la réaction chimique (fort taux de CO2, air, mouvement de l’eau) permet au calcaire de se déposer sur tout ce qu’il touche. Placez stratégiquement un objet quelconque pendant plusieurs mois dans cette eau, il sera pétrifié.
  • Géologie

    Verrou glaciaire

    Depuis le début du quaternaire (2.58 millions d’années) les périodes glaciaires façonnent les paysages. En phase de progression, les glaciers avancent et creusent le sol. Parfois ils rencontrent des roches plus dures qu’ils « contournent ». A leurs retraits ils laissent derrière eux des vallées. Les roches dures, laissées sur place peuvent former des verrous glaciaires : des monticules qui rendent la vallée plus étroite et plus haute. Dans l’Histoire, les verrous glaciaires ont été des lieux stratégiques propices à la défense du territoire, à l’image de Fort Queyras.
  • Eaux et rivières

    Les adoux, réservoirs biologiques

    Il désigne une singularité de certaines rivières alpines comme le Guil et la Durance : une annexe hydraulique alimentée par la nappe souterraine de la rivière. L’adoux n’est pas relié par l’amont au cours d’eau principal, ce qui le met à l’écart des crues, des étiages et des pollutions accidentelles. Son débit plus régulier, sa température constante en font un corridor biologique et un refuge vital pour de nombreuses espèces ainsi qu’une zone de reproduction pour la truite Fario et le chabot.
  • Patrimoine et histoire

    Eglise Saint-Jean Baptiste

    L'Eglise Saint-Jean-Baptiste du village d'Aiguilles est un élément important du patrimoine de la commune, dont les habitants restent très attachés. 
    Construite au Moyen-Age, l'église, le cimetière et le presbytère ont été emportés par une crue du torrent du Lombard le 24 juin 1431. Reconstruite en 1433 à l'emplacement actuel, où se trouvait une petite chapelle dédiée à Saint-Jean-Baptiste, elle a souffert pendant les guerres de religion et subi deux incendies, avant d’être encore entièrement rebâtie au XVIIe siècle.
  • Patrimoine et histoire

    Vue sur le village et l'église Saint-Jean Baptiste

    L'Eglise Saint-Jean-Baptiste du village d'Aiguilles est un élément important du patrimoine de la commune, dont les habitants restent très attachés. 
    Construite au Moyen-Age, l'église, le cimetière et le presbytère ont été emportés par une crue du torrent du Lombard le 24 juin 1431. Reconstruite en 1433 à l'emplacement actuel, où se trouvait une petite chapelle dédiée à Saint-Jean-Baptiste, elle a souffert pendant les guerres de religion et subi deux incendies, avant d’être encore entièrement rebâtie au XVIIe siècle.
  • Patrimoine et histoire

    Ristolas : labellisé "patrimoine du XXème siècle"

    Ce label a été attribué au village pour ses fermes et maisons dites « de la reconstruction ». Avant les destructions de juin 1940, l’économie montagnarde et notamment celle des Alpes du Sud était en grande partie basée sur une activité agropastorale séculaire. La maison est essentiellement conçue comme un outil de travail pour loger à la fois les hommes, les bêtes et les récoltes sous un même toit durant les longs mois d’hiver (la « maison-bloc »).
    La reconstruction dans les Alpes ne fut pas qu’une simple opération immobilière, elle constitua souvent une véritable rupture culturelle et technique dans les modes de vie et de travailler des paysans locaux.
  • Patrimoine et histoire

    Les pierres écrites

    Printemps 1945 ... Des dizaines de pierres gravées qui, par tradition, ornaient les façades des maisons désormais dévastées, sont abandonnées dans les gravats qu’on évacue. Seules quelques pierres sont miraculeusement extraites des ruines et retrouvent une place sur une façade, à l’angle d’une nouvelle ferme ou au hasard d’un muret… En comptabilisant ces pierres gravées sauvées de justesse et celles, bien rares, qui n’ont pas disparu pendant la guerre, une quarantaine de pétroglyphes ponctuent aujourd’hui encore les rues et les bâtiments du village.
  • Patrimoine et histoire

    Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul d’Abriès

    L’église Saint-Pierre et Saint-Paul d’Abriès est un bon exemple des édifices du Queyras à l’histoire mouvementée. Attestée au 12ème siècle, la plus ancienne église d’Abriès est évoquée aujourd’hui par les 2 lions stylophores qui en gardent la mémoire de part et d’autre du portail occidental. L’église a connu une campagne de construction au début du 15ème siècle, qui nous a laissé son clocher-tour à flèche de pierre. Cependant son architecture actuelle remonte essentiellement au début du 17ème siècle comme l’atteste la date de 1620 portée sur le clocher. La nef a ensuite été agrandie au 18ème siècle.

Recommandations

Navigation de la classe II à V (6), difficile et engagée par bonnes eaux, généralement en mai-juin. 
La période de navigation favorable s’étend d’avril à septembre, parfois plus selon les précipitations automnales. 
Ce torrent alpin est sujet à de fréquentes modifications de sa physionomie au cours des crues.
Accessibilité :
11 rampes d'embarquements situées tout le long du Guil.

Lieux de renseignement

Maison du Parc naturel régional du Queyras

3580 Route de l’Izoard, 05350 Arvieux

http://www.pnr-queyras.fr/pnrq@pnr-queyras.fr+33 (0)4 92 46 88 20

La maison du Parc naturel régional du Queyras est fermée au public

En savoir plus

OTI du Guillestrois et du Queyras

Maison du Tourisme du Queyras, 05350 Château-Ville-Vieille

http://www.guillestroisqueyras.cominfo@guillestroisqueyras.com+33 (0)4 92 46 76 18

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